Où l'administration dévoile l'étendue de sa bêtise
vendredi 24 septembre 2004 à 20 h 18 - Quelques idées - Lien permanent
Dans le cadre de mes activités professionnelles; je suis souvent confronté à l'administration française. J'ai entraperçu, ce matin, la bêtise de nos règlementations.
En 2002, les copropriétaires d'un immeuble votent des travaux de rénovation de la colonne d'adduction d'électricité et de réfection de la peinture. Gérant plusieurs appartements pour le compte d'un copropriétaires, je dépose, en 2003, un dossier de demande de subvention auprès de l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (ANAH) en fournissant les devis des travaux électriques et de peinture. L'ANAH accorde au propriétaire une subvention, sans détailler la somme attribuée.
Les travaux terminées, je sollicite le versement de la subvention prévue et je donne copie de divers et nombreux documents, dont la facture acquitée des travaux électriques. Je ne donne pas la copie de la facture de peinture puisque ces travaux ne sont pas subventionnés. Or, ce matin, je reçois un courrier de l'ANAH me demandant la copie de cette facture. Je téléphone aussitôt au fonctionnaire chargé du dossier qui me confirme que ce document est indispensable. Je lui fait remarquer que les travaux de peinture n'ouvrent pas droit à une subvention, ce qu'il me confirme, et que dès lors je ne vois pas pourquoi je dois fonner un document qui ne servira à rien. Le fonctionnaire, intraitable, me précise que le projet global présentait des travaux d'électricité et de peinture et qu'il devait vérifier que ces derniers avaient bien été effectués. Je lui ai alors répondu que je ne comprenais pas pourquoi il voulait s'assurer que les travaux de peinture avaient été réalisés puisque le propriétaire ne percevra pas de subvention : peu importe leur prix, aucun euro ne sera versé. Imperturbable, le fonctionnaire m'a rétorqué que la règlementation était ainsi faite. J'ai fini par lui dire que cette règle était illogique et source d'une perte de temps. Las, sa position n'a pas changé : j'avais un mur sans aucune capacité de réflexion au bout du téléphone. Tatillon et bête.
Dois-je en rire ? Dois-je pleurer de rage ? Non, j'espère simplement qu'un jour nous ferons un peu de ménage dans les tonnes de lois stupides sous lesquelles nous croulons et qui finiront par confisquer notre énergie et notre liberté. Je crains que la veille de notre libération ne soit pas demain.

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