Apartés uchroniques

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dimanche 26 octobre 2008

Une ville dans la brume

La colline de Fourvière dans le brouillard - Lyon, 26 octobre 2008 Il est 8 heures 20, nouvelle heure, la ville est plongée dans une brume automnale annonciatrice la la Toussaint. Lyon n’est plus Myrelingues la Brumeuse depuis bien longtemps, depuis l’assèchement des zones humides à l’entour, après guerre : rares sont les jours où le brouillard replie les quartiers sur les rues humides où les façades des immeubles, abolies de toute perspective, ne se découvrent qu’au fil des pas. Seules les collines sont enchâssées dans des voiles évanescents. Fourvière est retournée au Ciel, la basilique est redevenu le Trône divin. Elle est cachée comme Dieu dans le Saint-Sacrement.

J’aime ce dimanche de retour à l’heure d’hiver, les heures alanguies s’offrent à moi : je me suis réveillé à la même heure que d’habitude pour un dimanche, vers 7 heures 30 ancienne heure : le journal de 6 heures 3O vient juste de commencer sur RTL et j’écoute les premiers titres emmitouflé dans le drap : il fait presque frais ce matin dans l’appartement. J’ai toute le temps d’une très longue journée devant moi.

Rien de particulier n’est prévu, hormis le déjeuner dominical familial. J’inviterai mes parents dimanche prochain. Aujourd’hui, Quelques tâches ménagères à assumer, notamment le rangement d’un grand placard en coin dans la cuisine : je peste de devoir toujours tout remuer pour retrouver une casserole ou un moule. Il faudrait aussi que je pense à ranger les livres qui s’entassent dans l’attente de l’achat de nouvelles bibliothèques suédoises. Encore quelques rayons et le souvenir de la chape blanchâtre aura disparu.


Le quartier Saint-Georges dans le brouillard - Lyon, 26 octobre 2008

La place Bellecour dans le brouillard - Lyon, 26 octobre 2008
Si je ressortais à l’instant, je découvrirais la place Bellecour exploser sous le soleil, défoncée par les travaux de sa chaussée nord : le sol éventré laisse apparaître la terre sombre et grasse d’humidité. Un tas de grosses racines rappellent que naguère, pendant plus de cent cinquante ans, des platanes ont rythmé les promenades avant de céder, rongés par la maladie, sous les assauts des élagueurs. Bientôt, des chênes chevelus effaceront leur souvenirs. Les enfants des autres verront leur ramure former une nouvelle fois l’ombre nécessaire pour supporter le soleil d’été. Mes enfants ne verront rien, ils n’existeront jamais ailleurs que dans mon âme.

La Toussaint approche, le froid est annoncé pour la semaine prochaine : il faudra se blottir au fond d’un canapé, bien au chaud, avec… Avec qui ? Toute la question est là. Encore un peu plus de soleil dans la cour de l’immeuble : la façade au grandes fenêtres en face de mon appartement blanchit violemment dans la lumière. Le temps est venu de changer, le temps est venu de reprendre l’initiative,le temps est venu de décider, décider d’assumer la vie, décider de reprendre le chemin de l’autre. Je réunis les conditions nécessaires à la prise d’une décision professionnelle dans les mois qui viennent. Pour le reste, pour l’essentiel en fait, j’ai décidé de ne plus refuser les occasions que je rencontrerai sur ma route. Alors il faut que je reprenne ma marche pour que ces occasions soient nombreuses et que je puise choisir. Ou que le destin choisisse pour moi. mon uméro de mobile et mon adresse électronique sont prêts.

Olivier m’a donné une idée : en fin de semaine prochaine, entre deux dégustation au Salon des vins des vignerons indépendants — qui est libre jeudi soir pour une première visite ? ;-) — je me promènerai au Cimetière de Loyasse, entres les tombes fleuries par le Jour des Morts. Quelques photos sans doute…

dimanche 17 août 2008

Miscellannées silencieuses

Le silence a envahi ce blogue depuis quelques semaines, faute de courage pour publier de nouveaux billets malgré des demandes insistantes de la part de certains lecteurs.

Évacuons tout de suite la question de la maladie et de mes rendez-vous avec Dalila : la dernière séance de chimio a eu lieu le 31 juillet et je goûte un répit certain depuis cette date avant de retrouver l'hôpital pour la radio-thérapie à partir du 25 août. Je me porte, présentement, aussi bien que possible... Les effets secondaires tendent à s'estomper pour, peut être,me laisser entrevoir une semaine de vie normale.

La dernière porte des fortifications lyonnaises - La Croix-Rousse - Lyon, France
La dernière porte des fortifications lyonnaises - La Croix-Rousse - Lyon...

J'ai parfois le sentiment d'être cette porte, comme le vestige d'un passé caché derrière des façades sans grâce. Qui se souvient d'elle ? Qui se souvient de son passé ? Qui se souviendra de moi ?

Dans cinq jours, une nouvelle année tournera. Quarante-et-une année depuis ce 22 août 1967. Mon Dieu, faites que je vive encore au moins quarante-et-une année...

J'entame ma dernière semaine de vacances demain : faute d'avoir quitté Lyon, trop fatigué, je ne vois malgré tout pas le temps passer. Cinéma, ballades citadines, je profite de mon temps libre pour visiter différents libraires anciens à la recherche d'ouvrages indisponibles : les trois concernent l'histoire de la cuisine lyonnaise et notamment, pour l'un d'eux, les décors des bars et brasseries. Je suis fasciné par le Lyon d'autrefois et je scrute avec attention tous les anciens clichés de la ville, notamment ceux antérieurs aux grands travaux de Vaïsse, commencés à partir de 1856. J'ai failli acheter l'ouvrage "Lyon vandalisée" de Bernard Schreier et Claudde Tamet de Bayle : une présentation des tous les bâtiments détruits à Lyon, notamment à la Révolution puis au cours des travaux du préfet Vaïsse ou sous la magistrature destructrice de Pradel, entre 1957 et 1976...


Pont de Pierre, circa 1840 - Lyon - Cliché des Archives municipales de Lyon

Pont de Pierre, circa 1845 - Lyon - Cliché des Archives municipales de Lyon
Le Pont de Pierre, avant sa destrcution en 1847 et son remplacement par le Pont de Nemours ou Pont du Change - Clichés des Archives municipales de Lyon

Commanderie Saint-Georges, circa 1850 - Lyon - Cliché des Archives municipales de LyonLa Commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem et de l’ordre de Malte avant son incendie et sa démolition en 1854 - Cliché des Archives municipales de Lyon

J'en reparlerai sans doute...

J'ai passé une très agréable soirée mercredi dernier avec un blogueur lyonnais : nous avons devisé gaiement entre deux bouchées avant une promenade nocturne très bavarde  (nota : la lueur flamboyante entrevue à l'horizon était bien due à la raffinerie de Feyzin - un dysfonctionnement passager de la torchère selon un écho du Progrès lu vendredi).

Lyon est une belle ville, au mois d'août aussi... Combien de fois ai-je entendu cela ? Je veux bien être d'accord avec toutefois un grand bémol : où acheter son pain ? En plein cœur de la cité, aucune boulangerie proche de la place Bellecour n'est ouverte pendant ces jours (prétendument cette année encore) estivaux ! Ne voulant pas non plus passer mon temps à arpenter le trottoir pour trouver un quignon à grignoter, j'ai, pour mettre fin à plusieurs jours sans pain, décidé de me remettre à faire du pain à la main, comme naguère. En effet, il y a environ une dizaine d'années, j'avais pris l'habitude de faire du pain régulièrement, le dimanche matin. Je me levais tôt, vers six heures trente et plongeais très vite les mains dans la farine pour pétrir un pâton moelleux. La petite messe de huit heures trente permettait au pain de reposer et j'enfournais le pain sur des briques réfractaires en fin de mâtinée. La boulangerie est un vrai métier et des pains ratés, à la mie trop dense, m'ont très souvent montré les limites de mes capacités. Or, un soir, en visitant sur des blogues culinaires, j'ai découvert le pain sans pétrissage ! Je m'interrogeais depuis un certain temps sur l'intérêt pour le célibataire que je suis d'une machine à pain (intérêt aussi limité que la place dans ma cuisine) quand cette trouvaille m'a interloqué. Après avoir regardé un reportage de Radio-Canada sur la manière de faire du pain sans le pétrir, je me suis lancé dans cette nouvelle aventure de panification. Résultat : convaincu ! Une recette simple, rapide et épatante.

La recette est en ligne. Dans les jours qui viennent, dès que j'aurais trouvé un cube de levure de boulanger fraîche, une nouvelle fournée ;-)

dimanche 22 juin 2008

L'été est là !

L’été semble s’être enfin installé entre Rhône et Saône…


Source : Meteo123.Com - The Weather Channel


jeudi 19 juin 2008

Un parfum de tilleuls...

En quelques heures, le soleil a enfin vaincu l'hiver qui accrochait, il n'y a guère, souvenez-vous des semaines dernières, son manteau de pluies grisâtres aux branches vertes de ma place. Bellecour est ma campagne, ses alignements de marronniers plus que centenaires sont les allées terribles d'une forêt dans laquelle mon âme court, erre, solitaire : entre les troncs balafrés par la ville assassine, mes pas, tantôt soulèvent la poussière rouge du sable stérile, tantôt amassent la fange lourde et sombre que la pluie fait naître au coeur de flaques immenses, d'étangs improbables où s'est noyée, si souvent ces jours passés, ma joie de vivre.

L'heure du coq a sonné depuis longtemps, lorsque, vers huit heures, j'ai dépassé le taillis de marronniers pour gagner le mail de pierre du midi. J'ai marché entre les deux haies de tilleuls argentés et soudain, le parfum des fleurs dorées a envahit l'air : au dessus de moi, les abeilles et les bourdons avaient commencé leur exploration des étamines méllifères, chaque arbre était une fontaine de saveurs suaves, insistantes, caressantes qui volaient dans un air encore épargné par les remugles de la circulation lyonnaise. Avez-vous déjà humé le parfum des fleurs de tilleuls dans un matin ensoleillé ?

Il est miel, il est doux, il est chaud. Avez-vous déjà humé le parfum des fleurs de marronniers dans un matin ensolleillé ? Avez-vous déjà pris un moment pour sentir une fleur en ville ? Ces  fleurs sont ma campagne.

Ma campagne a la terre noire comme l'asphalte, ma campagne a des montagnes verticales comme des façades d'immeubles, ma campagne a des rivages droits comme les bordures de pierre des bassins, ma campagne n'est qu'un souvenir de nature. La ville est tout, la campagne n'est plus rien. Pourtant, il suffit de quelques inspirations pour faire renaître des souvenirs de verdure. Place des Célestins, des magnolias, dans le jardin du Rosaire, des roses anciennes, sur le quais Saint-Antoine, de jeunes chèvrefeuilles engrillagés, Lyon se respire aussi. Lyon se vit parfumée et capiteuse si l'on prend la peine de s'arrêter quelques instants...





         

dimanche 16 mars 2008

Une bonne nouvelle pour ce soir d'élections bien gris...

Il est malheureusement notoire que les triangulaires organisées par le Modem, placé en troisième position au premier tour et maintenu au second, conformément à la loi, sont la cause de la défaite de la majorité dans beaucoup de villes : où est passé le socle de droite qui constituait la colonne vertébrale de l'UDF ? Le reflux de la droite n'est cependant pas aussi cruel que l'opposition et le Modem l'espéraient, Dieu merci.

Une bonne nouvelle éclaire quand même ma soirée, avant mon retour à l'hôpital demain : la défaite de F. Bayrou à Pau... Délicieux résultat que je savoure tranquillement : le grand stratège a été défait, son espoir a succombé sous les coups portés par l'arme suprême de la triangulaire. L'arroseur arrosé me fait rire.

En attendant, je crains que le deuxième arrondissement de Lyon soit le seul resté à droite. Tant pis, l'honneur est sauf !

Allez, je nettoie la colonne de droite de la bannière de soutien au pitoyable candidat UMP défait, Perben, le mauvais parachuté...


lundi 21 janvier 2008

Grandissons à Lyon !

Le blogue reprend une couleur politique et affiche mon soutien à Dominique Perben et à son équipe pour gagner les prochaines élections municipales...



Denis Broliquier, tête de liste du 2e arrondissement