Il se passe toujours quelque chose... à Lyon
jeudi 4 décembre 2008 à 01 h 06 - Billets éparpillés - Lien permanent
En bonne parisienne à l’affût de la nouveauté pour stimuler l’achalandage de son blogue et contenter un lectorat curieux des choses de la vie et à la pointe du progrès et du hype, Arty, dans un magnifique billet de circonstance, expose à la foule ébahie les merveilleux cadeaux proposés dans le village de Noël des Champs-Élysées parisiens. Et Lyon alors ? Et bien la capitale des Gaules n’est pas en reste avec son féérique village de Noël de la Place Carnot, délicieux lieu de promenade où se nouent, à la saison chaude, entre les bancs et les pavés auto-bloquants, de douces idylles entre gones et fenottes, au son des déglutitions des gorgées de rouges qui tâchent des vagabonds pittoresques . Je ne pouvais celer plus longtemps mon admiration pour l’artisanat français et les prouesses de son savoir-faire et j’ai donc, après avoir rempli mon devoir électoral de salarié, affronté hier midi le blizzard sibérien pour arpenter les allées de chalets de bois rouge, jaune, vert et bleu afin d’exposer à votre contemplation admirative des présents propres à rendre jaloux les trois Rois Mages et leurs or, myrrhe et encens de pacotille. Vraiment, certains ont de belles idées…
Il y a vingt ans de cela, je me serais écrié effaré, une valise à la main et un billet pour la Suisse dans l’autre, « Au secours ! Les rouges ont débarqué à Lyon ». Aujourd’hui, je fais un clin d’œil amical et affectueux à Nat avec ces clichés de matriochkas dodues et rutilantes… et ces œufs de Pâques égarés dans la froidure de Noël aux images dignes des iconostases des églises du Kremlin.
Le froid, ça refroidit et rien de tel que des marrons grillés bien chauds pour me réchauffer et, accessoirement, me teindre les doigts de suie. Des marrons, non, des châtaignes de l’Ardèche, oui, c’est marqué dessus, Rhône-Alpes oblige. Et hop, un clin d’œil à Olivier et Calystee…
Une idée de cadeau pour un amoureux des western, des bivouacs de cows-boys au coin du feu, des tasses de café en fer-blanc ? Voilà des tasses en métal au goût du jour, incassables (pratique pour les scènes de ménage à répétition). Pour ces mêmes hommes virils, ces vrais pionniers de la ruée vers l’or, ces gardiens de troupeau de l’ouest étatsunien à l’âme sensible pas seulement dans les montagnes de Brokebake, une idée pour illuminer l’intérieur de la cabane en rondins et ne plus passer pour des rustres frustres aux hardes frusques : des tableaux d’orchidées.

Plus fort qu’à Paris (nananère), ce chalet présente non seulement des gâteaux en éponge (pour éponger l’appétit des gourmands) mais aussi des tranches de gâteaux au goût de savon (mais avec des vrais parfums de chocolat et de fruits assez appétants, pleins de produits chimiques comme je les aime, à midi, entre deux marrons grillés - honte à celui qui dit que cela sent les chi…).
Jeff Koons à Versailles ? Du déjà vu, c’est d’un commun ! A Lyon, nous avons trois lobsters pour le prix d’un. Et dans un décor naturel et non pas dégoulinant de dorures et de tentures rouges comme le très surfait Salon de Mars de Versailles. Qui ose encore penser que les lyonnais n’ont pas de goût ? (bon, je distribue des sacs à vomi gratis).

Le froid, ça creuse et pas seulement des crevasses dans les engelures. Voilà, pour Philippe et pour ceux qui ont fait un peu de place dans leur estomac après avoir admiré les œuvres revisitées de Jeff le homard, du saucisson, de la bière et du sirop d’érable pur canada, avec des morceaux d’accent et de caribou (c’est marqué sur une petite pancarte) dedans (et de la tartiflette, du fromage, du pain d’épices, etc.). Si vous mélangez tout, réutilisez le sac précédemment reçu.
Je suis resté interloqué devant la forme de ces bougies. Non pas que j’ai l’esprit mal tourné mais quand même, la fleur, là, ce ne serait pas plutôt… Bon, allez, stand suivant : horreur et damnation ! Mais que fait Amnesty International ? Retenir prisonnier des pompiers, Guignols, Némo le poisson-clown, Notre-Dame, une elfe et bien d’autres otages de Noël dignes de notre pitié m’effare…
Heureusement que le bon goût reprend le dessus avec un sujet que je dédicace à toutes mes lectrices et tous mes lecteurs : qui peut douter un seul instant de la vaillance et de la vigueur du soldat du feu qui, en toutes circonstances, n’oublie pas que pour se protéger, il faut sortir couvert ? Et hop, sans les mains ! À l’aise, Blaise !
Frigorifié par la bise, les doigts gourds, les extrémités rougies par le vent des steppes de l’Oural, je vous dédie ce vin chaud ! Joyeux Noël !

Commentaires
Merci !
Ben dis donc, tu es en forme. C’est un marché de Noël, quoi, rempli d’un bric-à-brac pas toujours de bon goût d’un artisanat fait à la chaîne et de victuailles rarement exceptionnelles. Et en plus, bien que je n’ai pas vu celui-ci, le tout est installé dans des horribles stands de bois répondant généralement au doux nom de chalet. Mouahahaha.
Je n’ai pas encore été voir celui des Champs, mais je crains le pire.
Quel copieur !
Mais je te dédie le billet, Arty !
Ouf notre maire a eu l’amabilité de mettre le marché vers la gare….Dire que je ne suis pas un fan de noël serait un euphémisme…Heureusement traditionnellement en Provence cela se fête le 25 au déjeuner…Donc le 24 au soir, je me fais un plateau dvd…et je me couche tôt…
Par contre un vrai marché de noêl et un verre de vin chaud en Alsace….c’est vraiment agréable…
En fait ce qui me dérange c’est le marketing autour, je crois…
Viens admirer mon sapin et ses boules, tu verras, aucun marketing autour
Ce serait plutôt à moi de t’inviter…..