Adieu, monsieur le professeur...
dimanche 1 juin 2008 à 23 h 08 - Qui suis-je ? - Lien permanent
Nous étions en juin 2009, midi trente venait de sonner quand soudain, tous les étudiants chantèrent en chœur :
« Adieu, monsieur le professeur.
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre cœur,
Ces mots sont écrits à la craie.
Nous vous offrons ces quelques fleurs
Pour dire combien on vous aimait.
On ne vous oubliera jamais.
Adieu, monsieur le professeur ». (© paroles : Hugues Aufray & Vline Buggy, musique : Jean-Pierre Bourtayre - 1968)... alors que je m'apprêtais à sortir de la salle de classe, la dernière heure de cours terminée. Dans un bruit de chaise renversée, l'un d'eux se leva, monta sur sa table et lança « Oh capitaine, mon capitaine ». Un autre le suivit, puis une autre, et encore un autre et ce fut toute la classe qui se retrouva debout sur les tables, debout, face à moi, je tenais encore la poignée de la porte dans la main : j'étais devenu leur Keating, je venais de refermer le Cercle des poètes disparus...
Bon, ne rêvons pas, cela n'arrivera sûrement pas après les 28 heures de cours que je vais donner dans le cadre d'une formation qualifiante en immobilier à compter de janvier 2009 : sept matinées de quatre heures à égrener un cours sur la gestion immobilière qui devra impérativement être plus théorique que pratique. En juin 2007, j'avais accepté de faire partie d'un jury pour le grand oral de présentation du mémoire des étudiants en qualification professionnelle de gestionnaire de biens immobiliers. Je me souviens de mon effarement devant les nombreuses fautes d'orthographe qui maculaient les documents présentés et le piètre niveau d'expression (sauf dans les parties copiées-collées depuis internet) et chacun des quatre candidats eut droit au petit laïus de circonstance. Vaine tentative, je le crains. Toutefois, lorsque que la responsable des formations me proposa de donner des cours, je lui fis part de mon enthousiasme : enfin l'occasion de donner libre cours à mes tendances sadiques en toute légalité, enfin l'occasion d'être le démiurge du destin d'un groupe de personnes suspendues à la crainte d'une note éliminatoire au moment du contrôle des connaissances finales, enfin l'occasion de saquer, d'être injuste, d'être détesté, d'être craint !
En attendant, j'ai quelques mois pour préparer mon intervention en appuyant sur des cas pratiques les théories que je vais tenter d'apprendre à un groupe d'étudiants composé, statistiquement, en majorité, de filles. J'essaierai de me souvenir de mes impressions d'étudiant en droit, il y a plus de 17 ans...
Un défi intéressant à relever qui me changera de la routine du bureau et me fera gagner un peu d'argent de poche, le taux horaire étant remarquablement intéressant ;-).
« Adieu, monsieur le professeur.
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre cœur,
Ces mots sont écrits à la craie.
Nous vous offrons ces quelques fleurs
Pour dire combien on vous aimait.
On ne vous oubliera jamais.
Adieu, monsieur le professeur ». (© paroles : Hugues Aufray & Vline Buggy, musique : Jean-Pierre Bourtayre - 1968)... alors que je m'apprêtais à sortir de la salle de classe, la dernière heure de cours terminée. Dans un bruit de chaise renversée, l'un d'eux se leva, monta sur sa table et lança « Oh capitaine, mon capitaine ». Un autre le suivit, puis une autre, et encore un autre et ce fut toute la classe qui se retrouva debout sur les tables, debout, face à moi, je tenais encore la poignée de la porte dans la main : j'étais devenu leur Keating, je venais de refermer le Cercle des poètes disparus...
Bon, ne rêvons pas, cela n'arrivera sûrement pas après les 28 heures de cours que je vais donner dans le cadre d'une formation qualifiante en immobilier à compter de janvier 2009 : sept matinées de quatre heures à égrener un cours sur la gestion immobilière qui devra impérativement être plus théorique que pratique. En juin 2007, j'avais accepté de faire partie d'un jury pour le grand oral de présentation du mémoire des étudiants en qualification professionnelle de gestionnaire de biens immobiliers. Je me souviens de mon effarement devant les nombreuses fautes d'orthographe qui maculaient les documents présentés et le piètre niveau d'expression (sauf dans les parties copiées-collées depuis internet) et chacun des quatre candidats eut droit au petit laïus de circonstance. Vaine tentative, je le crains. Toutefois, lorsque que la responsable des formations me proposa de donner des cours, je lui fis part de mon enthousiasme : enfin l'occasion de donner libre cours à mes tendances sadiques en toute légalité, enfin l'occasion d'être le démiurge du destin d'un groupe de personnes suspendues à la crainte d'une note éliminatoire au moment du contrôle des connaissances finales, enfin l'occasion de saquer, d'être injuste, d'être détesté, d'être craint !
En attendant, j'ai quelques mois pour préparer mon intervention en appuyant sur des cas pratiques les théories que je vais tenter d'apprendre à un groupe d'étudiants composé, statistiquement, en majorité, de filles. J'essaierai de me souvenir de mes impressions d'étudiant en droit, il y a plus de 17 ans...
Un défi intéressant à relever qui me changera de la routine du bureau et me fera gagner un peu d'argent de poche, le taux horaire étant remarquablement intéressant ;-).

Commentaires
Moi qui suis ancien formateur, je te comprens ! Il faudra que je te donne des trucs !