Apartés uchroniques

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dimanche 25 décembre 2011

Il est né le Divin Enfant !

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L'Adoration de l'Enfant - Jacquelin de Montluçon - circa 1496/1497

L’Adoration de l’Enfant - Jacquelin de MONTLUCON - circa 1496/1497 - Musée des Beaux Arts de Lyon - LYON - FRANCE

Joyeuse et très Sainte Fête de Noël !

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jeudi 1 décembre 2011

Le temps file vite...

Diantre, j’ai du retard dans mon calendrier de l’Avent… Il n’est pas facile d’aller photographier en journée les Madones dispersées dans la Presqu’ïle et l’heure du déjeuner est souvent sacrifiée. Je suis pourtant aidé par le site de l’Association LES MADONES DE LYON  et l’ouvrage qu’elle a publié, le GUIDE DES MADONES DE LYON, publié en 2008 aux éditions AUTRE VUE, tous les deux sources d’inspiration pour la localisation des statues et les informations historiques. Patience, ce week-end je devrais combler mon retard. Promis. Enfin je crois. ;-)

mercredi 30 novembre 2011

Un calendrier de l'Avent - 4e jour

C’était mieux avant… SI vous avez lu le billet du 3e jour, vous vous êtes sans doute dit : ouaip, c’était mieux avant. Mais avant, c’est quand ? Comment était-ce avant ? A Lyon, avant, au mois de décembre 1955, c’était comme cela…En musique, pour écouter Bing Crosby chanter I Saw Three Ships de sa voix profonde, cliquez sur le lecteur (la vidéo est muette)

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Par ordre d’apparition à l’image : le Bar Américain, sur la rue de la République encore piétonne, la façade du Palais de la Bourse, le parvis de l’église Saint-Bonaventure, les Galeries Lafayettes, aujourd’hui disparues à cet emplacement, des vitrines non iendtifiées puis, je crois, la rue de Brest avec ses magasins, le montage du sapin de Noël en pièce détachées de la place de la République (un regret : l’abandon de ce grand sapin de Noël que je ne me souviens pas avoir connu - aujourd’hui, la ville met en place des sapins d’environ 5 mètres de haut dans les quartiers), un bébé qui dort dans la crèche sous le regard d’un boeuf à l’Hôtel-Dieu, si j’en crois les religieuses infirmières présentes..

Dans la 4e case du calendrier…

madone87republique.jpg

Au 87 rue de la République, Marie, Vierge Immaculée au front ceint d’un diadème d’étoiles accueille le passant dans sa niche défraîchie. Seule Madone de l’ancienne rue Impériale encore subsistante (et l’une des plus grandes de Lyon), elle aurait été placée en 1862 par la Famille Luppé qui venait de faire édifier cet immeuble (profondément remanié au XXe siècle) après avoir longtemps possédé une maison 21 rue Bellecordière ayant abrité dès 1645 une statue, l’ensemble ayant été détruit au moment du percement de la rue Impériale par le préfet Vaÿsse.

mardi 29 novembre 2011

Un calendrier de l'Avent 2011 - 3e jour

sapin2011.jpgAucune magie de Noël dans l’air du temps… C’est un sentiment qui semble général autour de moi alors même que les vitrines des magasins ne sont pas encore toutes décorées. Las, celles que le sont déjà affichent des airs bien tristes. Dois-je conclure que la crise affecte a réussi à mettre à mal Noël ? Le temps n’est pas au diapason, non plus, de la saison : aucun vent coulis, vif et mordant, ne cingle le visage dans les rues lyonnaises ou sur les quais de la Saône qui savent si bien se transformer en boulevard du froid lorsque les bourrasques venues du Septentrion lèchent les façades des quais incurvés. Il est peut être encore tôt. Après tout, l’hiver n’est annoncé sur la calendrier que dans trois semaines. Le Marché de Noël de la place Carnot offre toujours les mêmes bibelots sans intérêt, sauf quelques santonniers auprès desquels j’ai complété encore cette année ma crèche. Avant, c’était mieux… Voilà la rengaine (autrefois on appelait cela une scie) qui vole de lèvres en lèvres et chacun de décrire les Noëls idéaux de son enfance, du temps d’avant. Non, ce n’était pas toujours mieux avant. C’était différent et le monde a évolué depuis mon enfance et celle des mes parents. Je me souviens que nous avions, en général, les cadeeaux que nous demandions : nous ne pouvions pas demander des présents trop coûteux parce que nous entendions mon père répéter, à longueur de journée, qu’il “ne les accrochait pas avec des rondelles” pour signifier qu’il était hors de question de trop dépenser pour des cadeaux.

il y a peut être une chose que je regrette : c’est l’émerveillement que j’éprouvais devant le paquet au pied du sapin et qui contenait un jouet que je n’avais pas commandé. Aujourd’hui, mes parents, mon frère me demandent dès novembre ce que je veux à Noël : la surprise n’existe plus. Alors force est de constater que c’était mieux avant. Fichtre.

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Byla cesta, byla uslapna… Traduction non encore trouvée, pfiou, le tchèque, c’est dur à apprendre !

Pourtant, je n’ai pas perdu mon âme d’enfant et je rêve souvent d’un Noël idéal qui commencerait le soir du réveillon par une veillée joyeuse en bonne compagnie, dans une ambiance où l’affection le disputerait à la chaleur des âmes, dans l’attente de la Grand Messe. Nous nous rendrions alors ensemble à l’église et nous nous laisserions emportés dans les Cieux par les volutes de l’encens en chantant la naissance deu Sauveur à minuit pile. Nous regagnerions alors notre logis pour partager un médianoche d’amour et de fraternité, échanges des rires, des regards, de la vie. La maisonnée résonnerait des bruits de papiers froissées, des enfants joueraient joyeux et impatients, des chants de Noël nous murmureraient l’amour de Dieu et de l’autre… C’est un rêve que je fais parfois. La réalité est moins clinquante mais elle contient encore des petites parcelles d’amour et d’affection qui naissent spontanément de la joie que je vais éprouver en regardant ma filleule se réjouir devant le spectacle auquel je l’emmène samedi prochain (pour la première fois je vais être seul un jour avec elle, je suis tout à la fois heureux et aussi un peu craintif), en recevant, pendant trois jours, en fin de semaine prochaine, mon cher ami d’enfance Philippe, en traitant à ma table cinq amis chers à mon coeur pour le dîner du troisième dimanche de l’Avent, en passant le réveillon avec les miens et le déjeuner de Noël avec mes parents, mon frère et sa fiancée et mon amie Bénédicte, la compagne discrète, mais au rire si spontané que je n’ai de cesse de chercher à le provoquer, des promenades vespérales en commun de nos chiens. Ces jours qui s’annoncent seront beaux, je le sais.

Dans la troisième case du calendrier de l’Avent…

madone10tilsitt.jpg
 “Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; 2 elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. 3 Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. 4 Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né.(…)” A l’angle de la rue Antoine de Saint Exupéry et du 10 quai Tilsitt, une Vierge de l’Apocalypse foule aux pieds pour le terrasser le serpent immonde et diabolique rampant sur la terre. Le nom des donateurs apparaît sur le piedestal : Maubou etLachaux.

lundi 28 novembre 2011

Un calendrier de l'Avent 2011 - 2e jour

guignol2011.jpgCette année, mon sapin, dressé depuis hier, accueille de nouvelles boules, peintes à la main et représentant cinq vues de Lyon et les deux personnages emblématiques de Lyon, Guignol et Gnafron. L’un de mes rêves est de pouvoir acquérir deux vieilles marionnettes à gaine, du XIXe siècle : la chasse est ouverte mais je ne les ai pas encore trouvées. Pour aujourd’hui, voilà Guignol. Et dans la deuxième case de ce calendrier…

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Cas radosti veselosti - Le temps d’une grande joie (traduction non certifiée…)

Lyon est une ville vouée à la Vierge Marie depuis la délibération du 12 mars 1643 dans laquelle les consuls de Lyon placent la ville “sous la protection toute-puissante de la Très Sainte et Immaculée Vierge Marie, Mère de Jésus-CHrist, Nostre Seigneur…”. La ville instaure alors le Voeu de Fourvière, le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge au cours duquel les élus montent en procession à Fourvière pour entendre la messe et offrir sept livres de cire en cierges et flambeaux et un écu d’or. Le XVIIe siècle a ainsi vu naître des madones placées sur les façades des maisons, sur les piles des ponts (à l’époque, seuls deux pont en pierre existaient : le pont du Change, sur la Saône et le pont du Rhône), un mouvement encouragé par la Contre-Réforme. Le XIXe siècle fut le siècle des missions à Lyon et celui du renouveau des madones, notamment après les transformations du préfet VAYSSE et la construction de nouveaux immeubles.

Si nous attendons de réjouir de la naissance du Sauveur, il ne faut pas oublier Marie, sa mère, qui conduit au Christ, comme le montre la symbolique de la Basilique de Fourvière : le projet d’origine prévoyait un escalier monumental venant de la place Saint-Jean pour monter la colline, franchir la porte Saint-Joseph (matérialisée par l’arcade centrale de la galerie qui court au chevet de la Basilique) et pénétrer dans l’édifice consacré la Vierge Marie, qui, par son intercession, permet d’accéder au Christ. C’est pourquoi ce calendrier de l’Avent présentera quelques unes des Madones de Lyon…

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Cette Madone est située au 12 place Antonin Gourju LYON 2e, dans une niche au fronton courbe et aux pilastres ioniques. La statue repose sur un cylindre en métal, très rouillé, en forme de tambour de colonne, avec, un devant représentant un ciel étoilé et ajouré d’un A et un M entrelacés (Ave Maria) : autrefois, une bougie était placée à l’intérieur. Il y a bien longtemps que plus personne n’a éclairé ainsi cette statue. Pour l’anecdote, l’édicule est placé au dessus de la porte de l’ancien couvent des Templiers, remplacés par les Célestins :le couvent fut partiellement détruit au XVIIe siècle après le bannissement de France des Jésuites par Louis XV. La voûte a donné son nom au restaurant fameux autrefois tenu par Léa BIDAUT, célèbre cuisinière qui faisait ses courses sur le marché du quai Saint-Antoine avec une charrette et une pancarte sur laquelle on pouvait lire “Faible femme mais forte en gueule”. Depuis plus de trente ans, Philippe REBATEL a pris sa succession avec un grand succès…

dimanche 27 novembre 2011

Un calendrier de l'Avent 2011 - Premier Dimanche - 1er jour

Aujourd’hui, le temps de l’Avent commence et les Chrétiens entrent dans le temps d’attente de la naissance de Jésus-Christ.

notredamedetyn-2010.jpgEt si je reprenais cette année un calendrier, comme en 2008 ? L’idée a germé hier soir alors que j’assistais à l’office anticipé du dimanche à l’église Saint-François-de-Sales. Pour tout vous confier, cette messe était suivie par un concert de chants de l’Avent donné par l’ensemble Primavera, une formation d’étudiants en musique et en chant de Bohème de l’Est, en République Tchèque. Ils étaient accueillis par l’association franco-tchèque de Lyon au sein de laquelle je prends tous les lundis soirs des cours de tchèque depuis 2 mois…

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Padla rosa studena, un chant de Noël traditionnel… Hier, je n’étais plus sous les voûtes peintes d’étoiles dorées de l’église mais sur Staroměstské náměstí, la place de la Vieille Ville, à Prague, au pieds de Chrám Panny Marie před Týnem, Notre-Dame-de-Tyn, aux toitures sommées d’orbes dorées qui auraient inspiré Walt Disney pour son château de la Belle au Bois Dormant.


Pour ce premier jour de l’Avent, la case à ouvrir contient une Madone, l’une de ces statues de la Vierge Marie qui ornent encore les façades lyonnaises. 

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Maison BLANCHON, 7 quai Fulchiron - LYON 5e, immeuble construit en 1845 dans un mélange des style médiéval et mauresque par Pierre BOSSAN, l’un des architectes de la Basilique de Fourvière après avoir été celui de l’église Saint-Georges, une oeuvre de jeunesse. La statue est l’oeuvre du sculpteur FABISCH, qui sculptera plus tard Notre Dame de Fourvière, juchée sur le clocher de l’ancienne église de Fourvière. Le dais à trois créneaux préfigure les tours de la Basilique de Fouvière et rappelle les trois Vertus théologales (qui ont trait à Dieu) : la foi, l’espérance, la charité.