Je n’écoute pas France Culture. En fait, je n’écoute jamais le service public radiophonique, lui préférant de loin RTL. Par habitude et parce que, malheureusement, très souvent, le ton général de ce groupe de radios ne me convient pas…

Il y a quelques jours, j’ai découvert sur le blog de Shakti, Polemos,  phénix estival de la blogosphère et de mon ami Olivier, le relai d’un jeu proposé par France Culture : 10 mots d’été. La règle est simple : 10 mots, fleurant bon l’été et/ou les vacances (…), à (…)  faire vivre dans un récit à imaginer : lettre de vacances, nouvelle, d’amour, conte pour enfants, discours, scène de la vie quotidienne, chanson, etc… En prose, ou en vers.
10 ou 15 lignes, pas davantage.

- Terrasse
- Crème
- Parasol
- Maillot
- Glace
- Désert (adjectif ou substantif)
- Prévert
- Bulle
- spectacle
- glamour


Voilà la première contribution de Shakti puis une autre chez Olivier. En attendant la sienne, je vous livre la mienne…

X…

Je n’ai de cesse de chercher une place où le soleil ne me brûlerait plus, sur cette terrasse de pierre derrière les balustres de laquelle je n’entrevois qu’une herbe presque jaune et un ciel blanc de chaleur. J’ai goûté, au dernier dîner, une merveilleuse crème de la ferme d’à côté, juste piquée de fraises juteuses et rouges. Un délice si rare de nos jours qu’il faut que vous le partagiez au plus tôt avec moi pour m’en faire, ensuite, compliment, assurément.

Le vieux pin parasol au bout du tapis vert penche chaque année davantage et bientôt je le regretterai tout comme je vous regrette, vous qui fûtes si drôle dans ce maillot bleu à la dernière Saint-Jean tandis que nous nous régalions de cette douce glace que nous confectionnâmes avec les premiers abricots dorés du verger. Vous m’assurâtes alors que la douceur du jus qui s’écoulait dans votre gorge vous procurait le même délicieux plaisir que les gorgées d’eau fraîche que boit le voyageur du désert de Namib.

Il me souvient que, soudain, entre deux cuillères, vous lançâtes, dans un grand éclat de rire, ces quelques mots de Prévert « Fesse, queue, doigt, advienne que pourra » et j’eus la plus grande peine à ne pas m’étrangler avec une bulle du champagne que nous buvions alors en rendant grâces aux Mânes de ce bon Dom Pérignon. Le spectacle de votre joie extraordinaire vous parait d’un tel glamour que je compris, à votre seule présence, que je vous aimais. Vous me manquez toujours, ne m’oubliez point !

Votre ami, Fabrice

J’ai pris note du doute qui a saisi mon bon Olivier à la lecture du texte que je lui ai envoyé et dans lequel j’ai employé « bulles » au pluriel, en contradiction apparente avec la liste du jeu. J’ai donc modifié mon essai en conséquence…

Mise à jour du mercredi 15 juillet 2009 : ce petit texte ne fait référence à personne, il n’est que pure création de mon imagination…