Une chose parmi d'autres, mais l'essentiel, sans doute...
mardi 13 décembre 2005 à 21 h 10 - Billets éparpillés - Lien permanent
Mes silences sur le net se succèdent et s'amassent. Les fêtes approchent et je suis en grande forme, pour une fois. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes dirait Pangloss mais un souci vient me rappeler que la vie est faite de joies et de peines.
J'ai fait toiletter ma chienne cairn terrier le deux décembre : en récupérant ma compagne de solitude, j'ai eu un choc face à une chienne méconnaissable. Superbement traitée, elle était resplendissante, et j'étais fier d'elle. Je vais finir par avoir un vrai toutou à son pépère. Je m'en moque, après tout. Vendredi 9 décembre, c'était la grande opération, la stérilisation. Encore groggy en fin de journée, elle s'est petit à petit remise, grognant de temps en temps pour masquer sa douleur. Elle était avec moi, calme et apaisée, se tête sur ma main et ses grands yeux me dévisageant, gagnée par la douceur offerte par mon canapé. Finalement sa présence m'est devenue précieuse en trois mois.
Aujourd'hui, son état a brusquement empiré : si elle avait uriné à plusieurs reprises dans l'appartement hier, j'avais mis cette incontinence sur la douleur de la cicactrice avant de décider de la représenter, ce matin, au vétérinaire qui a diagnostiqué une cystite. Les poches pleines de médicaments, j'ai ramené ma petite boule de poils folle chez elle. Bien vite, j'ai remarqué qu'elle éprouvait de plus en plus de mal à se relever, glissant sur ses pattes arrières et semblant même ne plus voir le monde autour d'elle. En revenant ce soir, je l'ai trouvée affalée sur les tommettes, baignant dans son urine mais agitant sa queue pour me saluer sans trouver la force de se relever. Je l'ai aussitôt montrée au vétérinaire à côté de chez moi (qui ne l'a pas opérée). L'analyse des symptômes est sévère : il pense avoir décelé une atteinte neurologique élevée, caractérisée par des micro-crises épileptiques et une incapacité à se calmer. Il a décidé de la garder en observation cette nuit. Il a peine éffleuré les conséquences de cette affection mais a parlé de lésions potentiellement irréversibles si jamais l'amélioration de son état n'était pas rapide. J'ai embrassé ma chienne et éclaté en sanglots devant lé vétérinaire. Je suis reparti sans elle. J'attends son appel dans la soirée pour quelques nouvelles. Je suis rentré et j'ai lavé le sol pour enlever les odeurs d'urine. Je ne sais pas quoi faire. J'attends.
J'aurais tant attendu cette année. Patience devant ma douleur, au printemps. Devant la douleur de ma chienne maintenant.
Tout allait si bien depuis quelques temps. Triste fatalité.

Derniers commentaires