Apartés uchroniques

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Keyword - Enfants du Mékong

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vendredi 18 avril 2008

Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 2



J'ai reçu samedi dernier le dossier de parrainage de Tu, garçonnet vietnamien habitant à Son Giang, province de Binh Phuoc, au nord d'Ho Chi Minh-Ville (l'ex-Saïgon), près de la frontière cambodgienne.


J'avais « choisi » (curieux mot dans ce contexte) sa fiche lors de la soirée du cinquantenaire évoqué ici, parce que sa famille a de faibles revenus journaliers (20 000 đng soit 1,05 € selon le site Vivre, travailler ou investir au Vietnam environ).

Tu a 10 ans, il est l'aîné d'une fratrie de trois frères, ses parents sont des serviteurs (???). La famille vit dans une maison de 20 m². Actuellement, il est 2e (CE1).

Selon la fiche sur le Vietnam jointe, le coût de base de la scolarité est de 400 000 VND par an soit 20,90 € auxquels il faut ajouter l'uniforme annuel obligatoire - 30 000 à 60 000 VND soit 1,57 à 3,14 €, les cours supplémentaires mensuels - 20 000 VND soit  1,05 €,  la demi-pension journalière  - 6 000 VND soit  0,31 € et le matériel annuel (tenue de sport pour 70 000 VND soit 3,66 €, le cahier 2 000 VND soit 0,10 €, les livres 15 000 à 100 000 VND soit 0,78 à 5,23 €). Un vélo coûte de 300 000 à 600 000 VND soit 15,68 à 31,35 €. Le total annuel de la scolarité pour un enfant au primaire est estimé à 1 milllion de VND soit 52,25 €.

Ses parents travaillent 50 jours par an pour envoyer Tu à l'école... Avec trois enfants, ils travailleront près de 6 mois pour les instruire. Comment vont-ils faire ? Je comprends que mon parrainage est essentiel.

Enfants du Mékong a commencé à intervenir en  1981 auprès des boat people dans les camps d'Asie du Sud-Est et agit au Vietnam depuis 1990. Sur place,  12 000 enfants sont parrainés par l'intermédiaire de responsables locaux, souvent des religieux. L'association n'est pas déclarée dans le pays, «dans le seul but d'éviter la corruption pour que les enfants touchent la totalité de leur parrainage. Le gouvernement connaît ses (nos) actions et, dans la mesure où elle (nous) ne lui fait (faisons) pas d'ombre, il la (nous) laisse agir. »

Dans la lettre de confirmation de mon dossier, il est demandé « instamment de ne pas faire allusion à la situation politique » dans les courriers que j'enverrais... Par chance, sur place un vieil homme de 72 ans, passionné par le français, traduira mes lettres et celles de mon filleul.

Selon la fiche de présentation du programme de Son Giang, « l'argent du parrainage est distribué chaque mois aux filleuls par le responsable local (...). Le parrainage sert à couvrir tous les frais liés à la scolarisation : frais d'inscription, uniformes, fournitures, cours supplémentaires obligatoires d'informatique ou d'anglais, frais d'entretien de l'école... une partie sert aussi à améliorer la quotidien de toute la famille. »

Je voudrais encore citer une phrase d'Enfants du Mékong : « Pour tous ces enfants qui pourront prendre le chemin de l'école et éviter de travailler dès leur plus jeune âge, nous vous disons un grand merci !. »

Pour  parrainer : le parrainage est expliqué ICI et le formulaire est LÀ...

Ensemble, donnons leur un avenir !

jeudi 10 avril 2008

Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 1



En 2008, l'association Enfants du Mékong  fête ses cinquante ans : après un demi-siècle, l'association défend 570 programmes de parrainage d'enfants, 90 projets de développement durable, envoie 30 volontaires bénévoles sur place, parraine 22 000 enfants et soutient 60 000 enfants dans 6 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge et Birmanie.

L'Asie a toujours exercé une certaine fascination sur moi, peut être à cause de l'ancienneté de ses civilisations et de la diversité de ses cultures. Je me souviens de mon dernier séjour à Paris au cours duquel j'ai parcouru avec délice et admiration toutes les salles du musée Guimet consacré aux arts asiatiques :  j'ai été émerveillé par les statues, les porcelaines, les pierres taillées, par tous ces témoignage de la grandeur des peuples qui les ont créés. A défaut de visiter les terres d'origine de ces trésors, en 2007, après la naissance de ma nièce et filleule Emmie, j'ai commencé à réfléchir à la chance qu'elle aura de suivre des études pour construire sa vie et j'ai acquis l'idée qu'offrir mon aide financière à un enfant du Sud-est asiatique serait tout à la fois un hommage à ces mondes si riches d'histoire et une manière de me rendre utile.

Je ne sais plus comment j'ai découvert l'assocation Enfants du Mékong mais après avoir longuement lu tout le site, j'ai apprécié sa démarche et son dévouement. Elle n'est pas la seule association de parrainage d'enfants évidemment, elle dégage toutefois une telle force de conviction à travers ses projets, à travers ses volontaires sur le terrain, à travers ses réalisations qu'elle a emporté mon choix de parrainer un enfant par son intermédiaire.


J'avoue que la fiscalité avantageuse du don (déductible à hauteur de 66 % de sa valeur de mes impôts) n'est pas étrangère à ma décision non plus que le montant raisonnable (24 € mensuels) du don. 

Jeudi dernier, j'ai aussi compris que mon soutien était un message d'espoir adressé à un enfant surtout préoccupé à survivre dans la misère : la tournée du cinquantenaire de l'association faisait escale à Ecully, près de Lyon pour une soirée d'échanges entre parrains et membres des équipes. 



Au cours de la soirée, deux volontaires bambous présentèrent leur mission, la responsabilité d'un foyer d'étudiants et l'animation auprès d'enfants avant que Jocelyn, jeune philippine parrainée en France, témoigna de l'importance de l'aide qu'elle reçoit pour quitter sa condition d'extrême pauvreté et surtout poursuivre ses études. Son récit d'une vie de lutte était émouvant et sa reconnaissance à l'égard de son parrain et d'Enfants du Mékong sincère et admirable. Yves Meaudre, directeur général, rappela ensuite l'histoire et le fonctionnement de l'association et insista sur l'espoir qui permet à tous ces enfants de vivre et sur l'amour dont ils peuvent ainsi remplir leur existence. Un film fut projeté pour présenter les conditions très dures de vie dans les six pays où  l'association agit : j'ai vu des images poignantes, douloureuses (cette petite fille philippine qui, revenant de l'école en uniforme, sur le pas de le porte de son habitation, troquait ses socquettes et ses chaussures pour des tongs avant de s'engouffrer dans un taudis installé sous une maison : le sol en terre battue était détrempé par la pluie, un puits commun à plusieurs familles le seul moyen pour tenter de faire un semblant de toilette sans aucune intimité - ou cette fillette birmane obligée de vendre de la drogue pour rapporter un peu d'argent à sa mère, et peut être éviter la prostitution, etc.) mais pleines d'espoir. Tous les enfants jouaient, riaient, comme n'importe quel enfant de chez nous... Leurs yeux brillaient du désir de vivre mieux. Je reconnais que j'ai été secoué par ce film.



A la fin de la projection, j'ai pris la décision de parrainer un second enfant, un jeune vietnamien d'une dizaine d'années. J'attends son dossier pour le premier versement. Je pense sans doute, dès que cela sera possible, parrainer un troisième enfant, au Cambodge.

Pour le moment, j'ai écrit à mon filleul philippin, Edmundo, un premier courrier, répondant avec beaucoup de retard à sa lettre du mois de juillet 2007. J'ai prévu de lui envoyer des nouvelles chaque mois (notamment parce que j'ai pu voir combien les lettres des parrains étaient importantes pour les enfants).

Je vous encourage, si vous en avez les moyens (6 € par mois après défiscalisation), à parrainer un enfant : le parrainage est expliqué, et vous pouvez vous engager avec ce formulaire...

Ensemble, donnons leur un avenir !

Toutes les photos sont issues du site Enfants du Mékong