Théâtre des Célestins de Lyon, saison 2006-2007 - « Caligula » de Albert CAMUS le samedi 12 mai 2007
jeudi 21 juin 2007 à 05 h 36 - Théâtre des Célestins 2006-2007 - Lien permanent
Avec :
Charles Berling – Caligula
Gauthier Baillot – Helicon
Vincent Byrd le Sage - L’intendant
Madi Dermé – Le garde
Jean-Charles Fontana – Octavius
Barbara Jacuaniello – La femme de Mucius
Aristide Legrand – Mercia
Eric Prat - Lepidus
Jo Prestia – Mucius
Frédéric Quiring - Cherea
Attila Toth / Andy Gillet – Scipion (en alternance)
Afra Val d’Or - Caesonia
Collaboration artistique : Florence Bosson - Décor : Christian Fenouillat - Costumes : Sylvie Skinazi et Laure Jéger - Lumières : Marie Nicolas - Son : Yohan Progler - Musique : Julien Civange, Siliwood Music
Production : TProduction : Théâtre de l’Atelier
Avant-dernière pièce de la saison : je grimpe les marches de pierre du théâtre pour prendre la même place, au milieu du rang J et m'enfoncer dans le fauteuil. Un décore de cabaret, un piano à gauche, le comptoir du bar à droite. Au centre, la table d'un banquet, des guirlandes électriques, un désordre de fin de service, de fin de fête, un couple danse, quelqu'un joue du piano. Ils attendent. Le rideau n'est toujours pas baissé. Une fin de vie pour un empire romain proche de la chute. Les lumières de la salle disparaissent, les comédiens s'agitent, la fin commence.
Les Célestins racontent la pièce ainsi : « La cour n’en peut plus d’attendre un empereur qui s’est enfui sans laisser de traces depuis la mort de sa bien aimée soeur Drusilla. Caligula revient bientôt, transfiguré. S’il n’a pas trouvé la paix dans le deuil de celle qu’il a follement aimée, c’est empli, obsédé d’impossible qu’il fait son grand retour à la cour. Les sénateurs comprennent mal ses dires ; car Caligula semble fou, incapable désormais de gouverner. Son discours à première vue incohérent ne l’est que trop et les sénateurs autant que le spectateur s’en rendent bientôt compte. Caligula estime que le monde tel qu’il va n’est pas satisfaisant. Il lui faut l’impossible. C’est dans ce but qu’il demande à l’un de ses conseillers la lune « parce que c’est la seule chose qu’il na pas » il se prête alors à l’exercice d’une liberté sans bornes, faisant régner terreur, crime et absurdité sur le royaume. Cette liberté est d’autant plus effrayante qu’elle est d’une logique implacable : Caligula pervertit systématiquement toutes les valeurs estimables. Au fil de la pièce, Caligula comprend que cette liberté et cette logique ne le mènent à rien. Commence alors le combat d’un être qui n’a sa dimension ni dans le monde des hommes ni au delà. »
Disons-le tout de suite : je n'ai pas aimé la mise en scène de Berling. Il a pris le parti du kitsch (la scène où il apparaît en tutu rose est abominable et ennuyeuse) et se perd dans sa recherche des images de la décadence. Je conviens que c'est un bon comédien qui apporte la limpidité de sa diction pour servir le texte et sa jeunesse (sa presque jeunesse) pour camper une folie totale et malheureuse. Malgré cela, je n'ai pas aimé l'habillage qu'il a fait du texte. Un clien d'oeil à Afra Vald'Or qui a joué la femme d'avant dans la première pièce de la saison... Bilan mitigé. Vivement Guitry et Huster.
Le dossier de presse et le dossier pédagogique...
Interview de Charles Berling et extraits du spectacle
Pièce suivante : « Mémoires d'un tricheur» de Sacha GUITRY le samedi 9 juin 2007

Commentaires
Il y avait aussi cet interlude talk show....qui n'amenait rien, pire qui desservait la piéce, à mon goût.
Oui, j'avais oublié cette verrue dans la pièce...
Pour avoir vu d'autres mises en scène, je dois reconnaitre que ce dépoussiérage-là m'a bien plu. Il m'a semblé y découvrir des fulgurences que n'aurait pas renié l'auteur. Mais ce n'est qu'un avis très partial, et très personnel.
Ceci étant avoué, permettez-moi de vous dire (écrire) que j'apprécie beaucoup les chroniques de votre blog que j'ai découvert, il y a peu, en suivant le lien de l'Amateur. Qu'il en soit remercié.
Amaily > merci beaucoup pour votre indulgence pour mon blogue