Apartés uchroniques

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samedi 10 mai 2008

Sardines à l'huile, fromage de chèvre et ciboulette

Apéritif : du latin aperto,ouvrir... ouvrir l'appétit. Ouvrir mais ne pas le couper. Que proposer en remplacement des cacahuètes, des pistaches, des chips ? Heu, de la tapenade, du caviar d'aubergine ? Et pourquoi pas des sardines à l'huile ?

J'avoue une certaine passion pour ces poissons baignant dans une huile dorée et attendant d'être réveillés par quelques giclées de vinaigre (de vin rouge ou mieux, de cidre) et d'être couchés sur une tartine de pain de campagne légèrement grillée et garnie de beurre demi-sel (aux cristaux de sel, croquants sous les dents). Souvent, c'est un repas de roi que je me réserve avec des sardines millésimées, régulièrement retournées dans le placard pour que la chair s'imprègne bien d'huile d'olive. Avec une salade verte bien assaisonnée, que demander de plus ? Quelqu'un pour partager le plaisir, sans doute. J'oubliais, j'aime aussi les maquereaux aux aromates et muscadet...

Bon, revenons à nos sardines et à  nos chèvres. j'ai eu l'idée, réminiscence de lectures passées sans doute, d'associer des sardines et du fromage de chèvre frais en ce début de printemps enfin ensoleillé.

Sardines à l'huile, fromage de chèvre et ciboulette

Préparation : 10 min - Pas de cuisson

Ingrédients : une boîte de sardines à l'huile d'olive vierge première pression à froid de bonne qualité, un fromage de chèvre frais, de l'huile d'olive, une demi-botte de ciboulette, du vinaigre de vin rouge, du vinaigre balsamique, sel et poivre

Egoutter les sardines avant de les placer dans un bol et de les écraser avec une fourchette. Ajouter la moitié ou les trois-quarts d'un fromage de chèvre frais et bien mêler en détendant avec un peu d'huile d'olive. Ciseler une demi-botte de ciboulette avant de la joindre à l'appareil.

Jeter à peine une cuillère de vinaigre de vin. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre. Finir avec quelques gouttes de vinaigre  balsamique.

Placer la préparation au moins trois heures au frais. La servir avec des tranches de baguette grillées.

Les variantes sont infinies : j'imagine sardines, formage de chèvre, tomates confites, piment d'Espelette - sardines, formage de chèvre, citron  et aneth. A vous de jouer !

lundi 5 mai 2008

Petits pots de crème au chocolat...

Ai-je déjà confessé ici ma gourmandise ? Oui mais bon...

J'ai découvert il y a quelques semaines que, selon un article du Figaro, j'étais un « foody » : un gourmet capable de traverser une ville pour goûter une spécialité particulière et qui transforme ses périples en conquêts gastronomique. Mes nombreuses lectures de revues culinaires enrichissent régulièrement ma carte des spécialités et si je peux en déguster « la meilleure » production, je suis un homme heureux. Je suis parfois snob du palais.

D'aucuns verront dans cette quête de l'orgasme gustatif, un palliatif à ma solitude : je ne rejette pas cette idée mais elle me semble un peu courte. Car j'aime partager le plaisir pris en mangeant et je suis triste lorsque je ne rencontre pas chez l'autre des émotions semblables. Bien que la Faculté m'ait recommandé de réduire le sucre, hélas, quel que sucré que soit mon bec, un dessert est toujours le bienvenu, à tout moment. Rien ne résiste à mes papilles affolées devant la vitrine d'un pâtissier (Pierre Hermé à Paris, Sève, Bernachon ou le Petit Castel-Perroudon à Lyon, etc.) sauf une certaine raison qui peut confiner presque à l'ascèse voire au sacrifice certains jours...

Présentement, je n'ai pas l'esprit de sacrifice et puisque des nausées de femme enceinte m'envahissent de temps en temps depuis le début des mes aventures avec Dalila, autant assumer mes envies de douceur sans m'arracher les cheveux outre mesure (geste inutile puisqu'ils commencent à tomber seuls, les lâches). Petits pots de crème au chocolat... Tout le titre de la recette respire le bonheur : des petits pots  (pour un garçon sage), de la crème (douce, blanche, rassurante, maternelle), du chocolat (un carré, deux carrés, trois carrés, une barre, la tablette, même pas honte, même pas mal au foie - un sacré allié de ma gourmandise celui- là au moins).  Que demander de plus ? Heu, un plus grand pot, parce que le côté dînette des petits pots ne m'émeut pas plus que cela lorsque j'imagine ma cuillère s'enfoncer dans la crème moëlleuse pour cueillir la première bouchée onctueuse : il faut de la matière sous le galbe de la cuillère, j'aime m'amuser un petit moment.

Voilà la recette des pots de crème au chocolat (le petit a sauté avec mes scrupules)...

Pots de crème au chocolat

Préparation : 30 min - Cuisson : 10 min - Pour 6 pots

Ingrédients : 80 cl de lait entier, 20 cl de crème fraîche entière, 200 g de chocolat VALRHONA à 67 %, 60 g de sucre, 40 g de fécule de maïs (4 cuillères à soupe rases), 3 jaunes d'œufs

Prélever 10 cl de lait pour diluer la fécule de maïs.

Dans une casserole anti-adhésive, porter à petite ébullition le lait et la crème fraîche. Fouetter les jaunes et le sucre pour que le mélange blanchisse. Lorsque le lait est chaud, le verser sur le chocolat coupé en morceaux dans un saladier. Bien mélanger pour le faire fondre. Ajouter la maïzéna diluée aux jaunes sucrés puis verser sur l'ensemble l'appareil chocolaté.

Remettre le tout dans la casserole et chauffer doucement en remuant sans cesse avec une cuillère en bois (faire des 8 pour éviter que le fond n'attache). Au bout de quelques minutes, le mélange épaissit, des bulles commencent à crever la surface. Retirer la casserole et continuer de remuer pendant quelques minutes pour refroidir la crème et éviter la formation d'une peau.

La crème refroidie, la verser dans les pots et placer au réfrigérateur pendant plusieurs heures (le matin pour le soir par exemple).

Cette crème est extraordinairement simple à préparer : c'est le principe de la crème pâtissière. On peut imaginer ajouter des raisins macérés dans le rhum, quelques dés d'écorces d'orange confites, la servir avec un quatre-quart... bref, faites-en ce que vous voulez, c'est votre bon plaisir ;-)

Bien sûr, vous adapterez la richesse en matière grasse de la crème et du lait en fonction de vos besoins et ajusterez le sucre itou.  C'est tout.  À vos cuillères !

Addendum du jeudi 8 mai 2008 : les proportions de la recette ont été trouvées sur le site de Pascal Weeks, dans ce billet...

dimanche 4 novembre 2007

Tarte aux coquilles saint-jacques et aux crevettes

Salon des caves particulières, Lyon, vendredi 26 octobre 2007 : je sillonnais les allées avec mon père à la recherche de vin rouge pour ma soirée d'anniversaire décalé le 10 novembre. Bordeaux ? Bourgognes ? Côtes-du-Rhône ? Nous goûtions, encore et encore, avec modération bien sûr, sans oublir de recracher, re-bien sûr et soudain nous nous arrêtâmes sur le stand du Domaine Les Grands Bois, producteur de Côtes-du-rhône et de Cairanne. Mireille et Marc Besnardeau commencèrent alors à nous raconter leur vin et, au fil des gorgées de cuvées qui portent le nom de leurs filles, une belle histoire se déroulait sous nos yeux et nos papilles. Je recherchais un vin simple, bon, agréable, avec un rapport qualité-prix intéressant. Mireille me précisa que le numéro du Point du mois de septembre 2007 consacré aux vins avait présenté leur production avec une photo d'eux à vélo entre les rangs de vignes : je me souvins soudain de l'article.

Si les Cairanne dégustés m'ont enthousiasmé, j'ai choisi le Côtes-du-rhône village 2005 Cuvée Philippine à 6,50 € la bouteille... Voilà tel qu'il est présenté sur leur site !



Heureuse surprise : pour me remercier d'acheter 10 bouteilles, Marc Besnardeau m'a aimablement offert une bouteille de Côtes-du-rhône blanc 2005 cuvée Les Trois Soeurs !



Ce cadeau me donna l'occasion de réfléchir à l'entrée que j'allais proposer pour le déjeuner de la Toussaint précédemment évoqué. Coquillages, crème que faire ? Une illumination : une tarte aux coquilles saint-jacques !

Si dans un précédent message, j'ai préféré, compte tenu du temps de cuisson, à la pecten maximus française fine et goûteuse, une saint-jacques du Chili... J'ai aussi ajouté des crevettes crues décortiquées du Groenland. J'ai utilisé du beurre salé et donc supprimé le sel.

Tarte aux coquilles saint-jacques

Pour 6 personnes

Préparation : 30 min - Cuisson : 30 min - Pour un plat à tart de 24 cm de diamètre

Ingrédients pour la pâte brisée : 250 g de farine, 185 g de beurre frais, 1 jaune d'oeuf, 5 cl de lait froid, 5 g de sucre semoule, 3 pincées de sel
Ingrédients pour l'appareil : 400 g de coquilles saint-jacques, 150 g de crevettes crues décortiquées, 5 oeufs entiers, 25 cl de lait entier, 25 cl de crème fraîche épaisse, sel fin, poivre de cayenne, noix de muscade, cognac, beurre


Deux heures auparavant ou mieux, la veille : Préparer la pâte brisée en plaçant, tout d'abord, la farine en fontaine. Disposer le beurre légèrement ramolli (sortir le beure quelques heures auparavant du réfrigérateur) coupé en morceaux au centre, le jaune d'oeuf, le sucre et le sel fin.Mélanger les ingrédients du bout des doigts puis ramener, petit à petit, la farine au centre et terminer avec lle lait. Fraiser la pâte (la pousser et l'écraser avec la paume de la main) pour obtenir un ensemble homogène en prenant garde à ne pas la travailler trop longtemps pour qu'elle ne devienne pas élastique. Former une boule, l'envelopper d'un linge ou d'un papier sulfurisé avant de la placer au moins deux heures au réfrigérateur.

Préchauffer lefour thermostat 6 - 180 °C. Etaler la pâte et en garnir le moule. Piquer le fond avec une fourchette. Faire cuire à blanc pendant 15 minutes après avoir placé un papier sulfurisé ou aluau fond recouvert de haricots secs (j'utilise des billes en verre).

Saisir les coquilles saint-jacques décongelées dans une noisette de beurre. Faire flamber au cognac. Arrêter la cuisson et débarrasser.

Mélanger la crème fraîche, les oeufs entiers, le lait et assaisonner. Incorporer le us de cuisson des coquilles.

Disposer les coquilles sur le fond de tarte, répartir les crevettes crues et recouvrir de l'appareil crémé. Faire cuire pendant 40 à 45 minutes : les bords doivent colorer sans brûler.