Au delà de la situation politique, je trouve fascinante la circulation de l’information ou plutôt les tentatives des opposants au pouvoir en place pour informer le monde entier. Tous ces téléphones portables brandis pour témoigner au monde me secouent. Nous sommes dans une société d’images, c’est un lieu commun que de l’écrire mais ces images sont plus fortes que jamais : l’histoire prend naissance sur nos écrans.

Un article du Figaro recense les sources d’information du net.

Aussitôt surgissent les images de la chute du mur de Berlin que j’avais suivie en direct, celles des émeutes en Roumanie et de la cavale des Ceaucescu qui m’avaient surpris durant les fêtes de fin d’année de 1989, celles de la place Tienanmen si humaines, si émouvantes…

Je suis totalement impuissant même si j’affiche un certain soutien aux partisans de Moussavi, impuissant mais attentif comme jamais.

La position d’Obama me trouble parce qu’elle sonne juste quand il prévient le monde que Moussavi et Ahmadinejad c’est du pareil au même.

La société iranienne aspire à changer, elle souhaite reconquérir la liberté promise par la révolution de 1979 et promptement confisquée par les religieux à leur seul profit. Le pourra-t’elle ? Je l’espère…

Mise à jour du jeudi 18 juin 2009 : un billet de la journaliste du Figaro Delphine Minoui présentant le récit d’un manifestant…