Apartés uchroniques

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jeudi 27 août 2009

Petite séance d'autosatisfaction...

En examinant les statistiques de fréquentation de mon blog depuis mai 2008, date à laquelle j’ai installé Google Analytics, j’ai constaté que les mots clés les plus utilisés pour aboutir au site étaient, outre « apartes » et « apartes uchroniques », « poulet à la crème aux morilles » et « poulet aux morilles à la crème » !

Vérification faite aussitôt sur Google : 1ère place sur un total d’environ 52 100 résultats ICI pour l’une et 1ère place sur un total d’environ 54 000 résultats ICI.

Ma recette a une audience planétaire au zénith !

Voilà, c’est tout. Je reste humble devant ce triomphe extraordinaire ! Je vous laisse, Alain Ducasse cherche à me joindre pour me proposer d’écrire un livre…

mardi 4 août 2009

Oui, j'aime Chantal Goya...

Voilà, c’est dit, j’aime Chantal Goya. L’aveu est difficile mais je crois qu’il faut savoir assumer ses perversions les plus intimes… Et hop, une petite chanson…



Une bassine pour vomir ? Des bouchons d’oreilles ? Un fusil pour abattre le lapin ? Gardez-le moi, j’en ai besoin pour ma prochaine recette à paraître bientôt…

Si ça, ce n’est pas de l’annonce, je me fais moine (bon, par certains côtés de ma vie, je suis bien engagé sur cette voie…). M’enfin…

P.S. : je n’aime pas Chantal Goya, rassurez-vous !!!

jeudi 16 avril 2009

Ils sont vraiment trop crétins...

Bon, ceux qui ne connaissent pas la console WII ne vont pas comprendre. Et ceux qui la connaissent mais n’ont jamais joué avec les lapins crétins non plus. Et puis ceux qui ont déjà joué mais n’ont pas accroché vont détester. Moi, ça m’a juste fait éclater de rire au bureau. Et ce soir encore. Oui, je suis encore un enfant…

C’est ici

Et voilà un échantillon…

mercredi 1 avril 2009

Je radote...

Les petits pois…


…sont d’avril !



P.S. : la superbe photo ci-dessus provient du blogue Boire et manger, quelle histoire ! et se trouve ICI. Si vous êtes gourmand, gourmet et curieux, découvrez-le sans tarder !

vendredi 16 janvier 2009

Mon premier cours...

8 heures 12, je suis dans l’ascenseur qui m’emporte au 4e étage de l’école. Trois étudiantes discutent du prochain cours, le mien… 8 heures 15, j’entre dans la salle. Quelques élèves sont déjà là, je pose mes affaires, branche le portable et laisse tout en plan pour tenter de trouver de quoi déjeuner, faute de temps ce matin pour me sustenter. Nada, rien à mettre sous la dent. Je vais chercher la feuille de présence et le préposé me tend aussi quelques formulaires nécessaires pour demander des photocopies : mince, j’avais oublié qu’il était compliqué d’appuyer sur la touche verte d’un photocopieur… Au moins 6 jours de délais sont nécessaires pour obtenir la copie ! Ça tombe bien, je n’ai besoin de rien. 8 heures 29, je lâche le journal de la veille qui traînait dans un coin, j’ai failli être en retard.

Tagada, tagada, voilà les Daltons (y’en a qui ramènent toujours leur fraise…)



Tout le monde est arrivé dans la petite salle, mon manteau gêne une élève. Je mens dans un sourire en présentant mes excuses pour la place de mon manteau (elle ne pouvait pas se poser ailleurs, franchement ?) : je vais devoir le supporter dans mon dos pendant quatre heures. Quelques mots pour me présenter (prénom, nom, qualité, diplôme) et deux consignes, pour bien cadrer la classe : aucun retard toléré, le cours commence à 8 heures trente, quel que soit le nombre de présents, tant pis pour les autres — han cette autorité, quelle jouissance… — et annonce de la perte d’un point à l’épreuve écrite en cas nombreuses fautes dans la copie. Quelle joie de lire la stupéfaction sur les visages juvéniles (sauf un) devant moi — han cette autorité, quelle jouissance… Je fais l’appel : trois garçons pour une quinzaine de filles. L’âge moyen ? La vingtaine, sauf une, sans doute la quarantaine. Une génération nous sépare : où sont les Philippe, Catherine, Isabelle, Anne-Marie, Olivier, Nicolas de mon enfance ? J’écorche quelques noms, je présente mes excuses et j’embraye sur mon introduction.

Assis derrière le bureau (on m’avait conseillé d’être debout mais l’exiguïté de la salle m’a fait renoncer à être péripatéticien de bon matin), j’introduis mon cours. Tiens, ils ne savent même pas ce que je vais leur enseigner. Aucun n’a eu la curiosité de se renseigner auparavant. Les pauvres n’ont sans doute pas eu le temps dans le cadre de leurs études en alternance, trois jours de boulot en entreprise, deux jours de glandouillage à l’école… Enfin, j’annonce la couleur et quelques rictus apparaissent quand ils comprennent que la première partie est très très juridique. Youpi, ils n’ont jamais étudié de droit de leur vie et n’aiment déjà pas cela. Ils n’ont donc pas compris que leur futur métier se fonde sur le droit ? Et hop, je rends hommage à Guignol, qui vient d’avoir 200 ans, simplement pour savourer leur incrédulité : je lis (sans accent lyonnais) la tirade de Canezou, propriétaire de l’appartement de Guignol dans la pièce de Laurent Mourguet, son créateur, intitulée « le déménagement » pour leur fait toucher du doigt l’intemporalité du la guerre entre les méchants propriétaires évidemment avares et les gentils locataires forcément impécunieux ? Déja, vers 1820, les lamentations faisaient rire… Z’en voulez-t-y un bout vous’autes ?

Canezou, seul. — Qu’on est malheureux d’être propriétaire aujourd’hui ! J’ai été obligé de faire à mes maisons des réparations considérables. On a tellement abaissé le sol de la rue qu’il m’a fallu y ajouter trois étages… par dessous… Avec cela, personne ne paie… La Saint-Jean est passée, la Noël est venue, et point d’argent. .. Il faudra que je fasse un exemple et que je fasse vendre le mobilier d’un des récalcitrants. J’ai surtout ce Guignol qui me doit neuf termes et qui ne répond à mes réclamations que par des balivernes… Il faut que je l’intimide, que j’obtienne de lui un acompte, ou que je l’expulse… Allons, finissons-en… Mais mes rhumatismes ne me permettent pas de monter jusqu’à son neuvième étage, et je n’ai pas envie d’entrer chez lui; je ne sais pas comment il me recevrait… je m’en vais l’appeler-. • Monsieur Guignol, Monsieur Guignol, Monsieur Guignol !

Guignol, de l’ intérieur. — Je n’y suis pas.

Canezou. — Comment! vous n’y êtes pas, et vous me répondez !

Guignol, de même. — Je ne peux pas sortir ; je mets une pièce à mon pantalon qui est déchiré au coude.

Canezou. — J’ai à vous parler, voulez-vous descendre?

Guignol, à la fenêtre. — Si je veux des cendres?… J’en ai pas besoin, j’en ai plein mon poêle.

Canezou. — Le drôle ne viendra pas tant qu’il saura qu’il a affaire à moi. Il faut que je déguise ma voix et que je lui fasse croire que le facteur lui apporte une lettre.

Guignol, de l’ intérieur. — Qu’est-ce que c’est ?

Canezou, contrefaisant sa voix. — C’est le facteur, je vous apporte une lettre, chargée ; il y a de l’argent dedans.

Guignol. — De l’argent, je dégringole ! Ah! nom d’un rat! le propriétaire!… je suis pincé !.., {A Canezou) : On n’a pas besoin de vous, mon brave homme! on a ramoné les cheminées il y a huit jours.

Canezou. — Sapristi, je ne suis pas le ramoneur, je suis votre propriétaire, je viens…

Guignol. — Ah ! c’est vous, M’sieu Canezou, je ne vous remettais pas, je vous demande pardon; comment ça va-t-il?

Canezou. — Ça ne va pas mal ! Je viens savoir. Monsieur Guignol…

Guignol. — Ah ! il a fait un bien grand vent l’autre jour. Je me suis laissé dire qu’il y avait un homme auquel le vent avait emporté son chapeau, ses bas, et tous les boutons de son pantalon ; ça le gênait pour marcher. Ça ne serait pas vous, par hasard?

Canezou. — il est vrai que le vent a été très fort… mais il ne s’agit, pas de cela… Je viens savoir quand nous en finirons pour notre compte.

Guignol. — Notre compte !.. Oh! si vous me devez quelque petite chose, ne vous gênez pas ; je ne suis pas pressé !

Canezou. — Mais je le suis, moi ! . . C’est de mon loyer que je veux parler.

Guignol. — Vous voulez payer votre loyer?.. Ah! vous avez bien raison… faut jamais rien devoir.

Canezou. — Monsieur Guignol, ces plaisanteries-là ne sont pas de bon goût!… Vous me devez neuf termes. {Il s’avance vers lui.)

Guignol. — Ah ! nom d’un rat ! ne parlez pas de si près… Il manque des dominos à votre jeu, et, quand vous êtes en colère, vous m’envoyez des postillons… comme un feu d’artifice… C’est pas amusant !

Canezou. — Le drôle m’insulte ; mais il faut me contenir… Voulez- vous me payer oui, ou non?

Guignol. — Oui.

Canezou. — Ah !

Guignol. — Oui, je veux bien vous payer, mais je n’ai pas d’argent.

Canezou. — Vous n’avez pas d’argent? Je vous en ferai bien trouver.

Guignol. — Vous me rendrez service, par exemple.

Canezou. — Vous avez un mobilier ?

Guignol. — Oui, oui, un mobilier de luxe. On m’en donnerait bien trente sous au Mont-de-Piété?

Canezou. — Vous avez une commode?

Guignol. — Je ne l’ai plus ; elle m’était devenue incommode… les logements sont si petits aujourd’hui.

Canezou. — Et votre miroir antique?

Guignol. — Je l’ai vendu cet été pour boire à la glace !

Canezou. — Vous aviez une table en noyer?

Guignol. — Oui, mais un jour on a mis la marmite dessus… La marmite fuyait, ça a fait un trou; la table s’est toute démolie.

Canezou. — Vous me faites des contes à dormir debout.

Guignol. — Vous avez bien raison… Allons nous coucher!

Canezou. — Voyons, Monsieur Guignol, je veux être bon avec vous… Voulez-vous gagner vingt francs?

Guignol. — Pour ça, je veux bien… Que faut-il faire ?

Canezou. — .Je vais vous expliquer… Vous me devez trois cent vingt francs pour neuf termes… Eh bien! je vous laisse quitte à trois cents francs… payez les moi; c’est vingt francs que vous gagnez.

Guignol. — Ah ! c’est donc ça ! vous êtes un vieux malin, vous !.. Eh bien ! je veux bien; mais voilà comment nous allons nous arranger… Vous allez me donner les vingt francs en argent, et moi je vous donnerai mon billet pour les trois cent vingt… Vous aurez la signature Guignol.

Canezou. — Vous vous moquez de moi… Eh bien ! je vous ferai changer de ton… je vais vous faire un commandement.

Guignol. — Les commandements ! ah ! je connais ça ; on me les a appris quand j’étais petit : Tes père et mère…

Canezou. — Eh bien ! il y en a un que vous avez oublié : Ton propriétaire tu payerais à Noël et à la Saint Jean.

Guignol. — Ah! c’est pas comme cela qu’on me l’a appris : ton vilain propriétaire…

Canezou, l’interrompant. — Le drôle a réponse à tout… Voyons, je veux en terminer… .Je vous donne quittance; mais à une condition… une seule… Videz les lieux.

Guignol. — Ah ! par exemple, ce n’est pas mon état ; je ne travaille pas sur cette matière.

Canezou. — Eh bien ! je les ferai vider par l’huissier.

Guignol. — Allez les chercher, vos huissiers ! Il faudra bien toujours qu’ils se bouchent le nez en saisissant cela.

{Canezou sort furieux. Le déménagement, à la cloche de bois, a lieu au clair de lune. Guignol, Madelon et Gnafron passent sur la scène en emportant les objets du ménage, et en échangeant des lazzis sur les objets déménagés, dont une seringue, une poêle percée, etc. .}


Je vous épargne Chantal Goya ? Non, ne me remerciez pas, quand je peux faire plaisir… Allez, un petit interlude musical pour détendre le lecteur…



Rassurez-vous, je n’ai lu que la première tirade. Franchement, je crois que j’ai fait un four : j’avais une bande d’ignares en face de moi qui n’a même pas salué la recherche historique. Je suis sûr qu’ils vont maintenant m’appeler Guignol… J’m’en moque, je vais chercher un truc encore plus nul la prochaine fois. Si en plus la vie doit être triste ! Revenons à nos moutons (expression qui prendra tout son sens au bout de la troisième heure de cours).

« Le bail ou le louage est un contrat par lequel l’une des parties s’oblige à faire jouir l’autre d’une chose pendant un certain temps, et moyennant un certain prix que celle-ci s’oblige à lui payer ( C. civ., art. 1709) ». C’est bien non, le droit ? Et me voilà plongeant dans l’abîme de leur perplexité, je les vois perdre pied au fil des articles du code que j’égrène. Je sens que mon cours va être une partie de plaisir ! Un doigt se lève pour demander si je vais donner un plan très détaillé du cours ? Et puis quoi encore, feignante, tu ne veux pas que je te donne aussi la totalité du cours, hein, pour que tu te fasses les ongles pendant quatre heures (finalement, elle fera bien autre chose à partir de la troisième heure) ? Je concède un plan sommaire du cours dès que je saurais me servir de la messagerie de l’école. Pas plus. Un moment plus tard, la même me dit que je parle trop vite (hé ho, tu n’as pas vu les soixante pages que vous devez ingurgiter aujourd’hui ? non, je blague, je ne vais pas tout dire, seulement une vingtaine). Et une autre me demande si je peux dicter mon cours, comme le fait un professeur en droit de la copropriété. Mais bien sûr, appellez moi Bernard, Bernard Pivot, pendant que vous y êtes : tiens, z’avez qu’à utiliser le langage sms que vous maîtrisez si bien pour prendre des notes. Je poursuis ma litanie juridique quand soudain, la championne du dernier rang me demande si je peux donner les sources de mon cours pour qu’elle puisse les consulter (et éviter de s’échiner à écrire ce que j’ânonne) : pourquoi pas, pendant que j’y suis,je donne tout mon cours et voilà, on se regarde dans le blanc des yeux pendant quatre heures. Je la repère, brune avec une mèche sur le visage, au dernier rang, je suis épaté par sa persévérance à ne pas noter le cours. J’ai conscience que le sujet est fastidieux et je finis pas renoncer à dicter le contenu des articles (j’avais l’impression d’être à l’école primaire) pour me contenter de donner le numéro : le site legifrance.fr n’est pas fait pour les cochons et j’avance plus vite. Soudain, je me rends compte que l’heure de la pause est arrivée : je demande, innocemment, la durée de la récré. 10 minutes ? Non, un quart d’heure. Et une voix ajoute : non, 20 minutes. Ouaip, pourquoi pas une heure aussi, on va sortir le jeu de tarot et on va se taper le carton aussi. Manque de chance, je n’aime pas les jeux de cartes. D’autorité — cette autorité, quelle jouissance… —, j’impose 15 minutes, pas une de plus : à moins le quart, je ferme la porte et reprends le cours. Je me rends compte qu’à ce rythme, je n’aurais jamais fini mon programme.

Pour la seconde partie, je multiplie les exemples tirés de mon expérience et je réponds aux nombreuses questions. Sur la question de l’impossibilité de louer un local pour une maison close, une élève me dit qu’un autre professeur a affirmé qu’il était possible de consentir un bail à une prostituée. Diantre, comment justifier ma position sur le fille de joie ? Je marque un silence, rassemble mes idées et finalement emporte le morceau. Soulagé, je reprends quand j’aperçois ma championne de toute à l’heure en train de tapoter sur son mobile un sms… Je lui fais remarquer qu’il serait plus profitable qu’elle prenne des notes, elle me répond qu’elle ne comprend rien. Ouais, en fait ça la gonfle grave de pisser du papier quand t’entraves rien ! Bon, elle n’a pas dit cela dans ses termes mais, curieusement, je pense que ce langage choisi sous-tendait sa réponse à ma remarque. Ayé, je la tiens ma chouchoute. Aux petits oignons je m’en vais vous la cuisiner, en la surveillant comme le lait sur le feu. A partir de combien de remarques de ma part je peux la virer, à votre avis ? Serais-je trop dur ? Non, je ne le pense pas lorsque je constate que la plupart des autres s’intéressent à ce que je dis. Elle, non. Elle semble avoir un copain de jeu, qui passera une grande partie du cours les bras croisés. Bonne chance pour l’examen final, les enfants, ma note (forcément juste puisque je suis le professeur), peut être éliminatoire !

The twilight zone - 1965



La quatrième et dernière heure entamée, tout bascule dans une autre dimension : les stylos se posent, les murmures volent d’une bouche à l’autre et les yeux commencent à bailler (si, si, ils sont tellement ouverts pour certains que j’ai l’impression qu’ils baillent). J’avoue que je fatigue aussi. Je regarde fréquemment l’heure sur le portable et je commence à sabrer dans le cours des coupes claires. Midi trente approche, qu’est-ce que je vais manger au déjeneur ? Je leur accorde trois minutes de liberté, trois minutes de grâce, . Bon week-end, bonne semaine et à vendredi prochain !

La responsable pédagogique m’avait annoncé dans un courriel : « C’est une très bonne classe, très investie et intéressée » (nota : les élèves ont au moins le BTS). Mon verdict ? Toutes mes pensées vont vers Calystee et Shakti

vendredi 12 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 13e jour

Dans la 13e case, quelques effets joyeux pour le repas du réveillon ou de Noël, pour dérider belle-maman (ou moche-maman, à vous de voir…) ;-)

Les repas de fêtes c’est bien mais ça passe parfois un peu mal. Entre deux bouchées de saumon ou de foie gras, un morceau de dinde ou de chapon et des marrons glacés ou des fruits confits, voilà quelques histoires drôles qui, en provoquant le rire des convives, ne manqueront pas de faciliter la digestion par l’action exhilarante sur les muscles de l’estomac…

Nous sommes fin décembre et le juge du tribunal correctionnel est de bonne humeur. Il demande au prisonnier :
- Quelles sont les faits qui vous sont reprochés ?
- On me reproche d’avoir fait mes achats de Noël trop tôt !
- Mais ce n’est pas un crime ça. Et c’était trop tôt comment ?
- Ben, avant que le magasin n’ouvre.


Dans la période de Noël, 2 petits frères dorment chez leur grand-mère.
Un des deux garçon décide de faire une prière afin d’avoir les cadeaux qu’il voulait avoir.
Il se lève de son lit et crie à tue-tête: - PÈRE-NOËL, J’AIMERAIS AVOIR UN ORDINATEUR, UNE BICYCLETTE ET UNE VOITURE DE COURSE MINIATURE !
Son frère lui dit : - Dis donc, t’as pas besoin de crier si fort, il n’est pas sourd le Père Noël !
- Le Père Noël non, mais grand-maman oui !

Un petit enfant écrit au Père Noël : ” Cher Père Noël, mes parents sont très pauvres et je sais qu’ils ne pourront pas me faire de cadeau cette année ; mais je ne demande pas grand chose, je veux juste pouvoir aller jouer avec mes copains dans la neige. Pour ça, il me faudrait un bonnet, une écharpe et des gants. Je sais que tu es très gentil et je te remercie d’avance cher Papa Noël. “
Il met sa lettre dans une enveloppe sur laquelle il écrit ” Pour le Père Noël ” et la poste.
La postière, en trillant le courrier, tombe sur cette enveloppe qui l’intrigue et lit la lettre. Toute émue, elle en parle à ses collègues et décide de faire une quête. Mais à la Poste non plus ils ne sont pas très riches. Ils réunissent à peine 100 francs, tout juste de quoi acheter un bonnet et une écharpe qu’ils enveloppent dans un joli paquet cadeau pour l’envoyer au petit garçon, ” de la part du Père Noël ” .
Quelques semaines plus tard, la postière tombe à nouveau sur une enveloppe du même type : ” Cher Père Noël, Je te remercie beaucoup pour le bonnet et l’écharpe. Malheureusement, sans gants je n’ai pas pu jouer avec mes copains dans la neige. Mais je ne t’en veux pas cher Papa Noël, je sais bien que ce n’est pas de ta faute. C’est sûrement encore ces enculés de la Poste qui les ont piqués !!!! “


La maîtresse interroge ses élèves : “Pourriez-vous me citer des choses qui ont du poil ?”
“Un chat madame ! “, Répond une petite fille.
“Une barbe !” Ajoute un autre élève. “Une brosse à dents madame !”
“Les boules de Noël !” S’exclame le cancre de la classe.
“Mais ca va pas toi ? Les boules de Noël sont lisses et n’ont pas de poils !”
“Mais si madame ! Hé Noël, montre tes boules à la maîtresse !”

Rue de la République Lyon 2008 Un couple invite ses amis:
- Venez fêter Noël avec nous!
- Malheureusement, on ne pourra pas…
- C’est si aimable de votre part!


Un p’tit gars se promène en bicyclette et croise une police-montée. Le policier arrête le petit bonhomme et lui demande:
- Est-ce le Père-Noël qui t’a acheté ta belle bicyclette?
Le p’tit gars lui dit:
- Oui
Le policier lui répond:
- Prend le billet et dis au Père-Noël que ça prend une lumière sur le devant de ta bicyclette.
Le p’tit gars lui demande:
- Est-ce c’est le Père-Noël qui vous a donné votre beau cheval?
- Oui
- Ben tu diras au Père-Noël que le trou d’cul du cheval ça va en dessous de sa queue et non sur son dos!!

Il y a quatre époques dans la vie de l’homme:
1) celle où il croit au Père-Noël;
2) celle où il ne croit plus au Père-Noël;
3) celle où il est le Père-Noël;
4) celle où il ressemble au Père-Noël.


A l’approche de Noël, un fermier pénètre dans sa basse-cour et s’empare d’une belle dinde. Alors le dindon murmure : Le salaud ! Il va se la farcir !

Un marron glacé pour faire passer ces blagues ?

Marrons glacés







Encore 12 cases du calendrier à remplir, puisse le Père Noël m’inspirer…

jeudi 4 décembre 2008

Il se passe toujours quelque chose... à Lyon

En bonne parisienne à l’affût de la nouveauté pour stimuler l’achalandage de son blogue et contenter un lectorat curieux des choses de la vie et à la pointe du progrès et du hype, Arty, dans un magnifique billet de circonstance, expose à la foule ébahie les merveilleux cadeaux proposés dans le village de Noël des Champs-Élysées parisiens. Et Lyon alors ? Et bien la capitale des Gaules n’est pas en reste avec son féérique village de Noël de la Place Carnot, délicieux lieu de promenade où se nouent, à la saison chaude, entre les bancs et les pavés auto-bloquants, de douces idylles entre gones et fenottes, au son des déglutitions des gorgées de rouges qui tâchent des vagabonds pittoresques . Je ne pouvais celer plus longtemps mon admiration pour l’artisanat français et les prouesses de son savoir-faire et j’ai donc, après avoir rempli mon devoir électoral de salarié, affronté hier midi le blizzard sibérien pour arpenter les allées de chalets de bois rouge, jaune, vert et bleu afin d’exposer à votre contemplation admirative des présents propres à rendre jaloux les trois Rois Mages et leurs or, myrrhe et encens de pacotille. Vraiment, certains ont de belles idées…

Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008Il y a vingt ans de cela, je me serais écrié effaré, une valise à la main et un billet pour la Suisse dans l’autre, « Au secours ! Les rouges ont débarqué à Lyon ». Aujourd’hui, je fais un clin d’œil amical et affectueux à Nat avec ces clichés de matriochkas dodues et rutilantes… et ces œufs de Pâques égarés dans la froidure de Noël aux images dignes des iconostases des églises du Kremlin.









Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008Le froid, ça refroidit et rien de tel que des marrons grillés bien chauds pour me réchauffer et, accessoirement, me teindre les doigts de suie. Des marrons, non, des châtaignes de l’Ardèche, oui, c’est marqué dessus, Rhône-Alpes oblige. Et hop, un clin d’œil à Olivier et Calystee…











Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008Une idée de cadeau pour un amoureux des western, des bivouacs de cows-boys au coin du feu, des tasses de café en fer-blanc ? Voilà des tasses en métal au goût du jour, incassables (pratique pour les scènes de ménage à répétition). Pour ces mêmes hommes virils, ces vrais pionniers de la ruée vers l’or, ces gardiens de troupeau de l’ouest étatsunien à l’âme sensible pas seulement dans les montagnes de Brokebake, une idée pour illuminer l’intérieur de la cabane en rondins et ne plus passer pour des rustres frustres aux hardes frusques : des tableaux d’orchidées.




Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008
Plus fort qu’à Paris (nananère), ce chalet présente non seulement des gâteaux en éponge (pour éponger l’appétit des gourmands) mais aussi des tranches de gâteaux au goût de savon (mais avec des vrais parfums de chocolat et de fruits assez appétants, pleins de produits chimiques comme je les aime, à midi, entre deux marrons grillés - honte à celui qui dit que cela sent les chi…).

Village de Noël Lyon 2008Jeff Koons à Versailles ? Du déjà vu, c’est d’un commun ! A Lyon, nous avons trois lobsters pour le prix d’un. Et dans un décor naturel et non pas dégoulinant de dorures et de tentures rouges comme le très surfait Salon de Mars de Versailles. Qui ose encore penser que les lyonnais n’ont pas de goût ? (bon, je distribue des sacs à vomi gratis).







Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008
Le froid, ça creuse et pas seulement des crevasses dans les engelures. Voilà, pour Philippe et pour ceux qui ont fait un peu de place dans leur estomac après avoir admiré les œuvres revisitées de Jeff le homard, du saucisson, de la bière et du sirop d’érable pur canada, avec des morceaux d’accent et de caribou (c’est marqué sur une petite pancarte) dedans (et de la tartiflette, du fromage, du pain d’épices, etc.). Si vous mélangez tout, réutilisez le sac précédemment reçu.

Village de Noël Lyon 2008 Village de Noël Lyon 2008Je suis resté interloqué devant la forme de ces bougies. Non pas que j’ai l’esprit mal tourné mais quand même, la fleur, là, ce ne serait pas plutôt… Bon, allez, stand suivant : horreur et damnation ! Mais que fait Amnesty International ? Retenir prisonnier des pompiers, Guignols, Némo le poisson-clown, Notre-Dame, une elfe et bien d’autres otages de Noël dignes de notre pitié m’effare…


Village de noël de Lyon 2008Heureusement que le bon goût reprend le dessus avec un sujet que je dédicace à toutes mes lectrices et tous mes lecteurs : qui peut douter un seul instant de la vaillance et de la vigueur du soldat du feu qui, en toutes circonstances, n’oublie pas que pour se protéger, il faut sortir couvert ? Et hop, sans les mains ! À l’aise, Blaise !











Village de noël de Lyon 2008 Village de noël de Lyon 2008Frigorifié par la bise, les doigts gourds, les extrémités rougies par le vent des steppes de l’Oural, je vous dédie ce vin chaud ! Joyeux Noël !











vendredi 21 novembre 2008

J'avoue tout : je suis d'extrême gauche, merci Benoît Hamon...

Oui, merci Benoît - je peux t’appeler Benoît, hein ? on a le même âge à deux mois près -, grâce à ta candidature au poste de premier secrétaire du parti du rire, pardon, du parti socialiste, j’ai pu entendre qu’un homme de 41 ans était un jeune, un jeune homme. Bon, c’est vrai, 41 ans, rapportés aux 55 ans et aux 58 ans de tes rivales, tu peux passer pour un perdreau de l’année. Tu m’as rassuré : à 41 ans, ma vie n’est pas fini, j’ai encore beaucoup de choses à accomplir et je peux entraîner derrière moi au moins trente mille personnes sur ma bonne bouille (je n’ose pas dire sur ma belle bouille, je suis trop modeste). Tiens, rien que pour te remercier, je me suis tâté pour prendre ma carte au PS, juste avant le vote, pour t’apporter mon suffrage : c’est que je suis un gars qui aime se marrer et ma foi, toutes tes idées me font rire. Non, c’est vrai, avoir une tête bien faite comme la tienne, qui fait chavirer tous les cœurs et défendre des idées tellement rétrogrades avec un sourire ultra-brite que même les collègues européeens de ton bord en sont restés comme deux ronds de flan, il fallait le faire. Bon, c’était le seul moyen pour toi d’exister face à une illuminée qui se prend pour une idole en mal de scène et à la fille à papa qui croit encore que la seule idée qu’elle a eu en politique est la panacée pour sortir le monde de la crise. 

Oui, encore un peu et je virais à gauche de la gauche, rien que pour entendre que j’étais encore jeune. Bon, je ne raffole pas du rugby, comme toi, je ne brigue pas des suffrages mais je ne déteste pas prendre la parole en public et tenter d’intéresser un auditoire. Et puis je me suis réveillé : 41 ans, c’est pas tout jeune, c’est pas encore vieux mais ça tend à le devenir chaque jour davantage. Toutefois, 41 ce n’est pas très crédible pour un chef, mon vieux, la preuve, tu t’es fait ramasser en beauté hier soir. N’est pas Obama qui veut pour diriger une nation à 47 ans. Parce que ne me dit pas que tu n’avais pas cette ambition en postulant pour la place ? Hamon président en 2012… Un rêve. J’imagine les groupies en délire dans les meetings, les billets à ta gloire par des blogueurs énamourés… Un cauchemar, en fait. Finalement, je vais rester là où je suis, entre deux adhésion au parti des traîtres à la cause sarkozienne, je veux parler de l’UMP. On rit beaucoup aussi dans ce parti. Je ris jaune.

Allez, merci quand même, ta présence dans la compétition m’a apporté un peu de baume à l’âme. La vie est belle, ma vie est belle. La preuve : j’attends avec impatience le robot Kitchen Aid que j’ai commandé, parce que la perfection, ça se cuisine…

Mise à jour du samedi 22 novembre 2008, 7 h du matin : je propose un combat de boue pour les départager toutes les deux. Comment ? C’est déjà ce qui se passe depuis cette nuit ? OK, un tournoi de tricot alors… pour faire une belle écharpe au partant, il va attraper froid en Corrèze. Pendant ce temps, à l’UMP, des députés refusent les réformes proposées par le président issu de ses rangs et dont les propositions leur ont permis d’être élus. Palsambleu, mais bien sûr, l’UMP peut fournir la boue à ce qui reste du PS…

lundi 9 juin 2008

Leur vie de merde...

Que faire lorsque le moral est aussi gris que le ciel ? Se répandre sur son blogue ? Bon, j'ai essayé dans le message précédent, ça soulage cinq minutes mais c'est tout.

En fait, l'un des meilleurs moyens c'est de se dire que la vie de certains est encore pire que la sienne. Vous ne me croyez pas ? Allez lire le site Vie de merde et franchement, votre vie sera un vrai paradis de rires... Enfin, moi, je ris ;-)

Quelques  exemples :

Aujourd'hui, en montant dans mon RER j'aperçois une seule et unique place libre : je m'y précipite et m'assois. Une sensation chaude envahit mes fesses : je m'étais assise sur un siège trempé de pipi. VDM

Aujourd'hui j'étais à la bibliothèque, j'enlève mes tongs pour bosser "à la cool" et les mets dans mon sac pour pour ne pas les perdre. En fait, ce n'était pas mon sac mais celui de mon voisin de table qui est parti avant moi. Dans le métro et les rues, les gens m'ont pris pour une folle. VDM

Aujourd'hui, j'ai pas pu acheter les poids que j'avais prévu pour commencer la muscu car j'arrivais pas à soulever la boîte, trop lourde. VDM

Aujourd'hui, au resto, quelqu'un que je ne connais pas nous dit "Mon fils a joué à Roland Garros hier !" Je m'étonne "Ah bon ? En professionnel ? Il joue depuis longtemps au tennis ?" Mais un collègue stoppe mon admiration : "Il parle de Gaël... Monfils..." Une blonde sportive. VDM

Aujourd'hui, je prends le tramway avec mon petit beau frère (il a 7 ans). En me regardant, il compte les boutons de ma chemise : "1, 2, 3... 8." Il s'arrête, me regarde et en désignant mon visage continue de compter les boutons : "9, 10, 11..." VDM

Aujourd'hui, j'étais tellement "speed" que je me suis trompée. Au lieu de mettre dans le sac de mon fils le pique-nique qui était tout prêt dans le frigo, j'ai pris le premier sac venu : de la viande crue. Il est parti 2 jours et il est en maternelle. VDM

Aujourd'hui, je croyais être seul dans mon bureau et j'ai lâché un pet silencieux mais olfactivement épicé. C'est le moment que choisit ma chef pour venir lire au dessus de mon épaule ce que je tapais sur mon PC. Elle s'est redressée d'un coup et a quitté le bureau en silence. Solitude. VDM

Aujourd'hui, restaurant en famille, le serveur arrive pour prendre la commande. Il me fait répéter 5 fois mon dessert et je lui lance d'un ton rieur "Dis donc, il faudrait penser à mettre ton appareil le matin !" Le serveur me montre son oreille et me dit que c'est déjà fait. VDM

Voilà, vous saurez ce qui me fait rire ce soir...

Pour le plaisir, quelques autres :

Aujourd'hui, je passe devant l'église de mon quartier en voiture. Des piétons se jettent presque sous ma voiture. J'ouvre alors la fenêtre et leur dit en plaisantant : "Y a failli y avoir des morts !" Une piétonne éclate en sanglots, ils allaient à un enterrement... VDM

Aujourd'hui j'ai RDV avec mon kiné, qui est trop beau et sur lequel j'ai littéralement craqué ! On fait des exercices et il me demande de pousser (sur mes jambes) et là je pousse... et je lâche une caisse! je suis grillé à vie, je refuse d'y retourner. VDM

Aujourd'hui quand je rentrais chez moi, mon frère m'appelle pour me dire qu'il y avait les flics à l'entrée de mon village. Effectivement ils étaient là, j'ai perdu 2 points pour avoir téléphoné en conduisant. VDM

Aujourd'hui, je suis allée chez Decathlon pour acheter une paire de basket, le vendeur très mignon me demande de m'assoir pour essayer les chaussures. Ma langue a fourché et j'ai dit "Je n'ai pas de culotte" au lieu de dire "chaussettes". VDM