Faut-il garder des souvenirs ?
mardi 23 juin 2009 à 20 h 25 - Qui suis-je ? - Lien permanent
Curieuse interrogation de ma part à la vue de mon précédent billet, non ? Pas tant que cela. Je vis dans l’instantané à travers les sms, les courriels et Facebook. Je n’utilise pas Twitter mais il s’en faut de peu. Et cet instantané va de plus en plus vite, je croule sous les messages courts sans que leur mise bout à bout n’aille au delà d’une conversation de bistrot sans consistance. Facebook est l’archétype de cette communication sans épaisseur : chacun commente le message de ses « amis », chacun fait le test de ses « amis », chacun peut devenir « l’ami » de parfaits inconnus, chacun se perd dans un tourbillon d’inutilité. Tout passe, tout lasse. Facebook aussi. Il ne répond actuellement pas à mon état d’esprit préoccupé par deux questions essentielles pour moi. Je viens donc de laisser un dernier message annonçant que je me retirais sur les terres de mon blogue. Que je me réfugiais, aurais-je dû écrire, dans une contrée familière, totalement maîtrisée et que j’ai construite de mes propres mains… Mon blogue a un côté rassurant car plus intime. Sur Facebook, j’ai l’impression de faire du naturisme… Non pas que cela m’éffraie, loin de moi cette hyprocrise, mais il n’y a pas, sur ce réseau, le recul nécessaire : un message est publié, un autre, puis encore un autre sans que vous ayez eu le temps de commenter le premier. Je ne fais pas disparaître le profil, c’est impossible, il ne peut peut être que désactivé, je ne publierai plus de messages pendant un certain temps.
L’autre jour, je discutais avec un ami qui me confiait conserver tous ses sms depuis trois ans. Cette réflexion m’a surpris parce que jusqu’à présent, j’effaçais régulièrement les textos reçus ou émis. Et puis mon nouveau mobile HTC est arrivé et il les archive par conversation : il classe par ordre chronologique tous les messages échangés avec quelqu’un… Je peux donc prendre le temps de relire…
En revanche, j’ai toujours conservé tous les courriers électroniques émis ou reçus, au moins ceux de mes amis : seule la mort d’un disque dur peut me priver de ces petits trésors. Je ne suis pas nostalgique. J’ai simplement besoin de savoir que je peux relire certaines phrases.
J’ai aussi chez moi, dans une boîte octogonale verte, des dizaines de lettres et de cartes reçues lorsque j’étais au collège et au lycée, de la part d’amis aujourd’hui presque perdus de vue : je ne l’ai pas ouverte longtemps, je n’ai aucune envie de revivre le passé. Elle est seulement là, à portée de main, si jamais…
Puisque je suis dans un moment de mise au point, je vais en profiter pour mettre à jour ma liste de liens, à droite, pour effacer les blogs défunts et ajouter de nouveaux blogs que je lis régulièrement…
L’autre jour, je discutais avec un ami qui me confiait conserver tous ses sms depuis trois ans. Cette réflexion m’a surpris parce que jusqu’à présent, j’effaçais régulièrement les textos reçus ou émis. Et puis mon nouveau mobile HTC est arrivé et il les archive par conversation : il classe par ordre chronologique tous les messages échangés avec quelqu’un… Je peux donc prendre le temps de relire…
En revanche, j’ai toujours conservé tous les courriers électroniques émis ou reçus, au moins ceux de mes amis : seule la mort d’un disque dur peut me priver de ces petits trésors. Je ne suis pas nostalgique. J’ai simplement besoin de savoir que je peux relire certaines phrases.
J’ai aussi chez moi, dans une boîte octogonale verte, des dizaines de lettres et de cartes reçues lorsque j’étais au collège et au lycée, de la part d’amis aujourd’hui presque perdus de vue : je ne l’ai pas ouverte longtemps, je n’ai aucune envie de revivre le passé. Elle est seulement là, à portée de main, si jamais…
Puisque je suis dans un moment de mise au point, je vais en profiter pour mettre à jour ma liste de liens, à droite, pour effacer les blogs défunts et ajouter de nouveaux blogs que je lis régulièrement…

Commentaires
Tout à fait d’accord avec toi pour Facebook. Je m’y suis inscrit sous l’amicale pression de quelques collègues mais n’y vais jamais. A tel point que Facebook m’a relancé dernièrement, s’étonnant du peu de fréquence de mes apparitions. Ce n’est pas demain que cela va changer!
Et moi itou ! une amie m’a incité à me mettre sur Facebook – elle n’y est d’ailleurs plus – et je l’ai fait sans savoir pourquoi et je n’y vais jamais n’ayant pas saisi l’intérêt de la chose… le téléphone et les courriels me suffisent pour communiquer… et le blog sera réactivé probablement cet automne pour partager un peu mes activités ou rélfexions de façon contrôlée… car je ne comprends rien à Facebook et le trouve superficiel et incontrôlable.
Je vire toujours les sms une fois lus.
Pour Facebook, je l’utilise peu. Je joue à un truc ou deux mais pas plus. Et je n’accepte pas tout le monde dans mes amis. D’ailleurs, ce mot me gêne même s’il est employé partout au risque qu’il se galvaude lui-même dans l’esprit des plus jeune.