Dans l'octave de Noël...
vendredi 26 décembre 2008 à 10 h 22 - Gastronomie, vins et recettes - Lien permanent
Voilà, la Fête est passée. Hier matin, en sortant sur la place Bellecour vers huit heures et demi, j’étais seul sur ce grand espace nu, sous le ciel gris, battu par le vent glacial. Tout était silencieux. De la veille, seule une sensation de satiété demeurait et n’augurait qu’un faible appétit pour le déjeuner de Noël. Je recevais mes parents, mon frère et son amie. Le menu était simple : verrine de tartare de saumon (commandé chez le traiteur Chorliet-Bellet), terrine de foie gras maison (j’en donnerai la recette prochainement), pièce de bœuf (un cœur de rumsteck épatant acheté, évidemment, chez Maurice Trolliet, meilleur ouvrier de France, installé dans les Halles de Lyon-Paul Bocuse avec gratin dauphinois et cèpes rissolés à la graisse de canard (j’avais, dans un premier temps, envisagé, en plus, aussi un gratin de cardons à la lyonnaise avec moelle et sauce blanche mais j’ai omis de commander les os à moelle), plateau de fromage de la Mère Richard, toujours des Halles de Lyon-Paul Bocuse (tiens, hier matin, sur RTL, un reportage fait aux Halles était diffusé : l’un des clients de ce paradis du gourmand précisait venir de Paris chaque année pour faire ses courses aux Halles ! - et voilà quelque chose que Paris n’a pas…) et vacherin glacé vanille et framboise, commandé au « Petit Castel », avenue Adolphe Max dans le 5e arrondissement (c’est la seconde boutique de la Maison Perroudon, rue de la Barre, réputée pour ses tuiles géantes et ses brioches aux pralines collante mais succulentes). Avec l’apéritif, j’ai servi un champagne Lacroix, un délice aux bulles fines à un prix excellent puis, avec le tartare, un Pouilly-Fuissé 2002, avec le foie gras, un Bonnezeaux Domaine de la Croix, cuvée vieilles vignes 2005, installé à Thouarcé, avec le bœuf, un bordeaux Château Rioublanc 2000. Personne ne prisant les vins doux naturels autour de la table, j’ai renoncé à proposer un muscat de Rivesaltes du Domaine Cazes. Aujourd’hui, il reste quelques photos et une belle sérénité après un repas joyeux au cours duquel l’amie de mon frère est vraiment entrée dans la famille. En passant, joyeux anniversaire à mon frère né le soir de Noël…



En relisant mon billet, je m’aperçois que j’ai oublié de parler de l’eau minérale servie : l’eau de Chateldon, distribuée essentiellement chez le caviste Nicolas - environ 2 € la bouteille d’un litre - et proposée sur les plus grandes tables… Comment, c’est du snobisme ? C’est SIn est le spécialiste du snobisme, lui, moi je ne suis qu’un humble petit gourmet ( ma modestie naturelle m’épatera toujours…) ! Un petit clin d’œil en passant à mes fidèles amis d’Auvergne, Éric et Françoise et à leurs enfants. Ils me lisent régulièrement à ce qu’ils m’ont avoué cet après-midi en passant un moment chez moi - je les embrasse affectueusement 

Commentaires
Le jour de sa fête , fêter son anniversaire c’est d’un chic….
“Le menu était simple.” On voit que tu sais cuisiner, toi! J’en ai l’eau à la bouche.
Calystee > tu veux mon secret pour bien cuisiner, comme tu le dis ? Choisir de bons produits comme le conseille Bocuse. Le produit, c’est tout… Et les adresses que je donne sont bonnes, fais-moi confiance !
Il faut aussi le coup de main sinon c’est gâcher les produits.