Dans la 17e case, des papillotes…

PapillotesSi vous êtes déjà passés par Lyon et sa région au moment des fêtes, vous avez dû remarquer ces bonbons enveloppés dans un papier brillant et bordé de franges. A l’intérieur, un chocolat, un fondant ou une pâte de fruit est entouré d’un rébus ou d’une histoire drôle. La légende veut qu’à Lyon (rue de l’Arbre sec ou du Bât d’argent, j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien), à la fin du XVIIIe siècle, un jeune apprenti pâtissier dérobait régulièrement à son patron, un certain Monsieur PAPILLOT, des chocolats pliés dans un billet doux pour les offrir à sa bien-aimée. Pris sur la fait, il fut renvoyé mais le pâtissier, conquis par l’idée, la reprit à son compte et créa la friandise de Noël appelée papillote.

Deux sortes de papillotes sont proposées : les normales et les cosaques. Ces dernières contiennent un élément essentiel qui fait tout le charme (et parfois le seul charme lorsque l’on tombe sur un fondant écœurant) : le pétard. Ce sont deux bandelettes de papier dont l’une des extrémités est recouverte de poudre : maintenues par une petite bande de papier collante, il faut tirer violemment dessus pour faire péter le pétard. Des images pour comprendre…



Tout le plaisir réside non seulement dans le bruit ou l’odeur du pétard mais aussi dans la surprise ou la peur qui saisit la personne près des oreilles de laquelle vous exercez votre activité coupable. Imaginez les rires des enfants qui passent leur temps à ouvrir les papillotes pour en retirer les pétards avant de les faire éclater en hurlant… Lorsque j’étais petit, à l’école, les papillotes ne contenaient pas de pétard, pour éviter les incidents sans doute. En revanche, je me souviens de la fête de Noël de la société dans laquelle mon père travaillait. Les enfants, outre un spectacle drôle, recevait un sac en plastique transparent avec mandarines, pain au chocolat et papillotes. Beaucoup d’enfants se contentaient du pétard et délaissaient la friandise. Je faisais alors la tournée des sacs et des chaises pour me goinfrer des chocolat et des pâtes de fruits. Je me souviens que la qualité n’était pas au rendez-vous mais je pouvais assouvir ma gourmandise sans trop risquer de réprimandes de ma mère…

Si les chocolats ont évolué pour être souvent des bonbons fourrés au praliné, les fondants au sucre existent toujours. Et gardent leur côté écrasant de sucre sous des couleurs pastels. Peu de gens apprécient cela et, enfant, j’avais du mal à les avaler. Je n’ai pas acheté de papillotes depuis longtemps devant le prix prohibitif qu’elles ont atteint alors qu’il ne s’agit que de chocolats enveloppés individuellement. La tradition oui, le pigeonnage non ;-) Je leur préfère les vrais chocolats : Bernachon, Richart, Ginet, etc.

Si vous voulez m’en offrir une…

Here comes Santa Claus - Bing Crosby & The Andrews Sisters



Good Christian Men, Rejoice - Chœur des Enfants de Vienne