Apartés uchroniques

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dimanche 3 janvier 2010

Les Rois de l'Epiphanie

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L’adoration des mages, par BOTTICELLI, conservé à l’Église Santa Maria Novella de Florence


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L’Adoration des Mages par Guido DA SIENA vers 1270-1280




vendredi 25 décembre 2009

Joyeux Noël !

Domenico Ghirlandaio (1449 - 1494)




Joyeuse et très Sainte Fête de Noël !



mercredi 10 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 11e jour

Dans la 11e case…

Le Père Noël ou plutôt sa légende, enfin non, plus exactement la croyance des enfants dans ce bonhomme ventripotent et généreux. Je me souviens de l’émotion ressentie à Noël lorsque je découvrais, au pied du sapin aux parfums fameux (un épicea aux aiguilles fuyardes dès le lendemain de Noël) les paquets brillants avec leurs rubans tirebouchonnés. J’ai cru au généreux barbu jusqu’à mes 7 ans et je me souviens parfaitement du lieu et de la personne qui m’a révélé la supercherie. C’était un samedi matin, j’allais à l’école avec une voisine, Valérie A. Nous marchions le long du passage qui évitait de faire un grand tour de pâté de maisons pour gagner l’école des garçons Jean Zay, à Villeurbanne. Valérie me dit alors que le Père Noël n’existait pas, que c’était les parents qui déposaient les cadeaux au pied du sapin. Évidemment, pour ne pas paraître naïf aux yeux de ma meilleure amie de l’époque, je lui répondis que je le savais depuis longtemps. Mais au fond de moi, je ne voulais pas la croire. Mon frère aîné ne m’avait jamais rien dit. Dès l’école finie, vers onze heures et demi, je me précipitais à la maison pour demander à ma mère si c’était vrai que le Père Noël n’existait pas. Elle me fit un grand sourire et me dit que je verrais bien à Noël prochain et qu’il fallait que je sois sage. J’avais pas eu de réponse franche et mon frère, de deux ans mon aîné, ne pouvait pas me confirmer que c’était nos parents qui distribuaient les cadeaux parce qu’ils ne les avaient jamais vus. Je passais ainsi quelques semaines à réfléchir à la légende et à ses clichés : nous vivions dans un appartement raccordé au chauffage central de l’immeuble, comment faisait le Père Noël pour passer dans la cheminée puisqu’il n’y avait que des radiateurs en fonte dans l’appartement ? Maman répondait que le bonhomme rouge s’était adapté au monde moderne et qu’il trouvait toujours un moyen d’entrer chez les enfants sages. Je l’imaginais passer alors par les tuyaux du radiateur… À cette époque, je ne connaissais pas l’histoire des gâteaux et du verre de lait laissés au pied du sapin pour la casse-croûte du grand distributeur pourpre pendant sa tournée. Je ne viens pas d’une famille pétrie de traditions au moment des fêtes. Je ne me souviens pas que mon père ou mes grands-parents paternels m’aient jamais raconté les noëls d’autrefois. Ma mère évoque parfois cette fête dans sa famille pauvre : enfant unique adoptée par un charbonnier et une nourrice, elle a grandi à Reuil-Malmaison dans une famille sans éclat. Toutefois, à aucun moment, elle n’a fait état des difficultés financières même si ces dernières l’ont contraintes d’arrêter l’école ver 14ou 15 ans pour travailler. Elle n’a jamais reçu une seule orange le jour de Nöël comme cadeau : ses parents ont toujours fait l’effort de lui offrir un vrai cadeau, des poupées, des livres, etc. Elle n’était pas malheureuse mais je crois qu’elle a toujours mis tout son amour à prépare cette fête.

J’ai parfois le regret de ne pouvoir organiser une très belle fête de Noël : j’imagine la maison plongée dans la lumière tendre des bougies où le sapin éclatant veille sur les cadeaux, des parfums de gâteaux, d’orange, d’épices flottent dans l’air, des chants de Noël s’enchaînent et des rires égrennent les heures qui passent et le bonheur d’être ensemble. Je crois que c’est celà Noël, le bonheur d’être ensemble, même avec peu de mots, même avec peu de cadeaux. Un sourire, un regard, une caresse et voilà, ensemble, tout est possible, même d’être heureux.

Voilà une chanson anglaise emblématique de Noël…



Là, un instant, fermez les yeux, la cheminée est allumée, du pain d’épices est posé sur la table avec un chocolat chaud crémeux et… le reste à vous ;-)

mercredi 19 mars 2008

L'objet-mystère - La solution a été trouvée par Océane !!! C'est la douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 place Bellecour



Dans mon dernier billet, j'ai présenté un objet mystérieux posé sur l'étagère d'une bibliothèque depuis quelques mois. Le voilà sous plusieurs angles...











Quel est cet objet ?

Ce n'est pas : un brûleur pour le papier d'Arménie (dixit Pouet), le saint graal ou un porte-crayons (dixit Lyon-Urbain alias Rooxy), un morceau tout bête de tuyau, avec du côté posé sur l'étagère, une sorte de grille (re-dixit Pouet), un taille-crayon (dixit Océane), des coupelles de crèmes brûlées posées les unes sur les autres (dixit Patricia), un souvenir ému du dernier passage d'un plombier (dixit Rod) !

Le concours se poursuit : la réponse est dans mon blogue !

Un(e) gagnant(e) non lyonnais(e) recevra un joli cadeau lyonnais. Un(e) concitoyen(ne) gagnant(e) sera invité(e) au restaurant !

Mise à jour du 19 mars 2008 : ce n'est pas un lumignon, un porte-cierge ou un porte-bougie (dixit Océane)

Indice : cela a un certain rapport avec le feu...

La grande gagnante est Océane : il s'agit bien d'une douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 (voir le billet ICI) place Bellecour à Lyon.

Océane, tu gagnes le cadeau annoncé... Il ne te reste plus qu'à me communiquer ton adresse outre-atlantique.

lundi 25 février 2008

Je montre tout...

Après plus d'un mois de silence et alors que deux ou trois lecteurs se sont enquis des causes de mon absence (sic transit...), je reviens pour assumer enfin, pour montrer cette part cachée de ma personnalité que seuls de rares privilégiés ont pu pénétrer et accepter de dévoiler l'indicible intimité d'un quadra toujours célibataire. Lui a excité mon esprit ici, elle m'a convaincu ... L'idée semble avoir germé dans ce blogue et plus particulièrement avec ce billet-ci et celui-là.

Voilà mes bibliothèques, du solide venu droit de Suède, rationnel à défaut d'être esthétique... Cinq éléments disséminés dans l'appartement, solidement campés contre les murs en espérant qu'ils ne chuteront pas sous le poids.



La première accueille les livres de science-fiction et d'horreur (1) dont Les Evangiles du Diable de Claude Seignolle. Devant, posés comme un rempart au malin, un vieux prie-dieu  Napoléon III et ses deux chapelets (2), dans l'attente d'une dévotion et de repentirs que je ne leur accorde que de loin en loin, je le confesse, présentement. Trois gravures du XIXe sur un ensemble de huit consacrées à Louis XIV ( 3 ) complètent sur la gauche ce pan de mur.

Les deuxièmes et troisièmes bibliothèques veillent face à la fenêtre, accordant Dieu, le Roi et les hommes...

Dieu domine (1), dans l'espoir que son pardon me sera accordé : entre le Jubilate Deo de l'Eglise traditionnaliste Saint Georges de Lyon et le Jésus de Jacques Duquesne, mon missel quotidien complet garde ma foi entre deux messes. Au  dessus, les branches de buis bénit des années passées, figées dans leur déssèchement poussiéreux parce que je ne sais pas comment m'en séparer dignement ( si quelqu'un a une idée pour éviter le sacrilège... ), perdent peu à peu leur pourtant sempiternelle verdeur (vive la taxonomie latine, n'est-ce pas Rod ? ).



Louis XIV et son siècle trônent sur une grande partie des étagères hautes : la gloire leur est acquise avec les deux sommes extraordinaires que sont le  Louis XIV de François  Bluche et  le Dictionnaire du Grand Siècle sous la direction du même auteur et brillant universitaire. Vient ensuite la cour, Mme  de Montespan, Madame de Maintenon, Vauban, Colbert, Mazarin, le cardinal de Retz, la Grande Mademoiselle et autres illustres. La Sainte Capitale de la France éternelle n'est pas oubliée dans les pages glacées de grands livres (2). Quelques détails ci-dessous...




Revenons à la grande photo juste avant... Sur la deuxième tablette, à gauche, mon attachement historique, utopique, sincère à la monarchie, à une certaine idée de la monarchie, à un doux rêve brisé un vingt-et-un janvier... Au-delà, le français, le latin et l'anglais se chamaillent sans doute (3). Deux fois trois tablettes accueillent les romans lus ou à lire, Chateaubriant et ses Mémoires d'outre-tombe discute-t-il avec Marguerite Yourcenar ? Molière, Racine, Jean Raspail, Les Mille et Une Nuits, orient et occident s'emmêlent aussi sûrement que mes souvenirs des livres déjà lus (4).

Tout en bas, les traités sur les plantes, les orchidées ou les fleurs à bulbes disputent l'oubli à un ouvrage intitulé Histoire et bizarreries sociales des excréments de Martin Monestier offert autrefois par un ami facétieux et perdu de vue mais exposé, à portée de main et de consultation par les curieux.(5).

Derrière tous ces volumes, l'Enfer garde dans son antre sombre les livres opportunément ravis à des regards qui ne manqueraient pas d'être interloqués devant certains titres...



A gagner : un cadeau très lyonnais... Répondez dans les commentaires ! A vos méninges...




Voici les montages les plus instables, les plus périlleux que j'ai jamais élaborés : à gauche (1) et au dessus, en équilibre précaire, tous les livres de cuisine, indispensables pour un célibataire, depuis le Larousse Gastronomique des années 20 au Grand livre de cuisine d'Alain Ducasse en passant par un Cuisine pour le temps des restrictions paru en 1943 ou la Cuisine de Madame Saint-Ange, indémodable, dans sa première édition de 1927. PH10 de Pierre Hermé, dédicacé par le pâtissier (ainsi que son Larousse du Chocolat) tient compagnie aux livres de cuisine lyonnaise, à une encyclopédie de la cuisine mondiale, au superbe ouvrage Histoire naturelle et sociale de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat, à plusieurs volumes de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France qu'il me faut compléter...

Quelques livres anciens semblent parfois perdus dans le fatras gastronomique, dont un exemplaire du Mercure Galant de novembre 1686 (dos manquant), une édition incomplète (tomes I à XI, IX manquant) de 1752 des oeuvres de Scarron, une histoire de Louis XIV, sa cour et le Régent par Anquetil de 1791 et d'autres encore ayant pour sujet le XVIIe siècle ou Lyon. Et un dictionnaire de droit d'Ancien Régime ainsi qu'un volume des écrits de Lord Byron en anglais. Et...(2).

Ne parle-t-on pas de cuisine politique ? Le hasard m'a fait regrouper à côté des livres de cuisine les ouvrages politiques, dont Le Libéralisme de Pascal Salin, l'ouvrage collectif le Livre Noir du Communisme, Jean-François Revel tenant la main à quelques survivants de mes études de droit (3).

Enfin, dans un alignement presque parfait, les bandes-dessinées, de Lanfeust de Troy et ses déclinaisons, le monde fascinant des Cités obscures de Shuiten et Peeters (voir ici aussi) sans oublier Astérix et Obélix, indispensables ou encore les mondes d'Aldébaran, Bételgeuse et Antarès de Léo (4).

Un peu partout, sur tous les livres, sur un guéridon, j'entasse les nouveaux volumes achetés,  dans un capharnaüm sans autre logique que celle de la conquête du moindre espace libre. En attendant d'installer d'autres bibliothèques.

J'ai oublié de mentionner les collections presque complètes du Club des Cinq d'Enid Blyton et des Six Compagnons de la Croix-Rousse de Paul-Jacques Bonzon (dans leurs anciennes éditions, avant l'apparition des images - je ferai peut être un jour un billet).

A votre tour de présenter votre bibliothèque !