Le silence a envahi ce blogue depuis quelques semaines, faute de courage pour publier de nouveaux billets malgré des demandes insistantes de la part de certains lecteurs.
Évacuons tout de suite la question de la maladie et de mes rendez-vous avec Dalila : la dernière séance de chimio a eu lieu le 31 juillet et je goûte un répit certain depuis cette date avant de retrouver l'hôpital pour la radio-thérapie à partir du 25 août. Je me porte, présentement, aussi bien que possible... Les effets secondaires tendent à s'estomper pour, peut être,me laisser entrevoir une semaine de vie normale.

La dernière porte des fortifications lyonnaises - La Croix-Rousse - Lyon...
J'ai parfois le sentiment d'être cette porte, comme le vestige d'un passé caché derrière des façades sans grâce. Qui se souvient d'elle ? Qui se souvient de son passé ? Qui se souviendra de moi ?
Dans cinq jours, une nouvelle année tournera. Quarante-et-une année depuis ce 22 août 1967. Mon Dieu, faites que je vive encore au moins quarante-et-une année...
J'entame ma dernière semaine de vacances demain : faute d'avoir quitté Lyon, trop fatigué, je ne vois malgré tout pas le temps passer. Cinéma, ballades citadines, je profite de mon temps libre pour visiter différents libraires anciens à la recherche d'ouvrages indisponibles : les trois concernent l'histoire de la cuisine lyonnaise et notamment, pour l'un d'eux, les décors des bars et brasseries. Je suis fasciné par le Lyon d'autrefois et je scrute avec attention tous les anciens clichés de la ville, notamment ceux antérieurs aux grands travaux de Vaïsse, commencés à partir de 1856. J'ai failli acheter l'ouvrage "Lyon vandalisée" de Bernard Schreier et Claudde Tamet de Bayle : une présentation des tous les bâtiments détruits à Lyon, notamment à la Révolution puis au cours des travaux du préfet Vaïsse ou sous la magistrature destructrice de Pradel, entre 1957 et 1976...

Le Pont de Pierre, avant sa destrcution en 1847 et son remplacement par le Pont de Nemours ou Pont du Change - Clichés des
Archives municipales de Lyon

La Commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem et de l’ordre de Malte avant son incendie et sa démolition en 1854 - Cliché des
Archives municipales de Lyon
J'en reparlerai sans doute...
J'ai passé une très agréable soirée mercredi dernier avec un blogueur lyonnais : nous avons devisé gaiement entre deux bouchées avant une promenade nocturne très bavarde (nota : la lueur flamboyante entrevue à l'horizon était bien due à la raffinerie de Feyzin - un dysfonctionnement passager de la torchère selon un écho du Progrès lu vendredi).
Lyon est une belle ville, au mois d'août aussi... Combien de fois ai-je entendu cela ? Je veux bien être d'accord avec toutefois un grand bémol : où acheter son pain ? En plein cœur de la cité, aucune boulangerie proche de la place Bellecour n'est ouverte pendant ces jours (prétendument cette année encore) estivaux ! Ne voulant pas non plus passer mon temps à arpenter le trottoir pour trouver un quignon à grignoter, j'ai, pour mettre fin à plusieurs jours sans pain, décidé de me remettre à faire du pain à la main, comme naguère. En effet, il y a environ une dizaine d'années, j'avais pris l'habitude de faire du pain régulièrement, le dimanche matin. Je me levais tôt, vers six heures trente et plongeais très vite les mains dans la farine pour pétrir un pâton moelleux. La petite messe de huit heures trente permettait au pain de reposer et j'enfournais le pain sur des briques réfractaires en fin de mâtinée. La boulangerie est un vrai métier et des pains ratés, à la mie trop dense, m'ont très souvent montré les limites de mes capacités. Or, un soir, en visitant sur des blogues culinaires, j'ai découvert le pain sans pétrissage ! Je m'interrogeais depuis un certain temps sur l'intérêt pour le célibataire que je suis d'une machine à pain (intérêt aussi limité que la place dans ma cuisine) quand cette trouvaille m'a interloqué. Après avoir regardé un reportage de
Radio-Canada sur la manière de faire du pain sans le pétrir, je me suis lancé dans cette nouvelle aventure de panification. Résultat : convaincu ! Une recette simple, rapide et épatante.
La recette est en ligne. Dans les jours qui viennent, dès que j'aurais trouvé un cube de levure de boulanger fraîche, une nouvelle fournée

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