J'applique la devise de Winston Churchill "no sport" à la lettre : je ne pratique ni ne regarde aucun sport.

Il est 19 heures 30 et la place Bellecour commence à se remplir. L'écran géant a été dressé à l'autre bout de la place. Les drapeaux s'agitent. Les spectateurs sont venus en famille. La joie est palpable. Les cars de CRS stationnent au pied de la façade monumentale est (celle où se trouve mon immeuble). Les postes de secours ont plantés leur tente blanche en plusieurs endroits. Un camion de pompiers fait le tour de la place : un drapeau tricolore est agité à la fenêtre.

Je n'aime pas le foot, je ne regarderai pas la rencontre à la télé. Je vais cependant me glisser dans la foule pour vivre le résultat de l'intérieur. Je regrette que certains se permettent de mépriser les amateurs de foot, mettant dans le même panier les abrutis avinés et casseurs et les amoureux du foot qui prennent plaisir à se réunir. J'ai lu beaucoup de billets extrêment durs de blogueurs (très bobos) pour qui, sans nul doute, tout ce qui est populaire est forcément détestable et raillable à l'envi.

Est-il quelque chose de plus beau qu'une nation qui vibre à l'unisson en dehors de tout conflit armé ?

ALLEZ LES BLEUS !!!

Voilà ce que je vois depuis la fenêtre de toit : la place Bellecour derrière les balustres de pierre de l'attique de la façade monumentale...

Finale France -Allemagne 9 juillet 2006

Finale France -Allemagne 9 juillet 2006

Finale France -Allemagne 9 juillet 2006

Finale France -Allemagne 9 juillet 2006

Billet modifié à 22 h 47 : Pendant les tirs au but, la foule s'est fendue soudainement en deux et des gens ont commencé à courir. Sans s'avoir pourquoi, tout le monde autour de moi a couru. Mouvement de foule impressionnant, extrêmement perturbant parce qu'incompréhensible. Calmés, les spectateurs ont pu voir l'équipe de France défaite par l'Italie. Maintenant, ne restent plus devant l'écran qui diffuse la remise du trophée que les supporters hébétés, ahuris, sonnés. Des pétards claquent dans la nuit, des feux d'artifice éclairenr péniblement la défaite. La deuxième place, dans une compétition, me paraît malheureuse, voire humiliante. C'est la règle du jeu.

Il est temps de passer à autre chose.