Apartés uchroniques

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 3 janvier 2010

Les Rois de l'Epiphanie

L__adoration-des-Mages_-Sand.jpg

L’adoration des mages, par BOTTICELLI, conservé à l’Église Santa Maria Novella de Florence


adorationdesmages.jpg

L’Adoration des Mages par Guido DA SIENA vers 1270-1280




vendredi 25 décembre 2009

Joyeux Noël !

Domenico Ghirlandaio (1449 - 1494)




Joyeuse et très Sainte Fête de Noël !



jeudi 17 décembre 2009

37 jours, des pissenlits et des bougies plus tard...

L’hiver est là, il a neigé ce soir…


Un jour, je ne me réveillerai pas… Quelques mots qui, à l’exergue de mon msn ont fait bondir. Pourtant, les jours s’écoulent si vite que je crains de ne pas me réveiller bientôt. Finalement, nous sommes tous des morts en sursis, non ? Trente-sept ont filé dans le silence sur ce blogue alors que ma vie s’épuise chaque jour un peu plus et que mes nuits mangent mes jours. Tout va très vite, trop vite, c’est un lieu commun, j’enfonce des portes ouvertes mais j’en prends parfois aussi en pleine figure.

Quelques bribes, en vrac, d’une vie.

Novembre est passé, sans rien dire, un mois comme un autre avec quelques beaux moments, quand même, d’amitié à deux, au restaurant, au cinéma, des moments de complicité et de rires vivifiants, rassurants, revigorants. Je les ai dégustés avec gourmandise parce qu’alors le temps assassin a suspendu son vol implacable entre deux sourires.

Les illuminations du 8 décembre ont été l’heureux prétexte pour revoir mon ami d’enfance Philippe, connu à l’école maternelle à l’âge de trois ans et retrouvé il y maintenant trois ans sur le net. Avec lui, la complicité enfantine a très vite été retrouvée, malgré plus de 25 ans de séparation. Trop de choses nous réunissent pour que nous soyons devenus des étrangers après nous être quitté à l’âge de douze ans. Il est resté trois jours à la maison, bousculant ma vie de célibataire mais en montrant une telle générosité dans l’aide apportée que sa présence fut une bouffée d’air frais. Entre deux agapes (petite litote) et avec des amis dont Robert le docte, nous avons arpenté les nuits lumineuses de la presqu’île, envahie par des hordes bigarrées et polyglottes qui déambulaient dans les rues à la recherche des installations de la fête des Lumières… Depuis deux lustres, la fête païenne a pris vraiment le pas sur la célébration de la Vierge Marie à Lyon. C’était mieux avant, peut être, lorsque la fête des lumignons ne durait qu’une journée, lorsque les magasins faisaient des efforts pour décorer leur vitrine - je me souviens, dans mon enfance, du boucher et du charcutier-traiteur qui baissaient le rideau à 17 heures pour le relever à 19 heures et exposer, à la foule admirative, des montages en viandes et saindoux représentant des scènes de Noël ou d’architecture -, lorsque Marie était reine des Cieux et des cœurs, lorsque le 8 décembre annonçait les fêtes de Noël… Philippe est reparti avant que les lyonnais aient placé sur leurs fenêtres les lumignons de la tradition. Le mardi soir, après avoir expédié la promenade de nos chiens respectifs, mon amie Bénédicte et moi avons déambulé dans les rues et sur les quais brillants de mille lumignons, détaillant les façades, comptant les bougies et faisant quelques haltes pour admirer les spectacles : seules les projections sur la cathédrale Sain-Jean nous ont convaincus. Nous avons dû boire deux verres de vin chaud et grignoter des orangettes au chocolat noir pour nous consoler… Ce soir là, après avoir raccompagné mon amie chez elle, je me suis arrêté, comme chaque année, dans l’église Saint-Nizier, pour la veillée du 8 décembre : en ce lieu, comme dans toutes les églises lyonnaises, la foi survit loin des faisceaux des projecteurs et des vendeurs de sandwichs. A l’entrée, des sourires, des salutations chaleureuses, on s’empresse autour du visiteur parce qu’il est chez lui, dans la maison du Seigneur, des boissons sont offertes, des plaquettes et surtout beaucoup d’amour et de joie.

Noël approche, et mon sapin, déjà dressé le 30 novembre, se sent seul sans la crèche que je n’ai pas encore installée. Le temps passe si vite et mes endormissements sur le canapé le soir étant presque quotidien, je ne sais quand elle sera dressée. Il me faut penser au menu du déjeuner de Noël qui se déroulera chez moi, comme l’habitude en a été prise depuis quelques années. Le foie gras en terrine sera précédé de coquilles Saint-Jacques sur lit d’endives et de fenouil et l’ensemble sera suivi d’un plat pour lequel j’hésite encore : une pièce de bœuf farcie au foie gras ou une pièce de veau farcie aux marrons et aux champignons. Mon prochain passage aux Halles de Lyon-Paul Bocuse détermineront mon choix…

J’ai mangé des pissenlits. Pas (encore) par la racine. Des pissenlits un peu amers, aux feuilles dentelées qui grattent la gorge quand on les avale. Tenez, essayez un jour le groin d’âne, un cousin du pissenlit que l’on trouve à Lyon dans la véritable salade lyonnaise avec lardons et œufs mollets : des feuilles un peu plus coriaces, de l’amertume encore plus présente et n’hésitez pas à verser les lardons brûlants sur la salade. La chaleur va attendrir les feuilles… Quand vous saurez que le pissenlit est aussi appelé dents-de-lion, vous comprendrez pourquoi il est tant apprécié entre Rhône et Saône. En passant, évitez la salade lyonnaise faite avec de la frisée, c’est autant une hérésie que le gratin dauphinois avec du lait et du fromage rapé…

samedi 15 août 2009

Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie

L'Assompton de la Vierge Marie - Le Brun

L’Assomption de la Vierge par Charles Le Brun XVIIe, huile sur toile, Musée Thomas-Henry, Cherbourg-Octeville, donation Thomas Henry 1835.

Liturgie de l’Assomption

Nicolas Clérambault - Chants et motets pour la Royale Maison de Saint Louis - Assomption de la Sainte Vierge : Hodie - par les Demoiselles de Saint-Cyr



…À celle qui intercède.
La seule qui puisse parler de l’autorité d’une mère.
S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure.
Parce qu’aussi elle est infiniment douce…
À celle qui est infiniment riche.
Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre.
À celle qui est infiniment haute.
Parce qu’aussi elle est infiniment descendante.
À celle qui est infiniment grande.
Parce qu’aussi elle est infiniment petite.
Infiniment humble.
Une jeune mère.
À celle qui est infiniment jeune.
Parce qu’aussi elle est infiniment mère…
À celle qui est infiniment joyeuse.
Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse…
À celle qui est infiniment touchante.
Parce qu’aussi elle est infiniment touchée.
À celle qui est toute Grandeur et toute Foi.
Parce qu’aussi elle est toute Charité…
À celle qui est Marie.
Parce qu’elle est pleine de grâce.
À celle qui est pleine de grâce.
Parce qu’elle est avec nous.
À celle qui est avec nous.
Parce que le Seigneur est avec elle.

Charles Péguy

mercredi 15 juillet 2009

Le temps est venu de compter mes amis...

De faire un tri, pour séparer le bon grain de l’ivraie. Pour simplement pouvoir continuer à cultiver le froment de l’amitié sans qu’il soit étouffé par des personnes plus sociopathes que sincères. Et je suis las de toujours faire des efforts pour m’adapter aux autres. J’ai tenté, j’ai perdu.

Je referme définitivement ce livre.

J’ai fait le compte : amis, -1.

Mise à jour du jeudi 16 juillet 2009 à 00 h 42 : ab irato, j’ai désactivé hier les derniers messages. Et puis je viens de tout remettre en ligne. Simplement parce que c’est la vie, parce qu’il ne suffit pas de ne plus voir quelqu’un ou quelque chose pour que cela n’existe plus. Et je me souviens aussi, dans la chaleur de cette nuit solitaire, de l’évangile selon Saint Luc, chapitre 6, versets 27-38

Jésus déclarait à la foule : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu’on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu Très-Haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

Le plus dur est à venir, le plus exaltant aussi : vivre. Enfin, je crois.

vendredi 10 avril 2009

Vendredi Saint



Philippe de Champaigne - Le Christ mort couché sur son linceul - 1654 - Musée du Louvre, Paris

Phlippe de CHampaigne - Le christ mort 1654





dimanche 4 janvier 2009

Épiphanie du Seigneur...

<img src=
Leopold KUPELWIESER (1796-1862), Le Voyage des trois Rois, 1825. Huile sur bois. Österreichische Galerie Belvedere, Vienne.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (Mt 2, 1-12)
01 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
02 et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
03 En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
04 Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
05 « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
06 Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple. »
07 Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
08 puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
09 Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant.
10 Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
11 En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
12 Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Liturgie du Dimanche de l’Épiphanie du Seigneur par les Dominicains de la Province de France



Qu’est-ce que l’Épiphanie ? Une réponse par le frère Bernard-Dominique Marliangeas des Dominicains

Hugo Van der Goes (vers 1440-1482), Autour de 1470, L’adoration des rois

Hugo Van der Goes (vers 1440-1482), Autour de 1470, L’adoration des rois (Retable de Monfort), Allemagne, Berlin, Gemäldegalerie (SMPK)

La marche des Rois par la Maîtrise de la Cathédrale de Strasbourg

jeudi 18 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 19e jour

Dans la 19e case, la crèche…

Une crèche
Espérée au pied de mon sapin depuis le premier dimanche de l’Avent, elle n’est pas encore là, faute de temps. Des assemblées générales le soir, la fatigue d’une année douloureuse qui me vide des dernières forces la nuit venue, des fins de semaines occupées à courir de droite et de gauche (même si je préfère la droite, bien sûr), bref, je n’ai encore rien fait. Enfin, les heures qui viennent devraient me permettre d’accomplir cette promesse annuelle. Je n’ai jamais eu de crèche étant enfant, je n’ai jamais su pourquoi alors que mon frère allait au catéchisme (enfin, jusqu’à ce que ma mère le retire devant le militantisme maoïste du curé rouge de la paroisse) et que nous devions réciter un pater et un ave le soir avant de nous coucher. Puis, un jour, j’ai décidé d’installer une crèche au pied du sapin, chez mes parents. Le commentaire laconique de mon père m’a glacé lorsqu’il l’a vue : « c’est ça, ta crèche ? ». Je n’ai plus, aujourd’hui, de commentaires, heureusement et cette crèche fait partie de l’ambiance de Noël chez moi. Je ne l’ai pas faite qu’une seule fois, en 2004, lorsque j’étais très malade.

Une crècheLa crèche est rassurante par l’éternité de l’histoire qu’elle met en scène. Au delà de l’imperfection de l’installation, elle affiche le miracle de l’Incarnation, elle témoigne de la réalité de Dieu. Elle porte, en elle, la foi dans la tradition (du latin tradere, transmettre), dans l’immutabilité rassurante de l’amour divin au milieu des bouleversements de notre époque, elle est un anneau pour accrocher sa foi de manière tangible. Et puis, la naïveté, la  fraîcheur, la simplicité qu’elle offre sont rassurantes. Elle est et c’est déjà beaucoup.

La première crèche serait due à Saint François d’Assise qui, en 1223, trois ans avant sa mort, installa la première crèche dans une grotte, en Italie. Au XIVe siècle, la France fait connaissance avec cette crèche et rapidement, elle connaît une valeur magique. En Bretagne, un enfant malade placé au coté de l’Enfant-Jésus guérissait même in articulo mortis. En Provence, l’extinction de l’une des lumière de la crèche portait malheur (flûte, avec les lampes de guirlandes électriques utilisées, les risques sont multipliées - cette année, je mets une guirlande neuve, les années précédentes ayant vu l’extinction de plusieurs ampoules).

Une crèche

Une crèche

Une crèche

J’ai toujours préféré une crèche réduite à la représentation biblique de la Sainte Famille et des rois mages. J’ajoute seulement un berger provençal, pour accompagner les moutons. J’admire les grandes crèches multipliant les santons mais la place manque pour constituer un paysage cohérent, mon souci du détail prenant le pas sur la simplicité de la crèche, je l’avoue. Cette année, je n’ai fait aucun achat supplémentaire (quoique, je me tâte pour un ou deux anges…) et reste fidèle aux santons de Provence Carbonel à l’exception des éléphants des rois mages. Bien sûr, je respecte aussi la tradition de l’histoire en ne plaçant ces derniers devant l’Enfant-Roi que le jour de l’Épiphanie.

Une crèche

La Vierge à la crèche…



Dans cette étable…


O little town of Bethleem by Franck Sinatra

dimanche 14 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - Troisème Dimanche - 15e jour

Dans la 15 case, quelques précisions de date et un évangile…

Domenico Ghirlandaio - La NativitéDomenico Ghirlandaio - (1449 - 1494).

La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ a été inscrite dans le calendrier occidentale en 337, année, par ailleurs, de célébration du baptême de l’empereur Constantin qui érigea le christianisme en religion d’état. En 353 ou 354, le Pape Libère fixe la fête la Noël au 25 décembre. Cette fête remplaça une fête romaine célébrant le dieu solaire Mithra, incorporé au panthéon d’état par l’empereur Aurélien en 274 devant la popularité du culte né en Perse et apparu à Rome au Ier siècle avant notre ère. Il fixa aussi au 25 décembre la fête du soleil invaincu, sol invictus. Certains auteurs pensent que Noël a remplacé les Saturnales qui célébraient la remontée du soleil sur l’horizon. Un théologien, vers 320, dit que « nous célébrons ce jour non pour honorer le soleil comme les païens mais pour honorer le Créateur du soleil ».

Évangile selon Saint Matthieu : (version Louis Segond - 1910) :
Matthieu 1
18. Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
19. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
20. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ;
21. elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
22. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :
23. Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils,
et on lui donnera le nom d’Emmanuel,
ce qui signifie Dieu avec nous.
24. Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.
25. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus
Matthieu 2
1. Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2. et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.


Georges de la Tour - NativitéGeorges de la Tour - (1593-1652)

La liturgie du Troisième  Dimanche

Adeste fideles…


Quelques versions de O Come all ye faithful…

Le Chœur des Enfants de Vienne




Bing Crosby


Franck Sinatra


Luciano Pavarotti

dimanche 30 novembre 2008

Un calendrier de l'Avent - Premier Dimanche - 1er jour

L’Avent est la période de 4 semaines précédant. Selon l’Église,ce n’est pas un temps triste, c’est un temps d’attente et de préparation de Noël. Le violet de la  la couleur liturgique de cette période, au-delà du deuil qu’il symbolise habituellement (nota :  le violet était la couleur de deuil de la cour de France et non le noir), marque aussi l’attente et la conversion des cœurs dans la perspective de la venue de Jésus-Christ. Cette teinte  sombre fera aussi éclater plus ardemment la splendeur de la couleur blanche ou dorée du jour de Noël.

Etymologie et histoire (copiées du Trésor de la langue française informatisé) 1. 1119 advent « les quatre semaines qui précèdent Noël, pendant lesquelles l’Église catholique se prépare à cette fête » (PH. DE THAON, Comput, éd. Mall, 3450 : Ki bien voldrat guarder l’Advent e celebrer) graphie courante jusqu’au XIVe siècle, disparaissant après le XVIIe siècle (Trév. 1704) ; 1217 avent (G. DE COINCY, Ste Leocade dans Fabliaux et Contes, éd. Barbazan, t. 1, 271, 49); 2. avant 1692 par extension « sermons des dimanches de l’Avent » (TALLEMANT DES RÉAUX, Historiettes : Mme de Villars dans Dictionnaire historique de l’Académie française, tome 4, 1894 : Il le Père Henri de la Grange-Palaiseau, capucin prêcha l’avent au Havre). Emprunté. au latin adventus proprement « arrivée, avènement » (PLAUTE, Amph. 988 ds TLL s.v., 837, 24), employé. en latin chrétin pour désigner la venue du Christ, IIe-IIIe s. (IRÉNÉE, 4, 33, 1, ibid., 838, 27), et la période de l’année liturgique qui précède Noël, IVe-Ve siècles (Ps. AMBROISE, Serm. 1, 1 c, 625 ds BLAISE)

Ouvrons la première case pour découvrir…

La liturgie du Premier dimanche

Un chant : Venez Divin Messie

- page 1 de 2