Chien ou pas chien ? Dois-je adopter un chien ou non ? Je me pose cette question depuis longtemps et j'ai profité d'un temps bien inecratin à Lyon pour rendre visite au refuge de la SPA de Brignais. Des cages alignées, un sol en béton souvent parsemés de crottes, une forte odeur d'excréments, des chiens qui aboient, des molosses terrifiants et puis certains animaux au regard lourd, qui ne disent rien. Notamment un bâtard croisé griffon et teckel qui remue vivement la queue à mon approche et veut lécher mes doigts. Pas un aboiement ne sort de sa gueule. Dans le bâtiment d'à côté, des chats miaulent. La fiche dit qu'il est âgé de de deux ans et qu'il a été trouvé. Je continue ma visite. Je repasse devant sa cage : à nouveau, il veut que je lui tende mes doigts à travers le grillage. Sans un bruit. Sa queue bat l'air. Pas de rensegnement particulier au bureau : il est adoptable. Je reviens vers lui : il lève un oeil en me voyant passer. Comme je ne m'approche pas, il ne se lève pas, il a deviné que je ne le prendrais pas avec moi aujourd"hui. Il est un peu plus grand que le format que j'avais décidé, adapté à mon deux pièces de 62 m². Je repars seul. Je ne parviens pas à me décider de prendre un chien : j'aimerai un compagnon fidèle mais suis-je vraiment conscient des responsabilités qu'une telle présence engendre ? Perdais-je ma liberté, comme le rappelle mes parents à qui j'ai laissé le chat que j'avais trouvé en 1992 et qui m'oblige à passer deux fois par jour chez eux pendant leur absence (voire à coucher dans mon ancienne chambre pleine de souvenirs) pour m'en occuper ?