Un calendrier de l'Avent - 23e jour
lundi 22 décembre 2008 à 00 h 00 - Avent 2008 - Lien permanent
Dans la 22e case, encore de la tradition…
Noël est la fête traditionnelle par excellence, non ? La fête où l’immutabilité des choses et des personnes est érigée en dogme ultime pour transcender les défenseurs rebelles de la nouveauté. Comment faire lorsque l’on est issu d’un famille sans aucune tradition ? Une famille venue de nulle part, ou presque : Normandie et Italie avant le siècle dernier, Paris dans les années de l’après-guerre et ici ou Paris ou le midi aujourd’hui. Aucune tradition, aucun rituel, aucune transmission d’histoire de famille. Aucune maison commune, peu de vacances passées avec les cousins ou cousines, rien ne nous lie sauf le sang. Nous étions dix-neuf lorsque, jusqu’au début des années 90 du siècle dernier, nous nous réunissions chez mes grands-parents ou mon oncle et ma tante dans le midi. J’avais un jour émis l’idée qu’il serait plaisant de reconstituer, une fois au moins, la tradition des treize desserts de Provence. Devant l’indifférence qui accueillit mon idée, je suis passé à autre chose… Non sans toutefois interroger mon oncle et parrain, pur provençal de naissance, sur le sens de cette tradition. Hélas, il est issu d’une famille d’immigrés italiens, arrivée à Castillon-du-Gard dans les années précédant la première guerre. Même lui n’a jamais réellement pratiqué ces treize desserts. Le sort s’acharne contre moi ! Mon ami d’enfance Philippe, un vrai gars du midi, lui, avec des vrais morceaux d’accent chantant dedans sa voix, m’a récemment parlé des fruits déguisés que tout hôte offrait aux visiteurs au moment des fêtes…
J’ai trouvé un article très fouillé sur les treize desserts : il est ICI, dans une revue d’ethnologie. Cette tradition rappelle le Christ et ses douze Apôtres. Les desserts doivent être au moins treize et sont dégustés durant la Vigile de Noël. Selon le musée des Arts et Traditions populaires du terroir marseillais de Château-Gombert, ils comprennent « pommes, poires, verdaù (melon vert conservé dans le grain), raisin frais, sorbe(t)s, nougat blanc, nougat noir, noix, amandes, noisettes, figues sèches, pompe à l’huile, raisins secs ». Je me souviens que mon oncle m’avait diy un jour qu’il n’aimait pas la pompe à l’huile d’olive car celle qu’il mangeait étant enfant sentait beaucoup trop l’huile et la fleur d’oranger…
Un Noël provençal pour Philippe…
Pastourelles pastoureaux…
Noël à Paris pour Arty… avec Charles Aznavour…
Noël blanc de Marie Myriam pour Olivier…
Holly night pour Calystee…
Noël est la fête traditionnelle par excellence, non ? La fête où l’immutabilité des choses et des personnes est érigée en dogme ultime pour transcender les défenseurs rebelles de la nouveauté. Comment faire lorsque l’on est issu d’un famille sans aucune tradition ? Une famille venue de nulle part, ou presque : Normandie et Italie avant le siècle dernier, Paris dans les années de l’après-guerre et ici ou Paris ou le midi aujourd’hui. Aucune tradition, aucun rituel, aucune transmission d’histoire de famille. Aucune maison commune, peu de vacances passées avec les cousins ou cousines, rien ne nous lie sauf le sang. Nous étions dix-neuf lorsque, jusqu’au début des années 90 du siècle dernier, nous nous réunissions chez mes grands-parents ou mon oncle et ma tante dans le midi. J’avais un jour émis l’idée qu’il serait plaisant de reconstituer, une fois au moins, la tradition des treize desserts de Provence. Devant l’indifférence qui accueillit mon idée, je suis passé à autre chose… Non sans toutefois interroger mon oncle et parrain, pur provençal de naissance, sur le sens de cette tradition. Hélas, il est issu d’une famille d’immigrés italiens, arrivée à Castillon-du-Gard dans les années précédant la première guerre. Même lui n’a jamais réellement pratiqué ces treize desserts. Le sort s’acharne contre moi ! Mon ami d’enfance Philippe, un vrai gars du midi, lui, avec des vrais morceaux d’accent chantant dedans sa voix, m’a récemment parlé des fruits déguisés que tout hôte offrait aux visiteurs au moment des fêtes… J’ai trouvé un article très fouillé sur les treize desserts : il est ICI, dans une revue d’ethnologie. Cette tradition rappelle le Christ et ses douze Apôtres. Les desserts doivent être au moins treize et sont dégustés durant la Vigile de Noël. Selon le musée des Arts et Traditions populaires du terroir marseillais de Château-Gombert, ils comprennent « pommes, poires, verdaù (melon vert conservé dans le grain), raisin frais, sorbe(t)s, nougat blanc, nougat noir, noix, amandes, noisettes, figues sèches, pompe à l’huile, raisins secs ». Je me souviens que mon oncle m’avait diy un jour qu’il n’aimait pas la pompe à l’huile d’olive car celle qu’il mangeait étant enfant sentait beaucoup trop l’huile et la fleur d’oranger…
Un Noël provençal pour Philippe…
Pastourelles pastoureaux…
Noël à Paris pour Arty… avec Charles Aznavour…
Noël blanc de Marie Myriam pour Olivier…
Holly night pour Calystee…

Commentaires
Merci mon bon Fabrice…Et joyeux Nöel à toi !
Oh là là mais tu veux ma peau c’est pas possible ?
Bon vivement le 1er janvier qu’on passe à autre chose !
Heu.. Merci, mais pourquoi Dalida particulièrement ?
Etant originaire des bords de la Provence, soixantaine de kilomètres au bas mot, je connais les treize desserts mais je ne saurais pas t’en expliquer l’origine.
Olivier > pour ton goût de la nostalgie… Je sais, je n’ai pas trouvé Mireille Mathieu. Désolé
Et moi le Philadelphia Orchestra et Eugène Ormandy pour mon côté classique, sans doute. C’est de toute façon très gentil de ta part, toutes ces dédicaces. Merci, mon cher Fabrice.
Au fait, tu aimes les bonbons?
Calystee > j’aime tous les bonbons ou presque. Je n’aime pas la menthe par exemple. Déballer un bonbon, écarter l’emballage pour découvrir une merveille qui, on le sait, procurera un grand plaisir en bouche, le sentir rouler d’une joue à l’autre…
Et le sentir fondre peu à peu sous la langue, jusqu’à fondre soi-même de plaisir…. Gourmand! (Je me la dresse aussi!).
Je me l’adresse, bien sûr!!! Bon Noël à toi.
Euh, il y a un problème avec dalida, on n’entend pas Noël Blanc mais une chanson d’amour que je ne connaissais pas !
Ce n’est pas grave, Joyeux Noël Fabrice !
Marnie > merci pour la remarque… Je rectifie
Olivier > Dalida a sauté et Marie Myriam vient pour toi te chanter un Noël blanc… Nostalgiquement votre
Calystee > enlève les moufles pour taper sur le clavier ou appelle-moi, je te dirai comment faire pour supprimer la cause des fautes de frappe