Dilemme...
jeudi 8 novembre 2007 à 23 h 58 - Qui suis-je ? - Lien permanent
Taire ou ne pas taire ? Dois-je poursuivre ma dissimulation ? Dois-je toujours présenter le même masque lisse à ceux qui me connaissent depuis si longtemps, voire depuis ma naissance ? Ne rien dire est-ce mentir ? Comment trouver la force de révéler enfin cette facette de moi qui habite au tréfonds de mon âme ? Dire l’indicible ou céler toujours le terrible secret ? Comment préparer ma famille et mes amis à l’annonce de ma double vie ?
Mon directeur de catéchisme, abbé de son état, alors qu’il me préparait naguère à ma première communion (j’avais 25 ans, c’est encore si proche, naguère…) m’avait affirmé que ne dire ce n’était pas mentir. J’ai souvent fait montre d’un grand silence en application de cet adage et ai réservé tout un pan de ma vie à un cercle particulier d’amis.
Samedi soir, mon existence peut être bouleversée si certains venaient à découvrir ce que je suis…
Oui, je l’avoue, je n’ai jamais dit à ma famille et à mes amis de longue date que… que je… - diantre, la confession est ardue et m’intimide - que je suis… l’auteur d’un blogue depuis plus de quatre années !
Je ne suis pas persuadé que leur faire connaître mes billets me mettra à l’aise. Présentement, je suis d’un avis contraire.
Vous qui êtes mes convives samedi soir, vous qui lisez mon blogue, ne dites rien, s’il vous plaît, de son existence. Sa révélation me rendrait moins libre. Voire m’inciterait à fuir vers d’autres cieux électroniques.
Aucune honte, aucune peur, aucune fierté ne conduisent ma présente décision. Non, j’ai simplement l’impression que je ne suis pas prêt 

Commentaires
Bonsoir Fabrice,
Je m'arrête-là... :-P
Loin d’être une abominable tare, le mensonge, dans beaucoup de cas, a une réelle d'utilité. Tu sais personnellement, ce qui m’interroge dans le mensonge, c’est sa motivation. S’il s’agit de peur, s’il s’agit du besoin de masquer d’autres fragilités, de ne pas faire de peine etc…, pourquoi pas le mensonge? La culpabilité, la honte et, surtout, la peur sont souvent des mobiles du mensonge, mais existe-t-il pour autant, dans certaines circonstances, un droit de mentir ou, plus encore, un devoir de mentir? Oui Fabrice, il existe un devoir de mensonge, puisque c’est une preuve d’empathie, une tentative de ne pas blesser. Mentir, c’est une preuve de respect de l’autre et le moyen de préserver sa propre dignité dans une société devenue, hélas, très exigeante. Ne me méprends pas, je ne suis pas en train de glorifier le mensonge, mais plutôt le clarifier, c’est-à-dire que je suis en train de restituer son rôle dans l’évolution de l’être humain. Tiens prenons exemple, les pervers, les psychotiques ne mentent pas parce qu’ils se moquent des autres. Le pervers dit ce qu’il pense et, si c’est blessant, tant pis, aucune importance; quant au psychotique, de toutes les façons, pour lui, l’autre n’existant pas, il dit ce qu’il pense sans se poser de question. En résumé, chez le psychotique, il n’y a pas du tout de représentations de l’autre et chez le pervers, il n’y a pas de respect des représentations de l’autre. Et mentir, c’est respecter l’autre. D’autre part, Fabrice, tu as employé le mot "honte ". Il est vrai que très souvent le mobile du mensonge est la protection. Si ma vie est en jeu, il suffit que je me taise pour la protéger, donc j’ai également un droit de mensonge pour me protéger, c’est ce que j’appelle en fait de la légitime défense. Il faut que je fasse court n'est-ce pas
Ils sont veinards tes amis qui sont invités...
Allezzz fais ton coming out, tu verras tu te sentiras drôlement mieux après
C'est toujours mieux de choisir le bon moment sois même, si c'est possible...
Trubylonne> tu as raison, les placards sont pleins de poussieres mais bon, j'hésite encore...
Ne nous quitte pas !!! Pour ma part, je l'ai dit au hasard d'une conversation. J'aurais refusé de leur donner l'adresse même s'ils me l'avaient demandé... Maintenant, ils ne pourront pas le trouver, car je ne mets pas de prénoms ou de photos.
J'ai commis l'erreur 2 fois, 2 fois où j'ai donné l'adresse, et les deux fois ce sont révélées être deux grosses erreurs.
Donc si tu veux avoir la conscience tranquille, dis leur, mais n'en dis pas plus.... le monde des blogs est tellement vaste... Mais si tu as peur qu'ils trouvent, alors ne dis rien. Tu leur mentirais si tu leur disais que tu n'en avais pas....
On a le droit d'avoir une vie privée : pourquoi tout dire ? Les jardins secrets, ça existe, ton blog, c'est ton journal intime, tu le montres à qui tu veux et quand tu seras pret (peut etre dans 20 ans et alors), tu pourras le dire mais c'est toi qui le décideras. Pour moi ce n'est pas un mensonge, on a le droit de se préserver.
Je respecterai ton souhait
Je me pose la même question que toi, n'ayant pas informé mes parents et membres de ma famille proche de l'existence de mon blog et tous mes amis ne le savent pas non plus. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs... d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un journal intime, je n'y parle pas de ma vie privée, de mes états d'âme. Sans doute l'envie d'un jardin secret. Et puis plus le temps passe et plus je me dis qu'ils ne comprendraient pas pourquoi je ne leur en ai pas parlé plus tôt si je leur révélais maintenant alors qu'il a un an.... parce que je ne saurais pas leur expliquer pourquoi. Alors des fois je suis sur le point d'en parler, et me tais finalement...
Si tu as plus de courage que moi, fonce ! c'est bien.
ne pas dire n'est pas mentir. Voilà une nouvelle démonstration de tout le paravent faux-cul des curetons !
Olivier > ce n'est pas comme cela que tu gagneras ta place au Paradis (bon, moi non plus sans doute)
Pour Olivier Autissier, l'hypocrisie des curés qui ne croient pas une seconde à toutes les balivernes de l'église n'est-ce pas, mais ils sont obligés de les prêcher.... pouah!!! Je me racle la gorge.... Mais toi, Olivier Autissier, tu jures n'avoir jamais menti de ta vie? Allez du cran, et dis la vérité!
Même sans cran, je peux le dire, oui bien sûr, et même mieux, je pense que ça m'arrivera encore. Néanmoins, je ne suis pas curé non plus