Théâtre des Célestins de Lyon, saison 2006-2007 - « Méphisto rien qu'un acteur » de Mathieu BERTHOLET
samedi 31 mars 2007 à 23 h 29 - Qui suis-je ? - Lien permanent
Adaptation : Anne Tognetti et Claude Baignères - Décor : Antoine Platteau - Lumières : Marie Nicolas - Son : Frédéric Sanchez
Avec :
Juan Bilbeny, Felipe Castro, Jeanne De Mont, David Gobet, Christophe Grégoire, Stéphanie Leclercq, Jacques Michel, François Nadin, Yvette Théraulaz et Graziella Torrigiani
Collaboration artistique : Arielle Meyer MacLeod - Scénographie : Anna Popek - Costumes : Paola Mulone - Lumières : Rinaldo Del Boca - Musique : Michel Wintsch - Chorégraphie : Tane Soutter
Production : La Comédie de Genève - Spectacle présenté dans le cadre de La belle voisine - Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture
Il y a quelques semaines, j’avais vu « Les Damnés » de Luchino Visconti (1969), cette chronique horrible d’une riche famille qui se perd dans le nazisme après l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933. J’avais été marqué par la fascination qu’exerçèrent l’idéologie et le régime nazis sur les classes privilégiées et par le jeu troublant d’Helmut Berger. J’avais donc pris soin de lire le dossier de présentation de la pièce et avais retenu les astuces de la mise en scène qui titillaient mon impatience.
Un grand cube subdivisés en quatre cubes, est planté sur la scène. Deux escaliers se croisent au fond. Tout au long de la pièce, les comédiens vont jouer dans chacun des quatre cubes. Gründgens, comédien qui excelle dans le rôle de Méphisto, se rallie au nazisme pour sauver sa carrière tandis que Erika et Klaus Mann, les enfants de Thomas Mann, ses anciens compagnons, choisissent la voie de l’exil au moment de la montée en puissance du pouvoir hitlérien. Chacun de leur côté, ils éprouveront la douleur de l’abandon l’un en se faisant le complice de la barbarie nazie, les deux autres en luttant contre la solitude de l’exil. A la fin de la guerre, rien ne sera comme avant.
L’idée des cubes étaient bonne : l’idée de dédoubler les cubes était encore meilleure. L’idée de jouer toute la pièce en circonscrivant les scènes dans l’espace cubique était finalement, mon goût, trop réductrice des mouvements. Cette mise en scène (en espace, pour faire hype) m’a lassé pour finalement me détourner de l’histoire. Je n’ai pas retiré le plaisir que j’escomptais car il fallait sans cesse que je passe d’un cube à l’autre pour suivre les scènes qui s’enchaînaient. Le jeu des acteurs m’a paru bon mais j’ai retenu la prestation de Christophe Grégoire. Le bilan est mitigé au point que je n’ai applaudi que quelques instants. Il n’y eut aucun rappel, la salle était à moitié vide. C’est la dure condition du comédien qui doit jouer devant une salle à peine remplie à moitié.
Le dossier de presse …
Extraits du spectacle
Vous pourrez voir la mise en scène à la puissance cube.
Pièce suivante : « Hedda Gabler », de Mathieu Bertholet, le samedi 31 mars 2007, à 20 heures, place J-1

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