Apartés uchroniques

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samedi 21 août 2010

Garçon, vous m'en remettrez un !

Et un de plus ! Demain midi, presque comme chaque année, mes parents m’invitent à déjeuner. Cette fois-ci, mon frère, ma belle-sœur et ma filleule sont aussi conviés. J’ai retenu une table à l’Auberge des Chasseurs, à Bouligneux… un bel endroit dans lequel j’ai le souvenir d’un déjeuner, il y a quelques semaines, un samedi, au mois de mai je crois, à deux.

Au delà de la joie d’être entouré demain midi, j’essaye de regarder un tout petit peu plus loin, lorsque je vais rentrer du déjeuner, seul, retrouvant mon chien fidèle (bien sûr, comment peut-il en être autrement ?) : quand, enfin, passerais-je un anniversaire avec mon amour ? Quand ? 2010 ne sera pas cette année… Garçon, vous m’en remettrez un ! L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ?

vendredi 16 juillet 2010

J'ai rangé ma bibliothèque...

J’ai presque terminé de rangé ma bibliothèque, vous savez celle que j’ai évoquée ICI. Des amis sont devenus des relations (étaient-ils vraiement des amis ?) en quelques semaines. Encore quelques jours, quelques semaines et ils ne seront plus que des connaissances. Le néant les guette. J’avais besoin de tirer au clair certaines choses. C’est fait.

Je ne peux pas continuer à sourire bêtement à quelqu’un pour lequel je n’ai plus aucune considération particulière. Mon sourire commercial vaut pour mon job quotidien et dissimule le rictus qui me défigure lorsque j’avale des couleuvres. J’accepte et je serre les dents parce que c’est mon boulot, parce que je suis payé pour cela. En revanche, mon affection et mes sentiments souffrent trop lorsque je reçois des coups d’amis pour endurer plus longtemps l’hypocrisie de ma conduite.

Voilà pourquoi ces « amis » disparaissent, sortent de ma vie pour se perdre dans les marais de l’indifférence. Mes silences obstinés, mes absences de réponse à leurs sollicitations sonneront les coups de semonce de leur mise à l’écart. Ils ne sont déjà plus rien, pour moi… La route est dégagée pour que je vive avec d’autres…

vendredi 2 juillet 2010

Ma vie actuelle : quelle couleur de chaussettes ?

Demain, ma cousine se marie et m’a voulu comme témoin. Me voilà embarqué dans un voyage samedi matin  en direction de la région de Nîmes, en pleine vague de départs en vacances… Joie et félicité d’un route encombrée sous une chaleur caniculaire certaine même en partant de Lyon vers 8 h. M’enfin, comme disait Gaston Lagaffe.

Je n’aime plus les mariages, ces réunions de couples où je n’ai aucune place. Quelques soirées m’ont marquées : le mariage de mes amis auvergnates, Eric et Françoise et le mariage d’un autre couple d’ami, dans un golfe de la région de Montélimar. J’oublie tous les autres auxquels je ne me suis rendu que par stricte obligation et où l’ennui l’a disputé à l’aversion. Que dire de celui de mon frère aîné où je ne jouai aucun rôle ? Rien, cela vaut mieux.

En attendant, un grave dilemme me tourmente : quelle cravate arborer demain ? Violette ? Rouge ? Orange ? Rose ? Chacune d’elle serait portée avec les chaussettes assorties, comme de bien entendu. Un sondage rapide auprès de proches fait pencher la balance vers le violet et le rouge… Archevêque ou cardinal ?

Il ne faudrait pas que l’on loupe sur les photos, moi le seul célibataire de la famille depuis deux lustres…La question va bien arriver à un moment ou un autre. Maudit mariage. Je n’ai aucune envie de participer à cette obligation familiale.

Une photo à mon retour ;-)

jeudi 17 juin 2010

Deuil et recueillement

Avant-hier, Papa m’a demandé de prononcer quelques mots au cours de la cérémonie qui aura lieu aujourd’hui à Nîmes. J’ai accepté malgré ma réticence première.

J’ai passé un partie de l’après-midi, hier, au bureau, à réfléchir sur les mots que je vais prononcer tout à l’heure. J’ai pleuré sur mon clavier, la porte fermée. J’ai cherché, fouillé le net, lu des dizaines de textes pour élaborer cette lettre d’adieu. Je n’ose pas prononcer d’ « à Dieu ».

Parce que ce blog, je l’ai déjà écrit, est une succession de petites pierres déposées pour que je retrouve mon chemin quand je regarde derrière moi, pour que je me souvienne d’où je viens et sache où je vais, je mets en ligne les mots que je vais prononcer devant toute ma famille. Pour me souvenir, pour m’apaiser aussi.

Je voudrais m’adresser à vous, ses enfants, ses petits-enfants, ses amis, je voudrais m’adresser à lui, votre père, notre grand-père en faisant mémoire aussi de votre mère, notre grand-mère.

« Tu peux pleurer son départ Ou tu peux sourire parce qu’il a vécu
Tu peux fermer les yeux et prier pour qu’il revienne Ou ouvrir les yeux et voir qu’il est parti
Ton cœur peut être vide de ne plus le voir Ou il peut être rempli de l’amour qu’il a partagé
Tu peux tourner le dos à demain et vivre le passé Ou tu peux être heureux pour demain à cause du passé
Tu peux te souvenir de lui et seulement qu’il n’est plus Ou tu peux chérir sa mémoire et la laisser vivre
Tu peux pleurer et te renfermer, être vide et tourner le dos Ou tu peux faire ce qu’il aurait voulu, sourire, ouvrir les yeux, aimer et aller de l’avant  ».

Il a refusé toute cérémonie pour mieux partir sans nous déranger, comme son habitude, parce que c’était un homme discret. Mais savait-il seulement combien son départ nous ferait souffrir ? Son silence est notre peine, son absence emplit nos âmes. Malgré son obstination à refuser de déranger, je crois que, s’il nous voit, il fera siennes ces paroles apaisantes de Ian STEVENSON :

« Ne restez pas à pleurer autour de ma tombe.
Je ne m’y trouve pas - je ne dors pas
Je suis un millier de vents qui soufflent
Je suis le scintillement du diamant sur la neige
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr
Je suis la douce pluie d’automne
Je suis l’envol hâtif des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire.
Quand tu t’éveilles dans le calme du matin, je suis le prompt essor qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille, la nuit.
Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe,
Je n’y suis pas, je ne suis pas mort  ».

En souhaitant que ses cendres soient confiées aux quatre vents, qu’elles retournent à la poussière d’où nous surgîmes tous un jour, il a voulu nous dire qu’il sera présent en tout être sur cette terre, en tout être et en nous surtout. Il reste alors de lui l’essentiel : ce qu’il nous a donné. Chacun d’entre nous connait, au tréfonds de lui, le don qu’il lui a fait.
Nous le savons, il voudrait, aujourd’hui, sans doute s’excuser de nous causer tout ce chagrin. Il n’aimait pas déranger, il chérissait la discrétion, il s’effaçait si souvent comme pour s’excuser de vivre. Et pourtant, il a vécu plusieurs vies, il a construit plusieurs maisons, il a élevé avec Mamie quatre enfants.

« Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants » a dit Jean Cocteau.

Lorsque le temps du chagrin sera consommé, lorsque les larmes de notre affection auront séché, tout aura été accompli dans sa destinée, au sein du grand mystère qu’il ne voulait pas qualifier de Dieu et que je nommerai alors simplement la Vie. Il est passé parmi nous, il a laissé son empreinte en nous, nous nous souvenons de lui et avec nous, il vit encore.

Ne pleurons plus car si nous pouvions encore tourner nos regards vers lui, nous le verrions heureux et soulagé. Heureux d’avoir vécu cette vie entouré par sa famille et soulagé d’avoir enfin pu déposer le fardeau de la vieillesse et de la solitude.

S’il a quitté nos yeux, ne le cherchons plus. Il est ailleurs, il est en paix, dans notre cœur. Le Père Teilhard de Chardin a dit « C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée… Décidez-vous seulement à ne plus vivre dans le passé, ce qui ne veut pas dire que vous oubliez celui-ci, mais seulement que votre manière, la vraie, de lui être fidèle doit consister à construire en avant, c’est à dire à être digne de lui. »

Avec lui se referme une génération de notre famille. Cela est dur mais cela est juste parce que c’est l’ordre immuable des choses qui s’accomplit aujourd’hui. Devant nous s’ouvre le chemin de cette nouvelle vie que nous devons tous construire : à notre manière, chaque jour, nous posons les pierres de ce chemin d’amour et d’espoir qui guide nos pas et ceux de nos héritiers dans la Vie.

Maintenant, je l’imagine sur un vélo, sa passion, en train de rouler, un jour d’été, dans une campagne ensoleillée, tenez, celle de sa Normandie natale. Écoutez, entendez les insectes grésiller, les oiseaux chanter, un doux vent agite les feuilles, sentez cette herbe grasse et prometteuse de belles et abondantes récoltes. Il pédale joyeusement, ce jeune homme aux yeux rieurs et gourmands, Mamie est derrière lui, sa robe virevolte dans le vent, ils sont heureux.

Ils sont devant nous, ils nous précèdent parce qu’ils nous ouvrent la route.

N’ayons pas peur, entrons dans l’espérance de la Vie.

« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ». (Jean XI, 25, 26)

dimanche 13 juin 2010

Requiem aeternam dona ei, Domine : et lux perpetua luceat ei.

Mon grand-père est mort ce matin, vers 10 h 30.

Dans sa 92 année, il s’est éteint paisiblement. Totalement athée, il souhaitait qu’aucune cérémonie ne soit organisée pour ses funérailles. Je pense donc que sa famille se retrouvera un moment avant l’incinération. Puis ses cendres seront dispersées sans que ne subsiste aucun monument rappelant sa mémoire ou celle de ma grand-mère. Cette volonté d’effacer leur passage sur terre me trouble profondément. Mais je la respecte.

Pour eux, la phrase de Jean Cocteau résonne terriblement : « le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants ».

En lisant ces mots, je tremble d’effroi parce que je connais la place qu’ils ont dans mon cœur. Le temps des rancœurs et des colères est passé. Le temps des souvenirs heureux est advenu.

Autrefois, il était d’usage de couvrir les miroirs et les portraits de crêpe noir… à présent, je jette un voile d’oubli sur mes erreurs. Tout à l’heure, j’ai encore prié pour demander pardon. Il est ainsi trop tard pour regretter. Alors je vais vivre avec son souvenir et celui de ma grand-mère. Je les ai vus rire. J’ai leurs sourires dans mon âme. Le reste n’existe plus.

mercredi 2 juin 2010

Mon grand-père se meurt...

Maman m’a appelé ce soir. Mon père et elle sont descendus voir mon grand-père paternel aujourd’hui dans l’hôpital de Nyons où il git sur son lit, décidé à ne plus se battre davantage. A plus de 92 ans, il a perdu toute volonté de vivre selon les médecins qui ne lui accordent plus que quelques heures, quelques jours…

Je n’ai plus parlé à mon grand-père depuis 2008, en représailles contre lui parce qu’il n’avait jamais pris aucune nouvelle de moi pendant ma dernière maladie. Je n’ai jamais été proche de lui, il m’a toujours regardé différemment des autres petits enfants : mes études longues, mes idées de droite, mon goût pour les recherches généalogiques quand j’étais étudiant semblaient l’agacer. Il m’avait traité de fouille-merde, il ne m’avait pas adressé la parole pendant plus de 6 mois en 1988 au moment des élections.

Il aimait se moquer de Jésus qu’il traitait de “petit baigneur” prêt à sauter… Ma foi le dérangeait aussi je pense.

Il ne comprenait pas, non plus, mes ambitions professionnelles, lui qui avait toujours refusé les promotions jugeant qu’il n’en était pas digne malgré sa famille de quatre enfants à élever.

Très sévère, il ne fallait pas trop parler à table et nous ne devions rien manger entre les repas. Maman ne nous a jamais laissé partir en vacances chez mes grands-parents. 1973, année de la naissance de mon petit frère, fut la seule année où nous passâmes, mon grand frère et moi, une semaine avec eux.

Je crois que nous ne nous sommes jamais compris. Mon grand-père nous quitte et j’ai le cœur serré. Malgré notre brouille, je ressens son agonie comme une plaie profonde. Il va mourir seul, dans une chambre d’hôpital.

Je n’ai pas eu la force de lui demander pardon, de me réconcilier avec lui. Je m’en veux.

Je ne peux plus rien faire. Sauf prier pour qu’il me pardonne et pleurer.

Prier que Dieu l’accueille auprès de lui dans l’espoir de la Résurrection.

Pardonne-moi, Papi.

dimanche 4 avril 2010

Christus ressurexit est !


La Résurrection du Christ par Germain Pilon - circa 1540 - 1590 - Musée du Louvre ICI

Alleluia ! Alleluia ! Alleluia ! Joyeuse et Sainte Fête de Pâques dans la Gloire du Christ Ressuscité ! Et que Dieu nous aie en sa Sainte Garde !

jeudi 18 février 2010

Facebook m'a tueR !


Si mon blogue pouvait parler, sans nul doute exhalerait-il, dans un dernier râle, ces quelques mots terribles : Facebook m’a tueR !

Des lecteur(trice)s - voilà pour le politiquement correct - ont pu s’étonner de mes silences entre deux billets. Peut être ont-ils même cru que le blogue se mourrait.

Non point, le quatre avril prochain, je fêterai les sept ans de mon carnet web, sept années d’une vie d’un quadra ordinaire, célibataire, dont la vie a basculé en 2003 avec des problèmes de santé agaçants et répétés. Il y a quelques temps, j’ai parcouru tous les billets et je me suis rendu compte que ma production était inversement proportionnelle à la taille de mon cercle d’amis, à ma santé, à Facebook.

Tout a commencé avec l’arrivée de nouve(lles)aux ami(e)s - ah, ce politiquement correct, il manquerait plus que me sois reprochée une certaine misogynie - qui ont, au fil des mois, repeuplé ma solitude. Ma vie amicale et affective était alors comme une forêt de chênes après la grande tempête Klaus de 1999 : des amis abattus par le vent puissant de l’éloignement et de l’oubli jonchaient ma solitude comme les troncs déracinés les sous-bois dévastés. Au hasard des chablis se dressaient encore quelques arbres d’autant plus précieux pour moi que je les contemplais depuis longtemps. Ils étaient quatre, bien trop peu pour vraiment occuper ma solitude. Ou plus sûrement cinq, le dernier ayant ressurgi du passé. Alors j’ai décidé de replanter, de regarnir les taillis dévastés, de retrouver une futaie touffue dans laquelle des arbres se dresseraient plus haut que les autres comme des sémaphores de l’amitié. J’ai creusé des trous, j’ai ouvert mon monde, j’ai planté de jeunes pousses, j’ai souri… Petit à petit, les plants se sont étoffés, de nouveaux amis ont pris racine dans mon cœur. Nécessairement, tous ne sont pas devenus de beaux arbres, certains ont disparu, sans doute un peu par ma faute mais aujourd’hui, des arbres renaissent… D’une coupe claire est née un nouveau monde, de nouveaux chênes ont transformé mon univers dévasté en une forêt de Tronçay superbe et réconfortante. Et cette forêt m’écoute, m’entend, elle bruisse des mots que je murmure, elle me rassure, elle est une et multiple, attentionnée et singulière. Mon blogue n’est plus mon seul confident. Je ne lui livre que de loin en loin mes humeurs, mes vertiges, mes peines, mes plaisirs…

Ma santé me préoccupe moins (ou je me force à ne pas trop y penser), elle me laisse tranquille, présentement. Mon blogue se tait aussi parce que mon corps ne s’agite plus…

Mes silences, enfin, sont étouffés par Facebook. Ce réseau social attire vers lui une grande part de mes réflexions. Il flatte l’indigence de ma pensée, l’instantanéité de mes réactions, Facebook est un hoquet dans ma vie, Facebook est un éternuement, un petit orgasme narcissique qui a envahi mon quotidien. Je ris avec lui, je souffre aussi. Mais Facebook n’est finalement qu’une anecdote, une belle anecdote, je le pense, dans la façon que j’ai de l’utiliser : un univers parallèle réservé à quelques initiés…

Facebook m’a tueR ! Non, sans doute pas encore. Mon blogue vit doucement. Je l’entends respirer en moi, j’entends son appel à le nourrir comme un ami affamé. Ou plutôt comme un ami que je régale. Il ne peut pas mourir sans moi. Tous les messages écrits sont autant de bornes miliaires dans ma forêt pour que je ne me perde pas. Je viens d’hier, je suis passé par là, j’avance, plus tout à fait seul. Des ombres amicales sont à mes côtés. Certaines sont très belles et touchantes. D’autres existent, simplement. Pourtant, j’aimerais que l’une d’entre elles me prenne la main et me dise : faisons le chemin ensemble…

Pour l’heure, le vent de la vie fait chuchoter les arbres de ma forêt… Je continue ma route, il le faut. Je sais qu’une clairière m’attend, un grand cercle ensoleillé au sol tapis de mousse épaisse sur lequel nous pourrons nous étendre et contempler le ciel éclatant de joie et d’espoir. Alors les arbres, mes amis, se réjouiront pour nous. Et je serai heureux. Bientôt, je le sais. Laissez moi écouter ce souffle qui parcourt ma solitude, il porte en lui mon avenir.

Texte corrigé le 25 février 2010…

vendredi 25 décembre 2009

Joyeux Noël !

Domenico Ghirlandaio (1449 - 1494)




Joyeuse et très Sainte Fête de Noël !



jeudi 27 août 2009

1985 : je venais d'avoir 18 ans...

Bon, je vous épargne la chanson, parce que si je peux avouer que j’aime « Sound of music », là, c’est au-dessus de mes forces et je mentirai.

Septembre 1985, j’ai 18 ans depuis quelques semaines et je commence l’apprentissage de la conduite. Voilà la photo de mon permis. Notez les tâches de rousseur qui me faisaient autrefois surnommer « Poil de carotte » par certains, sûrement jaloux de cette carnation laiteuse constellée de rousseur qui illuminait mon visage (il en reste des traces sur mes épaules) et la chevelure frisée qui épuisa plusieurs brosses avant enfin d’être domptée vers la vingtaine. Ne me donnerait-on pas le Bon Dieu sans confession ?

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