In memoriam - le 9 novembre, bientôt journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes ?
vendredi 18 août 2006 à 19 h 49 - Quelques idées - Lien permanent
Dans le numéro daté du 11 au 17 août 2006 de Valeurs Actuelles, l'une des revues auxquelles je suis abonné avec Le Point et Challenges, un article de Anne-Lorraine Schmitt présente la proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône, Bruno Gilles, pour l'institution d'une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes. Pour cette initiative, le député a reçu plusieurs centaines de lettres de citoyens des anciens pays de l'Est...
Puisque nous sommes dans un temps de repentance et de mémoire, le moment est venu de se souvenir des près de cent millions de morts de tous les régimes communistes, comme le précisait Stéphane Courtois dans son livre édifiant Le livre noir du communisme. La proposition a recueilli les signatures de 81 députés (ce qui me semble assez peu, soit dit en passant) et prévoit de retenir la date de la chute du Mur de Berlin comme journée du souvenir permettant l'organisation de cérémonies nationales et locales.
L'article rappelle que que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) dans sa session plénière à Strasbourg du 25 janvier 2006 a adoptée une résolution intitulée « Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ».
La journaliste relève que selon le député, « l'absence de condamnation » des crimes des régimes communistes résulte de « l'existence de pays dont les gouvernements adhère toujours à l'idéologie communiste » et elle note que ces « gouvernements sont rarement désavoués par la gauche ».
Dans un article paru dans le Figaro du 20 juin 2006, le député est satisfait d'avoir « brisé un tabou » en réclamant « la même condamnation morale pour les crimes des régimes communistes que pour ceux du régime nazi ». « Rien ne justifie une différence de traitement entre les deux totalitarismes qui ont ensanglanté le XXe siècle ». Il « n'entend pas écrire le contenu des manuels scolaires à la place des historiens ou instituer des sanctions pénales en cas de négation des crimes des régimes communistes ». « le Parlement est dans son rôle en condamnant moralement ces régimes totalitaires et en instituant une journée nationale d'hommage à leurs victimes ». L'article rappelle que, à l'automne 1997, tandis que Lionel Jospin, interpellé à l'Assemblée Nationale par un député UDF à la suite de la parution du Le livre noir du communisme avait répondu, reprenant à son compte les arguments du PCF, que «la révolution de 1917 a été l'un des grands événements de ce siècle », Massimo d'Alema, l'un des dirigeants du parti Démocrates de gauche, l'ancien parti communiste italien rebaptisé, avait tout au contraire qualifié le communisme de «totalitarisme coupable de crimes gigantesques ».
Comment oublier le programme commun de 1981 ? Comment imaginer que les socialistes refuseront les voix des communistes en 2007 au nom d'une union de la gauche électorale ? Comment oublier que le PCF est l'un des rares partis communistes à ne pas avoir changé de nom après ma chute du communisme ? Comment oublier qu'il a été très longtemps "le parti de l'ennemi" en soutenant, contre vents et marées, le régime soviétique ? Comment oublier que des villes comptent encore un boulevard Lenine, une avenue Maurice Thorez, une rue Hô Chi Minh (Vénissieux,à côté de Lyon), une avenue de l'Union Soviétique (Clermont-Ferrand), etc. ?
Que l'on ne vienne pas me dire qu'à la base le communisme est une idée généreuse mais que seule son application doit être mise en cause.
Pendant ce temps, Castro n'en finit pas d'agoniser, soutenu par Raoul et Chaves.
Tiens, un Cuba Libre à la mémoire des morts de tous ces démocrates communistes...
Et Besancenot continue de déblatérer sa révolution, Laguiller de défendre des travailleurs qui ne lui ont rien demandé, et Buffet de rêver du grand soir où elle sera élue...
Le soir du 9 novembre - Jean-Pax Méfret

Commentaires
Le top c'est quant même d'habiter avenue Jean Jaurès près du square Maurice Thorez à Montrouge (mairie UDF actuellement). Et puis tant qu'on est dans les noms de rues "étonnants" la mairie de Saint Denis vient de nous en sortir une belle : www.ville-saint-denis.fr/...
Quant à l'avenue de l'Union Soviétique à Clermont j'ai souvenir que lors d'une élection universitaire organisée là bas l'an dernier quelques personnes se sont employées (avec succès) à déboulonner la plaque. Elle se trouve aujourd'hui dans l'enceinte de Lyon 3 - bien en vue - histoire de rappeler aux étudiants la bêtise de certains de nos élus.
Nicolas > la plaque a été remplacée, je l'ai vue... Pour te distraire un peu, regarde le plan de Vénissieux !
Le Havre, ville communiste pendant des dizaines d'années a ses rues exotiques - il y a même une place Danton et une rue Robespierre. Mais, ce que je n'ai jamais compris, c'est le stade Maurice Thorez (à Harfleur). Je veux bien qu'on baptise une rue, à le rigueur une salle des fêtes... mais un stade ! C'était pas un grand sportif, le Momo. Ah si, en 1940, il a fait Paris-Moscou à une vitesse hallucinante !!!