Joyeux anniversaire et non pour cette année
samedi 4 octobre 2008 à 15 h 24 - Quelques idées - Lien permanent

Joyeux anniversaire à la Constitution de la Ve République, joyeux anniversaire à la France !
Je me souviens de quelques bribes de mes cours de droit constitutionnels en 1985 et 1986 et du professeur (j'ai oublié son nom) qui insistait sur la place supérieure du texte dans la hiérarchie des loi et sa stabilité essentielle. Qu'aurait-il dit en sachant, par avance, qu'elle serait modifiée dix-neuf fois entre 1992 et 2008. Je me souviens aussi de ses saillies acides contre Mitterrand, le grand pourfendeur de la constitution mais qui avait su si bien se couler dans le moule présidentiel à son arrivée au pouvoir : il voyait en lui une espèce de Don Quichotte de la Mancha... Et oui, la Faculté Lyon III-Jean-Moulin n'a jamais été vraiment à gauche

Pour sourire un peu, en imaginant la tête de Jean-Louis Debré à chaque révision constitutionnelle, allez consulter le site du Conseil Constitutionnel, notamment ICI, où est évoqué le caractère « un peu préoccupant(e) » de la répétition des révision (je me demande si Jean-Louis Debré a frappé lui-même le texte sur son ordinateur du bureau installé dans le Salon d'angle ci-dessous - pour une visite de l'aile Montpensier du Palais-Royal, cliquer ICI)

Les deux clichés sont publiés sans l'aimable autorisation de Monsieur Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel en exercice au jour de la publication du présent billet, faute de sollicitation préalable de ma part... évidemment !
Petit rappel de la première phrase de l'article 4 de la Constitution française du 4 octobre 1958 : « Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage ». Pourquoi cette phrase ?
Voilà que, depuis quelques semaines, je suis régulièrement relancé par l'UMP pour le renouvellement de mon adhésion en 2008, année d'élections internes. J'ai adhéré en 2004, après la prise en charge du parti par Nicolas Sarkozy. Je soutenais vivement toutes les initiatives de celui qui allait devenir mon candidat en 2007. L'adhésion 2007 était, pour moi, presque obligatoire, c'était une adhésion de témoignage, au milieu du marais gluant de la Ségolénie, je n'imaginais pas sa victoire sans mon soutien symbolique.
En revanche, le renouvellement 2008 occupe mon esprit depuis le début de l'année : j'ai souvent déploré le manque de soutien du parti à la politique gouvernementale, la cacophonie surgie régulièrement de ses rangs et le vent de fronde des certains caciques exclus de l'ouverture voulue par le président Sarkozy. En fait, l'UMP m'a déçu.
Je suis revenu, depuis très longtemps, du statut de militant, simple colleur d'enveloppes ou d'affiches, distributeur de tracts, claque dans les meetings : jamais je n'ai constaté dans le Parti Républicain (souvenez-vous, François Léotard qui a fini dans le mur alors que tout lui était promise ainsi qu'aux quadras de la nouvelle garde de l'époque) que l'on pouvait penser briguer une place éligible et partant, un mandat quelconque, si l'on n'était pas capable d'aligner des billets ou des militants (ou coucher avec un député). Après des années de sommeil, mon militantisme s'est réveillé avec la campagne de1995 sans toutefois que j'adhère au RPR, n'étant pas du tout gaulliste, loin de là. Je me contentais d'assister aux quelques réunions importantes des campagnes électorales. L'UMP créée, mon adhésion était presque impérative : Sarkozy ne pouvait pas perdre à la tête d'un parti qui synthétisait les sensibilités de la droite dont le libéralisme qui m'est proche. Mais voilà, aujourd'hui, je suis troublé par mon parti. Je ne veux pas, pour des raisons d'emploi du temps et de vie personnelle, redevenir un militant : le feu de la politique n'est plus qu'une braise chez moi. Je pensais vouloir être un simple adhérent d'un parti qui défende mes idées. L'UMP ne m'a pas convaincu cette année. Je pourrais changer d'avis en 2009, notamment parce que la dernière révision constitutionnelle de juillet 2008 a rendu des pouvoirs aux assemblées en consacrant enfin un régime parlementaire (bon, si l'on avait été jusqu'à restaurer une monarchie à l'anglaise, j'aurais été aux anges) : le parti majoritaire a gagné une place essentielle dans la vie politique. Il s'agit à l'UMP de faire ses preuves, sans défaillir de son soutien aux réformes engagées par le président Sarkozy.
En prenant cette décision, je perds une réduction d'impôt de 16 € : la vie est dure en temps de crise mais je vais serrer un cran de plus à ma ceinture pour surmonter cette épreuve...

Commentaires
Il y a AUSSI des bloggeurs de droite, tant mieux ! Sinon, je voudrais en savoir plus sur cette affaire de coucherie, bien que je crois savoir...! Et avec qui !!!
Sinon, sur le fond, je suis d'accord avec toi même si je crois qu'il ne faut pas désespérer !
Devenir hésitants! On ne peut pas vous en vouloir: on le serait à moins. Pourtant, il faut que je vous le dise, Phil et Fabrice: l'hésitation est aussi grande sur l'autre bord!
Pourquoi donc "à l'anglaise" ? Une vraie monarchie, tout simplement;..
Moi, j'exige de savoir ce qu'il advint de ces dix saladiers !