guignol2011.jpgCette année, mon sapin, dressé depuis hier, accueille de nouvelles boules, peintes à la main et représentant cinq vues de Lyon et les deux personnages emblématiques de Lyon, Guignol et Gnafron. L’un de mes rêves est de pouvoir acquérir deux vieilles marionnettes à gaine, du XIXe siècle : la chasse est ouverte mais je ne les ai pas encore trouvées. Pour aujourd’hui, voilà Guignol. Et dans la deuxième case de ce calendrier…

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Cas radosti veselosti - Le temps d’une grande joie (traduction non certifiée…)

Lyon est une ville vouée à la Vierge Marie depuis la délibération du 12 mars 1643 dans laquelle les consuls de Lyon placent la ville “sous la protection toute-puissante de la Très Sainte et Immaculée Vierge Marie, Mère de Jésus-CHrist, Nostre Seigneur…”. La ville instaure alors le Voeu de Fourvière, le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge au cours duquel les élus montent en procession à Fourvière pour entendre la messe et offrir sept livres de cire en cierges et flambeaux et un écu d’or. Le XVIIe siècle a ainsi vu naître des madones placées sur les façades des maisons, sur les piles des ponts (à l’époque, seuls deux pont en pierre existaient : le pont du Change, sur la Saône et le pont du Rhône), un mouvement encouragé par la Contre-Réforme. Le XIXe siècle fut le siècle des missions à Lyon et celui du renouveau des madones, notamment après les transformations du préfet VAYSSE et la construction de nouveaux immeubles.

Si nous attendons de réjouir de la naissance du Sauveur, il ne faut pas oublier Marie, sa mère, qui conduit au Christ, comme le montre la symbolique de la Basilique de Fourvière : le projet d’origine prévoyait un escalier monumental venant de la place Saint-Jean pour monter la colline, franchir la porte Saint-Joseph (matérialisée par l’arcade centrale de la galerie qui court au chevet de la Basilique) et pénétrer dans l’édifice consacré la Vierge Marie, qui, par son intercession, permet d’accéder au Christ. C’est pourquoi ce calendrier de l’Avent présentera quelques unes des Madones de Lyon…

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Cette Madone est située au 12 place Antonin Gourju LYON 2e, dans une niche au fronton courbe et aux pilastres ioniques. La statue repose sur un cylindre en métal, très rouillé, en forme de tambour de colonne, avec, un devant représentant un ciel étoilé et ajouré d’un A et un M entrelacés (Ave Maria) : autrefois, une bougie était placée à l’intérieur. Il y a bien longtemps que plus personne n’a éclairé ainsi cette statue. Pour l’anecdote, l’édicule est placé au dessus de la porte de l’ancien couvent des Templiers, remplacés par les Célestins :le couvent fut partiellement détruit au XVIIe siècle après le bannissement de France des Jésuites par Louis XV. La voûte a donné son nom au restaurant fameux autrefois tenu par Léa BIDAUT, célèbre cuisinière qui faisait ses courses sur le marché du quai Saint-Antoine avec une charrette et une pancarte sur laquelle on pouvait lire “Faible femme mais forte en gueule”. Depuis plus de trente ans, Philippe REBATEL a pris sa succession avec un grand succès…