Mon blogue a aujourd’hui 7 ans… l’âge de raison ?

Mon premier billet s’appelait « Alpha » et disait ceci : Décidément, il est plus facile de lire les messages des autres blogues que de rédiger les siens propres. J’ai passé mon temps à me dire qu’il fallait que je franchisse le pas, que je me jette dans l’aventure car après tout je n’étais pas si bête que cela (si, si, je vous assure) voire que mon imagination débordante pouvait être enfin utile. Tenir un journal m’apparaît comme une tâche ardue, intime, violente, destructrice si l’on ne prend pas garde à ce que l’on livre impudiquement mais aussi extraordinairement soulageante, apaisante, stimulante… En fait, je tiens un journal dans ma tête depuis très longtemps : un seul rédacteur, un seul lecteur, deux bonnes raisons de le garder secret et aucun risque de désabonnement… Après avoir décidé de passer au stade écrit et visuel, la question de savoir quelle forme retenir est vite apparue : ma maîtrise de la technique est moins étendue que mon souhait d’avoir un blogue graphiquement abouti, épuré mais agréable. J’ai donc essayé de comprendre comment étaient rédigés les autres, j’ai exploré blogger.com, niutopia et autres movabletype avant que de m’effondrer dans un désespoir sans fond : je ne comprends pas grand chose à ces outils… Alors j’ai pris le taureau par les cornes après être descendu dans l’arène : je créerai mon blogue personnel, du fait-maison, artisanal, unique, avec les moyens du bord, du vrai, de l’authentique blogue non pasteurisé. Bon, le recul pris, je me dis qu’il y a pire et sûrement mieux mais au moins je le maîtrise. Enfin, je le crois, un peu quand même, de temps en temps…

Ce journal n’est pas raisonnable : 710 billets, 1 901 commentaires. Il poursuit son petit bonhomme de chemin, cahin-caha, avec des silences éloquents pour qui me connaît. Au début, je lui confiais, je vous confiais, beaucoup de choses puis, au fil des révélations de son existence à mes proches, des murs se sont élevés petit à petit pour me protéger. Ne m’en veuillez pas. Toutefois, je sais que certain(e)s ont des clés pour ouvrir des portes et franchir ces murs abrupts. Presque tous ces murs… Même si les billets s’espacent, le journal vit au rythme de ma vie amicale : son foisonnement actuel épuise parfois cette solitude qui avait été la cause de sa naissance. Il vit et c’est l’essentiel. Moi aussi, assurément pas de la manière que je souhaite mais je vis.