Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 1

En 2008, l'association Enfants du Mékong fête ses cinquante ans : après un demi-siècle, l'association défend 570 programmes de parrainage d'enfants, 90 projets de développement durable, envoie 30 volontaires bénévoles sur place, parraine 22 000 enfants et soutient 60 000 enfants dans 6 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge et Birmanie.
L'Asie a toujours exercé une certaine fascination sur moi, peut être à cause de l'ancienneté de ses civilisations et de la diversité de ses cultures. Je me souviens de mon dernier séjour à Paris au cours duquel j'ai parcouru avec délice et admiration toutes les salles du musée Guimet consacré aux arts asiatiques : j'ai été émerveillé par les statues, les porcelaines, les pierres taillées, par tous ces témoignage de la grandeur des peuples qui les ont créés. A défaut de visiter les terres d'origine de ces trésors, en 2007, après la naissance de ma nièce et filleule Emmie, j'ai commencé à réfléchir à la chance qu'elle aura de suivre des études pour construire sa vie et j'ai acquis l'idée qu'offrir mon aide financière à un enfant du Sud-est asiatique serait tout à la fois un hommage à ces mondes si riches d'histoire et une manière de me rendre utile.
Je ne sais plus comment j'ai découvert l'assocation Enfants du Mékong mais après avoir longuement lu tout le site, j'ai apprécié sa démarche et son dévouement. Elle n'est pas la seule association de parrainage d'enfants évidemment, elle dégage toutefois une telle force de conviction à travers ses projets, à travers ses volontaires sur le terrain, à travers ses réalisations qu'elle a emporté mon choix de parrainer un enfant par son intermédiaire.
J'avoue que la fiscalité avantageuse du don (déductible à hauteur de 66 % de sa valeur de mes impôts) n'est pas étrangère à ma décision non plus que le montant raisonnable (24 € mensuels) du don.
Jeudi dernier, j'ai aussi compris que mon soutien était un message d'espoir adressé à un enfant surtout préoccupé à survivre dans la misère : la tournée du cinquantenaire de l'association faisait escale à Ecully, près de Lyon pour une soirée d'échanges entre parrains et membres des équipes. 
Au cours de la soirée, deux volontaires bambous présentèrent leur mission, la responsabilité d'un foyer d'étudiants et l'animation auprès d'enfants avant que Jocelyn, jeune philippine parrainée en France, témoigna de l'importance de l'aide qu'elle reçoit pour quitter sa condition d'extrême pauvreté et surtout poursuivre ses études. Son récit d'une vie de lutte était émouvant et sa reconnaissance à l'égard de son parrain et d'Enfants du Mékong sincère et admirable. Yves Meaudre, directeur général, rappela ensuite l'histoire et le fonctionnement de l'association et insista sur l'espoir qui permet à tous ces enfants de vivre et sur l'amour dont ils peuvent ainsi remplir leur existence. Un film fut projeté pour présenter les conditions très dures de vie dans les six pays où l'association agit : j'ai vu des images poignantes, douloureuses (cette petite fille philippine qui, revenant de l'école en uniforme, sur le pas de le porte de son habitation, troquait ses socquettes et ses chaussures pour des tongs avant de s'engouffrer dans un taudis installé sous une maison : le sol en terre battue était détrempé par la pluie, un puits commun à plusieurs familles le seul moyen pour tenter de faire un semblant de toilette sans aucune intimité - ou cette fillette birmane obligée de vendre de la drogue pour rapporter un peu d'argent à sa mère, et peut être éviter la prostitution, etc.) mais pleines d'espoir. Tous les enfants jouaient, riaient, comme n'importe quel enfant de chez nous... Leurs yeux brillaient du désir de vivre mieux. Je reconnais que j'ai été secoué par ce film.
A la fin de la projection, j'ai pris la décision de parrainer un second enfant, un jeune vietnamien d'une dizaine d'années. J'attends son dossier pour le premier versement. Je pense sans doute, dès que cela sera possible, parrainer un troisième enfant, au Cambodge.
Pour le moment, j'ai écrit à mon filleul philippin, Edmundo, un premier courrier, répondant avec beaucoup de retard à sa lettre du mois de juillet 2007. J'ai prévu de lui envoyer des nouvelles chaque mois (notamment parce que j'ai pu voir combien les lettres des parrains étaient importantes pour les enfants).
Je vous encourage, si vous en avez les moyens (6 € par mois après défiscalisation), à parrainer un enfant : le parrainage est expliqué, et vous pouvez vous engager avec ce formulaire...
Ensemble, donnons leur un avenir !
Toutes les photos sont issues du site Enfants du Mékong


Commentaires
Chapeau bas....
Belle générosité Fabrice!
Oui, c'est vraiment une belle initiative...