Apartés uchroniques

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dimanche 14 mars 2010

Vous n'avez pas le monopole de la souffrance...

- Tu ne peux pas comprendre, tu n’as pas vécu ce que j’ai vécu, me dit M.
- Tu ne peux pas comprendre, tu n’as pas vécu ce que j’ai vécu, me dit R.

Selon M. et R., non, je ne peux pas comprendre parce que je n’ai jamais été amoureux (faux), je n’ai jamais vécu avec quelqu’un (vrai), je n’ai jamais entretenu de relation (faux), je ne peux pas comprendre que certains se refusent à être amoureux sous prétexte que leurs expériences se sont toutes mal terminées…

Et l’on préfère donc souffrir, refuser d’être heureux, se morfondre, se mortifier pour passer pour un martyre de l’amour plutôt que de garder le cœur et l’esprit ouverts au destin. Et l’on me répète à l’envi que finalement, je n’y connais rien parce que je n’ai jamais souffert d’amour.

42 années de vie amoureuse quasi désertique, 16 années de vie quotidienne jamais partagée, 16 années d’affrontement des épreuves en solitaire, de traversées des maladies sans personne à ses côtés en dehors de ma famille ou de quelques rares amis à qui l’on ne peut pas tout dire, 16 années de prise de décision seul, sans aucun soutien, en sachant que personne ne pourra vraiment m’apporter son aide et sa présence parce que personne ne partage ma vie, 16 années de retour seul dans un appartement vide de tout bruit, envahi rapidement chaque soir par le silence de la solitude, 16 années de vacances et de loisirs seul parce que je ne peux pas passer mon temps incrusté chez mes amis mariés, 16 années d’errances, d’errements, d’erreurs, etc. C’est bon, je l’ai mon brevet de vie de merde, comme vous ? Je pourrais continuer jusqu’à la nausée à égrener les bonheurs de ma merveilleuse vie sans aucune souffrance à vos yeux, à disserter sur ma presque virginité sentimentale et mon côté Barbara Cartland ridicule.

Selon vous, je ne peux pas vous comprendre. Mais cherchez-vous seulement à me comprendre ? Cherchez-vous seulement à comprendre pourquoi je suis encore en vie ? Pourquoi vos phrases me peinent ? Pourquoi elles sonnent comme une double peine ?

J’ai vécu autre chose que vous. Vous n’avez pas le monopole de la souffrance amoureuse. Vous, au moins, vous avez vécu. Moi non. Moi non.

Interrogez-vous pour savoir si vous n’êtes pas responsable de ces échecs avant de me juger inapte à la compréhension et me renvoyer dans les cordes lorsque je vous fait part de mon désarroi face à votre autodestruction programmée.

Je vis parce que j’ai la foi, parce je sais profiter du bonheur de chaque instant pour avancer. Laissez-vous un peu vivre avant que de vous laisser mourir le cœur sec et amer. Ayez confiance.

Et puis si vraiment mon optimisme et mes illusions vous sont trop insupportables, à Dieu vat !

jeudi 18 février 2010

Facebook m'a tueR !


Si mon blogue pouvait parler, sans nul doute exhalerait-il, dans un dernier râle, ces quelques mots terribles : Facebook m’a tueR !

Des lecteur(trice)s - voilà pour le politiquement correct - ont pu s’étonner de mes silences entre deux billets. Peut être ont-ils même cru que le blogue se mourrait.

Non point, le quatre avril prochain, je fêterai les sept ans de mon carnet web, sept années d’une vie d’un quadra ordinaire, célibataire, dont la vie a basculé en 2003 avec des problèmes de santé agaçants et répétés. Il y a quelques temps, j’ai parcouru tous les billets et je me suis rendu compte que ma production était inversement proportionnelle à la taille de mon cercle d’amis, à ma santé, à Facebook.

Tout a commencé avec l’arrivée de nouve(lles)aux ami(e)s - ah, ce politiquement correct, il manquerait plus que me sois reprochée une certaine misogynie - qui ont, au fil des mois, repeuplé ma solitude. Ma vie amicale et affective était alors comme une forêt de chênes après la grande tempête Klaus de 1999 : des amis abattus par le vent puissant de l’éloignement et de l’oubli jonchaient ma solitude comme les troncs déracinés les sous-bois dévastés. Au hasard des chablis se dressaient encore quelques arbres d’autant plus précieux pour moi que je les contemplais depuis longtemps. Ils étaient quatre, bien trop peu pour vraiment occuper ma solitude. Ou plus sûrement cinq, le dernier ayant ressurgi du passé. Alors j’ai décidé de replanter, de regarnir les taillis dévastés, de retrouver une futaie touffue dans laquelle des arbres se dresseraient plus haut que les autres comme des sémaphores de l’amitié. J’ai creusé des trous, j’ai ouvert mon monde, j’ai planté de jeunes pousses, j’ai souri… Petit à petit, les plants se sont étoffés, de nouveaux amis ont pris racine dans mon cœur. Nécessairement, tous ne sont pas devenus de beaux arbres, certains ont disparu, sans doute un peu par ma faute mais aujourd’hui, des arbres renaissent… D’une coupe claire est née un nouveau monde, de nouveaux chênes ont transformé mon univers dévasté en une forêt de Tronçay superbe et réconfortante. Et cette forêt m’écoute, m’entend, elle bruisse des mots que je murmure, elle me rassure, elle est une et multiple, attentionnée et singulière. Mon blogue n’est plus mon seul confident. Je ne lui livre que de loin en loin mes humeurs, mes vertiges, mes peines, mes plaisirs…

Ma santé me préoccupe moins (ou je me force à ne pas trop y penser), elle me laisse tranquille, présentement. Mon blogue se tait aussi parce que mon corps ne s’agite plus…

Mes silences, enfin, sont étouffés par Facebook. Ce réseau social attire vers lui une grande part de mes réflexions. Il flatte l’indigence de ma pensée, l’instantanéité de mes réactions, Facebook est un hoquet dans ma vie, Facebook est un éternuement, un petit orgasme narcissique qui a envahi mon quotidien. Je ris avec lui, je souffre aussi. Mais Facebook n’est finalement qu’une anecdote, une belle anecdote, je le pense, dans la façon que j’ai de l’utiliser : un univers parallèle réservé à quelques initiés…

Facebook m’a tueR ! Non, sans doute pas encore. Mon blogue vit doucement. Je l’entends respirer en moi, j’entends son appel à le nourrir comme un ami affamé. Ou plutôt comme un ami que je régale. Il ne peut pas mourir sans moi. Tous les messages écrits sont autant de bornes miliaires dans ma forêt pour que je ne me perde pas. Je viens d’hier, je suis passé par là, j’avance, plus tout à fait seul. Des ombres amicales sont à mes côtés. Certaines sont très belles et touchantes. D’autres existent, simplement. Pourtant, j’aimerais que l’une d’entre elles me prenne la main et me dise : faisons le chemin ensemble…

Pour l’heure, le vent de la vie fait chuchoter les arbres de ma forêt… Je continue ma route, il le faut. Je sais qu’une clairière m’attend, un grand cercle ensoleillé au sol tapis de mousse épaisse sur lequel nous pourrons nous étendre et contempler le ciel éclatant de joie et d’espoir. Alors les arbres, mes amis, se réjouiront pour nous. Et je serai heureux. Bientôt, je le sais. Laissez moi écouter ce souffle qui parcourt ma solitude, il porte en lui mon avenir.

Texte corrigé le 25 février 2010…

vendredi 25 décembre 2009

Joyeux Noël !

Domenico Ghirlandaio (1449 - 1494)




Joyeuse et très Sainte Fête de Noël !



jeudi 27 août 2009

1985 : je venais d'avoir 18 ans...

Bon, je vous épargne la chanson, parce que si je peux avouer que j’aime « Sound of music », là, c’est au-dessus de mes forces et je mentirai.

Septembre 1985, j’ai 18 ans depuis quelques semaines et je commence l’apprentissage de la conduite. Voilà la photo de mon permis. Notez les tâches de rousseur qui me faisaient autrefois surnommer « Poil de carotte » par certains, sûrement jaloux de cette carnation laiteuse constellée de rousseur qui illuminait mon visage (il en reste des traces sur mes épaules) et la chevelure frisée qui épuisa plusieurs brosses avant enfin d’être domptée vers la vingtaine. Ne me donnerait-on pas le Bon Dieu sans confession ?

dimanche 23 août 2009

1992, dans une autre vie...

Les vacances sont terminées… J’ai profité de ce temps pour libre pour installer dans l’appartement quatre appliques pour enfin remplacer des douilles de chantier qui pendouillaient depuis mon installation en 2003 et accrocher des étagères dans la cuisine, la salle de bains, les toilettes et le dressing ! Ikéa est mon ami mais pas ces *!#??¤µ£€ de murs de merde. Je n’ai pas trouvé, dans l’appartement, de murs identiques : s’agissant d’un immeuble ancien, tous les murs sont doublés de plaques de plâtre posées contre des briques, des pierres ou accolés dos à dos. Je me suis battu avec des chevilles à expansion, des chevilles auto-foreuses, des chevilles en plastique, bref chaque trou était une surprise à lui seul. Je suis même tombé sur le profilé métallique pour les cloison entre les toilettes et la salle de bains que je ne suis pas arrivé à percer. J’ai fait six allers-retours entre Ikéa, Castorama et la maison… en m’arrachant les cheveux, en rongeant mon frein au guichet de remboursement, en suant à grosses gouttes à cause de la canicule pour transporter mes achats. Finalement, en faisant du rangement et du tri, j’ai re-découvert un vieil album de photos prises pendant mon service national en 1992 : des visages juvéniles, des uniformes désuets, des noms qui m’échappent, des fantômes souriants se bousculent sous mes yeux…

1992 - Service national dans la police
1992 - Service national dans la police
1992 - Service national dans la police
1992 - Service national dans la police
Et dans une boîte d’archives, la photo d’identité d’une vieille carte de transports en commun… 1991…

1991...

samedi 22 août 2009

Tout a commencé à 16 h 40, le 22 août 1967...

 

Priez pour moi…

???????

Rien

vendredi 21 août 2009

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jeudi 20 août 2009

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mercredi 19 août 2009

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