Apartés uchroniques

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 4 juin 2008

Lucide parce qu'amer ?

Dans le Figaro de ce jour, un entretien avec Michel Charasse m'a procuré une certaine bonne humeur après sa lecture...

jeudi 22 mai 2008

« Sarkozy, le Nouvel Observateur et les " connards " » - Libération, 21 mai 2008 - Ah, ces chiens de journalistes...

Souvenez-vous de l'affaire du faux sms, qui aurait été envoyé par Nicolas Sarkozy une dizaine de jours avant son mariage à son ancienne femme, Cécilia, lui annonçant annuler ses projets de mariage avec Carla Bruni si elle revenait.
Souvenez-vous de l'obstination du journaliste Airy Routier à défendre son information mise en ligne sur le site internet du Nouvel Observateur.
Souvenez-vous de la plainte déposée par le président pour « faux, usage de faux et recel ». Souvenez-vous des déclarations du journaliste qui a affirmé ne pas avoir vu le SMS mais qui avait donné crédit à la rumeur parce que l'information provenait de « sources verbales (...), fiables et concordantes dans un contexte crédible ».
Souvenez-vous de l'abandon de la plainte consécutive à l'abandon du sms par le journal.

Le Nouvel Observateur remet cela dans son édition papier du 21 mai 2008 selon un blogue du site du journal Libération, Coulisses de Bruxelles, UE, rédigé par Jean Quatremer : la rubrique Téléphone Rouge de l'édition s'ouvrirait avec la nouvelle d'une nouvelle insulte présidentielle.

Le blogue cite les paroles prêtées à Nicolas Sarkozy : « Les nouveaux connards de Sarkozy. Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. “Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ”  ».

Or, le journaliste Jean Quatremer réfute formellement la prononciation de ces mots par le président : « Spectaculaire, mais totalement faux. Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles le savent, puisque j’étais présent ».

Je vous donne ci-dessous une copie-écran du  billet :


Pour lire correctement, copier l'image sur votre ordinateur...

Qui a dit que les médias étaient aux ordres de Nicolas Sarkozy ? Qui a dit  que les médias n'étaient pas de gauche ?

Deux petites choses : je ne trouve pas sur le site internet du Nouvel Observateur la reprise de l'affaire -  je vais donc essayer dès demain de photographier l'article chez le libraire (je ne vais quand même pas acheter l'hebdomadaire).
Cette semaine, juste avant une interview sur RTL, le journaliste Jean-Michel Apathie (qui n'a jamais pencher pour la gauche ou la droite) a confirmé que la plupart des journalistes étaient de gauche...

Que penser du Nouvel Obs' ?

En passant, je viens de lire plusieurs entretiens avec Bertrand Delanoë à l'occasion de la sortie de son livre : il me réconcilierait presque avec le PS, lui qui n'a jamais été gauchiste. Mais voter à gauche serait au dessus de mes forces... ;-)

Mise à jour de 23 heures 21 : selon Jean Quatremer , « Le Nouvel Observateur reconnait que "sur la base des recoupements que nous avons réalisé jusque-là, ilDsc05700 apparait effectivement que cette information n'est pas avérée" ». Le communiqué du journal poursuit : « Nous avons d'ores et déjà décidé d'informer nos lecteurs dans le prochain "Téléphone rouge" en faisant la rectification suivante: « Contrairement à ce que nous avons écrit, le président de la République n’a pas tenu les propos qui lui sont prêtés dans la rubrique Téléphone rouge du Nouvel Observateur N°2271 (du 15 au 21 mai). Si l’entretien informel qu’il a eu, le 5 mai dernier, avec les journalistes spécialistes des questions européennes s’est bien déroulé dans une ambiance relâchée, sa réponse à une question sur les droits de l’homme en Tunisie ne comportait aucun terme de cette nature. Le Nouvel Observateur présente ses excuses à ses lecteurs ainsi qu’à toutes les personnes présentes lors de cette rencontre à l’Elysée ».

Je repose ma question : que penser du Nouvel Observateur ? Ma religion est faite sur cet hebdomadaire. D'une manière générale, ce nouvel incident, qui met à mal l'adage latin bis repetita placet, met en lumière le traitement de l'information par les journalistes français qui semblent, de plus en plus, ne pas prendre le soin de vérifier leurs sources dès lors qu'ils pensent détenir un scoop... Lamentable, regrettable, pitoyable, la triste litanie des noms d'oiseaux peut être égrenée à l'envi...

mardi 6 mai 2008

Déjà un an...

Dès 2005, j'ai eu la prescience que Nicolas Sarkozy pouvait gagner l'élection. Je me souviens de mon premier engagement en politique, au Parti Républicain, en 1986 : j'avais 19 ans, j'étudiais le droit et mes parents étaient de droite. Pouvais-je faire un autre choix ? Peut-être pas. J'ai rencontré  Léotard en 1987 lors de la création du mouvement des jeunes républicains à Eveux, dans le cadre extraordinaire du Couvent de la Tourette dessiné par Le Corbusier, près de Lyon. Je me souviens de l'arrivée en hélicoptère du ministre de la Culture de l'époque, tout était alors possible, surtout la victoire en 1988. Le PR était une composante de l'UDF et bien que les réunions du bureau politique départemental se transformaient régulièrement en festival anti-Barre, j'ai soutenu la campagne du futur maire de Lyon au pointe de rater ma licence (je me souviens de la terrible phrase de mon père lorsqu'il apprit mon échec : « nous te payons des études pour que tu les réussisses »). Je me souviens de la rencontre de ma meilleure amie. Je me souviens de la défaite de Chirac et de mon éloignement de la politique : je devais réussir mes prochains examens. La question réglée, mon entrée dans la vie professionnelle m'a longtemps tenu éloigné des partis. Toutefois, je gardais un oeil sur la droite mais refusais obstinément de m'encarter au RPR, faute d'être gaulliste. L'UDF m'ennuyait par son côté mollasson. Quant au PR, il s'éloignait de moi. 1995 : le meeting de Chirac à Lyon, j'étais debout sur ma chaise, dans un grand hall du Centre Eurexpo, mes parents, une ancienne collègue de travail et son mari, embarqués dans la joyeuse galère, tout le monde était debout et scandait le nom de Chirac, et criait le nom de Chirac et hurlait son désir de victoire ! Les urnes portèrent au pouvoir mon candidat. Je défilais avec ses partisans le soir même entre Bellecour et Terreaux. Très vite, je déchantais mais continuais à soutenir le président contre vents et marées. 2002 : le choc d'une nouvelle victoire sans aucune gloire. Le délitement de la chiraquie me consternait chaque jour davantage quand je commençais à m'intéresser à Sarkozy. J'ai parlé l'année dernière de mon intérêt pour cet homme et ses idées, son projet, sa force et sa volonté de réformer le pays.

2007 : victoire de mon champion, pressentie plusieurs mois avant et défendue ardemment devant tous mes amis défaitistes...

2008 : un an plus tard, quel est mon état d'esprit ? Assez confiant, un peu déçu, mais plein d'espoir. La vie personnelle de Sarkozy ne m'a pas convaincu, loin s'en faut mais qui suis-je donc pour le juger ? Il n'est qu'un homme.

Je salue en revanche l'engagement des réformes que j'avais accepté par avance en votant pour lui : je dois aussi reconnaître que tout n'est pas réussi, notamment à cause de la conjoncture économique mondiale déplorable. Je n'ai jamais cru qu'il lui suffirait de claquer des doigts pour doubler mon salaire ou diminuer de moitié les prix (le président thaumaturge toucheur d'écrouelles - le président te touche, Dieu te guérit ! -  très peu pour moi). je ne fais pas partie des déçu du sarkozysme. Je suis en revanche agacé par les déclarations discordantes des membres du gouvernement et de la majorité : avec eux, aucun besoin d'une opposition pour se ridiculiser, la droite le fait très bien toute seule. La droite la plus bête du monde est de retour dans son nouveau spectacle d'auto-destruction. L'ouverture à  gauche m'a surpris dans le bon sens mais je ne suis pas loin de penser que cette ouverture aurait pu se faire aussi à droite, chez les sarkozystes. En résumé, j'ai la désagréable sensation que des coups de pieds au cul se perdent en grande quantité à droite. Bordel de merde !

Je suis encore un partisan de Sarkozy mais beaucoup moins de son équipe. Il est peut être temps de changer certaines choses. Rapidement, je ne veux pas finir comme le dernier des Mohicans.

dimanche 16 mars 2008

Une bonne nouvelle pour ce soir d'élections bien gris...

Il est malheureusement notoire que les triangulaires organisées par le Modem, placé en troisième position au premier tour et maintenu au second, conformément à la loi, sont la cause de la défaite de la majorité dans beaucoup de villes : où est passé le socle de droite qui constituait la colonne vertébrale de l'UDF ? Le reflux de la droite n'est cependant pas aussi cruel que l'opposition et le Modem l'espéraient, Dieu merci.

Une bonne nouvelle éclaire quand même ma soirée, avant mon retour à l'hôpital demain : la défaite de F. Bayrou à Pau... Délicieux résultat que je savoure tranquillement : le grand stratège a été défait, son espoir a succombé sous les coups portés par l'arme suprême de la triangulaire. L'arroseur arrosé me fait rire.

En attendant, je crains que le deuxième arrondissement de Lyon soit le seul resté à droite. Tant pis, l'honneur est sauf !

Allez, je nettoie la colonne de droite de la bannière de soutien au pitoyable candidat UMP défait, Perben, le mauvais parachuté...


lundi 21 janvier 2008

Grandissons à Lyon !

Le blogue reprend une couleur politique et affiche mon soutien à Dominique Perben et à son équipe pour gagner les prochaines élections municipales...



Denis Broliquier, tête de liste du 2e arrondissement



lundi 12 novembre 2007

« Grèves, Fais tourner, citoyen ! »

Koz, dans un billet du jour auquel j’ai emprunté le titre, relaie un texte de Gérard Mermet, paru dans Métro. Je le reproduis dans son intégralité… mais je vous conseille de lire auparavant l’exergue de Koz< br />
« Sous divers prétextes, les bénéficiaires des régimes spéciaux défendent le maintien de ce que l’on doit appeler, en toute objectivité, des privilèges . A tous ceux qui s’efforcent de regarder la société sans prisme idéologique ou politique , mais en se réclamant du bon sens, de l’équité, de la solidarité, de la responsabilité , leur attitude paraît irresponsable, voire indécente. Rappels :

- Les bénéficiaires des 128 régimes concernés partent à la retraite bien avant ceux du régime général. Exemples : 50 ans pour les agents de conduite SNCF ou RATP; 53 ans pour les sénateurs, 55 pour les députés qui auraient dû montrer l’exemple…;

- La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active et ils percevront ainsi plus de pensions qu’ils n’ont reçu de salaires !

- Le montant de leur retraite est calculé sur les 6 derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui bénéficient encore à ce titre d’un régime spécial), soit un écart considérable par rapport aux 25 années du régime général. Leur taux de cotisation est en outre souvent inférieur (7,8% contre 10 à 11%) ;

- La plupart bénéficient par ailleurs d’un autre privilège important : la garantie de l’emploi ;

- Dans l’immense majorité des cas, l’existence de ces “exceptions” n’est plus justifiée par une pénibilité particulière du travail ;

- Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards d’euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité.

- La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités ;

- La réforme de ces régimes est souhaitée par 82% des Français (sondage Metro/Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une majorité des agents de la Fonction publique ;

- On estime à 300 milliards d’euros les engagements de retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les générations futures.

Un constat semblable peut être fait pour les autres réformes jugées nécessaires par la grande majorité des experts : université; recherche; fonction publique; système de santé; droit du travail; justice; dialogue social… Réalisées dans les autres pays depuis des années, elles sont chez nous sans cesse bloquées par des minorités fortement politisées, incapables d’appréhender la réalité du monde et la nécessité de s’y adapter (ce qui n’interdit pas de chercher à l’améliorer).

La réforme des régimes spéciaux était a priori la plus ” facile ” et consensuelle , d’autant qu’elle a été comme d’habitude proposée aux intéressés avec des aménagements et un étalement dans le temps. Un recul du gouvernement rendrait donc quasiment impossible la mise en œuvre des réformes plus “difficiles”. Il démontrerait une fois encore que des individus et organisations se réclamant des principes d’ égalité et de solidarité défendent en réalité des corporatismes , des égoïsmes, des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable . Comme en 1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le pays et l’enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale.

Cette attitude est irresponsable et dangereuse . De plus, la conjoncture économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les réformes, sous peine d’un nouveau décrochage national, avec de graves conséquences sur le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, la place de la France dans le monde. Rappelons enfin que les grèves occasionnent une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la collectivité (150 millions d’euros pour celle du 18 octobre dans les transports pour la seule région Ile-de-France), affectent la compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image à l’extérieur, donc son avenir.

Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent rester silencieux. Pour leur propre dignité, pour l’avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l’expression à ceux qui refusent l’adaptation. C’est pourquoi je vous propose de :

- Relayer cet appel aux personnes figurant dans votre carnet d’adresse (avec ou sans mention de l’auteur, qui ne signe ce texte que par souci de transparence) ;

- L’envoyer aux médias pour qu’ils rendent davantage compte de votre avis ;

- Le mentionner (en tout ou partie) sur les forums , blogs et sites internet que vous animez ou fréquentez ;

- Imaginer et proposer des ” manifestations virtuelles ” (ou réelles) originales, aussi visibles et efficaces que les grèves ;

- Me faire part de vos commentaires et suggestions à cette adresse.

Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun ».


Haro sur les grèves pour la défense des régimes spéciaux !

vendredi 9 novembre 2007

Résistancia !!! Revolucion !!!

Oui, j’entre en résistance à compter de ce jour ! Je reprends mes habits d’électeur de Nicolas Sarkozy et de l’actuelle majorité pour demander au gouvernement de ne pas céder, d’aller au bout des réformes sur les régimes spéciaux, quels qu’ils soient (hors travail pénible démontré), je demande au président d’agir.

Je rejoins la cohorte des silencieux, des sans grades, des sans privilèges, des toujours plus imposés, je veux brandir l’étandard de la révolution nécessaire et utile pour sauver notre société : la France a besoin de réformes, les français ont majoritairement votés pour ces réformes, le gouvernement doit réformer !

La rue ne gouverne pas, les syndicats si peu représentatifs de la réalité des travailleurs ne gouvernent pas, les agents du service public ne gouvernent pas. Le peuple souverain a appelé de ses voeux à la tête de la nation un homme, une équipe, des idées, des réformes.

Au nom de quelle utopie serions-nous le seul pays à ne pas nous adapter au monde moderne ? Au nom de quelle idéologie obsolète et rejetée dans tant de pays martyrisés entre 1945 et 1989 devrions- nous subir les diktats d’une minorité agitée ?

Le temps est venu de nous lever, nous la majorité qui ne défile pas, qui ne revendique pas, qui ne bloque pas mais que veut que les choses changent.

Le 30 mai 1968, plus de 300 000 personnes ont montré leur soutien à De Gaulle. En novembre ou décembre 2007, nous devons apporter notre entier soutien aux réformes des régimes de retraite pour préserver l’avenir des générations futures.

Le temps est venu d’agir : j’en appelle à tous les responsables politiques pour organiser, si les grèves devaient durer, une grande manifestation apolitique, un grand rassemblement unitaire du peuple qui crie non à l’immobilisme !

Vivent les réformes ! Vive la France !