Apartés uchroniques

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jeudi 17 septembre 2009

Blowin' in the wind... Mary left us and the flowers go to heaven

RTL, ce matin, vers 7 h 55, un petit aparté de Vincent Parizot pour annoncer la mort de Mary emporté par un cancer à 72 ans. Qui était Mary ? Une voix, pour moi. Cette voix, cette chanson…



Je ne savais ps qui elle était réellement jusqu’à ce que j’entende ce matin cette chanson écrite par Bob Dylan, Blowin’ in the wind. Et c’est tout un passé musical qui ressurgit, non pas une œuvre (je connais mal Bob Dylan) mais une atmosphère, celle de mon enfance, les années 70, ancrées au fond de moi, tapies dans les méandres de ma mémoire oublieuse, une ambiance générale de folk, psychédélique, une folie pleine d’espoir, une petite musique que j’ai longtemps refusé… .
Mary Travers, le trio Peter, Paul and Mary, est cette voix qui m’a délicieusement habité toute la journée, profonde et claire, un appel à la vie par delà sa mort. Pourquoi cette disparition me touche-t-elle autant ? Je ne sais pas, je ne veux pas savoir…

How many roads must a man walk down
Before you call him a man ?
Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l’appeliez un homme ?



The flowers go to heaven…

jeudi 27 août 2009

Et si on dansait dans toutes les gares ?

Confiteor Deo omnipotenti… j’aime la comédie musicale « Sound of music » - « La mélodie du bonheur » avec Julie Andrews. Voilà l’une des chansons mise en scène dans la salle des pas perdus de la garde d’Anvers…



Il semble que les danseurs soient des professionnels. Peu importe, cette performance, ce happening a quelque chose de réjouissant : il suffit de voir les sourires des voyageurs ébahis et la joie qui les habite - pour une fois que ce n’est pas Satan… - comprenne qui pourra ;-). Et hop, un grand sourire !

Voilà l’original…



La musique de ce film a un effet apaisant sur moi… Ouaip, ben ce n’est pas comme cela que je vais trouver l’âme sœur. Non, ce n’est pas gagné, moi je vous le dis. Mais je m’en moque, il faut que je vous laisse, je dois danser…

vendredi 26 juin 2009

Michael Jackson 1958 - 2009

Mickael Jackson 1958 - 2009
Hier, vers 23 h 30, j’ouvre la porte de l’appartement et aperçois mon chien allongé devant la porte du salon, juste en face de l’entrée, cherchant la fraîcheur du carrelage dans la nuit lourde et guettant mon retour. Dans la salle de bains, la radio est branchée sur RTL, pour lui tenir compagnie. Soudain, j’entends Georges Lang annoncer que Michael Jackson serait décédé selon un site internet américain, TZN. Je finis de me laver les mains et m’empresse d’allumer la télévision sur LCI. Et les images commencent à tourner en boucle : Michael Jackson serait mort… Pendant une heure, j’entends le même bulletin, les mêmes interviews, je vois les mêmes photos. Et vers minuit trente, la nouvelle est confirmée : il est mort d’une crise cardiaque. Je suis plongé depuis une heure dans la confection de madeleines promises au bureau. Je suis épuisé, le parfum des gâteaux cuits me donne la nausée, il fait chaud dans la cuisine. Las, je m’affale sur le canapé vers une heure et je commence à me demander ce que représentait Michael Jackson pour moi… J’ai évidemment grandi avec sa musique, ses clips, sans jamais vraiment partagé son univers. Toutefois, je me souviens très bien du clip Thriller, présenté un samedi soir, au cours d’une émission de Drucker sur la 2. J’avais été fasciné par ce film et sa musique. J’avais 15 ans. Je n’écoutais pas Jackson à cette époque, je l’entendais sur les radios. Je me demande ce que j’écoutais vraiment. Nous n’avions pas de chaîne stéréo, pour éviter les querelles entre mes parents au sujet du son forcément trop fort qui n’aurait pas manqué de faire entrer mon père, comme à son habitude, dans une colère noire contre la terre entière. J’écoutais la radio sur un gros poste à cassettes. Je crois que le tourne-disque fonctionnait encore. Mon frère aîné avait des disques de lui mais il versait plus dans Trust et ACDC pour me permettre d’écouter souvent Michael. Je n’avais pas la curiosité de chercher à mieux le connaître. Comme souvent pour les chanteurs de ma jeunesse et de mon adolescence, je ne l’ai découvert que plus tard, une fois adulte et indépendant. Re-découvert.

Je ne vais pas égrener les chansons que j’apprécie, parce que ma connaissance imparfait de sa carrière m’obligerait à écouter des extraits pour dire si j’aime celle-ci ou celle-là. Il y avait toutefois un je ne sais quoi de vie, de de profondeur dans ses chansons qui accrochaient mon attention. Qui accrochent mon attention, sans que je puisse affirmer haut et fort que j’aime Michael Jackson. Je comprends, qu’à l’instar de beaucoup d’autres, ce chanteur fait finalement partie de ma vie dans laquelle il occupe une petite case. Sa disparition, pour tragique et éprouvante qu’elle soit, ne me cause pas un chagrin si grand que je ressente le besoin de me précipiter demain pour acheter un cd. Pas encore, je pense que cela viendra dans quelques temps, par nostalgie (sic).

J’ai été étonné aujourd’hui, en revanche, de constater l’impact que cette triste mort a sur mes assistantes, pas encore trentenaires. En évoquant cette disparition, j’ai compris qu’elles voyaient une étape importante de leur vie au cours de laquelle elle n’ont jamais vraiment été confrontées à la disparition d’une idole. Sans hystérie, elles m’ont avoué être très touchées parce qu’elles considèrent franchir une étape de leur existence avec ce pan de leur jeunesse qui disparaît. Elles ont grandi avec lui, avec sa musique et le pensait immortel. Elles le croyaient sans doute immortel. Il n’en était rien.

J’ai voulu écrire ce billet pour me souvenir de lui comme un moment de ma vie. Simplement. Au delà des brumes sulfureuses qui l’entouraient, sa musique me touchait sans doute plus que je ne voulais m’en rendre vraiment compte. Son universalité me fascine. Il a existé et c’est le plus important.

vendredi 27 mars 2009

Pompe funèbre




Les tambours sont voilés de noir, les miroirs sont tendus de crêpe sombre, je m’agenouille devant la dépouille immobile de ma compagne de vie. Ses yeux sont clos. Elle semble dormir, la tête posée sagement. Mes gestes sont hésitants, je ne sais comment maîtriser l’émotion qui m’étreint lorsque je jette sur elle le sombre linceul qui l’accompagnera dans l’au-delà. Je m’étais attachée à elle, la fréquentant depuis quelques temps. J’avais appris à reconnaître ses passages discrets à côté de moi, ses petits pas menus faisaient un bruit imperceptible. Elle était humble, dans sa chasuble grise, n’osant se montrer pour ne pas me déranger. Mon frère avait fait, une nuit, sa connaissance, pendant mon séjour à Paris : alangui dans les bras de Morphée, il avait senti son regard plein d’amour posé sur lui. En ouvrant les yeux, il découvrit cet être de chair qui le dévisageait. Quelle surprise ressentit-elle en comprenant que je n’étais pas là ? Crût-elle que je l’avais abandonnée ? A-t-elle pensé être la cause de mon départ ? Dans quelles affres de culpabilité, de remords, de jalousie a-t-elle plongé pendant mon voyage parisien ? A mon retour, elle ne s’est pas montrée pendant plusieurs jours. Sans doute voulait-elle me faire payer mon infidélité. Me pardonnera-t-elle ? Et puis, cette semaine, j’ai compris qu’elle était revenue, comme avant, très vivante et joueuse, toujours à l’affût d’un tour. Je me suis dit qu’il était temps que je lui montre mon attachement en lui proposant un jeu de patience : une jolie plaque de bois clair avec un ressort et des tiges en cuivre au travers desquels elle devait se faufiler sans les effleurer. J’avais confiance en son habileté et lui avais même proposé, certain qu’elle mènerait à terme ce casse-tête, sa future récompense, une petite gourmandise devant laquelle elle ne savait pas résister : un beau morceau de vieux comté.

Hélas, l’irréparable s’est produit dans la nuit. Que s’est-il passé ? Je la croyais habile, souple, futée bref doté des meilleures capacités pour vaincre la difficulté et triompher à la face de son admirateur secret. Hélas, trois fois hélas, un sort funeste s’est acharné sur elle. La mort n’a pas voulu lui permettre de goûter les délices de l’ambroisie fromagère que lui promettait sa victoire et le vif couperet luisant s’est abattu sur sa nuque tendre. Elle est morte seule.

Pourtant, je n’arrive pas à m’en vouloir… Je pense que bientôt viendra le temps du deuil, du chagrin puis de la reconstruction. J’ai décidé d’honorer sa mémoire en autorisant l’installation de cénotaphes vides aux endroits qu’elle fréquentait afin que sa famille puisse venir se recueillir dans un dernier souffle collectif. Le 8 avril, ces lieux de mémoires (on m’a dit que cela s’appelait des « pièges », un nom bien curieux pour l’évocation des Mânes d’une chère disparue) seront en place. Je sais que plusieurs membres de sa parentèle se sont manifestés récemment dans mon immeuble : le jour dit, j’organiserai donc une cérémonie pour transformer tous les appartements de l’immeuble en un grand parc d’attraction pour les souris. Elles vont s’amuser joyeusement à éviter les pièges. Enfin, pas trop, je l’espère.

Elle s’appelait Grisette.

Requiescat in pace.

La mort d'une souris...
Post scriptum : vous n’imaginez même pas le malaise que j’ai ressenti ce matin en découvrant cette saloperie dans la tapette et le dégoût qui m’a saisi ce soir lorsqu’il a fallu jeter la tapette et la mus musculus. Vivement qu’ils viennent poser des pièges… Si vous voulez en savoir plus sur les muridés…

samedi 21 mars 2009

Caravan Palace

En me promenant dans les rayons de la Fnac des Halles, à Paris, j’ai enfin acheté le CD « Caravane » de Caravan Palace, découvert inopinément sur une radio nationale un dimanche après-midi. Et je suis tombé à la renverse ! Un mélange de jazz manouche inspiré de Django Reinhard, de swing et de sonorités électroniques qui ne laisse pas longtemps les pieds ou les mains tranquilles : on bat le rythme de manière irrépréssible en essayant de se maîtriser pour danser.

Je ne suis pas spécialiste de musique alors je vous encourage vivement à lire consacré à ce groupe génial ICI avant de vous précipiter pour acheter le disque aux faux airs de vinyl…

Pas encore décidé ? Vous ne me faites pas confiance ? Quelques morceaux devraient emporter votre conviction…





Youtube et DailyMotion sont vos amis… Et j’espère que Caravan Palace aussi !


A noter pour les lyonnais : Caravan Palace sera aux Nuits de Fourvière le 28 juillet 2009 selon le site de Colotis Zoé, la chanteuse…
Où serai-je ce soir là ? Devinez… Qui veut m’accompagner ?

lundi 16 février 2009

On connait la chanson... Une explication de texte

Comment suis-je arrivé à cette liste ? Est-elle moi ? Pourquoi ? Je vous dis tout. Vous comprendrez tout. Ou presque ;-)

Je crois que le postulat essentiel de départ est que je ne m’intéresse que très peu à la chanson actuelle, hormis quelques rares exceptions. Comme le dit Sergio dans son commentaire du billet précédent, des chansons actuelles, « y’en a pas tellement ». Oui et non. Oui, parce que la nouvelle vague est assez insipide (voix et paroles), non parce que parfois quelques pépites surnagent (le groupe Paris-Combo, la première chanson de Grégoire « Toi plus moi », etc.).

J’ai grandi avec les sons et les images des émissions pailletées des Carpentier, avec les radios RMC et RTL, au son des listes proposées par des auditeurs et des « stop ou encore ! ». Le principe du jeu était simple : faire coïncider les étapes d’une vie avec une chanson. En lisant le blogue de mon ami Olivier et son billet, je me suis dit que le jeu comblerait le rêve que j’ai parfois de « sonoriser » les événements, comme dans les films. Or, je me suis rapidement rendu compte que si je connaissais des chanteurs, j’appréhendais assez mal leur répertoire : certaines étapes furent ainsi délicates à mettre en musique. Deezer offre la possibilité d’une recherche par mots du titre : j’ai tenté plusieurs fois, en vain, de trouver une chanson. Les résultats donnés ne permettaient pas de me représentés parce que je ne connaissais pas les titres proposés. J’aurais été à contresens du but du jeu.

Cela étant dit, pourquoi ai-je choisi ces titres ? Nous y voilà…

Générique : Une belle histoire - Michel Fugain et le Big Bazar : première étape, un choix évident, tout est dans le titre. J’imagine que l’histoire de mes parents est une belle histoire, avant et après ma naissance. Je connais les hauts et les bas qu’ils ont traversés, je ne me voile pas la face mais je pense que dans les années 60, la naissance de mon frère et de moi (et du plus jeune en 73) ont été des moments choisis…

Naissance : Une chanson douce - Henri Salvador : puis-je avouer que je ne me pâme pas devant Henri Salvador ? Mais que certaines chansons résonnent d’une manière particulière à mes oreilles. Cette chanson est la quintessence de l’amour maternelle et, dans quelques souvenirs, Maman chante. Les chansons d’une maman sont forcément très belles, lorsqu’elle est penchée sur votre lit ou que vous êtes blotti dans ses bras. Une voix douce, un sein accueillant, un beau sourire et des yeux rassurants. Tous les soucis d’enfant s’envolaient alors…

Le réveil : C’est beau la vie - Jean Ferrat : vous le savez, je suis atteint d’anticommunisme primaire (et même secondaire et tertiaire) et trouver un chanteur de cette obédience dans ma liste peut paraître contre nature. Et bien non, j’apprécie en grande partie le travail de Jean Ferrat, sa voix chaude et l’émotion qu’il fait passer dans ses interprétations. L’entendre interpréter Aragon est une merveille. Et cette chanson, que j’entends régulièrement sur Nostalgie, porte en elle tous les espoirs d’une vie, toutes les justifications de continuer à vivre…

Un jour normal : Premier air des Espagnols - Le Bourgeois Gentilhomme - Jean-Baptiste Lully : j’aime le XVIIe siècle dans l’ensemble de ses dimensions, historiques et politiques (vous savez ma fascination pour Louis XIV), musicales, artistiques, littéraires… Il y a dans ce morceau de Lully la douce musique d’une vie normale, rassurante, calme. Écoutez cet air en fermant les yeux : les coulent en vous au rythme de votre cœur, tranquillement…

La ville : Brooklyn by the sea - Mort Shuman : Mort Shuman est mort trop tôt. Parolier de grands interprètes, dont Elvis Presley, il était un habitué des Carpentier dans les années 70 et sa chanson « Allô papa tango charlie » immanquablement interprétée par un Mort déguisé en vieil aviateur me faisait sourire. C’était la seule de ses chansons qui me plaisait à l’époque. Puis il est mort, en 1991. Et j’ai acheté un double cd de ses chansons. Et j’ai découvert un univers musical d’une très grande beauté. J’ai eu du mal à faire un choix pour le jeu : à lui seul, il pouvait mettre en musique plusieurs étapes. Mais Deezer ne proposait que ce titre pour une ville.

Printemps : Je suis - Nicole Rieu : elle est LA voix de la chanson française, une voix qui s’est faite plus discrète dans les années 80 mais qui a ensorcelé mon âme d’enfance… Dans cette chanson, sa voix est limpide comme le ciel du printemps, comme la vie qui renaît.

Été : Un été de porcelaine - Mort Shuman : nostalgie des vacances d’été, nostalgie de mon adolescence, nostalgie d’un hier idéalisé…

Automne : Une chanson d’automne - William Sheller : parce que j’ai tapé « automne » dans la zone de recherche de Deezer et que je suis tombé sur ce morceau. Parce que c’est lui…

Hiver : Dis, quand reviendras-tu ? - Barbara : l’absence de l’autre est un hiver si dur à vivre que je guette mon improbable printemps. Sa voix, son noir, elle.

Tomber amoureux : C’est magnifique - Dario Moreno : Je dois être le seul à écouter Dario Moreno dans le métro lyonnais, lorsque je me rends à l’école pour donner mes cours. Dario Moreno, un rondouillard souriant qui dansait le mambo, réclamait du couscous à sa femme et chantait sa Turquie natale avec chaleur. Il est pour moi le chantre de la joie de vivre… Le titre de la chanson justifie à lui seul mon choix ;-)

Être amoureux : Une île - Jacques Brel : je me souviens avoir entendu cette chanson dans le film « Itinéraire d’un enfant gâté ». Un avion survolait une île perdue au milieu de l’océan pacifique, Brel chantait… Tout allait de soit : l’océan, le sable, l’amour, bref Brel. « Voici venu le temps de vivre, Voici venu le temps d’aimer »

Se marier : Je t’appartiens - Gilbert Bécaud : Je t’appartiens, tu m’appartiens, nous nous appartenons. On pourrait gloser, ratiociner, discourir, pérorer bref discuter sur les liens de l’hymen mais l’union de deux êtres, quelle que soit la forme de cette union, suppose, je pense, un certain abandon à l’autre de sa propre personne, non ?

Jalousie : L’amour dans les volubilis - Marie-Paule Belle : Pourquoi elle ? Parce qu’il faut écouter les paroles et que le sexe sous-tend toujours la jalousie…

Se quitter : Ne me quitte pas - Jacques Brel : Rien à ajouter. Il chante.

Se réconcilier : Mon amour - Marie Laforêt : devions-nous nous disputer ? Sans doute pas ou alors seulement pour avoir le bonheur de se réconcilier. Comme elle. Un clin d’oeil à Marie Laforêt, à ses yeux merveilleusement verts…

Une longue nuit seul : Que sera sera - Pink Martini : de la solitude à l’envi, à foison, jusqu’à l’écœurement, la chanson tourne en boucle, elle m’hypnotise, je danse avec ma mélancolie, seul, nous tournons ensemble, au milieu de la piste déserte. Parfois, je n’aime pas le mauvais bal de ma vie. Je danse pour ne pas pleurer, je pleure. En musique, avec une belle reprise de Pink Martini.

Cassure : Dies irae - Mozart - : l’ultime cassure de la mort, l’injustice de la mort, l’indicible terreur de la mort. Je vais devoir répondre de mes actes devant Dieu et les hommes. Dies iræ, dies illa, jour de colère, tout s’arrête. Ou non.

Pétage de plomb : Don’t leave me this way - Les Communards : dans une voiture, à tue-tête, en chœur avec les passagers ! Bouge ton corps !

En conduisant : Nationale 7 - Charles Trénet : des souvenirs d’une route écrasée de soleil, bordée de platanes verts, du temps où aller chez mes grands-parents étaient encore une fête.

Sur la plage : Le bain de minuit - Gilbert Bécaud : un bain de minuit, forcément nu, forcément en compagnie, forcément gentiment interdit…

Une pensée profonde : Quand on n’a que l’amour - Jacques Brel : c’est déjà tant de l’avoir…

Tout va mieux : Ça ira mieux demain - Annie Cordy : cela fonctionne (enfin, quand on est au fond du trou et que le seul réconfort est un besoin régressif de croire que « demain est un autre jour », vraiment un autre jour.

Crépuscule : You’re still you - Josh Groban : la nuit est presque là et…

La nuit : Mistral gagnant - Renaud : même avec un ours en peluche dans les bras, j’ai peur du noir, même à mon âge, la faute à mon imagination ( mais je ne fais plus pipi au lit, heureusement ;-) ).

À l’aube : Mamma Mia - Abba : le chant du coq ? A la casserole le volatile, avec du vin, Nat, et j’enfile mon pat d’eph à paillettes !

Danse : I will survive - Gloria Gaynor : peut-on danser sur autre chose que du disco ?

Retomber en enfance : L’île aux enfants - Anne Germain : Voici venu les temps des rires et des chants…

Mélancolie : Des musiques sentimentales - Mort Shuman : sa disparition me rend encore mélancolique. C’était un grand talent.

Nostalgie : Non, non, rien n’a changé - Les Poppys : pour leurs cheveux longs, leurs chemises aux teintes vives et aux colles pelles à tarte, leurs pat d’eph, pour mon enfance dans les années 70…

La mort : Il est mort le soleil - Nicoletta : la mort est si froide lorsque le soleil ne brille plus.

Générique de fin : Nous nous reverrons un jour ou l’autre - Charles Aznavour : Là-haut, sans aucun doute, puisque l’enfer et le purgatoire n’existent pas dans les Saintes Écritures. Ou alors, dans le Monde du Fleuve décrit par Philip-José Farmer qui vient de nous quitter. Qu’il repose en paix. Et nous aussi.

Finalement, après avoir terminé ces deux billets, je me rends compte que si je devais refaire cette liste aujourd’hui, quelques chansons changeraient. Et si je ne m’étais pas limité à Deezer pour la liste de diffusion, je sais que mes choix auraient été différents. Rassurez-vous, cette liste, c’est bien moi. Enfin, une partie de moi ;-)

lundi 9 février 2009

On connaît la chanson

Sur une idée d’Olivier, dans ce billet, je vous propose des étapes de ma vie illustrées par des chansons ou de la musique. J’avoue qu’il m’a été difficile, parfois, de ne pas répéter les choix de mon frère de signe mais après m’être battu avec le site Deezer qui répondait très mal ce soir, je suis parvenu à dresser cette liste…

Mes choix sont souvent plus sérieux qu’ils n’en ont l’air, je fais quelques clins d’œil aux égarés de ma génération, à ma jeunesse partie,à ce que j’aurais voulu connaître, à ce que je connaîtrai un jour…

Générique : Une belle histoire - Michel Fugain et le Big Bazar
Naissance : Une chanson douce - Henri Salvador
Le réveil : C’est beau la vie - Jean Ferrat
Un jour normal : Premier air des Espagnols - Le Bourgeois Gentilhomme - Jean-Baptiste Lully
La ville : Brooklyn by the sea - Mort Shuman
Printemps : Je suis - Nicole Rieu
Été: Un été de porcelaine - Mort Shuman
Automne : Une chanson d’automne - William Sheller
Hiver : Dis, quand reviendras-tu ? - Barbara
Tomber amoureux : C’est magnifique - Dario Moreno
Être amoureux : Une île - Jacques Brel
Se marier : Je t’appartiens - Gilbert Bécaud
Jalousie : L’amour dans les volubilis - Marie-Paule Belle
Se quitter : Ne me quitte pas - Jacques Brel
Se réconcilier : Mon amour - Marie Laforêt
Une longue nuit seul : Que sera sera - Pink Martini
Cassure : Dies irae - Mozart
Pétage de plomb : Don’t leave me this way - Les Communards
En conduisant : Nationale 7 - Charles Trénet
Sur la plage : Le bain de minuit - Gilbert Bécaud
Une pensée profonde : Quand on n’a que l’amour - Jacques Brel
Tout va mieux : Ça ira mieux demain - Annie Cordy
Crépuscule : You’re still you - Josh Groban
La nuit : Mistral gagnant - Renaud
À l’aube : Mamma Mia - Abba
Danse : I will survive - Gloria Gaynor
Retomber en enfance : L’île aux enfants - Anne Germain
Mélancolie : Des musiques sentimentales - Mort Shuman
Nostalgie : Non, non, rien n’a changé - Les Poppys
La mort : Il est mort le soleil - Nicoletta
Générique de fin : Nous nous reverrons un jour ou l’autre - Charles Aznavour



Et vous, qui êtes-vous ?.

vendredi 26 décembre 2008

De la musique concrète qui me balance en arrière...

Mercredi après-midi, je suis en voiture prêt à rentrer chez moi pour les derniers préparatifs du réveillon et du déjeuner de Noël. Comme souvent, l’autoradio est branché sur Nostalgie (voilà ce que j’écoute dans la voiture en fonction de l’heure : RTL le matin jusqu’à 9 h 30 pour la session d’information et l’excellent émission « Laissez-vous tenter » puis Nostalgie ou un CD jusqu’à 11 heures, Europe 1 et l’émission sur la télé de Jean-Marc Morandini, puis Nostalgie jusqu’à 16 heures, RTL de 16 heures à 20 heures - « Les Grosses Têtes », la session d’information du soir, « On refait le monde » - puis retour sur Nostalgie. Et oui, comme Olivier, je suis fan des anciens tubes…

Mercredi donc, il était 15 heures passés quand soudain retentit dans les hautes-parleurs une musique psychédéliques avec cloches, percussions et sons électroniques.



Je restai scotché à mon siège et mon esprit était emporté dans un monde d’images colorées : les années 70 que je déteste tant ressurgissaient sous leur meilleur jour, le futurisme utopique. Je me surpris à vibrer avec ce morceau finalement très connu mais qui était resté enfoui au fond de moi pendant longtemps. Après des recherches sur le site de la radio Nostalgie - je me demande comment je vivais, naguère, sans le net, pour trouver un telle information - j’ai identifié aujourd’hui le morceau, diffusé à 15 heures 09 : Psyché rock, de Pierre Henry et Michel Colombier, créé en 1967( tout comme moi ;-) )

Un coup d’œil sur le clip (ou plutôt le scopitone comme on disait à l’époque)…



Si je devais me décrire en musique, je citerais ce morceau, entre autres. Tiens, une idée pour plusieurs billets : quels morceaux me décrivent ? Et hop, une nouvelle catégorie : « Moi en musique… ». Voilà une idée de billets qui me changera de mon calendrier de l’Avent qui, parfois, a frisé le fastidieux : trouver un nouveau sujet tous les jours pendant vingt-quatre jours, en rapport avec Jésus et Noël, des musiques, des photos, bref, tenir ma promesse n’a pas été une sinécure. Nonobstant ces constatations, en regardant ce calendrier virtuel, j’éprouve un certain plaisir ( modeste, bien entendu ).

Et vous, quelles musiques vous décrivent ?

mardi 16 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 17e jour

Dans la 17e case, des papillotes…

PapillotesSi vous êtes déjà passés par Lyon et sa région au moment des fêtes, vous avez dû remarquer ces bonbons enveloppés dans un papier brillant et bordé de franges. A l’intérieur, un chocolat, un fondant ou une pâte de fruit est entouré d’un rébus ou d’une histoire drôle. La légende veut qu’à Lyon (rue de l’Arbre sec ou du Bât d’argent, j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien), à la fin du XVIIIe siècle, un jeune apprenti pâtissier dérobait régulièrement à son patron, un certain Monsieur PAPILLOT, des chocolats pliés dans un billet doux pour les offrir à sa bien-aimée. Pris sur la fait, il fut renvoyé mais le pâtissier, conquis par l’idée, la reprit à son compte et créa la friandise de Noël appelée papillote.

Deux sortes de papillotes sont proposées : les normales et les cosaques. Ces dernières contiennent un élément essentiel qui fait tout le charme (et parfois le seul charme lorsque l’on tombe sur un fondant écœurant) : le pétard. Ce sont deux bandelettes de papier dont l’une des extrémités est recouverte de poudre : maintenues par une petite bande de papier collante, il faut tirer violemment dessus pour faire péter le pétard. Des images pour comprendre…



Tout le plaisir réside non seulement dans le bruit ou l’odeur du pétard mais aussi dans la surprise ou la peur qui saisit la personne près des oreilles de laquelle vous exercez votre activité coupable. Imaginez les rires des enfants qui passent leur temps à ouvrir les papillotes pour en retirer les pétards avant de les faire éclater en hurlant… Lorsque j’étais petit, à l’école, les papillotes ne contenaient pas de pétard, pour éviter les incidents sans doute. En revanche, je me souviens de la fête de Noël de la société dans laquelle mon père travaillait. Les enfants, outre un spectacle drôle, recevait un sac en plastique transparent avec mandarines, pain au chocolat et papillotes. Beaucoup d’enfants se contentaient du pétard et délaissaient la friandise. Je faisais alors la tournée des sacs et des chaises pour me goinfrer des chocolat et des pâtes de fruits. Je me souviens que la qualité n’était pas au rendez-vous mais je pouvais assouvir ma gourmandise sans trop risquer de réprimandes de ma mère…

Si les chocolats ont évolué pour être souvent des bonbons fourrés au praliné, les fondants au sucre existent toujours. Et gardent leur côté écrasant de sucre sous des couleurs pastels. Peu de gens apprécient cela et, enfant, j’avais du mal à les avaler. Je n’ai pas acheté de papillotes depuis longtemps devant le prix prohibitif qu’elles ont atteint alors qu’il ne s’agit que de chocolats enveloppés individuellement. La tradition oui, le pigeonnage non ;-) Je leur préfère les vrais chocolats : Bernachon, Richart, Ginet, etc.

Si vous voulez m’en offrir une…

Here comes Santa Claus - Bing Crosby & The Andrews Sisters



Good Christian Men, Rejoice - Chœur des Enfants de Vienne

dimanche 14 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - Troisème Dimanche - 15e jour

Dans la 15 case, quelques précisions de date et un évangile…

Domenico Ghirlandaio - La NativitéDomenico Ghirlandaio - (1449 - 1494).

La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ a été inscrite dans le calendrier occidentale en 337, année, par ailleurs, de célébration du baptême de l’empereur Constantin qui érigea le christianisme en religion d’état. En 353 ou 354, le Pape Libère fixe la fête la Noël au 25 décembre. Cette fête remplaça une fête romaine célébrant le dieu solaire Mithra, incorporé au panthéon d’état par l’empereur Aurélien en 274 devant la popularité du culte né en Perse et apparu à Rome au Ier siècle avant notre ère. Il fixa aussi au 25 décembre la fête du soleil invaincu, sol invictus. Certains auteurs pensent que Noël a remplacé les Saturnales qui célébraient la remontée du soleil sur l’horizon. Un théologien, vers 320, dit que « nous célébrons ce jour non pour honorer le soleil comme les païens mais pour honorer le Créateur du soleil ».

Évangile selon Saint Matthieu : (version Louis Segond - 1910) :
Matthieu 1
18. Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
19. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
20. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ;
21. elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
22. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :
23. Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils,
et on lui donnera le nom d’Emmanuel,
ce qui signifie Dieu avec nous.
24. Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.
25. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus
Matthieu 2
1. Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2. et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.


Georges de la Tour - NativitéGeorges de la Tour - (1593-1652)

La liturgie du Troisième  Dimanche

Adeste fideles…


Quelques versions de O Come all ye faithful…

Le Chœur des Enfants de Vienne




Bing Crosby


Franck Sinatra


Luciano Pavarotti

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