Je montre tout...
Après plus d'un mois de silence et alors que deux ou trois lecteurs se sont enquis des causes de mon absence (sic transit...), je reviens pour assumer enfin, pour montrer cette part cachée de ma personnalité que seuls de rares privilégiés ont pu pénétrer et accepter de dévoiler l'indicible intimité d'un quadra toujours célibataire. Lui a excité mon esprit ici, elle m'a convaincu là... L'idée semble avoir germé dans ce blogue et plus particulièrement avec ce billet-ci et celui-là.
Voilà mes bibliothèques, du solide venu droit de Suède, rationnel à défaut d'être esthétique... Cinq éléments disséminés dans l'appartement, solidement campés contre les murs en espérant qu'ils ne chuteront pas sous le poids.

La première accueille les livres de science-fiction et d'horreur (1) dont Les Evangiles du Diable de Claude Seignolle. Devant, posés comme un rempart au malin, un vieux prie-dieu Napoléon III et ses deux chapelets (2), dans l'attente d'une dévotion et de repentirs que je ne leur accorde que de loin en loin, je le confesse, présentement. Trois gravures du XIXe sur un ensemble de huit consacrées à Louis XIV ( 3 ) complètent sur la gauche ce pan de mur.
Les deuxièmes et troisièmes bibliothèques veillent face à la fenêtre, accordant Dieu, le Roi et les hommes...
Dieu domine (1), dans l'espoir que son pardon me sera accordé : entre le Jubilate Deo de l'Eglise traditionnaliste Saint Georges de Lyon et le Jésus de Jacques Duquesne, mon missel quotidien complet garde ma foi entre deux messes. Au dessus, les branches de buis bénit des années passées, figées dans leur déssèchement poussiéreux parce que je ne sais pas comment m'en séparer dignement ( si quelqu'un a une idée pour éviter le sacrilège... ), perdent peu à peu leur pourtant sempiternelle verdeur (vive la taxonomie latine, n'est-ce pas Rod ? ).

Louis XIV et son siècle trônent sur une grande partie des étagères hautes : la gloire leur est acquise avec les deux sommes extraordinaires que sont le Louis XIV de François Bluche et le Dictionnaire du Grand Siècle sous la direction du même auteur et brillant universitaire. Vient ensuite la cour, Mme de Montespan, Madame de Maintenon, Vauban, Colbert, Mazarin, le cardinal de Retz, la Grande Mademoiselle et autres illustres. La Sainte Capitale de la France éternelle n'est pas oubliée dans les pages glacées de grands livres (2). Quelques détails ci-dessous...

Revenons à la grande photo juste avant... Sur la deuxième tablette, à gauche, mon attachement historique, utopique, sincère à la monarchie, à une certaine idée de la monarchie, à un doux rêve brisé un vingt-et-un janvier... Au-delà, le français, le latin et l'anglais se chamaillent sans doute (3). Deux fois trois tablettes accueillent les romans lus ou à lire, Chateaubriant et ses Mémoires d'outre-tombe discute-t-il avec Marguerite Yourcenar ? Molière, Racine, Jean Raspail, Les Mille et Une Nuits, orient et occident s'emmêlent aussi sûrement que mes souvenirs des livres déjà lus (4).
Tout en bas, les traités sur les plantes, les orchidées ou les fleurs à bulbes disputent l'oubli à un ouvrage intitulé Histoire et bizarreries sociales des excréments de Martin Monestier offert autrefois par un ami facétieux et perdu de vue mais exposé, à portée de main et de consultation par les curieux.(5).
Derrière tous ces volumes, l'Enfer garde dans son antre sombre les livres opportunément ravis à des regards qui ne manqueraient pas d'être interloqués devant certains titres...


Voici les montages les plus instables, les plus périlleux que j'ai jamais élaborés : à gauche (1) et au dessus, en équilibre précaire, tous les livres de cuisine, indispensables pour un célibataire, depuis le Larousse Gastronomique des années 20 au Grand livre de cuisine d'Alain Ducasse en passant par un Cuisine pour le temps des restrictions paru en 1943 ou la Cuisine de Madame Saint-Ange, indémodable, dans sa première édition de 1927. PH10 de Pierre Hermé, dédicacé par le pâtissier (ainsi que son Larousse du Chocolat) tient compagnie aux livres de cuisine lyonnaise, à une encyclopédie de la cuisine mondiale, au superbe ouvrage Histoire naturelle et sociale de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat, à plusieurs volumes de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France qu'il me faut compléter...
Quelques livres anciens semblent parfois perdus dans le fatras gastronomique, dont un exemplaire du Mercure Galant de novembre 1686 (dos manquant), une édition incomplète (tomes I à XI, IX manquant) de 1752 des oeuvres de Scarron, une histoire de Louis XIV, sa cour et le Régent par Anquetil de 1791 et d'autres encore ayant pour sujet le XVIIe siècle ou Lyon. Et un dictionnaire de droit d'Ancien Régime ainsi qu'un volume des écrits de Lord Byron en anglais. Et...(2).
Ne parle-t-on pas de cuisine politique ? Le hasard m'a fait regrouper à côté des livres de cuisine les ouvrages politiques, dont Le Libéralisme de Pascal Salin, l'ouvrage collectif le Livre Noir du Communisme, Jean-François Revel tenant la main à quelques survivants de mes études de droit (3).
Enfin, dans un alignement presque parfait, les bandes-dessinées, de Lanfeust de Troy et ses déclinaisons, le monde fascinant des Cités obscures de Shuiten et Peeters (voir ici aussi) sans oublier Astérix et Obélix, indispensables ou encore les mondes d'Aldébaran, Bételgeuse et Antarès de Léo (4).
Un peu partout, sur tous les livres, sur un guéridon, j'entasse les nouveaux volumes achetés, dans un capharnaüm sans autre logique que celle de la conquête du moindre espace libre. En attendant d'installer d'autres bibliothèques.
J'ai oublié de mentionner les collections presque complètes du Club des Cinq d'Enid Blyton et des Six Compagnons de la Croix-Rousse de Paul-Jacques Bonzon (dans leurs anciennes éditions, avant l'apparition des images - je ferai peut être un jour un billet).
A votre tour de présenter votre bibliothèque !
Voilà mes bibliothèques, du solide venu droit de Suède, rationnel à défaut d'être esthétique... Cinq éléments disséminés dans l'appartement, solidement campés contre les murs en espérant qu'ils ne chuteront pas sous le poids.

La première accueille les livres de science-fiction et d'horreur (1) dont Les Evangiles du Diable de Claude Seignolle. Devant, posés comme un rempart au malin, un vieux prie-dieu Napoléon III et ses deux chapelets (2), dans l'attente d'une dévotion et de repentirs que je ne leur accorde que de loin en loin, je le confesse, présentement. Trois gravures du XIXe sur un ensemble de huit consacrées à Louis XIV ( 3 ) complètent sur la gauche ce pan de mur.
Les deuxièmes et troisièmes bibliothèques veillent face à la fenêtre, accordant Dieu, le Roi et les hommes...
Dieu domine (1), dans l'espoir que son pardon me sera accordé : entre le Jubilate Deo de l'Eglise traditionnaliste Saint Georges de Lyon et le Jésus de Jacques Duquesne, mon missel quotidien complet garde ma foi entre deux messes. Au dessus, les branches de buis bénit des années passées, figées dans leur déssèchement poussiéreux parce que je ne sais pas comment m'en séparer dignement ( si quelqu'un a une idée pour éviter le sacrilège... ), perdent peu à peu leur pourtant sempiternelle verdeur (vive la taxonomie latine, n'est-ce pas Rod ? ).

Louis XIV et son siècle trônent sur une grande partie des étagères hautes : la gloire leur est acquise avec les deux sommes extraordinaires que sont le Louis XIV de François Bluche et le Dictionnaire du Grand Siècle sous la direction du même auteur et brillant universitaire. Vient ensuite la cour, Mme de Montespan, Madame de Maintenon, Vauban, Colbert, Mazarin, le cardinal de Retz, la Grande Mademoiselle et autres illustres. La Sainte Capitale de la France éternelle n'est pas oubliée dans les pages glacées de grands livres (2). Quelques détails ci-dessous...

Revenons à la grande photo juste avant... Sur la deuxième tablette, à gauche, mon attachement historique, utopique, sincère à la monarchie, à une certaine idée de la monarchie, à un doux rêve brisé un vingt-et-un janvier... Au-delà, le français, le latin et l'anglais se chamaillent sans doute (3). Deux fois trois tablettes accueillent les romans lus ou à lire, Chateaubriant et ses Mémoires d'outre-tombe discute-t-il avec Marguerite Yourcenar ? Molière, Racine, Jean Raspail, Les Mille et Une Nuits, orient et occident s'emmêlent aussi sûrement que mes souvenirs des livres déjà lus (4).
Tout en bas, les traités sur les plantes, les orchidées ou les fleurs à bulbes disputent l'oubli à un ouvrage intitulé Histoire et bizarreries sociales des excréments de Martin Monestier offert autrefois par un ami facétieux et perdu de vue mais exposé, à portée de main et de consultation par les curieux.(5).
Derrière tous ces volumes, l'Enfer garde dans son antre sombre les livres opportunément ravis à des regards qui ne manqueraient pas d'être interloqués devant certains titres...

A gagner : un cadeau très lyonnais... Répondez dans les commentaires ! A vos méninges...

Voici les montages les plus instables, les plus périlleux que j'ai jamais élaborés : à gauche (1) et au dessus, en équilibre précaire, tous les livres de cuisine, indispensables pour un célibataire, depuis le Larousse Gastronomique des années 20 au Grand livre de cuisine d'Alain Ducasse en passant par un Cuisine pour le temps des restrictions paru en 1943 ou la Cuisine de Madame Saint-Ange, indémodable, dans sa première édition de 1927. PH10 de Pierre Hermé, dédicacé par le pâtissier (ainsi que son Larousse du Chocolat) tient compagnie aux livres de cuisine lyonnaise, à une encyclopédie de la cuisine mondiale, au superbe ouvrage Histoire naturelle et sociale de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat, à plusieurs volumes de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France qu'il me faut compléter...
Quelques livres anciens semblent parfois perdus dans le fatras gastronomique, dont un exemplaire du Mercure Galant de novembre 1686 (dos manquant), une édition incomplète (tomes I à XI, IX manquant) de 1752 des oeuvres de Scarron, une histoire de Louis XIV, sa cour et le Régent par Anquetil de 1791 et d'autres encore ayant pour sujet le XVIIe siècle ou Lyon. Et un dictionnaire de droit d'Ancien Régime ainsi qu'un volume des écrits de Lord Byron en anglais. Et...(2).
Ne parle-t-on pas de cuisine politique ? Le hasard m'a fait regrouper à côté des livres de cuisine les ouvrages politiques, dont Le Libéralisme de Pascal Salin, l'ouvrage collectif le Livre Noir du Communisme, Jean-François Revel tenant la main à quelques survivants de mes études de droit (3).
Enfin, dans un alignement presque parfait, les bandes-dessinées, de Lanfeust de Troy et ses déclinaisons, le monde fascinant des Cités obscures de Shuiten et Peeters (voir ici aussi) sans oublier Astérix et Obélix, indispensables ou encore les mondes d'Aldébaran, Bételgeuse et Antarès de Léo (4).
Un peu partout, sur tous les livres, sur un guéridon, j'entasse les nouveaux volumes achetés, dans un capharnaüm sans autre logique que celle de la conquête du moindre espace libre. En attendant d'installer d'autres bibliothèques.
J'ai oublié de mentionner les collections presque complètes du Club des Cinq d'Enid Blyton et des Six Compagnons de la Croix-Rousse de Paul-Jacques Bonzon (dans leurs anciennes éditions, avant l'apparition des images - je ferai peut être un jour un billet).
A votre tour de présenter votre bibliothèque !


Commentaires
Coucou Fabrice,
Il était temps que tu écrives hein!
Je profite du décalage horaire, pendant que nos amis français sont couchés , pour participer au Grand Jeu lancé par Fabrice. Selon moi l'objet en question est un ancien encrier. Maintenant, je vais aller chercher ma grosse loupe de Sh.Holmes et je vais scruter les titres de tes bouquins. Je commenterai plus tard.
Le buis béni il faut le brûler !
L'objet inconnu ? Un pot de crayon fabriqué en maternelle ?
Contente de t'avoir inspiré pour ce billet !
C'est un peu le bordel, tout ça ! Et je constate que tu aimes les lanternes. Tout s'éclaire.
Sinon, je suis ravi de voir que tu ne m'as pas classé dans les livres d'horreur
Enfin, Il est de retour ! Et avec un billet intéressant, cette fois-ci...
Nous avons beaucouop de livres en commun, sauf pour ce qui est de l'Empire, du XIXe siècle et des policiers. Mais je n'ai rien sur la scatologie, Dieu merci !
Heureux de retrouver ce blog qui me manquait tant !
Océane > même avec une loupe, tu ne pourras pas déchiffrer les titres...
Arty > merci, je vais le brûler ce soir sans doute
Olivier > tu as une place particulière, en début de rayon, mais tu es couché et non debout... Quant aux lanternes, elles devraient disparaître au fond d'un placard à la faveur d'un reclassement des livres
Philou > la prochaine fois que tu viendras à Lyon, feuillete ce curieux livre sur le caca, tu seras étonné (et amusé) ! Je te rappelle qu'il m'a été offert il y a bien longtemps...
le buis de l'année précédente, si je ne me trompe pas, se brûle le mercredi des cendres date de l'entrée en carême.
sinon contente de vous "relire"
Salut Fabrice,
Un vrai arsenal intellectuel d’un homme abreuvé de littérature!!!!Bibliothèques bien diversifiées: religion, histoire, littérature classique et contemporaine, livres d'enfance et de jeunesse, sans oublier les livres du plaisir de la table. Mais où sont cachés les livres du 7ième art? As-tu des biographies? Des BD? C'est génial! Du coup, ça donne envie de tout lire
Oh ! Pas le moindre Barrès ! Même pas un petit Claudel ! Ah mais bon Enid Blyton ça vaut pas la comtesse deSégur. Les Mémoires d'un âne, huit fois, que je l'ai lu... Et je ne m'en souviens plus du tout...
Heu...Pour la loupe, c'était juste de l'humour
Contente que tu reviennes parmis le monde des blogueurs !!
Bon je vois que tous les bouquins que tu as ont l'air tous très appétissants !!! Surtout ceux concernant ce très cher Louis XIV..
Pour ton objet mystère, je proposerais un brûleur pour le papier d'arménie....
Finalement, c'est quoi ce fameux objet Fabrice?
Salut Phil
LE concours continue... Je vais écrire un billet spécial pour cet objet-mystère...
Salut Océane !
Le saint graal ou un porte crayon ?
Pour ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur les projets d'urbanisme à Lyon.
Une visite sur mon site s'impose
La réponse est pour quand ?
bonjour !
il y a une soirée avec lyon blog !
viens tu ?
au plaisir
Bon si tu vas a la soiree j y vais aussi.... par contre j attends la reponse à ton objet mystere. Ca me fait penser au chmilblic !!!
J'ai eu une autre idée pour ton objet mystère.
Ce ne pourrait il pas être un morceau tout bête de tuyau, avec du côté posé sur l'étagère, une sorte de grille ?
Salut, alors une autre tentative, serait-ce un taille-crayon?
je viens de récupérer un PC pour quelques jours, et c'est un vrai plaisir de pouvoir à nouveau se balader sur les blogs amis
c'est rigolo ton jeu, ne seraient- ce pas des coupelles de crèmes brûlées posées les unes sur les autres?
Pour un gourmet...et un gourmand, cela me parait une bonne probabilité!
L'attente est longue...
Il n'y a vraiment que chez moi que les choses sont rangées ? Je commence à flipper, là.
"Dieu domine dans l'espoir que son pardon me sera accordé"
Pfff... mais bien sur. Quelle question.
"les branches de buis bénit des années passées, figées dans leur déssèchement poussiéreux parce que je ne sais pas comment m'en séparer dignement ( si quelqu'un a une idée pour éviter le sacrilège... )"
Je les distribue à mes collègues bobos (véridique. ils me regardent avec effarement).
"vive la taxonomie latine, n'est-ce pas Rod ?"
Alléluia !
Ah oui j'ai oublié l'objet mystère !!
Ton souvenir ému du dernier passage d'un plombier ?