Défense et illustration de la volaille française
samedi 25 février 2006 à 22 h 15 - Gastronomie, vins et recettes - Lien permanent
La grippe aviaire est enfin arrivée en France. Enfin ? Oui, parce qu'elle était tellement attendue (espérée ?) par les journalistes qu'épargner notre pays aurait été un drame national. Là, les médias sont heureux et nous abreuvent de photos de canards et de cygnes morts, dérivant à la surface des étangs de la Dombes le ventre à l'air ou de volailles confinées (entassées). Les habitants du coin ne sont pas inquiets alors les journalistes font monter la sauce en faisant état de la baisse de la consommation invraisemblable et rapproche la crise de la grippe aviaire de celle de la vache folle.
Déjà, des producteurs de poulets annoncent des conséquences négatives sur l'emploi dans l'industrie avicole... La psychose est largement infondée mais malheureusement inévitable parce qu'elle touche l'une des bases de la société, la nourriture. Elle renvoie aux peurs les plus anciennes de la pénurie et de l'empoisonnement, elle frappe l'inconscient parce qu'elle transforme un aliment anodin en un poison diabolique.
L'influenza aviaire ne rend pas la volaille impropre à la consommation, notamment parce que le virus ne supporte pas une chaleur supérieure à 60°C. Or, je ne connais pas une recette de volaille accommodée à cru. Les oeufs ne peuvent pas être contaminé, la ponte étant la première chose qu'une poule pondeuse arrête en cas de maladie, selon une fermière. Il n'y a donc aucun risque à consommer du poulet ou du canard, des oeufs, du foie gras, etc.
Chacun d'entre nous se doit de continuer à consommer des volailles et des oeufs, au moins pour sauvegarder l'industrie aviaire française et surtout, parce qu'un poulet rôti peut être le plus merveilleux des plats (lorsqu'il est accompagné d'une belle purée, celle de Joël Robuchon, par exemple).
De la volaille une fois par semaine, au moins, sur toutes les tables de France et nous sauvegarderons nos emplois !
Pour contribuer à cet effort, je vais vous livrer mes recettes de volailles préférées, au fil du temps.
Première recette à venir : le poulet de Bresse à la crème, gloire de la gastronomie bressane et lyonnaise !

Commentaires
il ne faut pas faire dorer la volaille dans un poulet a la creme j’ai 64 ans
et ma grande tante ( bonne de son frere cure de digoin ) nous servai un quatre heure dinatoire avec un poulet a la creme tres blanc et epuis je n’en ai jamais mange!!!!!!!!!!!