Apartés uchroniques

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lundi 7 juillet 2008

Imagine...




Sous un arbre, seuls, nos mains enlacées, tu as gardé ton verre, je t'ai pris dans mes bras, la lueur des bougies vacille, la brise semble renaître, tu as posé ta tête sur mon épaule, que sera, sera, les notes envahissent notre monde, nous tournons lentement, nous nous serrons, je te regarde et mes lèvres...

vendredi 4 juillet 2008

Quelques nouvelles...

Ce soir au plus tard ;-) Si, si..

Finalement, pas ce soir, malheureusement. Une veine a lâché au cours de l'injection du dernier produit. J'ai passé un peu plus de temps que prévu (et voulu) avec Dalila à l'hôpital. Je suis, pour l'heure, très las.

A demain sans doute...

Bises




jeudi 19 juin 2008

Un parfum de tilleuls...

En quelques heures, le soleil a enfin vaincu l'hiver qui accrochait, il n'y a guère, souvenez-vous des semaines dernières, son manteau de pluies grisâtres aux branches vertes de ma place. Bellecour est ma campagne, ses alignements de marronniers plus que centenaires sont les allées terribles d'une forêt dans laquelle mon âme court, erre, solitaire : entre les troncs balafrés par la ville assassine, mes pas, tantôt soulèvent la poussière rouge du sable stérile, tantôt amassent la fange lourde et sombre que la pluie fait naître au coeur de flaques immenses, d'étangs improbables où s'est noyée, si souvent ces jours passés, ma joie de vivre.

L'heure du coq a sonné depuis longtemps, lorsque, vers huit heures, j'ai dépassé le taillis de marronniers pour gagner le mail de pierre du midi. J'ai marché entre les deux haies de tilleuls argentés et soudain, le parfum des fleurs dorées a envahit l'air : au dessus de moi, les abeilles et les bourdons avaient commencé leur exploration des étamines méllifères, chaque arbre était une fontaine de saveurs suaves, insistantes, caressantes qui volaient dans un air encore épargné par les remugles de la circulation lyonnaise. Avez-vous déjà humé le parfum des fleurs de tilleuls dans un matin ensoleillé ?

Il est miel, il est doux, il est chaud. Avez-vous déjà humé le parfum des fleurs de marronniers dans un matin ensolleillé ? Avez-vous déjà pris un moment pour sentir une fleur en ville ? Ces  fleurs sont ma campagne.

Ma campagne a la terre noire comme l'asphalte, ma campagne a des montagnes verticales comme des façades d'immeubles, ma campagne a des rivages droits comme les bordures de pierre des bassins, ma campagne n'est qu'un souvenir de nature. La ville est tout, la campagne n'est plus rien. Pourtant, il suffit de quelques inspirations pour faire renaître des souvenirs de verdure. Place des Célestins, des magnolias, dans le jardin du Rosaire, des roses anciennes, sur le quais Saint-Antoine, de jeunes chèvrefeuilles engrillagés, Lyon se respire aussi. Lyon se vit parfumée et capiteuse si l'on prend la peine de s'arrêter quelques instants...





         

jeudi 5 juin 2008

Blues trottoir...

Avant hier, sur une radio, Blues trottoir... Sur une radio, Les états d'âme Eric... Il faut avoir vingt ans au moins pour s'en souvenir. Aujourd'hui, Il pleut encore, le ciel gris n'en finit pas de pleurer. Deux images ce soir au journal télévisé : l'enterrement des enfants morts dans l'accident de car cette semaine, l'enterrement d'Yves Saint-Laurent. Je pleure aussi. J'ai eu tout l'après-midi des nausées : je me suis gavé de rondelles de saucisson pour remplir un estomac qui ne demandait qu'à se vider. Je suis las. Je recherche le poème entendu la semaine dernière dans Quatre mariages et un enterrement. Je le trouve ICI :

Wystan Hugh Auden(1907-1973)

Funeral Blues

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Sribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crêpe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song ;
I thought that love would last for ever : I was wrong.

The stars are not wanted now ; put out every one ;
Pack up the moon and dismantle the sun ;
Pour away the ocean and sweep up the wood ;
For nothing now can ever come to any good.

Blues funèbre

Arrêtez toutes les pendules, coupez le téléphone,
Avec un os à moelle empêchez le chien d'aboyer,
Faites taire les pianos et au son du tambour voilé
Sortez le cercueil, laissez passer le cortège funèbre.

Que les avions vrombissent au-dessus de nos têtes,
Inscrivent dans le ciel la nouvelle : Il Est Mort,
Mettez des noeuds de crêpe au cou blanc des pigeons des places,
Que les agents de police portent des gants de coton noir.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail et mon repos du dimanche,
Mon midi, mon minuit, ma conversation, ma chanson,
Je pensais que cet amour-là allait durer toujours : j'avais tort.

Les étoiles sont de trop désormais ; ôtez-les toutes ;
Remballez la lune et démantelez le soleil ;
Videz l'océan et balayez la forêt ;
Car plus rien maintenant ne peut arriver d'heureux.

April 1936

Traduction de Danièle Robert.
(Liralombre n°9, p. 17.)

Je me vautre dans le cafard ce soir. Qui pourra prononcer ces mots, un jour, à mon enterrement ?

J'en ai assez d'être seul pour affronter la maladie : ma famille est là, mes amis m'appellent mais la maison est vide. Je serre mon chien dans mes bras : j'imagine qu'il est heureux avec moi. Mais il n'est qu'un chien, malgré toute sa bonne humeur.

J'aurais tant besoin de me blottir dans les bras de quelqu'un, j'aurais tant envie que quelqu'un me dise : pose ton fardeau, je suis là, je vais t'aider.

J'aurais tant besoin de faire retomber mon masque lisse, celui du sourire et de la bonne humeur que j'arbore au bureau et au téléphone. Mon teint blafard, fatigué, ne trompe pas toujours ceux que je croise et qui vont au-delà de mes mots anodins.

J'aurais tant besoin de ne plus décider seul, j'aurais tant besoin que l'on décide pour moi des choses aussi insignifiantes de la vie quotidienne  comme les repas, le ménage.

J'ai envie de me laisser aller quelques instants... Ne plus être seul... dans la maladie mais surtout dans la vie.

dimanche 1 juin 2008

Adieu, monsieur le professeur...

Nous étions en juin 2009, midi trente venait de sonner quand soudain, tous les étudiants chantèrent en chœur :
« Adieu, monsieur le professeur.
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre cœur,
Ces mots sont écrits à la craie.
Nous vous offrons ces quelques fleurs
Pour dire combien on vous aimait.
On ne vous oubliera jamais.
Adieu, monsieur le professeur ». 
(© paroles : Hugues Aufray & Vline Buggy, musique : Jean-Pierre Bourtayre - 1968)... alors que je m'apprêtais à sortir de la salle de classe, la dernière heure de cours terminée. Dans un bruit de chaise renversée, l'un d'eux se leva, monta sur sa table et lança « Oh capitaine, mon capitaine ». Un autre le suivit, puis une autre, et encore un autre et ce fut toute la classe qui se retrouva debout sur les tables, debout, face à moi, je tenais encore la poignée de la porte dans la main : j'étais devenu leur Keating, je venais de refermer le Cercle des poètes disparus...

Bon, ne rêvons pas, cela n'arrivera sûrement pas après les 28 heures de cours que je vais donner dans le cadre d'une formation qualifiante en immobilier à compter de janvier 2009 : sept matinées de quatre heures à égrener un cours sur la gestion immobilière qui devra impérativement être plus théorique que pratique. En juin 2007, j'avais accepté de faire partie d'un jury pour le grand oral de présentation du mémoire des étudiants en qualification professionnelle de gestionnaire de biens immobiliers. Je me souviens de mon effarement devant les nombreuses fautes d'orthographe qui maculaient les documents présentés et le piètre niveau d'expression (sauf dans les parties copiées-collées depuis internet) et chacun des quatre candidats eut droit au petit laïus de circonstance. Vaine tentative, je le crains. Toutefois, lorsque que la responsable des formations me proposa de donner des cours, je lui fis part de mon enthousiasme : enfin l'occasion de donner libre cours à mes tendances sadiques en toute légalité, enfin l'occasion d'être le démiurge du destin d'un groupe de personnes suspendues à la crainte d'une note éliminatoire au moment du contrôle des connaissances finales, enfin l'occasion de saquer, d'être injuste, d'être détesté, d'être craint !

En attendant, j'ai  quelques mois pour préparer mon intervention en appuyant sur des cas pratiques les théories que je vais tenter d'apprendre à un groupe d'étudiants composé, statistiquement, en majorité, de filles. J'essaierai de me souvenir de mes impressions d'étudiant en droit, il y a plus de 17 ans...

Un défi intéressant à relever qui me changera de la routine du bureau et me fera gagner un peu d'argent de poche, le taux horaire étant remarquablement intéressant ;-).

jeudi 22 mai 2008

Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 3/6

Rapidité, efficacité...

Dalila était presque à l'heure, je n'ai attendu que trente minutes qu'elle consente à finir de se poudrer le nez avant de s'occuper de moi. La salle des lits, gainée de motifs de bambous verts, mon lit solitaire, disponible pour trois heures. Taux de remplissage supérieur à 100 % certains jours, un score digne d'un hôtel de passe. Dalila, belle prostituée ? Pourquoi pas, si elle tient ses promesses avec moi ? Je n'ai pas perdu tous mes cheveux, ils se sont seulement un peu clairsemés (assez discrètement) : je ne suis qu'un demi-Samson, je suis un Sam, sans beaucoup de force dans cet après-midi  très ensommeillé.





Le soleil a brillé toute la journée, la délivrance pointe son nez vers la mi-juillet (pourvu...).

lundi 12 mai 2008

Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 2/6

Deuxième rendez-vous avec Dalila, mercredi 7 mai. L'ingénue avait décalé d'une semaine notre entrevue sous prétexte que je traversais une aplasie fébrile le 30 avril. Enfin, la rencontre a eu lieu. Pour être certaine que je ne louperai pas mes prochains rendez-vous, Dalila m'impose une petite piqure de soutien dès le lendemain de notre entrevue, pour me stimuler dit-elle (ouaip, elle me poursuit jusqu'à la moëlle pour éviter que je me fasse du mauvais sang). Et hop, plus de 1200 € dépensés pour assurer ma fidélité bi-hebdomadaire.

Petit bilan : je me fais de moins en moins de cheveux puisqu'ils s'enfuient à longueur de douche, je bénéficie d'une épilation à moindre frais et indolore qui me dispense de rasage depuis trois jours puisque ma barbe fait la grève de la repousse.  Ajoutons une fatigue certaine, une sensation d'avoir mal aux os (effets secondaires de la piqûre coûteuse), une perte partielle du goût et voilà mon état d'esprit présent.

Mais le soleil brille et les martinets virevoltent dans le ciel bleu. Que demander de plus ? Être plus vieux de trois mois, assurément ;-)

vendredi 18 avril 2008

Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 2



J'ai reçu samedi dernier le dossier de parrainage de Tu, garçonnet vietnamien habitant à Son Giang, province de Binh Phuoc, au nord d'Ho Chi Minh-Ville (l'ex-Saïgon), près de la frontière cambodgienne.


J'avais « choisi » (curieux mot dans ce contexte) sa fiche lors de la soirée du cinquantenaire évoqué ici, parce que sa famille a de faibles revenus journaliers (20 000 đng soit 1,05 € selon le site Vivre, travailler ou investir au Vietnam environ).

Tu a 10 ans, il est l'aîné d'une fratrie de trois frères, ses parents sont des serviteurs (???). La famille vit dans une maison de 20 m². Actuellement, il est 2e (CE1).

Selon la fiche sur le Vietnam jointe, le coût de base de la scolarité est de 400 000 VND par an soit 20,90 € auxquels il faut ajouter l'uniforme annuel obligatoire - 30 000 à 60 000 VND soit 1,57 à 3,14 €, les cours supplémentaires mensuels - 20 000 VND soit  1,05 €,  la demi-pension journalière  - 6 000 VND soit  0,31 € et le matériel annuel (tenue de sport pour 70 000 VND soit 3,66 €, le cahier 2 000 VND soit 0,10 €, les livres 15 000 à 100 000 VND soit 0,78 à 5,23 €). Un vélo coûte de 300 000 à 600 000 VND soit 15,68 à 31,35 €. Le total annuel de la scolarité pour un enfant au primaire est estimé à 1 milllion de VND soit 52,25 €.

Ses parents travaillent 50 jours par an pour envoyer Tu à l'école... Avec trois enfants, ils travailleront près de 6 mois pour les instruire. Comment vont-ils faire ? Je comprends que mon parrainage est essentiel.

Enfants du Mékong a commencé à intervenir en  1981 auprès des boat people dans les camps d'Asie du Sud-Est et agit au Vietnam depuis 1990. Sur place,  12 000 enfants sont parrainés par l'intermédiaire de responsables locaux, souvent des religieux. L'association n'est pas déclarée dans le pays, «dans le seul but d'éviter la corruption pour que les enfants touchent la totalité de leur parrainage. Le gouvernement connaît ses (nos) actions et, dans la mesure où elle (nous) ne lui fait (faisons) pas d'ombre, il la (nous) laisse agir. »

Dans la lettre de confirmation de mon dossier, il est demandé « instamment de ne pas faire allusion à la situation politique » dans les courriers que j'enverrais... Par chance, sur place un vieil homme de 72 ans, passionné par le français, traduira mes lettres et celles de mon filleul.

Selon la fiche de présentation du programme de Son Giang, « l'argent du parrainage est distribué chaque mois aux filleuls par le responsable local (...). Le parrainage sert à couvrir tous les frais liés à la scolarisation : frais d'inscription, uniformes, fournitures, cours supplémentaires obligatoires d'informatique ou d'anglais, frais d'entretien de l'école... une partie sert aussi à améliorer la quotidien de toute la famille. »

Je voudrais encore citer une phrase d'Enfants du Mékong : « Pour tous ces enfants qui pourront prendre le chemin de l'école et éviter de travailler dès leur plus jeune âge, nous vous disons un grand merci !. »

Pour  parrainer : le parrainage est expliqué ICI et le formulaire est LÀ...

Ensemble, donnons leur un avenir !

jeudi 17 avril 2008

Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 1/6

Le célibat est amusant cinq minutes mais après vingt années, il commence à lasser un peu enfin beaucoup. Les circonstances de la vie m'ont accablé d'un funeste sort en me jetant dans les jambes un ami bien encombrant... Il est tombé sur moi, sans crier gare et même s'il s'attaque habituellement aux personnes jeunes, son intérêt pour ma prétendue jeunesse me pèse.

Constatant qu'il ne veut pas me lâcher les basques, la Faculté m'a proposé six rendez-vous pour tenter de lui faire abandonner sa prise. En fait, deux fois trois entrevues sont programmées. L'un des inconvénients possibles (toute médaille a son revers, comme le lys des SUF est blanc et noir - voir ici chez le gorgeous Rod comme on dit du côté de Bordeaux) est qu'au fil du temps, je  risque de fredonner « une nuit sur le Mot Chauve » et me faire appeler Brunner, Yul Brunner (oui, parce que Monsieur Propre ne collerait pas trop avec mon côté fée du logis raté) plutôt que « les élucubrations » d'Antoine (le type aux cheveux longs et aux idées courtes selon l'idole des jeunes,  le Johnny qui se déhanche sur le mashed poataoes). Ou alors  Samson, vous savez, le type aux sept nattes qui perd ses forces en même temps que tombent ses faveurs chevelues sournoisement sacrifiées par le sécateur fourbe  d'une Dalila castratrice. Vais-je me transformer en Samson, sans force (mais avec quelle musculature bien huilée si mes souvenirs de peplums des années cinquante sont bons) ?

Samson et Dalila - 1949 - Cecil B. De Mille
Samson et Dalila - 1949 - Cecil B. De Mille

En attendant, après le premier rendez-vous de ce matin, Dalila me laisse nauséeux, très nauséeux. Et fatigué. Je crains que mes prochains « speed dating » m'épuisent encore davantage. Voilà, j'ai décidé de baptiser ma chimiothérapie du nom de Dalila : je suis son Samson. Peut-être parviendrais-je à garder mes cheveux et à devenir Hercule (le premier qui me répète l'astuce coutumière du héros très rieur quand il succombe aux plaisirs ultramontains, je le scalpe - autant économiser l'achat d'une perruque) mais alors je devrais prendre garde à la jalousie de Déjanire... Dalila, Déjanire, les D sont jetés : ma vie tient dans trois seringues et une poche en plastique. Quelques décilitres pour me  sauver. Et Dieu. Priez pour moi.

jeudi 10 avril 2008

Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 1



En 2008, l'association Enfants du Mékong  fête ses cinquante ans : après un demi-siècle, l'association défend 570 programmes de parrainage d'enfants, 90 projets de développement durable, envoie 30 volontaires bénévoles sur place, parraine 22 000 enfants et soutient 60 000 enfants dans 6 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge et Birmanie.

L'Asie a toujours exercé une certaine fascination sur moi, peut être à cause de l'ancienneté de ses civilisations et de la diversité de ses cultures. Je me souviens de mon dernier séjour à Paris au cours duquel j'ai parcouru avec délice et admiration toutes les salles du musée Guimet consacré aux arts asiatiques :  j'ai été émerveillé par les statues, les porcelaines, les pierres taillées, par tous ces témoignage de la grandeur des peuples qui les ont créés. A défaut de visiter les terres d'origine de ces trésors, en 2007, après la naissance de ma nièce et filleule Emmie, j'ai commencé à réfléchir à la chance qu'elle aura de suivre des études pour construire sa vie et j'ai acquis l'idée qu'offrir mon aide financière à un enfant du Sud-est asiatique serait tout à la fois un hommage à ces mondes si riches d'histoire et une manière de me rendre utile.

Je ne sais plus comment j'ai découvert l'assocation Enfants du Mékong mais après avoir longuement lu tout le site, j'ai apprécié sa démarche et son dévouement. Elle n'est pas la seule association de parrainage d'enfants évidemment, elle dégage toutefois une telle force de conviction à travers ses projets, à travers ses volontaires sur le terrain, à travers ses réalisations qu'elle a emporté mon choix de parrainer un enfant par son intermédiaire.


J'avoue que la fiscalité avantageuse du don (déductible à hauteur de 66 % de sa valeur de mes impôts) n'est pas étrangère à ma décision non plus que le montant raisonnable (24 € mensuels) du don. 

Jeudi dernier, j'ai aussi compris que mon soutien était un message d'espoir adressé à un enfant surtout préoccupé à survivre dans la misère : la tournée du cinquantenaire de l'association faisait escale à Ecully, près de Lyon pour une soirée d'échanges entre parrains et membres des équipes. 



Au cours de la soirée, deux volontaires bambous présentèrent leur mission, la responsabilité d'un foyer d'étudiants et l'animation auprès d'enfants avant que Jocelyn, jeune philippine parrainée en France, témoigna de l'importance de l'aide qu'elle reçoit pour quitter sa condition d'extrême pauvreté et surtout poursuivre ses études. Son récit d'une vie de lutte était émouvant et sa reconnaissance à l'égard de son parrain et d'Enfants du Mékong sincère et admirable. Yves Meaudre, directeur général, rappela ensuite l'histoire et le fonctionnement de l'association et insista sur l'espoir qui permet à tous ces enfants de vivre et sur l'amour dont ils peuvent ainsi remplir leur existence. Un film fut projeté pour présenter les conditions très dures de vie dans les six pays où  l'association agit : j'ai vu des images poignantes, douloureuses (cette petite fille philippine qui, revenant de l'école en uniforme, sur le pas de le porte de son habitation, troquait ses socquettes et ses chaussures pour des tongs avant de s'engouffrer dans un taudis installé sous une maison : le sol en terre battue était détrempé par la pluie, un puits commun à plusieurs familles le seul moyen pour tenter de faire un semblant de toilette sans aucune intimité - ou cette fillette birmane obligée de vendre de la drogue pour rapporter un peu d'argent à sa mère, et peut être éviter la prostitution, etc.) mais pleines d'espoir. Tous les enfants jouaient, riaient, comme n'importe quel enfant de chez nous... Leurs yeux brillaient du désir de vivre mieux. Je reconnais que j'ai été secoué par ce film.



A la fin de la projection, j'ai pris la décision de parrainer un second enfant, un jeune vietnamien d'une dizaine d'années. J'attends son dossier pour le premier versement. Je pense sans doute, dès que cela sera possible, parrainer un troisième enfant, au Cambodge.

Pour le moment, j'ai écrit à mon filleul philippin, Edmundo, un premier courrier, répondant avec beaucoup de retard à sa lettre du mois de juillet 2007. J'ai prévu de lui envoyer des nouvelles chaque mois (notamment parce que j'ai pu voir combien les lettres des parrains étaient importantes pour les enfants).

Je vous encourage, si vous en avez les moyens (6 € par mois après défiscalisation), à parrainer un enfant : le parrainage est expliqué, et vous pouvez vous engager avec ce formulaire...

Ensemble, donnons leur un avenir !

Toutes les photos sont issues du site Enfants du Mékong

dimanche 23 mars 2008

Joyeuses Pâques

Joyeuse et très Sainte Fête de Pâques dans la Gloire du Christ Ressuscité !



vendredi 21 mars 2008

Voici la chaîne des "six tocs ou manies" - II et fin

Bon, je sais, vendredi soir ce n'est pas mardi mais d'abord je fais ce que je veux sur mon blogue !

.lorsque je reçois à déjeuner ou dîner, je change systématiquement les couverts et les assiettes à chaque service : je ne reçois que 6 personnes au maximum, ne possédant qu'une ménagère de douze couverts et douze assiettes plates et six creuses... Mes invités protestent souvent, craignant sans doute d'être obligé de participer à la plonge puisque je n'ai pas encore de lave-vaisselle.

.je ne passe jamais, jamais, jamais sous une échelle (ou même toute nacelle dont le bras fait un angle inférieur à 90 °) pour ne pas briser le triangle magique formée par l'échelle le mur et le sol (c'est la seule superstition que j'observe).

.je prends toujours soin de ne jamais ouvrir complètement un livre afin de ne pas abîmer la tranche (notamment pour les livres brochés), je ne corne pas les pages et je n'écrit  jamais dans un livre : j'aime garder un livre en bon état.

.lorsque certains prénoms ou certains mots sont prononcés, je ne peux m'empêcher de faire des jeux de mots (soivent in petto, heureusement) : Monique, Thérèse,  Hercule, adéquat, etc.  Je vous laisser deviner lesquels...

.je ne peux pas boire d'eau provenant du robinet d'une salle de bains, je jette ou ne bois pas le contenu d'un verre dans lequel je remarque une miette de pain ou tout autre intrus...

.je suis souvent submergé par mon penchant coupable pour la procrastination, remettant au surlendemain ce que je pouvais faire l'avant-veille (ce billet en est une belle illustration).

Voilà, six manies avouables... Quant aux non avouables, peut-être les plus révélatrices de ma vraie personnalité,  je les tais encore ;-)

mercredi 19 mars 2008

L'objet-mystère - La solution a été trouvée par Océane !!! C'est la douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 place Bellecour



Dans mon dernier billet, j'ai présenté un objet mystérieux posé sur l'étagère d'une bibliothèque depuis quelques mois. Le voilà sous plusieurs angles...











Quel est cet objet ?

Ce n'est pas : un brûleur pour le papier d'Arménie (dixit Pouet), le saint graal ou un porte-crayons (dixit Lyon-Urbain alias Rooxy), un morceau tout bête de tuyau, avec du côté posé sur l'étagère, une sorte de grille (re-dixit Pouet), un taille-crayon (dixit Océane), des coupelles de crèmes brûlées posées les unes sur les autres (dixit Patricia), un souvenir ému du dernier passage d'un plombier (dixit Rod) !

Le concours se poursuit : la réponse est dans mon blogue !

Un(e) gagnant(e) non lyonnais(e) recevra un joli cadeau lyonnais. Un(e) concitoyen(ne) gagnant(e) sera invité(e) au restaurant !

Mise à jour du 19 mars 2008 : ce n'est pas un lumignon, un porte-cierge ou un porte-bougie (dixit Océane)

Indice : cela a un certain rapport avec le feu...

La grande gagnante est Océane : il s'agit bien d'une douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 (voir le billet ICI) place Bellecour à Lyon.

Océane, tu gagnes le cadeau annoncé... Il ne te reste plus qu'à me communiquer ton adresse outre-atlantique.

dimanche 16 mars 2008

Voici la chaîne des "six tocs ou manies" - I

A peine de retour dans mon doux foyer duquel un funeste et tragique sort me tenait éloigné depuis lundi, j'apprends que Rodolphe
m'emprisonne dans l'une de ces chaînes dont le net raffole, après en avoir été la victime ICI : étaler à la face du monde six tocs ou manies. Fichtre ! Je ne défaillirai pas devant ce défi, rejoignant la cohorte sombre des aveux honteux... Pour ce soir ou mardi, juré, craché !

lundi 25 février 2008

Je montre tout...

Après plus d'un mois de silence et alors que deux ou trois lecteurs se sont enquis des causes de mon absence (sic transit...), je reviens pour assumer enfin, pour montrer cette part cachée de ma personnalité que seuls de rares privilégiés ont pu pénétrer et accepter de dévoiler l'indicible intimité d'un quadra toujours célibataire. Lui a excité mon esprit ici, elle m'a convaincu ... L'idée semble avoir germé dans ce blogue et plus particulièrement avec ce billet-ci et celui-là.

Voilà mes bibliothèques, du solide venu droit de Suède, rationnel à défaut d'être esthétique... Cinq éléments disséminés dans l'appartement, solidement campés contre les murs en espérant qu'ils ne chuteront pas sous le poids.



La première accueille les livres de science-fiction et d'horreur (1) dont Les Evangiles du Diable de Claude Seignolle. Devant, posés comme un rempart au malin, un vieux prie-dieu  Napoléon III et ses deux chapelets (2), dans l'attente d'une dévotion et de repentirs que je ne leur accorde que de loin en loin, je le confesse, présentement. Trois gravures du XIXe sur un ensemble de huit consacrées à Louis XIV ( 3 ) complètent sur la gauche ce pan de mur.

Les deuxièmes et troisièmes bibliothèques veillent face à la fenêtre, accordant Dieu, le Roi et les hommes...

Dieu domine (1), dans l'espoir que son pardon me sera accordé : entre le Jubilate Deo de l'Eglise traditionnaliste Saint Georges de Lyon et le Jésus de Jacques Duquesne, mon missel quotidien complet garde ma foi entre deux messes. Au  dessus, les branches de buis bénit des années passées, figées dans leur déssèchement poussiéreux parce que je ne sais pas comment m'en séparer dignement ( si quelqu'un a une idée pour éviter le sacrilège... ), perdent peu à peu leur pourtant sempiternelle verdeur (vive la taxonomie latine, n'est-ce pas Rod ? ).



Louis XIV et son siècle trônent sur une grande partie des étagères hautes : la gloire leur est acquise avec les deux sommes extraordinaires que sont le  Louis XIV de François  Bluche et  le Dictionnaire du Grand Siècle sous la direction du même auteur et brillant universitaire. Vient ensuite la cour, Mme  de Montespan, Madame de Maintenon, Vauban, Colbert, Mazarin, le cardinal de Retz, la Grande Mademoiselle et autres illustres. La Sainte Capitale de la France éternelle n'est pas oubliée dans les pages glacées de grands livres (2). Quelques détails ci-dessous...




Revenons à la grande photo juste avant... Sur la deuxième tablette, à gauche, mon attachement historique, utopique, sincère à la monarchie, à une certaine idée de la monarchie, à un doux rêve brisé un vingt-et-un janvier... Au-delà, le français, le latin et l'anglais se chamaillent sans doute (3). Deux fois trois tablettes accueillent les romans lus ou à lire, Chateaubriant et ses Mémoires d'outre-tombe discute-t-il avec Marguerite Yourcenar ? Molière, Racine, Jean Raspail, Les Mille et Une Nuits, orient et occident s'emmêlent aussi sûrement que mes souvenirs des livres déjà lus (4).

Tout en bas, les traités sur les plantes, les orchidées ou les fleurs à bulbes disputent l'oubli à un ouvrage intitulé Histoire et bizarreries sociales des excréments de Martin Monestier offert autrefois par un ami facétieux et perdu de vue mais exposé, à portée de main et de consultation par les curieux.(5).

Derrière tous ces volumes, l'Enfer garde dans son antre sombre les livres opportunément ravis à des regards qui ne manqueraient pas d'être interloqués devant certains titres...



A gagner : un cadeau très lyonnais... Répondez dans les commentaires ! A vos méninges...




Voici les montages les plus instables, les plus périlleux que j'ai jamais élaborés : à gauche (1) et au dessus, en équilibre précaire, tous les livres de cuisine, indispensables pour un célibataire, depuis le Larousse Gastronomique des années 20 au Grand livre de cuisine d'Alain Ducasse en passant par un Cuisine pour le temps des restrictions paru en 1943 ou la Cuisine de Madame Saint-Ange, indémodable, dans sa première édition de 1927. PH10 de Pierre Hermé, dédicacé par le pâtissier (ainsi que son Larousse du Chocolat) tient compagnie aux livres de cuisine lyonnaise, à une encyclopédie de la cuisine mondiale, au superbe ouvrage Histoire naturelle et sociale de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat, à plusieurs volumes de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France qu'il me faut compléter...

Quelques livres anciens semblent parfois perdus dans le fatras gastronomique, dont un exemplaire du Mercure Galant de novembre 1686 (dos manquant), une édition incomplète (tomes I à XI, IX manquant) de 1752 des oeuvres de Scarron, une histoire de Louis XIV, sa cour et le Régent par Anquetil de 1791 et d'autres encore ayant pour sujet le XVIIe siècle ou Lyon. Et un dictionnaire de droit d'Ancien Régime ainsi qu'un volume des écrits de Lord Byron en anglais. Et...(2).

Ne parle-t-on pas de cuisine politique ? Le hasard m'a fait regrouper à côté des livres de cuisine les ouvrages politiques, dont Le Libéralisme de Pascal Salin, l'ouvrage collectif le Livre Noir du Communisme, Jean-François Revel tenant la main à quelques survivants de mes études de droit (3).

Enfin, dans un alignement presque parfait, les bandes-dessinées, de Lanfeust de Troy et ses déclinaisons, le monde fascinant des Cités obscures de Shuiten et Peeters (voir ici aussi) sans oublier Astérix et Obélix, indispensables ou encore les mondes d'Aldébaran, Bételgeuse et Antarès de Léo (4).

Un peu partout, sur tous les livres, sur un guéridon, j'entasse les nouveaux volumes achetés,  dans un capharnaüm sans autre logique que celle de la conquête du moindre espace libre. En attendant d'installer d'autres bibliothèques.

J'ai oublié de mentionner les collections presque complètes du Club des Cinq d'Enid Blyton et des Six Compagnons de la Croix-Rousse de Paul-Jacques Bonzon (dans leurs anciennes éditions, avant l'apparition des images - je ferai peut être un jour un billet).

A votre tour de présenter votre bibliothèque !


dimanche 24 février 2008

Bientôt de retour...

Ce soir, sans doute...

Ce lundi soir, peut être...


 

lundi 21 janvier 2008

Senghor, Bruel, amitié, espoir, bintje, tutti quanti

J'ai posé il y a quelques semaines le recueil des poèmes de Senghor : après avoir lu les vers puissants et humains du poète, j'ai compris que j'étais arrivé au terme de mon vagabondage dans cette terre d'Afrique qui me semblait autrefois terriblement étrangère. Au fil des nuits de lecture, j'ai humé les odeurs épicées qui s'échappaient des mots sombres couchés sur le papier éclatant et je me suis laissé ennivré par la découverte de cet ailleurs inconnu et attirant. J'ai cru déceler dans le parfum doux que mes narines trouvaient entre les pages les fragrances de ce sentiment si rarement  familier pour moi que les doigts d'une seule  main se souviennent de chaque instant où mon coeur fut étreint. J'ai pensé que j'avais enfin dans ma bouche le goût de ce fruit extraordinaire à la recherche duquel tout mon être était tendu davantage depuis cette nuit fameuse de novembre où je croisai dans mes errances interlopes la sensation inconnue d'exister dans un regard sombre. L'indicible trouvait un nom et je laissai mon esprit s'ouvrir aux plus beaux rêves.  De ces rêves délicieusement improbables, je n'ai pu garder que l'éternité précieuse arrachée aux quelques instants, quelques heures, quelques nuits partagés avec l'incroyable.  Mais quelle éternité !  Les jours ont passé, la solitude a emporté la victoire et regagné sa place. Pourtant, quelques phrases prononcées, quelques mots lus agitent depuis peu en moi des souvenirs troublants et calment ma compagne triomphante. L'espoir vit en moi, profondément...

Il y a dix jours, des noms ont surgi d'un passé vieux de près de trente ans que mon si cher ami Philippe avait commencé à déchirer avec son sourire et son accent dans cette belle journée de juillet dernier. Bruel et sa chanson Place des Grands Hommes, comme dans un film, envahit mon silence. On ne s'était pas dit rendez-vous dans dix ans mais trente ans après, je vois se dessiner des sourires et peut être...

La semaine dernière, j'ai appelé deux amis : l'un pour lui dire que je le soutenais et que je pensais à lui, et l'autre pour lui dire que je pensais à lui et que je le soutenais. Je leur ai dit la même chose, avec des mots différents. Parce que c'étaient eux...

Espoir, cinq lettres, vivre, cinq lettres, aimer, cinq lettres. Je veux toujours compter cinq par cinq...

Dimanche, au marché du quai Saint-Antoine, j'ai enfin trouvé des pommes de terre bintje, rescapées terreuses de l'envahissante monalisa sucrée : en Afrique, on mange des patates douces, non ?

Tutti quanti ? et caetera...

jeudi 17 janvier 2008

Un nouveau billet bientôt...

Dès que je ne m'endormirai plus sur le canapé après le film de 20 h 50 sur les chaînes Ciné... (en passant, je viens de voir à la télé deux films qui m'ont beaucoup plu : Neverland et Miss Henderson présente...)

mardi 1 janvier 2008

2008 est là !



A tout le monde, mille voeux de bonheur pour 2008 ! Joie, santé et prospérité du fond du coeur...

lundi 31 décembre 2007

Petit bilan annuel entre amis...

Aucune résolution ne me vient à l'esprit pour 2008... Alors, même si j'ai les yeux constamment tournés vers l'avenir, le temps est venu de faire le bilan de 2007.

Trois mots me viennent à l'esprit : bonheur, merci et espoir.

Bonheur ?

Le 9 mars, ma nièce et filleule Emmie est née ! Le jour le plus important de l'année, assurément et l'un des plus beaux de ma vie. Tenir dans ses bras un bébé qui sourit est un moment d'éternité magnifique à vivre. Mon impatience de partager sa vie grandit à chaque fois que je la vois car elle s'ouvre chaque jour davantage au monde. Je rêve déjà des moments que nous partagerons tous les deux, dans quelques temps. Être son parrain m'emplit de fierté et de responsabilités à l'égard de ce petit être mais aussi envers mon frère aîné et ma belle-soeur. Vivement que mon second frère m'offre un(e) autre filleul(e) !

Merci ?

Comment ne pas dire merci à ces amis qui ont, cette année, enrichi ma vie de manière extraordinaire ? Merci à Philippe, un ami d'enfance retrouvé après 29 ans de séparation (et quelles retrouvailles ! si le destin ne nous avait pas éloigné...), merci à Olivier, un ami internaute qui m'appelle frère malgré les mondes qui nous séparent  (mais le monde est là pour être exploré non ?), merci à Frédéric et Axel,  deux relations professionnelles qui ont su, par des gestes, des paroles, des visites dans les mois précédents, me montrer que l'amitié nait de la présence et de l'écoute, merci à Marianne et Catherine, deux femmes battantes, entreprenantes, qui m'ont ouvert leur librairie, leur univers de goûts et d'expériences gustatives pour finalement me reconnaître comme leur ami, merci à R. qui a pénétré mon monde avec son grand sourire, merci à Océane, fidèle lectrice aux commentaires agréablement perturbants parce que souvent justes, merci à François et Marie-Annick, Eric et Françoise, Franck et Marie-Pierre, Muriel, Frédéric et Marie-Caroline, Christophe, etc.

Il faut associer à mes amis mes parents et mes frères, mes oncles et tantes parce que je crois que sans eux certaines choses n'auraient pas été possibles !

Je veux aussi penser à trois amis qui se sont éloignés à cause de moi : je veux leur demander pardon si je les ai blessés.

Espoir ?

Oui, un grand espoir a flotté sur 2007 : l'espoir d'une victoire électorale, heureusement réalisé par le vote des Français le 6 mai 2007 qui ont choisi Nicolas Sarkozy. Le temps de l'action est venu !


2007 a été une très belle année, pleine de joie, de rire et d'amitié, d'amour et d'affection, d'espoir et de vie ! Merci pour ce magnifique cadeau...

Finalement, je souhaite une chose pour 2008 : vivre !

mardi 25 décembre 2007

Joyeux Noël !

Joyeuse et Sainte Fête de Noël !





samedi 8 décembre 2007

Je viendrai

Je viendrai mon Seigneur élancé,
Je  viendrai,
Toute fervente et frémissante de ma longue attente
Et bientôt toute engourdie de bonheur.

Je viendrai, mon ami,
Je  viendrai,
Je vois tes gestes, je vois tes yeux.
Je me laisserai submerger sous tes caresses
Profondes.

Je viendrai, mon Aîmé,
Je viendrai.
Je toucherai tes mains fortes et fines,
Tes paupières lourdes,
Et je serai la proie de ta bouche violente.

Je viendrai, mon Sadio,
Je viendrai.
Ton amour l'est chose si initme,  si dense,
Que  je le sens en moi net  comme un couteau de jet,
Mais mêlé à mon moi,
Mais  confondu désormais avec le sang de mes veines.

Léopold Sedar SENGHOR - Poèmes perdus

Une  nuit de plus pour découvrir la beauté de la langue sénégalaise sous la plume du grand  poète...


dimanche 25 novembre 2007

Offrande...

Je viens t'offrir l'offrande de mon amour
Printanier

Il est rouge comme l'autel
Du sacrifice ancestral,
Droit comme un fût de rônier,
Pur comme l'or de Galam.

Je viens t'offrir l'offrande de mon amour
A genoux.

Léopold Sédar SENGHOR - Poèmes perdus

Un nouveau poème découvert la nuit dernière. Et demain ?

Trois heures moins le quart du matin...

La nuit a déjà basculé dans les limbes du onze novembre : les fantômes des combattants se pressent aux portes de nos mémoires à peine reconnaissantes tandis que j'abaisse le rideau de fer derrière mon dernier invité. La soirée est terminée, je suis seul dans, les ballons ne bougent pas, aucun son ne sort plus de l'ordinateur. Je remonte entre les rayons remplis de livres et je me rends compte que je vis l'un de mes rêves : être enfermé une nuit dans une librairie. La table du buffet se dresse toujours en un long rectangle blanc parsemé de bouteilles presque vides et si esseulées que je saisis le goulot de l'une d'elles pour lapper les dernières gouttes à peine pétillantes d'un champagne encore parfumé. L'un des deux gâteaux d'anniversaire à moitié délaissés affiche la terrible nouvelle de mon âge. Je sens à peine les effluves des reliefs de fromages tandis que mes yeux sautent d'un verre à l'autre et comptent les panses transparentes et assoiffées solidement dressées sur leur pied épais. Aucun bruit, je traverse la galerie pour rejoindre la salle de la piste de danse : les spots ne clignotent plus sur le rythme d'une musique qui a quitté la place ; deux par deux, une paire après l'autre, ils battent la mesure calme des souvenirs d'une fête. Je lance un dernier morceau de la liste musicale [1] que j'avais mis près de deux mois à préparer...

Liste musiques anniversaire
Dario Moreno surgit soudain pour un dernier "Si tu vas à Rio" : je vois sa silouhette ronde prendre possession de la pièce, la lumière s'agite et j'esquisse quelques pas solitaires. Presque tous les morceaux m'ont tiré vers ces images non encore figées des hiers que la nostalgie me fait prendre pour un passé heureux. Un mambo que j'aurais tant voulu ne pas danser seul. Dario roucoule, Dario m'appelle, je piétine le sol, grisé par la fatigue et la dernière coupe vidée. Le silence retombe. Je regarde le vide, je guette le moibdre bruit. Rien. Un clic et je lance l'ultime souvenir : "Pop corn" [2] scande ses notes électroniques, les premières de l'ère disco, 1969, 1972... Je l'ai si souvent entendu au moment des fêtes de Noël organisée par la société dans laquelle mon père travaillait que les pulsations de mon coeur battent à l'unisson. Soudain, le silence est définitif : j'éteins l'ordinateur et les lumières. Je prends sous le bras la boîte à cadeaux confectionnée par mon frère, j'attrape un bouquet de ballons et je quitte la librairie. La place Bellecour ne dort toujours pas : des passants la traversent malgré l'heure avancée. Je fais quelques pas et je lâche les cinq ballons. Ils s'élèvent dans la nuit claire emportant avec eux les quarante premières années de ma vie...

Notes

[1] Toute une jeunesse passée en revue en 139 morceaux, voilà la musique dont je suis indubitablement l'enfant...

[2] je suis étonné par tous les avatars de ce morceau de musique trouvés sur ce site éponyme.

mardi 13 novembre 2007

C'était hier ou presque...


200 ballons gonflés à l'hélium, 40 ballons gonflés à l'air pour quelques heures de fête... La librairie Badiane était livrée aux ballons multicolores, aux bouteilles de champagne et à 45 personnes joyeuses et affamées ;-)

lundi 12 novembre 2007

« Grèves, Fais tourner, citoyen ! »

Koz, dans un billet du jour auquel j'ai emprunté le titre, relaie un texte de Gérard Mermet, paru dans Métro. Je le reproduis dans son intégralité... mais je vous conseille de lire auparavant l'exergue de Koz< br />
« Sous divers prétextes, les bénéficiaires des régimes spéciaux défendent le maintien de ce que l’on doit appeler, en toute objectivité, des privilèges . A tous ceux qui s’efforcent de regarder la société sans prisme idéologique ou politique , mais en se réclamant du bon sens, de l’équité, de la solidarité, de la responsabilité , leur attitude paraît irresponsable, voire indécente. Rappels :

- Les bénéficiaires des 128 régimes concernés partent à la retraite bien avant ceux du régime général. Exemples : 50 ans pour les agents de conduite SNCF ou RATP; 53 ans pour les sénateurs, 55 pour les députés qui auraient dû montrer l’exemple…;

- La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active et ils percevront ainsi plus de pensions qu’ils n’ont reçu de salaires !

- Le montant de leur retraite est calculé sur les 6 derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui bénéficient encore à ce titre d’un régime spécial), soit un écart considérable par rapport aux 25 années du régime général. Leur taux de cotisation est en outre souvent inférieur (7,8% contre 10 à 11%) ;

- La plupart bénéficient par ailleurs d’un autre privilège important : la garantie de l’emploi ;

- Dans l’immense majorité des cas, l’existence de ces “exceptions” n’est plus justifiée par une pénibilité particulière du travail ;

- Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards d’euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité.

- La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités ;

- La réforme de ces régimes est souhaitée par 82% des Français (sondage Metro/Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une majorité des agents de la Fonction publique ;

- On estime à 300 milliards d’euros les engagements de retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les générations futures.

Un constat semblable peut être fait pour les autres réformes jugées nécessaires par la grande majorité des experts : université; recherche; fonction publique; système de santé; droit du travail; justice; dialogue social… Réalisées dans les autres pays depuis des années, elles sont chez nous sans cesse bloquées par des minorités fortement politisées, incapables d’appréhender la réalité du monde et la nécessité de s’y adapter (ce qui n’interdit pas de chercher à l’améliorer).

La réforme des régimes spéciaux était a priori la plus ” facile ” et consensuelle , d’autant qu’elle a été comme d’habitude proposée aux intéressés avec des aménagements et un étalement dans le temps. Un recul du gouvernement rendrait donc quasiment impossible la mise en œuvre des réformes plus “difficiles”. Il démontrerait une fois encore que des individus et organisations se réclamant des principes d’ égalité et de solidarité défendent en réalité des corporatismes , des égoïsmes, des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable . Comme en 1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le pays et l’enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale.

Cette attitude est irresponsable et dangereuse . De plus, la conjoncture économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les réformes, sous peine d’un nouveau décrochage national, avec de graves conséquences sur le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, la place de la France dans le monde. Rappelons enfin que les grèves occasionnent une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la collectivité (150 millions d’euros pour celle du 18 octobre dans les transports pour la seule région Ile-de-France), affectent la compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image à l’extérieur, donc son avenir.

Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent rester silencieux. Pour leur propre dignité, pour l’avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l’expression à ceux qui refusent l’adaptation. C’est pourquoi je vous propose de :

- Relayer cet appel aux personnes figurant dans votre carnet d’adresse (avec ou sans mention de l’auteur, qui ne signe ce texte que par souci de transparence) ;

- L’envoyer aux médias pour qu’ils rendent davantage compte de votre avis ;

- Le mentionner (en tout ou partie) sur les forums , blogs et sites internet que vous animez ou fréquentez ;

- Imaginer et proposer des ” manifestations virtuelles ” (ou réelles) originales, aussi visibles et efficaces que les grèves ;

- Me faire part de vos commentaires et suggestions à cette adresse.

Nous ne pouvons accepter que le pouvoir de nuisance de quelques-uns mette en péril notre avenir commun ».


Haro sur les grèves pour la défense des régimes spéciaux !

samedi 10 novembre 2007

Le jour est arrivé...

Ce soir, à 20 heures, je vais pouvoir enfin dire merci à 45 personnes d'être ma famille et mes amis... Mes pensées vont à ceux qui ne seront pas là ;-)

jeudi 8 novembre 2007

Dilemme...

Taire ou ne pas taire ? Dois-je poursuivre ma dissimulation ? Dois-je toujours présenter le même masque lisse à ceux qui me connaissent depuis si longtemps, voire depuis ma naissance ? Ne rien dire est-ce mentir ? Comment trouver la force de révéler enfin cette facette de moi qui habite au tréfonds de mon âme ? Dire l'indicible ou céler toujours le terrible secret ? Comment préparer ma famille et mes amis à l'annonce de ma double vie ?

Mon directeur de catéchisme, abbé de son état, alors qu'il me préparait naguère à ma première communion (j'avais 25 ans, c'est encore si proche, naguère...) m'avait affirmé que ne dire ce n'était pas mentir. J'ai souvent fait montre d'un grand silence en application de cet adage et ai réservé tout un pan de ma vie à un cercle particulier d'amis.

Samedi soir, mon existence peut être bouleversée si certains venaient à découvrir ce que je suis...

Oui, je l'avoue, je n'ai jamais dit à ma famille et à mes amis de longue date que... que je... - diantre, la confession est ardue et m'intimide - que je suis... l'auteur d'un blogue depuis plus de quatre années !

Je ne suis pas persuadé que leur faire connaître mes billets me mettra à l'aise. Présentement, je suis d'un avis contraire.

Vous qui êtes mes convives samedi soir, vous qui lisez mon blogue, ne dites rien, s'il vous plaît, de son existence. Sa révélation me rendrait moins libre. Voire m'inciterait à fuir vers d'autres cieux électroniques.

Aucune honte, aucune peur, aucune fierté ne conduisent ma présente décision. Non, j'ai simplement l'impression que je ne suis pas prêt ;-)

mardi 6 novembre 2007

Je me suis réveillé...

Je me suis réveillé sous la pluie tiède, cette nuit
Dans la nuit de mes angoisses, entre les panthères ailées les squales amphibies
Les crabes jaunes qui proprement me mangeaient la cervelle,
Je suis resté longtemps, et ruminant mes pensées tes pensées
Chantant tes dernières paroles, et le sourire du mouchoir, la porte fermée de l'adieu.

Je me suis réveillé dans les gorges et les senteurs bruissantes, exquises,
Ta voix de bronze et de roseau, ta voix d'huile et d'enfant
Comme le soleil sonnait à ma vitre, parmi la fraîcheur du matin,
Et montraient alentour, jaillissant de la lumière de l'ombre
Blanches et roses, tes odeurs de jasmin sauvage : la Feretia apodanthera

Que dans la nuit tes larmes avaient arrosée.

Léopold Sedar SENGHOR - Lettres d'hivernage

Je découvre la poésie de Léopold Sedar Senghor et le goût de l'Afrique qui ne se limitera plus aux animaux du zoo du Parc de la Tête d'Or ;-) Merci...

jeudi 1 novembre 2007

Toussaint, veille de la fête des Morts...

Tête de mort de pintade

Six heures moins le quart ce matin de la Toussaint. Je me réveille trop tôt pour un jour sans bureau. Deux heures plus tard, je promène le chien sur une place Bellecour seulement encombrée de pigeons farouches. Le froid sec achève de me réveiller et je pense à mon déjeuner famililal du jour pour lequel je prends bientôt le chemin du marché. Il est huit heures vingt, j'enfile le quai Saint-Antoine par le Pont Bonaparte et descends en direction du Pont du Maréchal Juin pour choisir une pintade chez le volailler. Soudain, devant moi surgit cette vedette de la télévision régionale dont, pendant longtemps, j'ai regardé l'émission alors que la montagne ne m'intéresse pas. Elle n'est pas si grande que cela, cette vedette mais, grands dieux, qu'elle est sexy en ce matin presque ensoleillé. Je ne détache pas mon regard de ses cheveux dans lesquels j'aimerais tant perdre mes doigts. Je cherche ses yeux sombres, je suis ébahi par cette beauté sans fard : elle me cueille au petit jour, brusquement, et réveille en moi mille et un désirs d'avenir ( ;-) un clin d'oeil royal à mon lectorat de gauche ) ensemble. Quitte à déplaire à Océane, je veux bien coucher le premier soir... (ou le premier matin, c'est à dire toute de suite). Mais cette vedette de mon coeur n'est pas seule et son compagnon porte un gros pain de campagne de plusieurs livres et parle anglais. Tant pis, je ne suis pas jaloux. Ma rencontre va transformer mon marché en poursuite amoureuse, je multiplie les tours et détours pour me retrouver face à ce visage si désiré que je crains bientôt de ne pouvoir me comporter plus avant de manière civilisée.

Hélas, même si je comprends que j'ai été remarqué, chacun reprend son chemin de vie, le 4X4 démarre et s'éloigne tandis que je me perds dans mes rêveries d'un promeneur solitaire. Qu'il est doux de laisser vagabonder ses sens et son esprit un matin ensoleillé... Je poursuis ma flânerie le long des vitrines, nochalamment, une pintade et des oeufs sous le bras : m'extirpant d'une torpeur rêveuse, les reflets éburnéens du cuir d'un canapé du magasin m'emportent brusquement sous les cieux merveilleux d'une autre aventure qui...

Les cloches commencent à sonner à la volée pour appeler à célébrer dans l'allégresse tous les saints de la Création : je n'assisterai pas à la Messe du jour. Demain, nous nous souviendrons des morts.

Je vis, simplement.

Menu du déjeuner : tarte aux coquilles saint-jacques, pintade aux cèpes et gratin de macaronis de la Mère Brazier, gâteau forêt-noire du pâtissier... Trois recettes à suivre dès que je serai redescendu sur terre ;-)

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