Lettre à P... P comme Paris
dimanche 21 mars 2010 à 21 h 52 - Billets éparpillés - Lien permanent
P comme Paris… Retour dans la capitale pour trois jours, du 16 au 18 avril 2010. Pour changer d’air pollué, pour changer de pierres et de béton. Pour visiter des expos et sortir du désert culturel lyonnais (sic) : Turner au Grand Palais, la Sainte Russie au Louvre, Paris au Moyen-Âge aux Thermes de Cluny et toute autre exposition qui me sera suggérée. Ne pas habiter Paris est l’un des grands regrets de ma vie malgré mon amour pour Lyon. Les billets pour un AR en 1ère sont réservés; il ne reste plus qu’à aller les chercher. Le chien sera confié à mes parents et voilà un voyage bien organisé. Sauf pour l’hôtel que je n’ai pas encore réservé.
Mon frère et son amie partent pour les États-Unis mercredi matin : 12 jours de voyage dont 7 jours à New-York puis voyage en car jusqu’à Philadelphie et Washington. Et contrairement à ce qu’il m’a affirmé à midi, il ne m’a pas proposé de me joindre à eux puisque je n’ai appris leur périple que par mes parents. À croire qu’ils n’avaient pas envie que je les accompagne… Pourtant, leur progarmme est intéressant puisqu’ils ont fait eux-même leur itinéraire et qu’ils se sont occupés de toutes les réservations. Je ne serai pas du voyage cette fois-ci mais ils insistent pour que j’aille à Disneyland Paris avec eux en juin. Heu, comment dire ? Pas envie d’y aller.
Pour revenir à Paris, l’escapade me sera salutaire. J’éprouve, actuellement, une démobilisation certaine à l’égard de tout. La lassitude me gagne, y compris dans les relations humaines que je trouve parfois pesantes. Je me faisais la remarque en cherchant le guide du routard 2009 de Paris que mes bibliothèques étaient bien en désordre mais surtout qu’elles contenaient beaucoup de livres achetés mas jamais lus. J’ai l’impression que mon esprit est à l’image de mes bibliothèques : mal rangé, rempli de projets non aboutis, débordant d’une accumulation d’idées qui finalement, me mettent mal à l’aise. Je vais ranger ces livres comme je vais ranger ma vie : du tri, du tri, du tri. Reste à déterminer le classement : livres lus d’un côté, non lus de l’autre, amis à voir d’un côté, amis à délaisser de l’autre… Si je conçois sans difficulté particulière le dichotomie pour les livres, comment faire pour les amis ? Amis est, finalement, un abus de langage, je devrais dire connaissances et amis. Voilà, deux catégories : amis d’un côté, connaissances de l’autre, sans aucune cloison étanche entre les deux pour pouvoir passer de l’une à l’autre.
Je sais que j’ai acheté des livres qui, à la lecture, m’ont déçu : un auteur célèbre, une couverture aguichante, une quatrième de couverture alléchante et hop dans ma bibliothèque. Mais le moment venu, la déception prend rapidement le pas sur l’enthousiasme et au fil des pages, je navigue entre creux et vide. Puis-je confesser qu’il en va ainsi avec certaines personnes ? Une belle allure, une prestance épatante et derrière le beau vernis, rien, un néant insondable qui sert de personnalité, d’excuse pour vivre à tel point que si j’échange quelques mots de trop avec ces personnes, j’ai l’impression soit de devenir un légume (une attirance indicible pour le vide titille mon vertige) soit des les instruire (mais à l’impossible nul n’est tenu). Dois-je garder ces livres ou m’en débarrasser ? Dois-conserver un commerce avec ces personnes ou briser là ?
Hier soir, après une conversation sur msn depuis Bruxelles, j’ai relu des poèmes de Senghor. Je ne connais pas le Sénégal, je ne connais pas l’âme sénégalaise mais mon cœur a battu pour ce peuple; au rythme de mots, encore une fois…
Hier soir, j’ai refusé de regarder la soirée électorale au delà de l’annonce des résultats. L’exégèse de la défaite de mon camp m’a donné envie de vomir (sans avoir besoin de prendre de goutte pour cela…). Je reparlerai bientôt de mes rapports avec le président et l’UMP.
Mon blogue est bien calme à l’approche de ses 7 ans. J’envisage peut être de modifier son habillage… Je crois qu’une partie de mon lectorat n’a pas encore compris que je pouvais écrire certaines choses dans mes billets parce que je ne pouvais pas les dire.
Voilà un billet bien décousu, non ?
Mon frère et son amie partent pour les États-Unis mercredi matin : 12 jours de voyage dont 7 jours à New-York puis voyage en car jusqu’à Philadelphie et Washington. Et contrairement à ce qu’il m’a affirmé à midi, il ne m’a pas proposé de me joindre à eux puisque je n’ai appris leur périple que par mes parents. À croire qu’ils n’avaient pas envie que je les accompagne… Pourtant, leur progarmme est intéressant puisqu’ils ont fait eux-même leur itinéraire et qu’ils se sont occupés de toutes les réservations. Je ne serai pas du voyage cette fois-ci mais ils insistent pour que j’aille à Disneyland Paris avec eux en juin. Heu, comment dire ? Pas envie d’y aller.
Pour revenir à Paris, l’escapade me sera salutaire. J’éprouve, actuellement, une démobilisation certaine à l’égard de tout. La lassitude me gagne, y compris dans les relations humaines que je trouve parfois pesantes. Je me faisais la remarque en cherchant le guide du routard 2009 de Paris que mes bibliothèques étaient bien en désordre mais surtout qu’elles contenaient beaucoup de livres achetés mas jamais lus. J’ai l’impression que mon esprit est à l’image de mes bibliothèques : mal rangé, rempli de projets non aboutis, débordant d’une accumulation d’idées qui finalement, me mettent mal à l’aise. Je vais ranger ces livres comme je vais ranger ma vie : du tri, du tri, du tri. Reste à déterminer le classement : livres lus d’un côté, non lus de l’autre, amis à voir d’un côté, amis à délaisser de l’autre… Si je conçois sans difficulté particulière le dichotomie pour les livres, comment faire pour les amis ? Amis est, finalement, un abus de langage, je devrais dire connaissances et amis. Voilà, deux catégories : amis d’un côté, connaissances de l’autre, sans aucune cloison étanche entre les deux pour pouvoir passer de l’une à l’autre.
Je sais que j’ai acheté des livres qui, à la lecture, m’ont déçu : un auteur célèbre, une couverture aguichante, une quatrième de couverture alléchante et hop dans ma bibliothèque. Mais le moment venu, la déception prend rapidement le pas sur l’enthousiasme et au fil des pages, je navigue entre creux et vide. Puis-je confesser qu’il en va ainsi avec certaines personnes ? Une belle allure, une prestance épatante et derrière le beau vernis, rien, un néant insondable qui sert de personnalité, d’excuse pour vivre à tel point que si j’échange quelques mots de trop avec ces personnes, j’ai l’impression soit de devenir un légume (une attirance indicible pour le vide titille mon vertige) soit des les instruire (mais à l’impossible nul n’est tenu). Dois-je garder ces livres ou m’en débarrasser ? Dois-conserver un commerce avec ces personnes ou briser là ?
Hier soir, après une conversation sur msn depuis Bruxelles, j’ai relu des poèmes de Senghor. Je ne connais pas le Sénégal, je ne connais pas l’âme sénégalaise mais mon cœur a battu pour ce peuple; au rythme de mots, encore une fois…
Hier soir, j’ai refusé de regarder la soirée électorale au delà de l’annonce des résultats. L’exégèse de la défaite de mon camp m’a donné envie de vomir (sans avoir besoin de prendre de goutte pour cela…). Je reparlerai bientôt de mes rapports avec le président et l’UMP.
Mon blogue est bien calme à l’approche de ses 7 ans. J’envisage peut être de modifier son habillage… Je crois qu’une partie de mon lectorat n’a pas encore compris que je pouvais écrire certaines choses dans mes billets parce que je ne pouvais pas les dire.
Voilà un billet bien décousu, non ?

Commentaires
Au début, j’ai cru que tu t’adressais à moi !
Un peu décousu, certes, mais je crois comprendre…
coucou !!!
bon un moment que je ne suis pas intervenu sur ton blog !
Pour Tuner, je l’ai vu, et en dehors de 2 tableaux je n’ai pas vraiment aimé… Yves St Laurent semble un peu plus gaie comme expo. Enfin et c’est mon grand regret, je n’étais pas au courant de l’expo de Munch : “Munch sans son cri”. Les gens qui connaissent m’ont dit que c’était gai comme peinture….
J’espère que ces expos te redonneront les couleurs de la vie : vive et gaie ?!!!
Je t’embrasse fort
Et bé, je trouve que vous en dévoilez beaucoup si l’on veut prendre le temps d’ouvrir ses yeux et son coeur.
Bon voyage et remplissez-vous de belles choses. Je sais que nous en profiterons aussi par ricochet.