Apartés uchroniques

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lundi 15 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 16e jour

Dans la  16e case, encore de la nostalgie…

C’était hier, ou presque, j’étais encore un jeune garçon et Noël approchait. Je me souviens des colères de mon père face aux mauvaises notes de mon frère aîné et de ses menaces de ne pas avoir de cadeaux à Noël s’il ne travaillait pas mieux à l’école. J’avais peur qu’il ne mette ses menaces à exécution, entre deux fessées. Pour  ma part, mes résultats étaient satisfaisants et je ne craignais rien. Rétrospectivement, je pense que mon père avait  tort de lier Noël, fête des enfants et des cadeaux, aux bonnes notes. Si j’ai appris l’inexistence du Père Noël vers l’âge de sept ans, j’ai longtemps gardé au fond de moi le désir d’obtenir tous les cadeaux que je demandais. Hélas, je connaissais les moyens financiers de mes parents et je savais que certaines demandes ne seraient jamais honorées. Le jeu Merlin, évoqué précédemment, est un symbole.

Toutefois, je me souviens d’un jeu, longtemps demandé et reçu un jour : l’atelier du potier. Je ne sais quel âge j’avais, sans doute une dizaine d’années. J’avais vu ce jeu au Salon de l’enfance, au CNIT, à Paris, un grand salon où l’on présentait des jeux et des activités pour les gosses et que l’on visitaient régulièrement lors de nos passages à Paris. J’avais aussi découvert un jeu où l’on faisait couler de la peinture sur un carton tournant à grande vitesse pour obtenir des dessins psychédéliques sans usage de LSD préalable (quoique, souvenez-vous de la rumeur urbaine des buvards imprégnés de LSD si des étoiles étaient imprimées dessus). Il était hors de question d’espérer obtenir, un jour, ce jeu, bien trop salissant selon le décret de mon père.

J’avais, en revanche, réussi à le fléchir avec cet atelier de potier. Un petit tour en plastique actionné par un moteur à pile et livré avec deux sacs d’argile fourni et des accessoires. J’ai rêvé de ce jouet si longtemps que je n’ai pas cru mes yeux lorsque je le reçus.  Le jour de Noël, j’avais déballé avec frénésie le paquet et sauté de joie à sa découverte. Évidemment, il n’était pas question de jouer avec ce jour parce qu’il fallait aller déjeuner chez mes grands-parents. De retour à la maison, il était trop tard. Le lendemain, je ne sais quel prétexte me fut opposé pour que je ne l’utilise pas. Puis les jours suivants non plus : la boîte était ouverte, je triturais les paquets de terre en vain. Puis vint l’argument suprême : ce jeu était salissant. Donc interdit par décision paternelle. Et ma mère n’osa pas braver son mari. Et je n’ai jamais joué avec ce cadeau. Jamais.

Dimanche dernier, chez mes parents, alors que je cherchais avec ma mère les décorations pour leur sapin de Noël, j’ai retrouvé, au fond du placard, la boite magique, cet atelier encore vierge de mes jeux, planqué contre le mur. Je me suis penché vers Maman et je lui ai dit en souriant : « tu te souviens de l’atelier du potier ? Je n’y ai jamais joué… ». J’ai vu dans ces yeux qu’elle regrettait cela et puis nous avons éclaté de rire tous les deux. Je pense que je vais ramener ce jeu chez moi. Je ne pourrais pas y jouer car il me semble que je l’avais, quelques années plus tard, amputé du moteur pour  l’utiliser dans un ventilateur. Pour l’anecdote, mon père a une sœur aînée aussi maniaque que lui sur la propreté : ma cousine, d’un an de moins que moi, avait reçu aussi ce jeu l’année suivante de ses parents. Elle aussi n’a jamais pu jouer avec pour la même raison que moi…

L’année suivante, je commandai des livres, pour être certain de pouvoir les lire ;-)



Ding dong merrily on high…



Bing Crosby and Christmas is a-comin’…

dimanche 14 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - Troisème Dimanche - 15e jour

Dans la 15 case, quelques précisions de date et un évangile…

Domenico Ghirlandaio - La NativitéDomenico Ghirlandaio - (1449 - 1494).

La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ a été inscrite dans le calendrier occidentale en 337, année, par ailleurs, de célébration du baptême de l’empereur Constantin qui érigea le christianisme en religion d’état. En 353 ou 354, le Pape Libère fixe la fête la Noël au 25 décembre. Cette fête remplaça une fête romaine célébrant le dieu solaire Mithra, incorporé au panthéon d’état par l’empereur Aurélien en 274 devant la popularité du culte né en Perse et apparu à Rome au Ier siècle avant notre ère. Il fixa aussi au 25 décembre la fête du soleil invaincu, sol invictus. Certains auteurs pensent que Noël a remplacé les Saturnales qui célébraient la remontée du soleil sur l’horizon. Un théologien, vers 320, dit que « nous célébrons ce jour non pour honorer le soleil comme les païens mais pour honorer le Créateur du soleil ».

Évangile selon Saint Matthieu : (version Louis Segond - 1910) :
Matthieu 1
18. Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
19. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
20. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ;
21. elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
22. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :
23. Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils,
et on lui donnera le nom d’Emmanuel,
ce qui signifie Dieu avec nous.
24. Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui.
25. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus
Matthieu 2
1. Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,
2. et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.


Georges de la Tour - NativitéGeorges de la Tour - (1593-1652)

La liturgie du Troisième  Dimanche

Adeste fideles…


Quelques versions de O Come all ye faithful…

Le Chœur des Enfants de Vienne




Bing Crosby


Franck Sinatra


Luciano Pavarotti

samedi 13 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 14e jour

Dans cette case, des bûches…

Bûches de Noël
Qui n’a pas essayé d’avaler un morceau de bûche pâteuse et grasse après un repas de Noël gras et copieux ? Biscuit roulé, crème au beurre écœurante car chaude, parfum approximatif, etc. Voilà les bûches de mon enfance, des années 50 à 80 du siècle dernier. Puis sont arrivées les mousses. Ah, ces mousses, aériennes, parfumées, colorées, joyeuses… insipides, collantes, criardes,etc. Je vous laisse choisir la catégories de superlatifs que vous préférez pour les mousses. Pour ma part, je penche pour la seconde. J’allais oublier les desserts glacés déguisés en mousse. Aujourd’hui, les prix varient entre 3,50 et 6,00 € la part de bûche : selon que le pâtissier est généreux ou pingre, la taille des bûches varie du simple au double. Un gâteau souvent trop cher pour ce qu’il est. Évidemment, j’ai volontairement oublié les bûches industrielles, présentées sous un blister transparent dans les supermarchés et confectionnées à partir de Pâques, truffées d’additifs chimiques pour tenir au moins un an. Ce n’est plus de la pâtisserie, c’est un attentat au bon goût.

La première photo est composées de bûches extraites du site du pâtissier Christophe Michalak, Passions gourmandes. Elles sont publiées sans autorisation, bien sûr mais ce n’est pas ma faute : je n’ai trouvé aucune vitrine de pâtisserie présentant des bûches à ce jour. C’est sans doute trop tôt.

Les autres photos sont extraites de site à la suite d’une recherche sur Google images et j’ai la flemme de demander au moins 12 autorisations…

Bûches de Noël
Bon, ce n’est pas le tout, j’ai du remplissage de case ( d’estomac ? ) à faire. je suis gourmand ( certains me disent parfois un peu goinfre devant un gâteau ) et je ne sais pas résister au sucré : même si j’ai quelques préférences, j’aime toutes les bûches, écœurantes ou non, de la crème au beurre aux mousses. Je me souviens des Noëls que nous fêtions en famille, avec mes grands-parents, oncles, tantes et cousins/cousines, dans les années 80. Dix neuf personnes réunies au réveillon et au déjeuner, souvent dans le midi, près du Pont du Gard, chez mes grands-parents ou entre Nîmes et Avignon, chez mon oncle et ma tante. Ma mère et mon père avaient décrété que le midi de la France mangeait mal, faute de bons produits et de bons traiteurs. Nous faisions donc toutes les courses avec ma mère aux Halle des Lyon-Paul Bocuse pour descendre, le soir du réveillon, tous les mets à déguster pour ces deux repas : huîtres, volailles, gâteaux, saumon, fromages bref le kit de survie de base des fêtes. Je repense avec nostalgie à l’angoisse qui saisissait mes parents devant les embouteillages qui nous ralentissaient, le mauvais temps qui menaçait de compromettre notre arrivée : la tension était palpable dans la voiture. Nous partions trop tard, trop chargés, tout était prêt à se transformer en étincelle qui allait mettre le feu aux poudres et faire exploser la bonne humeur, l’esprit de Noël et mon père, souvent irascible.

Bûches de Noël
Rétrospectivement, avec le voile d’oubli de la nostalgie, je garde de ces Noëls familiaux un souvenir ému. Deux rôles m’étaient dévolus : la décoration de la table et les desserts. Bûches, truffes au chocolat, biscuits, je passais plusieurs heures avant le jour J devant les fourneaux pour confectionner ces douceurs que les appétits d’ogres des membres de la famille allaient faire disparaître en quelques bouchées affamées. Souvent, le succès était au rendez-vous et les compliments (peut être feints, peut être sincères) saluaient ma prestation et flattaient mon orgueil de lion, je l’avoue ( modestement et avec humilité comme d’habitude ). C’est pourquoi je vais vous donner la recette de la meilleure bûche que j’ai jamais faite : la bûche au chocolat de Maurice Maurice Bernachon, fameux chocolatier lyonnais et extraite de son livre La passion du chocolat, paru chez Flammarion en 1985. Aujourd’hui disparu, c’est son fils, marié à la fille de Paul Bocuse, qui a reprise le flambeau d’une chocolaterie d’exception, qui part des fèves de cacao pour aboutir aux merveilleuses douceurs que sont les palets d’or, notamment ( montage photo réalisé sans autorisation préalable de la maison Bernachon ).

Maison Bernachon, chocolatier à Lyon
Cependant, avant de commencer, quelques précisions historiques sur la bûche de Noël : l’âtre de la maison accueillait autrefois une bûche qui rappelait que « Jésus de Galilée était né dans une étable glaciale et n’avait pour se réchauffer que le souffle d’un âne et d’un bœuf». Certaines traditions disaient que les anges se réchauffaient à ce feu ainsi que la Vierge, en Bretagne, lorsqu’elle veillait les enfants restés à la maison pendant la messe de minuit. Issue d’un bois vieux et sec, la buche était souvent aspergée d’eau bénite, de sel ou d’eau par le paterfamilias. Les charbons de sa combustion guérissaient les maladies et ses cendres, placées dans un ligne blanc, préservaient des accidents. Placées sur un toit, elles refoulaient les sorciers. Au pieds des arbres fruitiers, elles promettaient de belles récoltes. Les tisons protégeaient de la foudre et étaient mêlés aux graines des prochains semis ou à la boisson des bêtes malades. Les contraintes de la vie moderne et l’imagination gourmande des pâtissiers français ont perpétué dans un gâteau roulé couvert de crème au beurre, à l’origine, la tradition de la bûche de Noël.

Bûches de Noël


La bûche de Noël de Maurice Bernachon

Préparation : 2 h - Cuisson 10 min (pour le biscuit) et 2 fois 15 min environ pour la crème et la ganache - Pour 15 à 16 personnes

Ingrédients : Pour la pâte à génoise : 6 œufs, 200 g de farine, 170 g de sucre semoule, 60 g de beurre, 1 noisette de miel (facultatif) + 8 cl de rhum
Pour la ganache : 900 g de chocolat de couverture à 60 % de cacao au moins, 750 g de crème fraîche épaisse
Pour la crème pâtissière : 60 cl de lait entier, 4 jaunes d’œufs, 150 g de sucre semoule, 50 g de farine tamisée, 1 gousse de vanille, 5 g de sel fin


Pâte à génoise : Préchauffer le four à 220° C (ou thermostat 7 environ).

Dans une terrine au bain-marie, placer les œufs, le sucre et le miel et tiédir en battant au fouet électrique pour obtenir un ruban blanc. Retirer du bain-marie et continuer à fouetter pour faire descendre la température et densifier l’appareil. Ajouter la farine tamisée avec une spatule en bois . Ajouter les beurre fondu.

Beurrer et fariner une plaque de cuisson à bords relevées et verser la pâte sur une épaisseur de 2 à 3 mm en égalisant la surface à la spatule. Faire cuire pendant 10 minutes. Retirer du four, démouler sur un torchon et laisser refroidir.

Ganache au chocolat : À préparer la veille - dans une casserole à fond épais, placer la crème fraîche et faire bouillir à feu vif une minute en remuant avec un fouet. Hors du feu, ajouter le chocolat cassé en morceau et remuer pour le faire fondre. Couvrir et laisser refroidir au moins 12 heures dans le réfrigérateur.

Crème pâtissière : verser le lait dans une casserole. Ajouter la gousse de vanille fendue en deux et dont vous aurez gratté les graines. Porter à ébullition et laisser infuser. Dans une terrine, battre les jaunes et le sucre pour faire blanchir le mélange. Ajouter la farine. Ajouter le lait chaud sans cesser de battre. Reverser dans la casserole et porter à ébullition sans cesser de remuer avec un fouet. Maintenir l’ébullition pendant 3 minutes. Débarrasser dans un saladier en verre et laisser refroidir.

Montage de la bûche : imbiber la génoise refroidie de rhum. Prélever 1/3 de la ganache sortie du réfrigérateur au moins 1 heure avant et l’incorporer à la crème pâtissière. Étaler le mélange sur le biscuit.

Enrouler la génoise sur elle-même et la maintenir bien serrée dans un film alimentaire ou dans du papier d’aluminium. Placer 1 heure au réfrigérateur.

A l’aide d’une poche à douille dentelée (ou avec une spatule puis faire les stries à la fourchette), recouvrir la bûche de ganache. Couper en biseau les deux extrémités avec un couteau à la lame trempée dans l’eau chaude. Disposer les morceaux pour simuler les nœuds. Compléter le décor à l’envi (avec un petit nain qui sourit, par exemple - au fait, savez-vous pourquoi les nains des buches sourient ? un gâteau au salon de thé Bernachon avec moi pour le vainqueur). Servir bien frais.

Nota : le rhum peut être remplacé par un sirop de sucre léger aromatisé à la fleur d’oranger, au café… Pour une petite bûche, je vous laisse le soin de recalculer les proportions. C’est l’une des meilleures bûches jamais mangées, foi de gourmand. Et le plaisir est décuplé puisque je peux lécher… les plats. Cette recette est somme toute assez simple à réaliser. Avec de bons produits, c’est une merveille !

La nuit…


Twelve days of Christmas…

vendredi 12 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 13e jour

Dans la 13e case, quelques effets joyeux pour le repas du réveillon ou de Noël, pour dérider belle-maman (ou moche-maman, à vous de voir…) ;-)

Les repas de fêtes c’est bien mais ça passe parfois un peu mal. Entre deux bouchées de saumon ou de foie gras, un morceau de dinde ou de chapon et des marrons glacés ou des fruits confits, voilà quelques histoires drôles qui, en provoquant le rire des convives, ne manqueront pas de faciliter la digestion par l’action exhilarante sur les muscles de l’estomac…

Nous sommes fin décembre et le juge du tribunal correctionnel est de bonne humeur. Il demande au prisonnier :
- Quelles sont les faits qui vous sont reprochés ?
- On me reproche d’avoir fait mes achats de Noël trop tôt !
- Mais ce n’est pas un crime ça. Et c’était trop tôt comment ?
- Ben, avant que le magasin n’ouvre.


Dans la période de Noël, 2 petits frères dorment chez leur grand-mère.
Un des deux garçon décide de faire une prière afin d’avoir les cadeaux qu’il voulait avoir.
Il se lève de son lit et crie à tue-tête: - PÈRE-NOËL, J’AIMERAIS AVOIR UN ORDINATEUR, UNE BICYCLETTE ET UNE VOITURE DE COURSE MINIATURE !
Son frère lui dit : - Dis donc, t’as pas besoin de crier si fort, il n’est pas sourd le Père Noël !
- Le Père Noël non, mais grand-maman oui !

Un petit enfant écrit au Père Noël : ” Cher Père Noël, mes parents sont très pauvres et je sais qu’ils ne pourront pas me faire de cadeau cette année ; mais je ne demande pas grand chose, je veux juste pouvoir aller jouer avec mes copains dans la neige. Pour ça, il me faudrait un bonnet, une écharpe et des gants. Je sais que tu es très gentil et je te remercie d’avance cher Papa Noël. “
Il met sa lettre dans une enveloppe sur laquelle il écrit ” Pour le Père Noël ” et la poste.
La postière, en trillant le courrier, tombe sur cette enveloppe qui l’intrigue et lit la lettre. Toute émue, elle en parle à ses collègues et décide de faire une quête. Mais à la Poste non plus ils ne sont pas très riches. Ils réunissent à peine 100 francs, tout juste de quoi acheter un bonnet et une écharpe qu’ils enveloppent dans un joli paquet cadeau pour l’envoyer au petit garçon, ” de la part du Père Noël ” .
Quelques semaines plus tard, la postière tombe à nouveau sur une enveloppe du même type : ” Cher Père Noël, Je te remercie beaucoup pour le bonnet et l’écharpe. Malheureusement, sans gants je n’ai pas pu jouer avec mes copains dans la neige. Mais je ne t’en veux pas cher Papa Noël, je sais bien que ce n’est pas de ta faute. C’est sûrement encore ces enculés de la Poste qui les ont piqués !!!! “


La maîtresse interroge ses élèves : “Pourriez-vous me citer des choses qui ont du poil ?”
“Un chat madame ! “, Répond une petite fille.
“Une barbe !” Ajoute un autre élève. “Une brosse à dents madame !”
“Les boules de Noël !” S’exclame le cancre de la classe.
“Mais ca va pas toi ? Les boules de Noël sont lisses et n’ont pas de poils !”
“Mais si madame ! Hé Noël, montre tes boules à la maîtresse !”

Rue de la République Lyon 2008 Un couple invite ses amis:
- Venez fêter Noël avec nous!
- Malheureusement, on ne pourra pas…
- C’est si aimable de votre part!


Un p’tit gars se promène en bicyclette et croise une police-montée. Le policier arrête le petit bonhomme et lui demande:
- Est-ce le Père-Noël qui t’a acheté ta belle bicyclette?
Le p’tit gars lui dit:
- Oui
Le policier lui répond:
- Prend le billet et dis au Père-Noël que ça prend une lumière sur le devant de ta bicyclette.
Le p’tit gars lui demande:
- Est-ce c’est le Père-Noël qui vous a donné votre beau cheval?
- Oui
- Ben tu diras au Père-Noël que le trou d’cul du cheval ça va en dessous de sa queue et non sur son dos!!

Il y a quatre époques dans la vie de l’homme:
1) celle où il croit au Père-Noël;
2) celle où il ne croit plus au Père-Noël;
3) celle où il est le Père-Noël;
4) celle où il ressemble au Père-Noël.


A l’approche de Noël, un fermier pénètre dans sa basse-cour et s’empare d’une belle dinde. Alors le dindon murmure : Le salaud ! Il va se la farcir !

Un marron glacé pour faire passer ces blagues ?

Marrons glacés







Encore 12 cases du calendrier à remplir, puisse le Père Noël m’inspirer…

jeudi 11 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 12e jour

Dans la 12 case, des superstitions…

avent2008_19.jpgAutrefois, la vie était réglée par les fêtes carillonnées qui permettaient aux gens de se retrouver ensemble pour, souvent, partager un repas extra ordinaire. Mais cette vie était aussi sous l’influence de superstitions et de croyances…. C’est ainsi que l’on croyait en Normandie que faire la lessive pendant l’Avent entraînait la mort (j’imagine la taille conséquente du trousseau pour échapper à la faucheuse !). Cette période de pénitence (autrefois appelé « petit carême ») était celle, toujours en Normandie, où l’on risquait le plus de rencontrer les âmes des grands pêcheurs, dans l’attente des prières et des messes qui les sauveraient. A Saint-Brieuc, on croyait que les prêtres pouvaient alors se métamorphoser en animaux. Gel et brouillard, dans les Vosges et en Franche-Compté, pendant la période, promettaient une bonne année et beaucoup de fruits. Le vent annonçait une abondance de pommes en Bretagne. En Alsace, le tonnerre annonçait guerres et calamités. Un dicton dit aussi « Tel Avent, tel printemps ». Fichtre, à Lyon, le printemps sera gris, pluvieux et froid si cela continue…

La nuit de Noël, quant à elle,elle la nuit de tous les miracles. A minuit, l’eau des sources se transforme en vin et qui en boit conservera une bonne santé toute l’année. La croyance populaire veut qu’une branche d’arbre fruitier coupée entre onze heure et minuit, placée dans une bouteille d’eau, se couvrira de fleurs trente jours ou six semaines plus tard. Par ailleurs, toute prière prononcée à cette heure magique sera exaucée. Les allemands pensent que pendant cette heure sainte, la terre arrête sa course pour laisser l’éternité régner. Les chevaux, bœufs, ânes, moutons s’agenouillent pendant la messe et prient. L’âne et le bœuf, en plus, se mettent à parler entre eux : « ils causent du temps où l’Enfant Jésus n’avait pour se réchauffer que leur haleine et ce don merveilleux est le cadeau envoyé tous les ans par le Ciel en souvenir de l’étable de Bethléem »

En Allemagne, la nuit de Noël, appeler un défunt par son nom trois fois de suite le fait apparaître. D’une manière générale, les européens croient que cette belle nuit donne toit pouvoir aux sorciers, aux esprits et aux êtres fantastiques peuplant terre et air. Au moment de l’élévation de l’hostie, fées, loups-garous, l’Ankou, korrigans, damnés, martyrs, saints et anges se montrent aux hommes. Heureusement, les peuples du Haut-Rhin, du Limousin, de Bretagne pensent, au contraire, que cette nuit sacrée ôte tout pouvoir aux esprits et aux sorciers.

C’est le moment idéal pour connaître son futur époux : il faut poser son pied gauche en premier en descendant du lit à minuit (sans doute pour aller manger un morceau de bûche ou surprendre le Père Noël dans ses œuvres généreuses) et, si la lune brille, aller dans un carrefour et réciter cette litanie : « Lune ô ma tant belle lune, Toi qui connais ma fortune, Oh ! fais-moi voir en rêvant, Qui j’aurais pour mon amant ». Les Suisses ont parfois de bonnes idées non ? Ce sera raté pour moi cette année parce qu’à minuit, dans deux semaines, je ne serai pas couché. Au fait, n’oublier pas de porter un vêtement neuf à la messe de minuit sinon vous risquer de ne pouvoir retenir vos vents… En Vendée, « quand on n’étrenne aucun vêtement à Noël, le sacristain vous emm… ! » Quel malotru ! Bien dormir la nuit de Noël est de bon augure dans le Béarn (je conseille à François les grandes oreilles de ne pas faire trop ripaille pour le réveillon s’il veut rencontre quelque succès - au point où il en est, d’ailleurs, je lui conseille directement le somnifère pour mettre toutes les chances de son côté).

Les anglais sont assez peu gentlemen puisque, pour eux, si la première personne qui pénètre dans une maison le jour de Noël est une femme, elle apporte le malheur avec elle. Mesdames, laissez passer les hommes en premier jeudi en quinze, s’il vous plaît. Vous pensiez compenser les excès en mangeant des pommes ? Mauvaise pioche, cela fait venir des furoncles et en Alsace, des ulcères.

Chantez vite les chants de Noël avant le 25 sinon, cette date passée, c’est le malheur assuré !

Noël en lune croissante annonce une bonne année, les auspices seront d’autant meilleurs que la fête est proche de la lune nouvelle. Nota : cette année, la nouvelle lune tombe le 27. Ouf, la crise va s’éloigner ! « Clair Noël, claires javelles », « Quand Noël est éclairé, beaucoup de paille et peu de grains » : il faut donc que le ciel soit couvert pour la Nativité. « Givre à Noël, pommes à foison », « Noël au balcon, Pâques aux tisons », « À Noël les moucherons, à Pâques les glaçons » à vos tapettes sinon ça va cailler sec à Pâques !

Noël tombe un jeudi cette année : « Quand Noël tombe un jeudi, charrettes et bœufs tu peux vendre ». Au XVIIe siècle, le jeudi annonçait la famine…

Et avec cela, vous reprendrez bien un peu de vin chaud, il fait si froid dehors, pour vous réchauffer et pour oublier ces superstitions dans notre monde rationnel, matérialiste et technologique.

Stille nacht…



Noël nouvelet

mercredi 10 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 11e jour

Dans la 11e case…

Le Père Noël ou plutôt sa légende, enfin non, plus exactement la croyance des enfants dans ce bonhomme ventripotent et généreux. Je me souviens de l’émotion ressentie à Noël lorsque je découvrais, au pied du sapin aux parfums fameux (un épicea aux aiguilles fuyardes dès le lendemain de Noël) les paquets brillants avec leurs rubans tirebouchonnés. J’ai cru au généreux barbu jusqu’à mes 7 ans et je me souviens parfaitement du lieu et de la personne qui m’a révélé la supercherie. C’était un samedi matin, j’allais à l’école avec une voisine, Valérie A. Nous marchions le long du passage qui évitait de faire un grand tour de pâté de maisons pour gagner l’école des garçons Jean Zay, à Villeurbanne. Valérie me dit alors que le Père Noël n’existait pas, que c’était les parents qui déposaient les cadeaux au pied du sapin. Évidemment, pour ne pas paraître naïf aux yeux de ma meilleure amie de l’époque, je lui répondis que je le savais depuis longtemps. Mais au fond de moi, je ne voulais pas la croire. Mon frère aîné ne m’avait jamais rien dit. Dès l’école finie, vers onze heures et demi, je me précipitais à la maison pour demander à ma mère si c’était vrai que le Père Noël n’existait pas. Elle me fit un grand sourire et me dit que je verrais bien à Noël prochain et qu’il fallait que je sois sage. J’avais pas eu de réponse franche et mon frère, de deux ans mon aîné, ne pouvait pas me confirmer que c’était nos parents qui distribuaient les cadeaux parce qu’ils ne les avaient jamais vus. Je passais ainsi quelques semaines à réfléchir à la légende et à ses clichés : nous vivions dans un appartement raccordé au chauffage central de l’immeuble, comment faisait le Père Noël pour passer dans la cheminée puisqu’il n’y avait que des radiateurs en fonte dans l’appartement ? Maman répondait que le bonhomme rouge s’était adapté au monde moderne et qu’il trouvait toujours un moyen d’entrer chez les enfants sages. Je l’imaginais passer alors par les tuyaux du radiateur… À cette époque, je ne connaissais pas l’histoire des gâteaux et du verre de lait laissés au pied du sapin pour la casse-croûte du grand distributeur pourpre pendant sa tournée. Je ne viens pas d’une famille pétrie de traditions au moment des fêtes. Je ne me souviens pas que mon père ou mes grands-parents paternels m’aient jamais raconté les noëls d’autrefois. Ma mère évoque parfois cette fête dans sa famille pauvre : enfant unique adoptée par un charbonnier et une nourrice, elle a grandi à Reuil-Malmaison dans une famille sans éclat. Toutefois, à aucun moment, elle n’a fait état des difficultés financières même si ces dernières l’ont contraintes d’arrêter l’école ver 14ou 15 ans pour travailler. Elle n’a jamais reçu une seule orange le jour de Nöël comme cadeau : ses parents ont toujours fait l’effort de lui offrir un vrai cadeau, des poupées, des livres, etc. Elle n’était pas malheureuse mais je crois qu’elle a toujours mis tout son amour à prépare cette fête.

J’ai parfois le regret de ne pouvoir organiser une très belle fête de Noël : j’imagine la maison plongée dans la lumière tendre des bougies où le sapin éclatant veille sur les cadeaux, des parfums de gâteaux, d’orange, d’épices flottent dans l’air, des chants de Noël s’enchaînent et des rires égrennent les heures qui passent et le bonheur d’être ensemble. Je crois que c’est celà Noël, le bonheur d’être ensemble, même avec peu de mots, même avec peu de cadeaux. Un sourire, un regard, une caresse et voilà, ensemble, tout est possible, même d’être heureux.

Voilà une chanson anglaise emblématique de Noël…



Là, un instant, fermez les yeux, la cheminée est allumée, du pain d’épices est posé sur la table avec un chocolat chaud crémeux et… le reste à vous ;-)

mardi 9 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 10e jour

Dans la 10e case, tempus fugit…

Je vous ai parlé précédemment d’un jeu électronique de mon enfance appelé « Simon ». Je n’ai pas résisté au plaisir de le commander sur un site d’objets d’occasion pour la modique somme de quinze euros. J’ai reçu le colis ce matin et j’ai profité de la pause déjeuner pour le déballer. Fébrilement, j’ai cherché la boîte longue sous les boulettes de papier ayant servi à le caler dans le carton. J’étais un enfant au matin de Noël : le Père Noël m’a apporté ce que j’ai commandé. Je tenais enfin l’objet du désir, rouge de coque et de touches. Comme un matin de Noël habituel, j’ai cherché fébrilement dans mes tiroirs six piles longues pour donner vie à mon jouet. Les piles insérées, j’ai poussé l’interrupteur et les voyants ont clignoté. Simon était prêt à jouer avec moi. La notice en main, j’ai essayé le morpion (un jeu impossible à gagner), la musique (rappelez-vous la musique d’attente d’autrefois lorsque le combiné était posé sur un petit appareil qui égrenait (massacrait ?) la lettre à Élise), le code secret, bref, j’ai épluché la notice pour me rendre à l’évidence : le jeu est nul. Et oui, trente ans après avoir rêvé de ce jouet, je suis un petit garçon déçu par ses espérances. A l’aune des jeux actuels, il ne vaut pas un clou, bien sûr. A l’aune de ma mémoire, je le croyais merveilleux alors qu’il n’est que sons en toc et lumières lassantes. Pouvait-il en être autrement ? Les souvenirs sont faits pour être remués mais pas vécu. Je ne suis plus le garçonnet de dix ans qui enrageait de ne pouvoir posséder le jeu dernier cri, je suis un quadra qui a voulu se racheter une mémoire et n’a reçu qu’un regret. Celui de ne plus être un enfant.

Venez les enfants…




Noël est bien là…

lundi 8 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 9e jour

Dans la neuvième case…

Merci Marie8 décembre, solennité de la Fête de l’Immaculée Conception. En 1854, le Pape Pie IX proclame que « la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel ». La ville de Lyon a toujours observé une révération particulière pour la Vierge puisque, dès le XIIe siècle, dans les ruines du forum de Trajan écroulé depuis 840 environ, une église lui était dédiée au sommet de la colline de Fourvière. En 1638, Louis XIII consacre le royaume à la Mère de Jésus, dans l’attente de la naissance du Dauphin. En 1643, le Consulat, corps municipal de Lyon, place la cité sous la protection de la Sainte Vierge afin d’épargner les lyonnais de la peste qui ravage l’Europe. En souvenir, le 8 septembre de chaque année, fête de la Nativité de Marie, les échevins lyonnais montent au sommet de la colline pour offrir un écu d’or et un cierge de sept livres de cire. En 1832, le choléra ne s’abat pas sur Lyon, grâce à l’intercession de Notre Dame de Fourvière. Les lyonnais, pour remercier leur sainte protectrice, décide d’édifier une statue à sa gloire au sommet du clocher de la colline de Fourvière. Le sculpteur Fabisch s’attelle à la tâche et l’inauguration est prévue pour le 8 septembre 1852. Las, une inondation envahit l’atelier obligeant à repousser l’inauguration au 8 décembre, autre fête de la Vierge. L’archevêque annonce des illuminations dans toute la ville et un feu d’artifice mais la pluie a raison de son projet. Soudain, de manière belle et spontanée, les habitants, bravant les cieux peu cléments, posent sur les rebords des fenêtres des petits lumignons et c’est toute une ferveur populaire qui saisit la ville.

Pauline-Marie Jaricot décrit ainsi le spectacle : « « Depuis les premiers étages jusqu’aux mansardes, pas un habitant de Lyon ne voulait rester en retard pour offrir son hommage à Marie. Les rues les plus étroites étaient aussi bien illuminées que le quartier de Bellecour, la Croix-Rousse, la Guillotière, Vaise, voulaient aussi rivaliser avec le centre de Lyon ».

Un autre témoin raconte : « À huit heures, la population entière était dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie. On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : « Vive Marie ! ». Voilà l’histoire des illuminations du 8 décembre à Lyon. Bien loin de la fête de quatre jours que le ville accueille maintenant pour les touristes…

Ce soir, après avoir allumé mes bougies, j’irai prendre une petite part à la nuit d’accueil et de prières de l’église Saint-Nizier…

dimanche 7 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - Deuxième Dimanche - 8e jour

Dans la huitième case, Jésus est là.

Selon le Catéchisme de l’Église Catholique, « Jésus es né dans l’humilité d’une étable, dans une famille pauvre (…). C’est dans cette pauvreté que se manifeste la gloire du Ciel ». « Jésus est inséparablement vrai Dieu et vrai homme ». Même pour un croyant, il n’est pas aisé de comprendre l’unité des deux natures de Jésus, divine et humaine et d’accepter le sacrifice de Dieu pour racheter les fautes des hommes. Souvent, je doute de ma foi. Mais il suffit d’une pensée (une prière ?) pour repartir en avant.

Je n’ai pas pris le temps, encore une fois, d’aller à la messe aujourd’hui, consacrant une partie de la matinée à l’achat du cadeau de Noël de mon frère. Suis-je un mauvais chrétien ?


La liturgie du Deuxième dimanche

Un chant : Les anges dans nos campagnes

Les anges dans nos campagnes
Ont entonné l’hymne des cieux;
Et l’écho de nos montagnes
Redit ce chant mélodieux.
Gloria, in excelsis Deo,
Gloria, in excelsis Deo.

samedi 6 décembre 2008

Un calendrier de l'Avent - 7e jour

Et dans le 7e case, un bon saint…

Saint Nicolas est passé cette nuit chez les enfants sages pour leur déposer quelques présents, pain d’épices et friandises à moins que le Père Fouettard ne soit venu châtier les turbulents et méchants. L’Alsace, la  Lorraine, l’est de l’Europe fêtent aujourd’hui l’évêque de Myre, en Asie Mineure, une figure du IVe siècle.

Au delà de la légende hagiographique, Saint Nicolas est, en fait, à l’origine du Père Noël : tout est expliqué ICI. Souvenons-nous que le Père Noël, en Europe, porte un grand manteau alors qu’aux États-Unis, c’est une veste sur un pantalon avec un gros ceinturon que Coca-Cola lui donne en 1923.

Oublions les polémiques pour ne retenir que la beauté de l’histoire de Saint Nicolas et, partant, du Père Noël qui savent récompenser la gentillesse et la bonté…

Joyeuse fête à tous les Nicolas et même à mon frère aîné, malgré ses silences si douloureux à certains moments de ma vie…

Connaissez-vous la  légende du bon Saint Nicolas ? La voilà…




Réjouissons-nous : joie pour le monde !

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