Apartés uchroniques

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 28 décembre 2009

700e billet ! Noël ! Noël ! Noël !




Six ans et demi après le début de ce carnet de route, me voilà rendu au sept centième billet. Et hop, un peu d’éclat avec ce petit sapin qui trône sur la console en osier du salon et fait le pendant avec le géant du salon et avec un Père Noël ventru. Je dédie ce billet à mon amie Natachenka en espérant que Noël garde tout de même une petite place au fond de son cœur…


P.S. : l’acclamation Noël ! Noël ! Noël ! accompagnait souvent celles de Montjoye ! Saint Denis ! lors des croisades…

vendredi 25 décembre 2009

Joyeux Noël !

Domenico Ghirlandaio (1449 - 1494)




Joyeuse et très Sainte Fête de Noël !



dimanche 4 janvier 2009

Épiphanie du Seigneur...

<img src=
Leopold KUPELWIESER (1796-1862), Le Voyage des trois Rois, 1825. Huile sur bois. Österreichische Galerie Belvedere, Vienne.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (Mt 2, 1-12)
01 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
02 et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
03 En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
04 Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
05 « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
06 Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple. »
07 Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
08 puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
09 Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant.
10 Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
11 En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
12 Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Liturgie du Dimanche de l’Épiphanie du Seigneur par les Dominicains de la Province de France



Qu’est-ce que l’Épiphanie ? Une réponse par le frère Bernard-Dominique Marliangeas des Dominicains

Hugo Van der Goes (vers 1440-1482), Autour de 1470, L’adoration des rois

Hugo Van der Goes (vers 1440-1482), Autour de 1470, L’adoration des rois (Retable de Monfort), Allemagne, Berlin, Gemäldegalerie (SMPK)

La marche des Rois par la Maîtrise de la Cathédrale de Strasbourg

jeudi 25 décembre 2008

Joyeux Noël !

La Nativité

Philippe de Champaigne, la Nativité, Lille, Palais des Beaux-Arts - photo © Jacques Quecq d’Henripret

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-14)
01 En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre —
02 ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. —
03 Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine.
04 Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
05 Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
06 Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
07 Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
08 Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
09 L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte,
10 mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
11 Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
12 Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
13 Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
14 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »

Il est né le Divin Enfant… par la Maîtrise De La Cathédrale De Strasbourg



Gloria in Excelsis Deo de Vivaldi…



Alleluïa ! Haëndel - Le Messie



La liturgie du Jour de Noël

JOYEUX NOËL !

jeudi 18 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 19e jour

Dans la 19e case, la crèche…

Une crèche
Espérée au pied de mon sapin depuis le premier dimanche de l’Avent, elle n’est pas encore là, faute de temps. Des assemblées générales le soir, la fatigue d’une année douloureuse qui me vide des dernières forces la nuit venue, des fins de semaines occupées à courir de droite et de gauche (même si je préfère la droite, bien sûr), bref, je n’ai encore rien fait. Enfin, les heures qui viennent devraient me permettre d’accomplir cette promesse annuelle. Je n’ai jamais eu de crèche étant enfant, je n’ai jamais su pourquoi alors que mon frère allait au catéchisme (enfin, jusqu’à ce que ma mère le retire devant le militantisme maoïste du curé rouge de la paroisse) et que nous devions réciter un pater et un ave le soir avant de nous coucher. Puis, un jour, j’ai décidé d’installer une crèche au pied du sapin, chez mes parents. Le commentaire laconique de mon père m’a glacé lorsqu’il l’a vue : « c’est ça, ta crèche ? ». Je n’ai plus, aujourd’hui, de commentaires, heureusement et cette crèche fait partie de l’ambiance de Noël chez moi. Je ne l’ai pas faite qu’une seule fois, en 2004, lorsque j’étais très malade.

Une crècheLa crèche est rassurante par l’éternité de l’histoire qu’elle met en scène. Au delà de l’imperfection de l’installation, elle affiche le miracle de l’Incarnation, elle témoigne de la réalité de Dieu. Elle porte, en elle, la foi dans la tradition (du latin tradere, transmettre), dans l’immutabilité rassurante de l’amour divin au milieu des bouleversements de notre époque, elle est un anneau pour accrocher sa foi de manière tangible. Et puis, la naïveté, la  fraîcheur, la simplicité qu’elle offre sont rassurantes. Elle est et c’est déjà beaucoup.

La première crèche serait due à Saint François d’Assise qui, en 1223, trois ans avant sa mort, installa la première crèche dans une grotte, en Italie. Au XIVe siècle, la France fait connaissance avec cette crèche et rapidement, elle connaît une valeur magique. En Bretagne, un enfant malade placé au coté de l’Enfant-Jésus guérissait même in articulo mortis. En Provence, l’extinction de l’une des lumière de la crèche portait malheur (flûte, avec les lampes de guirlandes électriques utilisées, les risques sont multipliées - cette année, je mets une guirlande neuve, les années précédentes ayant vu l’extinction de plusieurs ampoules).

Une crèche

Une crèche

Une crèche

J’ai toujours préféré une crèche réduite à la représentation biblique de la Sainte Famille et des rois mages. J’ajoute seulement un berger provençal, pour accompagner les moutons. J’admire les grandes crèches multipliant les santons mais la place manque pour constituer un paysage cohérent, mon souci du détail prenant le pas sur la simplicité de la crèche, je l’avoue. Cette année, je n’ai fait aucun achat supplémentaire (quoique, je me tâte pour un ou deux anges…) et reste fidèle aux santons de Provence Carbonel à l’exception des éléphants des rois mages. Bien sûr, je respecte aussi la tradition de l’histoire en ne plaçant ces derniers devant l’Enfant-Roi que le jour de l’Épiphanie.

Une crèche

La Vierge à la crèche…



Dans cette étable…


O little town of Bethleem by Franck Sinatra

mardi 16 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 17e jour

Dans la 17e case, des papillotes…

PapillotesSi vous êtes déjà passés par Lyon et sa région au moment des fêtes, vous avez dû remarquer ces bonbons enveloppés dans un papier brillant et bordé de franges. A l’intérieur, un chocolat, un fondant ou une pâte de fruit est entouré d’un rébus ou d’une histoire drôle. La légende veut qu’à Lyon (rue de l’Arbre sec ou du Bât d’argent, j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien), à la fin du XVIIIe siècle, un jeune apprenti pâtissier dérobait régulièrement à son patron, un certain Monsieur PAPILLOT, des chocolats pliés dans un billet doux pour les offrir à sa bien-aimée. Pris sur la fait, il fut renvoyé mais le pâtissier, conquis par l’idée, la reprit à son compte et créa la friandise de Noël appelée papillote.

Deux sortes de papillotes sont proposées : les normales et les cosaques. Ces dernières contiennent un élément essentiel qui fait tout le charme (et parfois le seul charme lorsque l’on tombe sur un fondant écœurant) : le pétard. Ce sont deux bandelettes de papier dont l’une des extrémités est recouverte de poudre : maintenues par une petite bande de papier collante, il faut tirer violemment dessus pour faire péter le pétard. Des images pour comprendre…



Tout le plaisir réside non seulement dans le bruit ou l’odeur du pétard mais aussi dans la surprise ou la peur qui saisit la personne près des oreilles de laquelle vous exercez votre activité coupable. Imaginez les rires des enfants qui passent leur temps à ouvrir les papillotes pour en retirer les pétards avant de les faire éclater en hurlant… Lorsque j’étais petit, à l’école, les papillotes ne contenaient pas de pétard, pour éviter les incidents sans doute. En revanche, je me souviens de la fête de Noël de la société dans laquelle mon père travaillait. Les enfants, outre un spectacle drôle, recevait un sac en plastique transparent avec mandarines, pain au chocolat et papillotes. Beaucoup d’enfants se contentaient du pétard et délaissaient la friandise. Je faisais alors la tournée des sacs et des chaises pour me goinfrer des chocolat et des pâtes de fruits. Je me souviens que la qualité n’était pas au rendez-vous mais je pouvais assouvir ma gourmandise sans trop risquer de réprimandes de ma mère…

Si les chocolats ont évolué pour être souvent des bonbons fourrés au praliné, les fondants au sucre existent toujours. Et gardent leur côté écrasant de sucre sous des couleurs pastels. Peu de gens apprécient cela et, enfant, j’avais du mal à les avaler. Je n’ai pas acheté de papillotes depuis longtemps devant le prix prohibitif qu’elles ont atteint alors qu’il ne s’agit que de chocolats enveloppés individuellement. La tradition oui, le pigeonnage non ;-) Je leur préfère les vrais chocolats : Bernachon, Richart, Ginet, etc.

Si vous voulez m’en offrir une…

Here comes Santa Claus - Bing Crosby & The Andrews Sisters



Good Christian Men, Rejoice - Chœur des Enfants de Vienne

lundi 15 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 16e jour

Dans la  16e case, encore de la nostalgie…

C’était hier, ou presque, j’étais encore un jeune garçon et Noël approchait. Je me souviens des colères de mon père face aux mauvaises notes de mon frère aîné et de ses menaces de ne pas avoir de cadeaux à Noël s’il ne travaillait pas mieux à l’école. J’avais peur qu’il ne mette ses menaces à exécution, entre deux fessées. Pour  ma part, mes résultats étaient satisfaisants et je ne craignais rien. Rétrospectivement, je pense que mon père avait  tort de lier Noël, fête des enfants et des cadeaux, aux bonnes notes. Si j’ai appris l’inexistence du Père Noël vers l’âge de sept ans, j’ai longtemps gardé au fond de moi le désir d’obtenir tous les cadeaux que je demandais. Hélas, je connaissais les moyens financiers de mes parents et je savais que certaines demandes ne seraient jamais honorées. Le jeu Merlin, évoqué précédemment, est un symbole.

Toutefois, je me souviens d’un jeu, longtemps demandé et reçu un jour : l’atelier du potier. Je ne sais quel âge j’avais, sans doute une dizaine d’années. J’avais vu ce jeu au Salon de l’enfance, au CNIT, à Paris, un grand salon où l’on présentait des jeux et des activités pour les gosses et que l’on visitaient régulièrement lors de nos passages à Paris. J’avais aussi découvert un jeu où l’on faisait couler de la peinture sur un carton tournant à grande vitesse pour obtenir des dessins psychédéliques sans usage de LSD préalable (quoique, souvenez-vous de la rumeur urbaine des buvards imprégnés de LSD si des étoiles étaient imprimées dessus). Il était hors de question d’espérer obtenir, un jour, ce jeu, bien trop salissant selon le décret de mon père.

J’avais, en revanche, réussi à le fléchir avec cet atelier de potier. Un petit tour en plastique actionné par un moteur à pile et livré avec deux sacs d’argile fourni et des accessoires. J’ai rêvé de ce jouet si longtemps que je n’ai pas cru mes yeux lorsque je le reçus.  Le jour de Noël, j’avais déballé avec frénésie le paquet et sauté de joie à sa découverte. Évidemment, il n’était pas question de jouer avec ce jour parce qu’il fallait aller déjeuner chez mes grands-parents. De retour à la maison, il était trop tard. Le lendemain, je ne sais quel prétexte me fut opposé pour que je ne l’utilise pas. Puis les jours suivants non plus : la boîte était ouverte, je triturais les paquets de terre en vain. Puis vint l’argument suprême : ce jeu était salissant. Donc interdit par décision paternelle. Et ma mère n’osa pas braver son mari. Et je n’ai jamais joué avec ce cadeau. Jamais.

Dimanche dernier, chez mes parents, alors que je cherchais avec ma mère les décorations pour leur sapin de Noël, j’ai retrouvé, au fond du placard, la boite magique, cet atelier encore vierge de mes jeux, planqué contre le mur. Je me suis penché vers Maman et je lui ai dit en souriant : « tu te souviens de l’atelier du potier ? Je n’y ai jamais joué… ». J’ai vu dans ces yeux qu’elle regrettait cela et puis nous avons éclaté de rire tous les deux. Je pense que je vais ramener ce jeu chez moi. Je ne pourrais pas y jouer car il me semble que je l’avais, quelques années plus tard, amputé du moteur pour  l’utiliser dans un ventilateur. Pour l’anecdote, mon père a une sœur aînée aussi maniaque que lui sur la propreté : ma cousine, d’un an de moins que moi, avait reçu aussi ce jeu l’année suivante de ses parents. Elle aussi n’a jamais pu jouer avec pour la même raison que moi…

L’année suivante, je commandai des livres, pour être certain de pouvoir les lire ;-)



Ding dong merrily on high…



Bing Crosby and Christmas is a-comin’…

dimanche 14 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - Troisème Dimanche - 15e jour

Dans la 15 case, quelques précisions de date et un évangile…

Domenico Ghirlandaio - La NativitéDomenico Ghirlandaio - (1449 - 1494).

La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ a été inscrite dans le calendrier occidentale en 337, année, par ailleurs, de célébration du baptême de l’empereur Constantin qui érigea le christianisme en religion d’état. En 353 ou 354, le Pape Libère fixe la fête la Noël au 25 décembre. Cette fête remplaça une fête romaine célébrant le dieu solaire Mithra, incorporé au panthéon d’état par l’empereur Aurélien en 274 devant la popularité du culte né en Perse et apparu à Rome au Ier siècle avant notre ère. Il fixa aussi au 25 décembre la fête du soleil invaincu, sol invictus. Certains auteurs pensent que Noël a remplacé les Saturnales qui célébraient la remontée du soleil sur l’horizon. Un théologien, vers 320, dit que « nous célébrons ce jour non pour honorer le soleil comme les païens mais pour honorer le Créateur du soleil ».

Évangile selon Saint Matthieu : (version Louis Segond - 1910) :
Matthieu 1
18. Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
19. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
20. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ;
21. elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
22. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :
23. Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils,
et on lui donnera le nom d’Emmanuel,
ce qui signifie Dieu avec nous.
24. Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.
25. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus
Matthieu 2
1. Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2. et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.


Georges de la Tour - NativitéGeorges de la Tour - (1593-1652)

La liturgie du Troisième  Dimanche

Adeste fideles…


Quelques versions de O Come all ye faithful…

Le Chœur des Enfants de Vienne




Bing Crosby


Franck Sinatra


Luciano Pavarotti

samedi 13 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 14e jour

Dans cette case, des bûches…

Bûches de Noël
Qui n’a pas essayé d’avaler un morceau de bûche pâteuse et grasse après un repas de Noël gras et copieux ? Biscuit roulé, crème au beurre écœurante car chaude, parfum approximatif, etc. Voilà les bûches de mon enfance, des années 50 à 80 du siècle dernier. Puis sont arrivées les mousses. Ah, ces mousses, aériennes, parfumées, colorées, joyeuses… insipides, collantes, criardes,etc. Je vous laisse choisir la catégories de superlatifs que vous préférez pour les mousses. Pour ma part, je penche pour la seconde. J’allais oublier les desserts glacés déguisés en mousse. Aujourd’hui, les prix varient entre 3,50 et 6,00 € la part de bûche : selon que le pâtissier est généreux ou pingre, la taille des bûches varie du simple au double. Un gâteau souvent trop cher pour ce qu’il est. Évidemment, j’ai volontairement oublié les bûches industrielles, présentées sous un blister transparent dans les supermarchés et confectionnées à partir de Pâques, truffées d’additifs chimiques pour tenir au moins un an. Ce n’est plus de la pâtisserie, c’est un attentat au bon goût.

La première photo est composées de bûches extraites du site du pâtissier Christophe Michalak, Passions gourmandes. Elles sont publiées sans autorisation, bien sûr mais ce n’est pas ma faute : je n’ai trouvé aucune vitrine de pâtisserie présentant des bûches à ce jour. C’est sans doute trop tôt.

Les autres photos sont extraites de site à la suite d’une recherche sur Google images et j’ai la flemme de demander au moins 12 autorisations…

Bûches de Noël
Bon, ce n’est pas le tout, j’ai du remplissage de case ( d’estomac ? ) à faire. je suis gourmand ( certains me disent parfois un peu goinfre devant un gâteau ) et je ne sais pas résister au sucré : même si j’ai quelques préférences, j’aime toutes les bûches, écœurantes ou non, de la crème au beurre aux mousses. Je me souviens des Noëls que nous fêtions en famille, avec mes grands-parents, oncles, tantes et cousins/cousines, dans les années 80. Dix neuf personnes réunies au réveillon et au déjeuner, souvent dans le midi, près du Pont du Gard, chez mes grands-parents ou entre Nîmes et Avignon, chez mon oncle et ma tante. Ma mère et mon père avaient décrété que le midi de la France mangeait mal, faute de bons produits et de bons traiteurs. Nous faisions donc toutes les courses avec ma mère aux Halle des Lyon-Paul Bocuse pour descendre, le soir du réveillon, tous les mets à déguster pour ces deux repas : huîtres, volailles, gâteaux, saumon, fromages bref le kit de survie de base des fêtes. Je repense avec nostalgie à l’angoisse qui saisissait mes parents devant les embouteillages qui nous ralentissaient, le mauvais temps qui menaçait de compromettre notre arrivée : la tension était palpable dans la voiture. Nous partions trop tard, trop chargés, tout était prêt à se transformer en étincelle qui allait mettre le feu aux poudres et faire exploser la bonne humeur, l’esprit de Noël et mon père, souvent irascible.

Bûches de Noël
Rétrospectivement, avec le voile d’oubli de la nostalgie, je garde de ces Noëls familiaux un souvenir ému. Deux rôles m’étaient dévolus : la décoration de la table et les desserts. Bûches, truffes au chocolat, biscuits, je passais plusieurs heures avant le jour J devant les fourneaux pour confectionner ces douceurs que les appétits d’ogres des membres de la famille allaient faire disparaître en quelques bouchées affamées. Souvent, le succès était au rendez-vous et les compliments (peut être feints, peut être sincères) saluaient ma prestation et flattaient mon orgueil de lion, je l’avoue ( modestement et avec humilité comme d’habitude ). C’est pourquoi je vais vous donner la recette de la meilleure bûche que j’ai jamais faite : la bûche au chocolat de Maurice Maurice Bernachon, fameux chocolatier lyonnais et extraite de son livre La passion du chocolat, paru chez Flammarion en 1985. Aujourd’hui disparu, c’est son fils, marié à la fille de Paul Bocuse, qui a reprise le flambeau d’une chocolaterie d’exception, qui part des fèves de cacao pour aboutir aux merveilleuses douceurs que sont les palets d’or, notamment ( montage photo réalisé sans autorisation préalable de la maison Bernachon ).

Maison Bernachon, chocolatier à Lyon
Cependant, avant de commencer, quelques précisions historiques sur la bûche de Noël : l’âtre de la maison accueillait autrefois une bûche qui rappelait que « Jésus de Galilée était né dans une étable glaciale et n’avait pour se réchauffer que le souffle d’un âne et d’un bœuf». Certaines traditions disaient que les anges se réchauffaient à ce feu ainsi que la Vierge, en Bretagne, lorsqu’elle veillait les enfants restés à la maison pendant la messe de minuit. Issue d’un bois vieux et sec, la buche était souvent aspergée d’eau bénite, de sel ou d’eau par le paterfamilias. Les charbons de sa combustion guérissaient les maladies et ses cendres, placées dans un ligne blanc, préservaient des accidents. Placées sur un toit, elles refoulaient les sorciers. Au pieds des arbres fruitiers, elles promettaient de belles récoltes. Les tisons protégeaient de la foudre et étaient mêlés aux graines des prochains semis ou à la boisson des bêtes malades. Les contraintes de la vie moderne et l’imagination gourmande des pâtissiers français ont perpétué dans un gâteau roulé couvert de crème au beurre, à l’origine, la tradition de la bûche de Noël.

Bûches de Noël


La bûche de Noël de Maurice Bernachon

Préparation : 2 h - Cuisson 10 min (pour le biscuit) et 2 fois 15 min environ pour la crème et la ganache - Pour 15 à 16 personnes

Ingrédients : Pour la pâte à génoise : 6 œufs, 200 g de farine, 170 g de sucre semoule, 60 g de beurre, 1 noisette de miel (facultatif) + 8 cl de rhum
Pour la ganache : 900 g de chocolat de couverture à 60 % de cacao au moins, 750 g de crème fraîche épaisse
Pour la crème pâtissière : 60 cl de lait entier, 4 jaunes d’œufs, 150 g de sucre semoule, 50 g de farine tamisée, 1 gousse de vanille, 5 g de sel fin


Pâte à génoise : Préchauffer le four à 220° C (ou thermostat 7 environ).

Dans une terrine au bain-marie, placer les œufs, le sucre et le miel et tiédir en battant au fouet électrique pour obtenir un ruban blanc. Retirer du bain-marie et continuer à fouetter pour faire descendre la température et densifier l’appareil. Ajouter la farine tamisée avec une spatule en bois . Ajouter les beurre fondu.

Beurrer et fariner une plaque de cuisson à bords relevées et verser la pâte sur une épaisseur de 2 à 3 mm en égalisant la surface à la spatule. Faire cuire pendant 10 minutes. Retirer du four, démouler sur un torchon et laisser refroidir.

Ganache au chocolat : À préparer la veille - dans une casserole à fond épais, placer la crème fraîche et faire bouillir à feu vif une minute en remuant avec un fouet. Hors du feu, ajouter le chocolat cassé en morceau et remuer pour le faire fondre. Couvrir et laisser refroidir au moins 12 heures dans le réfrigérateur.

Crème pâtissière : verser le lait dans une casserole. Ajouter la gousse de vanille fendue en deux et dont vous aurez gratté les graines. Porter à ébullition et laisser infuser. Dans une terrine, battre les jaunes et le sucre pour faire blanchir le mélange. Ajouter la farine. Ajouter le lait chaud sans cesser de battre. Reverser dans la casserole et porter à ébullition sans cesser de remuer avec un fouet. Maintenir l’ébullition pendant 3 minutes. Débarrasser dans un saladier en verre et laisser refroidir.

Montage de la bûche : imbiber la génoise refroidie de rhum. Prélever 1/3 de la ganache sortie du réfrigérateur au moins 1 heure avant et l’incorporer à la crème pâtissière. Étaler le mélange sur le biscuit.

Enrouler la génoise sur elle-même et la maintenir bien serrée dans un film alimentaire ou dans du papier d’aluminium. Placer 1 heure au réfrigérateur.

A l’aide d’une poche à douille dentelée (ou avec une spatule puis faire les stries à la fourchette), recouvrir la bûche de ganache. Couper en biseau les deux extrémités avec un couteau à la lame trempée dans l’eau chaude. Disposer les morceaux pour simuler les nœuds. Compléter le décor à l’envi (avec un petit nain qui sourit, par exemple - au fait, savez-vous pourquoi les nains des buches sourient ? un gâteau au salon de thé Bernachon avec moi pour le vainqueur). Servir bien frais.

Nota : le rhum peut être remplacé par un sirop de sucre léger aromatisé à la fleur d’oranger, au café… Pour une petite bûche, je vous laisse le soin de recalculer les proportions. C’est l’une des meilleures bûches jamais mangées, foi de gourmand. Et le plaisir est décuplé puisque je peux lécher… les plats. Cette recette est somme toute assez simple à réaliser. Avec de bons produits, c’est une merveille !

La nuit…


Twelve days of Christmas…

vendredi 12 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 13e jour

Dans la 13e case, quelques effets joyeux pour le repas du réveillon ou de Noël, pour dérider belle-maman (ou moche-maman, à vous de voir…) ;-)

Les repas de fêtes c’est bien mais ça passe parfois un peu mal. Entre deux bouchées de saumon ou de foie gras, un morceau de dinde ou de chapon et des marrons glacés ou des fruits confits, voilà quelques histoires drôles qui, en provoquant le rire des convives, ne manqueront pas de faciliter la digestion par l’action exhilarante sur les muscles de l’estomac…

Nous sommes fin décembre et le juge du tribunal correctionnel est de bonne humeur. Il demande au prisonnier :
- Quelles sont les faits qui vous sont reprochés ?
- On me reproche d’avoir fait mes achats de Noël trop tôt !
- Mais ce n’est pas un crime ça. Et c’était trop tôt comment ?
- Ben, avant que le magasin n’ouvre.


Dans la période de Noël, 2 petits frères dorment chez leur grand-mère.
Un des deux garçon décide de faire une prière afin d’avoir les cadeaux qu’il voulait avoir.
Il se lève de son lit et crie à tue-tête: - PÈRE-NOËL, J’AIMERAIS AVOIR UN ORDINATEUR, UNE BICYCLETTE ET UNE VOITURE DE COURSE MINIATURE !
Son frère lui dit : - Dis donc, t’as pas besoin de crier si fort, il n’est pas sourd le Père Noël !
- Le Père Noël non, mais grand-maman oui !

Un petit enfant écrit au Père Noël : ” Cher Père Noël, mes parents sont très pauvres et je sais qu’ils ne pourront pas me faire de cadeau cette année ; mais je ne demande pas grand chose, je veux juste pouvoir aller jouer avec mes copains dans la neige. Pour ça, il me faudrait un bonnet, une écharpe et des gants. Je sais que tu es très gentil et je te remercie d’avance cher Papa Noël. “
Il met sa lettre dans une enveloppe sur laquelle il écrit ” Pour le Père Noël ” et la poste.
La postière, en trillant le courrier, tombe sur cette enveloppe qui l’intrigue et lit la lettre. Toute émue, elle en parle à ses collègues et décide de faire une quête. Mais à la Poste non plus ils ne sont pas très riches. Ils réunissent à peine 100 francs, tout juste de quoi acheter un bonnet et une écharpe qu’ils enveloppent dans un joli paquet cadeau pour l’envoyer au petit garçon, ” de la part du Père Noël ” .
Quelques semaines plus tard, la postière tombe à nouveau sur une enveloppe du même type : ” Cher Père Noël, Je te remercie beaucoup pour le bonnet et l’écharpe. Malheureusement, sans gants je n’ai pas pu jouer avec mes copains dans la neige. Mais je ne t’en veux pas cher Papa Noël, je sais bien que ce n’est pas de ta faute. C’est sûrement encore ces enculés de la Poste qui les ont piqués !!!! “


La maîtresse interroge ses élèves : “Pourriez-vous me citer des choses qui ont du poil ?”
“Un chat madame ! “, Répond une petite fille.
“Une barbe !” Ajoute un autre élève. “Une brosse à dents madame !”
“Les boules de Noël !” S’exclame le cancre de la classe.
“Mais ca va pas toi ? Les boules de Noël sont lisses et n’ont pas de poils !”
“Mais si madame ! Hé Noël, montre tes boules à la maîtresse !”

Rue de la République Lyon 2008 Un couple invite ses amis:
- Venez fêter Noël avec nous!
- Malheureusement, on ne pourra pas…
- C’est si aimable de votre part!


Un p’tit gars se promène en bicyclette et croise une police-montée. Le policier arrête le petit bonhomme et lui demande:
- Est-ce le Père-Noël qui t’a acheté ta belle bicyclette?
Le p’tit gars lui dit:
- Oui
Le policier lui répond:
- Prend le billet et dis au Père-Noël que ça prend une lumière sur le devant de ta bicyclette.
Le p’tit gars lui demande:
- Est-ce c’est le Père-Noël qui vous a donné votre beau cheval?
- Oui
- Ben tu diras au Père-Noël que le trou d’cul du cheval ça va en dessous de sa queue et non sur son dos!!

Il y a quatre époques dans la vie de l’homme:
1) celle où il croit au Père-Noël;
2) celle où il ne croit plus au Père-Noël;
3) celle où il est le Père-Noël;
4) celle où il ressemble au Père-Noël.


A l’approche de Noël, un fermier pénètre dans sa basse-cour et s’empare d’une belle dinde. Alors le dindon murmure : Le salaud ! Il va se la farcir !

Un marron glacé pour faire passer ces blagues ?

Marrons glacés







Encore 12 cases du calendrier à remplir, puisse le Père Noël m’inspirer…

- page 1 de 3