Apartés uchroniques

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jeudi 27 août 2009

Et si on dansait dans toutes les gares ?

Confiteor Deo omnipotenti… j’aime la comédie musicale « Sound of music » - « La mélodie du bonheur » avec Julie Andrews. Voilà l’une des chansons mise en scène dans la salle des pas perdus de la garde d’Anvers…



Il semble que les danseurs soient des professionnels. Peu importe, cette performance, ce happening a quelque chose de réjouissant : il suffit de voir les sourires des voyageurs ébahis et la joie qui les habite - pour une fois que ce n’est pas Satan… - comprenne qui pourra ;-). Et hop, un grand sourire !

Voilà l’original…



La musique de ce film a un effet apaisant sur moi… Ouaip, ben ce n’est pas comme cela que je vais trouver l’âme sœur. Non, ce n’est pas gagné, moi je vous le dis. Mais je m’en moque, il faut que je vous laisse, je dois danser…

vendredi 17 juillet 2009

Une certaine idée de l'amitié...

« La véritable amitié sait être lucide quand il faut, aveugle quand elle doit ». Francis Blanche in Amis pour la vie

En septembre 2007, un ami très proche, avec lequel je partageais beaucoup de secrets depuis la dernière année de faculté, m’invitait à la fête que lui et sa femme organisaient pour leur 10e anniversaire de mariage. Le jour dit, j’oubliais mon carnet de chèque pour garnir l’urne à l’entrée de la maison : par flemme, je ne voulus pas prendre une heure de temps pour retourner chercher chez moi mon obole… Au cours de la soirée, mes amis me confirmaient leur présence à la fête que j’allais donner pour mes quarante ans, en novembre suivant. Empêtré dans ma faute, je n’osai pas leur envoyer mon cadeau par chèque par courrier le lendemain. Je compris l’ampleur de ma défaveur car quinze jours avant la date de ma propre fête, je reçus un courriel m’annonçant leur indisponibilité pour la soirée à cause d’un autre évènement bien plus important. A la lecture des mots, je compris soudain que leur absence n’avait qu’un seul motif : l’oubli du cadeau. Je fus profondément meurtri par ce geste. Je répondis dans la foulée par un mail acide dans lequel je prenais note avec un déplaisir de leur décision. Et notre silence mutuel dura plusieurs mois. Alors que j’avais été très proche d’eux, je fus frappé d’ostracisme. Oublié le généreux tonton Noël avec les trois garnements, oublié le compagnon de chasse, oublié le compagnon d’agapes, oublié l’oublieux. Je passai une soirée, très gêné, à excuser l’absence impromptue du couple auprès des mes autres amis.

Mon ami et moi exerçons le même métier et durant ma maladie, en 2008, un serrurier, qui nous connaissait bien, me demanda de mes nouvelles et des siennes. En veine de confession, je lui racontai alors l’histoire. Quelques semaines plus tard, je reçus une carte de Jérôme prenant de mes nouvelles, récemment informé de ma maladie et me proposant un déjeuner en tête à tête. J’acceptai l’invitation parce que j’avais compris que ce déjeuner rouvrait le banc de l’amitié. Et, petit à petit, nous nous sommes ré-apprivoisés.

Aujourd’hui, je crois qu’une explication de ma part aurait dissipé le malentendu auprès d’eux. Je pense qu’ils ont été vexé par mon absence de cadeau, tellement éloignée de mes habitudes. J’aurai pu refuser de renouer tout lien mais je pense que ma fierté aurait été bien mal placée. J’avais été maladroit et eux aussi (un bon ami m’a dit qu’ils n’auraient pas dû « exiger » mon obole). Nous avions été aveuglés par la colère et par une fierté bien mal placée. D’aucuns me diront que nous n’étions pas, alors, de vrais amis. Ils auraient tort. Je crois simplement que notre proximité s’était brisée sur un nid de poule impromptu sur notre chemin commun, comme un essieu de voiture casse, subitement.

La vie est chaotique, elle est faite de joie et de tristesse. Mais je place le dialogue, maintenant, au dessus de tout. Il m’est arrivé de prononcer des paroles blessantes, de les écrire, d’être la cause de fâcheries parce que mon orgueil avait été piqué au vif, parce que j’étais aveuglé par ma petite personne assez étriquée. J’ai commis des fautes, je le confesse et en demande pardon. Pourtant, je sais que l’amitié est bien trop belle pour qu’un nuage, si gros soit-il, assombrisse le ciel de cette communauté d’esprit.

J’ai, depuis quelques jours, déclenché une catastrophe désolante dont le paroxysme, mercredi, m’a fait mal. J’en suis vraiment désolé et très attristé parce que je me rends compte qu’une brouille violente risque d’atteindre beaucoup de personnes de mon entourage. J’ai été loin, très loin, mon vis-à-vis dirait, sans doute, trop loin. Même si son message public m’a profondément meurtri, j’ai compris, hier soir, que mes mots écrits avaient été très mal ressentis. Pour autant, je ne veux pas perdre, encore, une amitié si joyeuse jusqu’à présent. Je ne veux pas perdre, encore, du temps. Et même si je suis orgueilleux et cassant, je suis aussi, plutôt, gentil. Je connais la souffrance et je m’en passe si je peux.

Je veux te présenter mes excuses si ces mots ou mes attitudes ont choqué, toi qui lit, peut être, ce billet (et je l’espère). Je crois qu’il nous appartient de dépasser l’obstacle ensemble pour retrouver la bonne route, celle de la joie, du rire, de la complicité. Parlons ensemble pour éclaircir le ciel. Je ne veux plus prendre de parapluie pour avancer, je veux seulement que le soleil nous réchauffe. Et que les vents emportent au loin ire et noirceur.



Voià la musique de l’amitié après l’orage…


Mis à jour à 9 h 46…

mardi 14 juillet 2009

10 Mots d'été

Je n’écoute pas France Culture. En fait, je n’écoute jamais le service public radiophonique, lui préférant de loin RTL. Par habitude et parce que, malheureusement, très souvent, le ton général de ce groupe de radios ne me convient pas…

Il y a quelques jours, j’ai découvert sur le blog de Shakti, Polemos,  phénix estival de la blogosphère et de mon ami Olivier, le relai d’un jeu proposé par France Culture : 10 mots d’été. La règle est simple : 10 mots, fleurant bon l’été et/ou les vacances (…), à (…)  faire vivre dans un récit à imaginer : lettre de vacances, nouvelle, d’amour, conte pour enfants, discours, scène de la vie quotidienne, chanson, etc… En prose, ou en vers.
10 ou 15 lignes, pas davantage.

- Terrasse
- Crème
- Parasol
- Maillot
- Glace
- Désert (adjectif ou substantif)
- Prévert
- Bulle
- spectacle
- glamour


Voilà la première contribution de Shakti puis une autre chez Olivier. En attendant la sienne, je vous livre la mienne…

X…

Je n’ai de cesse de chercher une place où le soleil ne me brûlerait plus, sur cette terrasse de pierre derrière les balustres de laquelle je n’entrevois qu’une herbe presque jaune et un ciel blanc de chaleur. J’ai goûté, au dernier dîner, une merveilleuse crème de la ferme d’à côté, juste piquée de fraises juteuses et rouges. Un délice si rare de nos jours qu’il faut que vous le partagiez au plus tôt avec moi pour m’en faire, ensuite, compliment, assurément.

Le vieux pin parasol au bout du tapis vert penche chaque année davantage et bientôt je le regretterai tout comme je vous regrette, vous qui fûtes si drôle dans ce maillot bleu à la dernière Saint-Jean tandis que nous nous régalions de cette douce glace que nous confectionnâmes avec les premiers abricots dorés du verger. Vous m’assurâtes alors que la douceur du jus qui s’écoulait dans votre gorge vous procurait le même délicieux plaisir que les gorgées d’eau fraîche que boit le voyageur du désert de Namib.

Il me souvient que, soudain, entre deux cuillères, vous lançâtes, dans un grand éclat de rire, ces quelques mots de Prévert « Fesse, queue, doigt, advienne que pourra » et j’eus la plus grande peine à ne pas m’étrangler avec une bulle du champagne que nous buvions alors en rendant grâces aux Mânes de ce bon Dom Pérignon. Le spectacle de votre joie extraordinaire vous parait d’un tel glamour que je compris, à votre seule présence, que je vous aimais. Vous me manquez toujours, ne m’oubliez point !

Votre ami, Fabrice

J’ai pris note du doute qui a saisi mon bon Olivier à la lecture du texte que je lui ai envoyé et dans lequel j’ai employé « bulles » au pluriel, en contradiction apparente avec la liste du jeu. J’ai donc modifié mon essai en conséquence…

Mise à jour du mercredi 15 juillet 2009 : ce petit texte ne fait référence à personne, il n’est que pure création de mon imagination…

dimanche 5 juillet 2009

En musique...







dimanche 28 juin 2009

Les secrets du bonheur...

La semaine dernière, l’hebdomadaire Le Point a entrepris de révéler à ses lecteurs non pas le secret de l’existence de Dieu, comme l’abbé de Vilecourt dans le film Ridicule de Patrice Leconte mais rien moins que les secrets du bonheur. Non pas LE secret, mais bien LES secrets, conscient, peut être, qu’il n’existe pas de bonheur absolu (en dehors de la conscience de l’existence de Dieu…) mais des bonheurs variés… Quelques citations émaillent l’article et je ne résiste pas au plaisir (au bonheur ?) de vous les livrer avant la grande révélation…

« J’appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible. » André Comte-Sponville
« Le bonheur dépend de nous seuls. » Aristote
« Le bonheur est l’état qui accompagne l’amour lorsqu’il ne se termine pas mal. » Jean-Didier Vincent
« Le bonheur est un idéal de pourceau. » Albert Einstein
« Pour être heureux, il faut être bête, égoïste et en bonne santé. » Gustave Flaubert.

Le philosophe Comte-Sponville livre là, à mon goût, la meilleure définition du bonheur : le bonheur est fugace et universel, il existe en tout lieu et en tout temps pour qui sait se laisser attraper par la joie. La vie est un bouquet de bonheurs cueillis au hasard du chemin… C’est, présentement, mon état d’esprit et une philosophie de vie que je tente d’observer. Tente est bien le mot car je me rends compte que si je suis éperdu de joie quand l’être aimé me sourit, je retombe avec une douloureuse facilité dans un abîme de larmes et de désespoir un moment plus tard, à la faveur d’ombres agitées dans un recoin sombre.

Quant à Aristote, je m’inscris en faux : le bonheur dépend aussi, parfois, des autres. L’autre peut être un vrai bonheur quand la joie est partagée. L’autre peut être un enfer, sans le savoir…

La journaliste Émilie Lanez poursuit son dossier en présentant cinq exercices pour être heureux : (les citations de l’article sont en italique)

1. Marcher dix minutes. Dix minutes quotidiennes suffisent pour mieux résoudre les problèmes qui encombrent notre mental. Du pipot : j’expérimente, chaque jour, pendant mes deux heures de marche quotidiennes l’auto-irrésolution des questions qui m’assaillent…

2. Se tenir droit. On se sent plus heureux lorsqu’on se tient droit. Comment-le sait-on ? Parce qu’il fut demandé à des patients de remplir un questionnaire visant à calculer leur niveau d’« auto-estime ». Lorsque les patients sont avachis dans des fauteuils bas, le dos courbé, leur niveau d’auto-estime est très bas. Les mêmes patients, obligés de se tenir debout derrière un lutrin, les épaules en arrière, soumis au même questionnaire, obtiennent un bien meilleur taux.Ben voyons : et si je me mets accroupi, je m’auto-déconsidère ?

3. Vivre l’instant. Apprendre à vivre en « pleine conscience l’instant présent. Il faut s’arrêter, se poser sans laisser son esprit partir ailleurs. Lorsque vous lisez l’histoire du soir à vos enfants, ne pensez pas aux poubelles qu’il faut encore sortir, profitez totalement de l’instant» . Oui, une seule chose à la fois, pour mieux s’appliquer mais que celui qui n’a jamais pensé à autre chose en embrassant me jette la première pierre… Curieux, pas de lapidation à l’horizon.

4. Dire merci. Il est plus bénéfique de concentrer cet exercice à une séance intensive par semaine, plutôt qu’à des miniséquences dans la journée. Donc, la soirée de gratitude consiste à passer en revue tous les gens qui vous ont apporté quelque chose de bon pendant la semaine (votre collègue de bureau avec lequel vous avez rédigé ce rapport, le dentiste qui a soigné votre carie, votre voisin qui vous a si gentiment salué dans l’ascenseur, et même Mozart qui a composé pour vous ces merveilleux opéras. Sans omettre les ouvriers qui ont fabriqué votre lecteur de CD). Confer certains de mes précédents billets… Mais aujourd’hui, j’aimerai dire merci pour une vraie raison…

5. Beaucoup sourire. Plus on sourit, plus la vie vous sourit. On a soumis des veufs, six mois après le décès de leur conjoint, à une série d’entretiens. Ils devaient raconter tous les bons moments vécus avec le défunt. « Ceux qui souriaient le plus souvent, et le plus sincèrement, étaient ceux qui, deux ans plus tard, étaient le plus heureux » Je commence à avoir des pattes d’oie aux coins des yeux à force de sourire. Hier soir, mon sourire était crispé, c’était un sourire très très intérieur. Bref, j’ai connu mieux.

Quoiqu’il en soit, le temps est venu d’agir pour mon propre bonheur…

vendredi 12 juin 2009

Une lettre...

Je n’ai pas écrit de lettre depuis longtemps. Je me souviens de cet échange épistolaire qui avait enflammé ma vie. J’avais pris la plume pour coucher des mots que le clavier ne pouvait pas transcrire. Parce qu’ils touchaient à l’âme, parce que ma vérité n’étaient pas la vôtre, parce que je voulais donner une réalité tangible à l’indicible. Naguère, mais il a déjà si longtemps. A l’hémistiche. Autant avant qu’après. Parce que les commencements sont toujours merveilleux.

Je n’ose pas reprendre ma plume de métal. Il le faudrait pourtant. Je pense que ce serait une catharsis salvatrice. Enfin pour moi. Ou non.

Lettre à…

Voilà maintenant plusieurs semaines que vous occupez mes pensées, par vos sourires, par vos rires, par vos mots. Je ne sais si vous le savez. Je veux vous le dire. Je cueille vos regards à la dérobée pour mieux les collectionner pour mon seul usage. Face à face, ils ne sont que pour moi. Lorsque vous me parlez, ils scandent vos phrases et leur donnent un corps frémissant. A tout moment, je les attrape et les garde au fond de mon cœur. Je glane aussi les …

Je n’ai pas le courage de poursuivre. Ce que je ressens m’appartient. Ou nous appartient. Enfin, si tu le souhaites. Je…