« J’ai un cancer, en phase terminale. Je sais que je n’en réchapperai pas. La cancérologue a été clair. Aucune rémission, aucune guérison, aucun espoir. Je n’ai rien dit. Non, rien du tout, à personne. Il faut que je parte, que je quitte tout, que je quitte le monde, mon monde, construit pendant 42 années, que je quitte toutes ces vies agglomérées autour de moi, famille, amis. Ils ne se doutent de rien. Ils m’aiment. Ils vont souffrir. Je ne peux pas les laisser comme cela. Je plaque tout. Je pars.  Je disparais pour tenter de finir seul. Qu’ils aillent se faire foutre. Ils doivent me détester, pour mieux supporter ma mort prochaine, inéluctable. Je vais mourir, je le sais, auprès de celui que j’ai peut être aimé mais qui m’a abandonné. Tu leur diras ? Tu iras les voir et tu leur diras. Que je suis mort… ».

Mise à jour du jeudi 21 avril 2009…

Hier soir, grave dilemme après avoir feuilleté le programme de télé : que regarder ? Certains diraient qu’un bon livre remplace assurément le petit écran… Une petit tour sur Canal+ à la demande et me voilà en train de sélectionner ce film de Jean Becker avec Albert Dupontel. Je n’avais pas pu voir ce film au printemps dernier, lors de sa sortie. J’éprouve une admiration certaine pour cet acteur dont le jeu est d’une très belle humanité. Il me touche souvent à cœur et là, encore une fois, j’ai été épaté. Une histoire simple, des images superbes de l’Irlande, un Jean Becker extraordinaire, comme à son habitude suis-je tenté de dire. Il a en effet tourné « les Enfants du Marais » une petite merveille, « Dialogue avec mon jardinier », « Effroyables jardins »,  « Un crime au Paradis » etc., des films avec une histoire simple mais qui, parfois, m’ont profondément secoué (« Effroyables jardins » et le film d’hier). Et hier soir, je n’ai pu retenir une larme. Je vous le conseille, vraiment…



Pardon pour mon mauvais goût, pardon à vous, mes amis, que j’ai affolés par ce billet volontairement dramatique dans sa première rédaction. Vous m’avez appelé aussitôt pour prendre de mes nouvelles, j’en suis très touché. Je vais bien, le soleil brille, le printemps est éclatant…

Je n’avais pas d’idée de billet pour le blogue, comme cela m’arrive depuis plusieurs semaines. Alors j’ai ressorti mon goût de l’humour noir ! Vous pouvez m’agonir d’injures ! ;-)