« Témoignage » de Nicolas Sarkozy
mercredi 24 janvier 2007 à 23 h 03 - Quelques idées - Lien permanent

« D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu agir. Transformer le quotidien, rendre l'impossible envisageable, trouver des marges de manoeuvre, m'a toujours passionné.
La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se fondre dans l'anonymat.
Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les Français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus prometteur. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants.
Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français.
J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire. »
La quatrième de couverture donne le ton et pourrait presque dispenser de lire le livre. Vademecum du militant de base, c'est l'évangile annoncé au peuple de droite, le salut offert au peuple de gauche. Nicolas Sarkozy veut, il veut beaucoup, il le dit et le répète à longueur de phrase et chaque ligne lue raisonne au fond de moi avec les accents de l'imitateur Laurent Gerra. Le ton est vif, l'expression simple, comme la conversation de l'ami qu'il voudrait être. Ses raisonnements sont simples : action, réaction. Il établi un constat des lieux et donne sa solution dans l'intérêt et pour la grandeur de la France. Il place l'individu au coeur du système mais pondère son libéralisme (honteux aux yeux des bien pensants) par l'intervention rassurante de l'Etat.
Tout est passé en revue et j'avoue que l'adhérent UMP que je suis n'apprend que peu de choses que je ne sache (ou pense) vraiment. L'UMP n'a pas fait Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy a modelé le parti à son projet. Dès lors, la lecture du livre n'apportera rien à l'électeur convaincu. En revanche, l'hésitant trouvera quelques raisons de méditer sur le choix du bulletin. Quant à l'adversaire, il sera peut être touché par l'illumination à la lecture de cette sainte écriture ou transporté par un éclat de rage en imaginant le sort probable que réserve la France au candidat.
J'avais résolu de voter Sarkozy avant de lire le livre. J'ai lu le livre. Voilà, passons à autre chose en attendant le 22 avril 2007.

Commentaires
De la sainte écriture dis-tu ? De la part d'un prétendant à la présidence de la République. Ça n'est pas une dérive dangereuse ?
Olivier > han, le Béotien qui n'a pas encore vu dans notre candidat le champion qui veut sauver la France (et le fera parce quand on veut, on peut)... Pour tout encarté (sauf Villepin, Debré et quelques autres inconscients), "Témoignage" est un évangile qui nous montre le chemin, c'est le livre qui a recueilli les dits de notre candidat, une sainte écriture offerte au monde. Comment, j'en fais un peu trop ? Mais non, pas du tout
(Je préfère en rire).
Fab>
T'es quand même pas obligé de voter pour lui parce qu'il s'appelle "Nicolas " !!! :)))
Nat > surtout que les personnages historiques qui s'appellent Nicolas, en général, ne sont pas très sympathiques : Nicolas II, Nicolae Ceausescu... Une seule exception : Nicolas Appert - l'inventeur de la boîte de conserve. Sans lui, combien d'hommes célibataires seraient morts de faim ?

Mais, pour notre cordon bleu, ce serait plutôt une circonstance aggravante !
Church > allons, allons...
Bon ben moi finalement j'aimerais assez bien l'autre, la taupe : en plus quand elle causerait dans le poste, on aurait l'impression de se faire houspiller par la maitresse...
Sergio > tu l'appelles "la taupe" parce que son frère était un espion ?
Church > Boah non, je savais meme pas, moi ! J'ai pas la téloche, meme sur ma puissante machine. C'est juste une expression de cour de récré... Pour les espions j'en suis resté au prince Malko Linge et à ses problèmes de toiture : ça au moins je sais ce que c'est...