Changement d'herbage réjouis le veau
mardi 11 mai 2004 à 23 h 31 - Billets éparpillés - Lien permanent
Désolé, je ne peux pas meuh faire ce soir.
J'ai trouvé une distraction : le calcul d'itinéraires pour des destinations dont je rêve. De Lyon à Saint-Petersbourg (2770 km en 32h24), Moscou (2954 km en 32h28), Istanbul (2433 km en 24h51), Athènes (1621 km en 25h03)... Hop, avec Viamichelin, je prends un billet pour ailleurs et j'égrène la litanie des villes traversées. Toutes résonnent à mes oreilles comme la notes d'une partition que je ne sais pas écouter. Je reste devant mon clavier, à taper mes rêves sans même comencer à les caresser. Douces tortures que je m'inflige. Pour combien de temps encore ?
Décisions
37 ans : l'échéance approche avec le tournant des quarante ans. Une nouvelle fois, je dois me remettre en cause pour la suite de ma carrière professionnelle. Un ami m'a dit qu'il valait mieux être chassé à trente sept ans (comprendre "se voir proposé un bon poste) plutôt que d'envoyer des cv à quarante ans.
Je pense qu'il s'agit d'un cap primordial : mes diplômes s'éloignent et mon expérience grandit. Bientôt, cette expérience bloquera mon évolution parce qu'elle sera devenue trop pesante. Je travaille depuis onze ans. Il me reste, à priori, trois années avant d'arriver à un sommet de mon parcours. Le poste que j'aurais à quarante ans déterminera la suite de ma vie. Bien que je ne puisse préjuger des évolutions économiques qui viendraient contrecarrer mes ambitions, je dispose des atous nécessaires pour bouger. Il faut que je trouve la volonté de prendre mon avenir en main. J'avais commencé à évoquer cette évolution à l'automne dernier puis la maladie m'a interrompu (bonne excuse...). Aujourd'hui, il en va différemment. Je sais que j'ai les capacités et les raisons de me vendre pour obtenir ce que j'envisage. Je dois agir. Mais avant tout, un bilan objectif s'impose.
Hypocrisie
Benjamin Castaldi sort un livre racontant sa vie et celle de sa famille. Ses yeux plissés, une larme au coin de l'oeil, il va s'épancher avec sa mère dans l'émission de Mireille Dumas, demain soir. Après un extrait du livre publié par L'EXPRESS, après un article sulfeureux dans PARIS-MATCH, laissant croire à l'existence de relations particulières entre Montand et sa fille. Il suit un "plan-média" soigneusement orchestré par ses attachés de presse et son éditeur. Il rejoint la sombre cohorte des pathologiques professionnels qui vident dans les pages d'un livre qu'un nègre aura écrit, les loghorrées insipides muries par une enfance faussement dorée. Après Guillaume Depardieu et ses envies de tuer le père, après Justine Lévy et ses pleurs de midinette délaissée par son amoureux, bientôt Sarah Marshall et Alexandre Anthony qui racontent leurs parties fines... Rien que des demi-stars, des sans-grades, sans fierté, qui salivent les sommes mirifques que leur font miroiter des égrefins décomplexés. A vomir.
Quelques lignes pour dévoiler mon côté concierge.
