Dire ou ne pas dire...
dimanche 31 mai 2009 à 20 h 07 - Qui suis-je ? - Lien permanent
Une nouvelle se pose pour moi la question de révéler l’adresse de mon blogue à mes amis ou à des connaissances… Je me rends compte que depuis que je sais que mes intimes le parcourent régulièrement, j’ai modifié le ton de mes billets en observant une certaine retenue. Certains lecteur se sont émus de cela mais je ne sais pas encore comment gérer un billet où j’avouerais telle ou telle chose et affronter le regard que mes proches lecteurs porteraient sur moi lors de nos rencontres.
Les plus anciens (et assidus) ont peut être remarqué que la publication de certains billets a été suspendue à la suite d’évènements particuliers dans ma vie. Les messages trouvaient leur justification au moment de leur rédaction comme prolongement de la vie réelle, comme un petit jeu entre l’autre et moi et je savais qu’ils étaient perçus comme tels par leur destinataire. Mais la roue tourne et leur invalidation m’a aidé même si elle s’est faite ab irato. Une colère dirigée contre moi, au moins dans un premier temps. J’ai décidé de les remettre en ligne. Suffisamment de temps s’est écoulé depuis cette histoire pour que leur re-publication n’ait d’autre valeur que le témoignage. Il serait ridicule pour moi de nier les circonstances de leur publication alors que le but ultime de mon journal est de me souvenir de ma propre vie : j’avais dit précédemment que chaque billet était un petit caillou blanc sur mon chemin personnel. Pourquoi écarter les cailloux noirs ? Quelques pièces du puzzle viennent de reprendre leur place.
Il faut maintenant que je m’interroge sur l’avenir de ce journal personnel. Depuis quelques temps déjà, j’ai, inconsciemment, raréfié les publications : j’avouais l’autre jour à un ami que l’angoisse de l’écran blanc me saisissait souvent et avait raison de mon courage. Mon dernier billet a été une petite bombe qui m’a éclaté à la figure. Honnêtement, je confesse que c’était totalement volontaire et que j’avais besoin, à ce moment là, d’entendre ou de lire certaines choses pour m’extirper du cafard… Save my soul, une variante du sms 
Hier soir, j’ai donné l’adresse du blogue à quelqu’un… N’est-ce pas une solution de facilité pour me faire connaître sans avoir à trop en dire ? J’ai hésité avant cette démarche volontaire parce que j’ai l’impression de partir avec un handicap : je me livre à travers 650 billets alors que je ne sais rien de cette vie au delà de l’écran. Rien n’est pas le mot juste. Tant pis. Si tu lis ce blogue, toi à qui j’ai donné l’adresse, tu comprendras peut être.
Commentaires
Je crois que tu feras le bon choix…