Apartés uchroniques

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mercredi 4 juin 2008

Lucide parce qu'amer ?

Dans le Figaro de ce jour, un entretien avec Michel Charasse m'a procuré une certaine bonne humeur après sa lecture...

dimanche 25 mai 2008

Ils sont à côté de la plaque

A suivre...

jeudi 22 mai 2008

« Sarkozy, le Nouvel Observateur et les " connards " » - Libération, 21 mai 2008 - Ah, ces chiens de journalistes...

Souvenez-vous de l'affaire du faux sms, qui aurait été envoyé par Nicolas Sarkozy une dizaine de jours avant son mariage à son ancienne femme, Cécilia, lui annonçant annuler ses projets de mariage avec Carla Bruni si elle revenait.
Souvenez-vous de l'obstination du journaliste Airy Routier à défendre son information mise en ligne sur le site internet du Nouvel Observateur.
Souvenez-vous de la plainte déposée par le président pour « faux, usage de faux et recel ». Souvenez-vous des déclarations du journaliste qui a affirmé ne pas avoir vu le SMS mais qui avait donné crédit à la rumeur parce que l'information provenait de « sources verbales (...), fiables et concordantes dans un contexte crédible ».
Souvenez-vous de l'abandon de la plainte consécutive à l'abandon du sms par le journal.

Le Nouvel Observateur remet cela dans son édition papier du 21 mai 2008 selon un blogue du site du journal Libération, Coulisses de Bruxelles, UE, rédigé par Jean Quatremer : la rubrique Téléphone Rouge de l'édition s'ouvrirait avec la nouvelle d'une nouvelle insulte présidentielle.

Le blogue cite les paroles prêtées à Nicolas Sarkozy : « Les nouveaux connards de Sarkozy. Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. “Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ”  ».

Or, le journaliste Jean Quatremer réfute formellement la prononciation de ces mots par le président : « Spectaculaire, mais totalement faux. Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles le savent, puisque j’étais présent ».

Je vous donne ci-dessous une copie-écran du  billet :


Pour lire correctement, copier l'image sur votre ordinateur...

Qui a dit que les médias étaient aux ordres de Nicolas Sarkozy ? Qui a dit  que les médias n'étaient pas de gauche ?

Deux petites choses : je ne trouve pas sur le site internet du Nouvel Observateur la reprise de l'affaire -  je vais donc essayer dès demain de photographier l'article chez le libraire (je ne vais quand même pas acheter l'hebdomadaire).
Cette semaine, juste avant une interview sur RTL, le journaliste Jean-Michel Apathie (qui n'a jamais pencher pour la gauche ou la droite) a confirmé que la plupart des journalistes étaient de gauche...

Que penser du Nouvel Obs' ?

En passant, je viens de lire plusieurs entretiens avec Bertrand Delanoë à l'occasion de la sortie de son livre : il me réconcilierait presque avec le PS, lui qui n'a jamais été gauchiste. Mais voter à gauche serait au dessus de mes forces... ;-)

Mise à jour de 23 heures 21 : selon Jean Quatremer , « Le Nouvel Observateur reconnait que "sur la base des recoupements que nous avons réalisé jusque-là, ilDsc05700 apparait effectivement que cette information n'est pas avérée" ». Le communiqué du journal poursuit : « Nous avons d'ores et déjà décidé d'informer nos lecteurs dans le prochain "Téléphone rouge" en faisant la rectification suivante: « Contrairement à ce que nous avons écrit, le président de la République n’a pas tenu les propos qui lui sont prêtés dans la rubrique Téléphone rouge du Nouvel Observateur N°2271 (du 15 au 21 mai). Si l’entretien informel qu’il a eu, le 5 mai dernier, avec les journalistes spécialistes des questions européennes s’est bien déroulé dans une ambiance relâchée, sa réponse à une question sur les droits de l’homme en Tunisie ne comportait aucun terme de cette nature. Le Nouvel Observateur présente ses excuses à ses lecteurs ainsi qu’à toutes les personnes présentes lors de cette rencontre à l’Elysée ».

Je repose ma question : que penser du Nouvel Observateur ? Ma religion est faite sur cet hebdomadaire. D'une manière générale, ce nouvel incident, qui met à mal l'adage latin bis repetita placet, met en lumière le traitement de l'information par les journalistes français qui semblent, de plus en plus, ne pas prendre le soin de vérifier leurs sources dès lors qu'ils pensent détenir un scoop... Lamentable, regrettable, pitoyable, la triste litanie des noms d'oiseaux peut être égrenée à l'envi...

mardi 6 mai 2008

Déjà un an...

Dès 2005, j'ai eu la prescience que Nicolas Sarkozy pouvait gagner l'élection. Je me souviens de mon premier engagement en politique, au Parti Républicain, en 1986 : j'avais 19 ans, j'étudiais le droit et mes parents étaient de droite. Pouvais-je faire un autre choix ? Peut-être pas. J'ai rencontré  Léotard en 1987 lors de la création du mouvement des jeunes républicains à Eveux, dans le cadre extraordinaire du Couvent de la Tourette dessiné par Le Corbusier, près de Lyon. Je me souviens de l'arrivée en hélicoptère du ministre de la Culture de l'époque, tout était alors possible, surtout la victoire en 1988. Le PR était une composante de l'UDF et bien que les réunions du bureau politique départemental se transformaient régulièrement en festival anti-Barre, j'ai soutenu la campagne du futur maire de Lyon au pointe de rater ma licence (je me souviens de la terrible phrase de mon père lorsqu'il apprit mon échec : « nous te payons des études pour que tu les réussisses »). Je me souviens de la rencontre de ma meilleure amie. Je me souviens de la défaite de Chirac et de mon éloignement de la politique : je devais réussir mes prochains examens. La question réglée, mon entrée dans la vie professionnelle m'a longtemps tenu éloigné des partis. Toutefois, je gardais un oeil sur la droite mais refusais obstinément de m'encarter au RPR, faute d'être gaulliste. L'UDF m'ennuyait par son côté mollasson. Quant au PR, il s'éloignait de moi. 1995 : le meeting de Chirac à Lyon, j'étais debout sur ma chaise, dans un grand hall du Centre Eurexpo, mes parents, une ancienne collègue de travail et son mari, embarqués dans la joyeuse galère, tout le monde était debout et scandait le nom de Chirac, et criait le nom de Chirac et hurlait son désir de victoire ! Les urnes portèrent au pouvoir mon candidat. Je défilais avec ses partisans le soir même entre Bellecour et Terreaux. Très vite, je déchantais mais continuais à soutenir le président contre vents et marées. 2002 : le choc d'une nouvelle victoire sans aucune gloire. Le délitement de la chiraquie me consternait chaque jour davantage quand je commençais à m'intéresser à Sarkozy. J'ai parlé l'année dernière de mon intérêt pour cet homme et ses idées, son projet, sa force et sa volonté de réformer le pays.

2007 : victoire de mon champion, pressentie plusieurs mois avant et défendue ardemment devant tous mes amis défaitistes...

2008 : un an plus tard, quel est mon état d'esprit ? Assez confiant, un peu déçu, mais plein d'espoir. La vie personnelle de Sarkozy ne m'a pas convaincu, loin s'en faut mais qui suis-je donc pour le juger ? Il n'est qu'un homme.

Je salue en revanche l'engagement des réformes que j'avais accepté par avance en votant pour lui : je dois aussi reconnaître que tout n'est pas réussi, notamment à cause de la conjoncture économique mondiale déplorable. Je n'ai jamais cru qu'il lui suffirait de claquer des doigts pour doubler mon salaire ou diminuer de moitié les prix (le président thaumaturge toucheur d'écrouelles - le président te touche, Dieu te guérit ! -  très peu pour moi). je ne fais pas partie des déçu du sarkozysme. Je suis en revanche agacé par les déclarations discordantes des membres du gouvernement et de la majorité : avec eux, aucun besoin d'une opposition pour se ridiculiser, la droite le fait très bien toute seule. La droite la plus bête du monde est de retour dans son nouveau spectacle d'auto-destruction. L'ouverture à  gauche m'a surpris dans le bon sens mais je ne suis pas loin de penser que cette ouverture aurait pu se faire aussi à droite, chez les sarkozystes. En résumé, j'ai la désagréable sensation que des coups de pieds au cul se perdent en grande quantité à droite. Bordel de merde !

Je suis encore un partisan de Sarkozy mais beaucoup moins de son équipe. Il est peut être temps de changer certaines choses. Rapidement, je ne veux pas finir comme le dernier des Mohicans.

dimanche 16 mars 2008

Une bonne nouvelle pour ce soir d'élections bien gris...

Il est malheureusement notoire que les triangulaires organisées par le Modem, placé en troisième position au premier tour et maintenu au second, conformément à la loi, sont la cause de la défaite de la majorité dans beaucoup de villes : où est passé le socle de droite qui constituait la colonne vertébrale de l'UDF ? Le reflux de la droite n'est cependant pas aussi cruel que l'opposition et le Modem l'espéraient, Dieu merci.

Une bonne nouvelle éclaire quand même ma soirée, avant mon retour à l'hôpital demain : la défaite de F. Bayrou à Pau... Délicieux résultat que je savoure tranquillement : le grand stratège a été défait, son espoir a succombé sous les coups portés par l'arme suprême de la triangulaire. L'arroseur arrosé me fait rire.

En attendant, je crains que le deuxième arrondissement de Lyon soit le seul resté à droite. Tant pis, l'honneur est sauf !

Allez, je nettoie la colonne de droite de la bannière de soutien au pitoyable candidat UMP défait, Perben, le mauvais parachuté...


lundi 21 janvier 2008

Grandissons à Lyon !

Le blogue reprend une couleur politique et affiche mon soutien à Dominique Perben et à son équipe pour gagner les prochaines élections municipales...



Denis Broliquier, tête de liste du 2e arrondissement



Requiescat in pace

LOUIS XVI aux députations de toutes les gardes nationales du royaume, 13 juillet 1790 :

    «Redites à vos concitoyens que j'aurais voulu leur parler à tous comme je vous parle ici. Redites-leur que leur Roi est leur père, leur frère, leur ami, qu'il ne peut être heureux que de leur bonheur, grand que de leur gloire, puissant que de leur liberté, riche que de leur prospérité, souffrant que de leurs maux. Faites surtout entendre les paroles, ou plutôt les sentiments de mon coeur dans les humbles chaumières et dans les réduits des infortunés. Dites-leur que, si je ne puis me transporter avec vous dans leurs asiles, je veux y être par mon affection et par les lois protectrices du faible, veiller pour eux, vivre pour eux, mourir, s'il le faut, pour eux.»  Trouvé sur ce site

Louis XVI - Etude par DuplessyLouis XVI - Etude par Duplessy

mardi 4 décembre 2007

2e édition de la République des blogs


Selon Romain Blachier, "il s'agit de faire se rencontrer sur un mode convivial (ce n'est pas un café politique) des bloggeurs et des lecteurs de blogs intéressés par la chose publique.L'évènement est ouvert aux personnes de toutes tendances (eh oui on est engagés en politique on est mais pas sectaires) de gauche,de droite,du centre, d'ailleurs, de nulle part...

Ca permet de se "voir en vrai " de se mélanger entre personnes qui habituellement passent par le trompeur truchement du web pour communiquer.

Pas de règles particulière si ce n'est qu'on se présente (ça fait un peu alcoolique anonyme) les uns aux autres au départ avant de se balader entre les convives un verre à la main et qu'on y vient dans un esprit de convivialité.

Pour faire vivre ce moment de citoyenneté numérique, vous êtes bien évidemment conviés à venir".

vendredi 9 novembre 2007

Résistancia !!! Revolucion !!!

Oui, j'entre en résistance à compter de ce jour ! Je reprends mes habits d'électeur de Nicolas Sarkozy et de l'actuelle majorité pour demander au gouvernement de ne pas céder, d'aller au bout des réformes sur les régimes spéciaux, quels qu'ils soient (hors travail pénible démontré), je demande au président d'agir.

Je rejoins la cohorte des silencieux, des sans grades, des sans privilèges, des toujours plus imposés, je veux brandir l'étandard de la révolution nécessaire et utile pour sauver notre société : la France a besoin de réformes, les français ont majoritairement votés pour ces réformes, le gouvernement doit réformer !

La rue ne gouverne pas, les syndicats si peu représentatifs de la réalité des travailleurs ne gouvernent pas, les agents du service public ne gouvernent pas. Le peuple souverain a appelé de ses voeux à la tête de la nation un homme, une équipe, des idées, des réformes.

Au nom de quelle utopie serions-nous le seul pays à ne pas nous adapter au monde moderne ? Au nom de quelle idéologie obsolète et rejetée dans tant de pays martyrisés entre 1945 et 1989 devrions- nous subir les diktats d'une minorité agitée ?

Le temps est venu de nous lever, nous la majorité qui ne défile pas, qui ne revendique pas, qui ne bloque pas mais que veut que les choses changent.

Le 30 mai 1968, plus de 300 000 personnes ont montré leur soutien à De Gaulle. En novembre ou décembre 2007, nous devons apporter notre entier soutien aux réformes des régimes de retraite pour préserver l'avenir des générations futures.

Le temps est venu d'agir : j'en appelle à tous les responsables politiques pour organiser, si les grèves devaient durer, une grande manifestation apolitique, un grand rassemblement unitaire du peuple qui crie non à l'immobilisme !

Vivent les réformes ! Vive la France !

vendredi 5 octobre 2007

La République des blogs... pour refaire le monde autour d'un verre - un billet digne de l'ouverture sarkozienne !

La République des blogs

Romain Blachier a laissé un commentaire sur le billet précédent.

« Connaissez-vous la République des Blogs ?

Rien de trés compliqué, de trés structuré, tout se fait autour d'un verre, c'est l'occasion pour les lecteurs et auteurs de blogs s'intéressant peu ou prou à la politique, quelle que soit leur tendance,de se parler "physiquement", de se rencontrer, d'échanger.

Nous avons convenu de faire la première édition de l'évènement mardi 23 octobre à partir de 20h au Jonkafé 21, rue Pasteur 69007 LYON.

Possesseur de blogs comme simple lecteurs vous êtes tous invités à venir et à relayer l'info pour faire réussir ce grand moment convivial de citoyenneté numérique ! »


Pour en savoir plus, lisez son billet sur son blogue...

dimanche 17 juin 2007

« Tétèlestai : Tout est accompli » - Évangile de Jean 19v 30

UMP

Oui, tout est accompli. Les français ont donné la majorité que souhaitait le Président de la République pour mettre en oeuvre les réformes proposées lors de la campagne. Les commentateurs s'accordent à reconnaître que faute d'une hausse de la participation, le score mons ample qu'annoncé de la droite est essentiellement dû à une démobilisation de son électorat. Combien d'électeurs se sont dit que voter au second tour ne servait à rien puisque tout était fait ? Je ne cache pas un certain agacement : j'ai toujours voté, quel que certain ait été le résultat, défaite ou victoire. A Lyon, dans la deuxième circonscription, le député sortant UMP Hamelin a été défait au profit du socialiste Muet : un échec lourd pour la majorité à Lyon qui augure mal des prochaines municipales...

Le blogue quitte ses habits de campagne. Nicolas Sarkozy disparaît de l'affiche. Je renouvelle ma cotisation à l'UMP pour 2007.

« Le temps des élections est fini. Le temps du rassemblement est arrivé. Le temps de l’action a commencé. » - François Fillon, dimanche 17 juin 2007.

Bon vent au président et à sa nouvelle majorité ! N'ayons pas peur...

UMP

lundi 14 mai 2007

« La fidélité, c'est pour les sentiments. Les compétences, c'est pour le gouvernement »

« La fidélité, c'est pour les sentiments. Les compétences, c'est pour le gouvernement » : le principe édicté par Nicolas SARKOZY pour justifier les choix de ministre me plaît. Je souhaite qu'il marque la rupture avec les prébendes du pouvoir et la distribution des maroquins comme des sucettes pour les copains du président. Pourvu qu'il se tienne à cette façon nouvelle de gouverner ! Voila une idée de bonne augure pour le nouveau mandat présidentiel...

mardi 8 mai 2007

Une manifestation de droite, enfin !

Vue sur le site de Nicolas, étudiant du 6e arrondissement lyonnais...


Manifestation de droite envoyée par a360 sur le site Dailymotion

Il faut rire de tout... Olivier, quand je te disais qu'il y avait des imbéciles partout ;-)

Tony blair parle bien le français... et les manifestations continuent à Lyon

Je suis certain que vous avez déjà regardé et entendu le message de féliciation de Tony Blair adressé à Nicolas Sarkozy et aux français... Les vacances dans le sud-ouest ne servent pas qu'à déguster du foie gras...

En revenant chez moi, tout à l'heure, j'ai pu voir le regroupement des participants d'une nouvelle manifestation. Qui peut leur expliquer que leur mécontentement ne changera pas le résultat du vote ?

Manifestation à Lyon, place Bellecour, le 8 mais 2007

lundi 7 mai 2007

La démocratie passe mal chez certains... A Lyon, la place Bellecour est secouée par une émeute - Suite et fin

La lecture des journaux du matin m'apprends que les émeutes de Bellecour d'hier soir n'ont été qu'une partie des troubles de la soirée. En sortant de chez moi ce matin, bien avant 8 heures, j'ai découvert la place Bellecour lavée de propre, son sol débarrassé de toutes les traces de la veille. Les équipes du Grand Lyon, encore présentes, avaient restitué à l'espace une propreté presque inconnue, presque trop parfaite (et oui, la plus grande place lyonnaise est souvent aussi l'une des moins propres). Plus loin, vers la rue de la République, dans le caniveau, les déchets du déchaînement de fureur : des douilles (?) des grenades lacrymogènes traînent sur la chaussée. Des vitres des stations de métro sont brisées. Une vitrine de l'agence de voyage située derrière le MacDonald's, rue Edouard Herriot, a été détruite : les éclays de verre jonchent le trottoir. A voir les employés du restaurant Pizza Pino situé en face, j'en déduis qu'un manfestant a jeté un fauteuil dans la vitrine. Sur la place elle-même, un banc de pierre a été noirci par le feu. Mais les atteintes les plus graves ont été portées à la statue équestre de Louis XIV : des dalles du parement en pierre du socle ont éclatées sous la chaleur. Le piédestal a été tagué. Les outrages portés sur la statue de la Saône (je rappelle qu'il s'agit d'un bronze original des frères Coysevox, coulé en 1717 - un monument historique exposé à toutes les dégradations comme son pendant, le Rhône, de l'autre côté du piédestal - quand la ville de Lyon prendra-t-elle soin des ces deux oeuvres extraordinaires en les plaçant hors de portée des souillures et des dégradations ?) m'indignent.

L'extrême gauche est à l'origine du mouvement. Les émeutes ont pris naissance place des Terreaux où les pilleurs ont saccagé des vitrines. Je comprends à peu près le déroulement du scénario : repoussés par la police des Terreaux, les casseurs ont empruntés les quais de Saône et bifurqués sur la place Bellecour par le rue du Colonel Chambonnet : c'est eux que j'ai croisés en sortant de chez moi hier. Ils se regroupaient sur la grande place.

Aujourd'hui, plusieurs centaines de jeunes ont encore manifesté. Deux d'entre eux ont été arrêtés dont un mineur. Que veulent ces manifestants ? Mettre à mal la démocratie en détestant le candidat élu par la majorité des Français en toute légalité ? Je n'accepte pas cette déstabilisation. J'ai entendu tellement de contre-verités, d'erreurs, de mensonges hier soir pendant l'émeute : par exemple, des jeunes filles égarées insultaient la police qui osait, l'impudente, vouloir rétablir l'ordre républicain et faisaient de Nicolas Sarkozy le seul responsable et l'excuse. J'ai détesté l'insurrection que les manifestants ont brandi pour justifier leurs exactions illégales. Le schéma de pensée était le suivant : Sarkozy est un fasciste donc je détruis la société qui l'a élue - la société réagit, réprime la révolte forcément juste donc Sarkozy est contre moi donc je dois me défendre. Hier soir, si une partie des manifestants était composée d'anarchistes, d'étudiants, une grande partie, notamment les casseurs, venaient des banlieues : je suis désolé de le dire, je les ai vus agir, jeter des projectiles contre les forces de l'ordre, je les ai vu courir devant les assauts policiers, je les ai vus pleurer sous les gaz. J'ai vu plusieurs jeunes de banlieue filmer les évènements avec des caméras vidéos ou leurs téléphone. J'ai entendu des propos qui montraient qu'ils étaient là pour casser : l'élection n'était qu'un prétexte pour « casser du flic » . Quelle excuse leur trouver ? Aucune à mon avis.

Les traces des émeutes de Lyon

Les traces des émeutes de Lyon

Les traces des émeutes de Lyon

Les traces des émeutes de Lyon

Les traces des émeutes de Lyon

Les traces des émeutes de Lyon

Les traces des émeutes de Lyon

Les premières paroles du nouveau président de la République

« Mes chers compatriotes

En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.

J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.

Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.

Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.

Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.

Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.

Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.

Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.

J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.

J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.

Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.

Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.

Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.

Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.

Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.

Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :

Vive la République !

Vive la France ! »

Le discours m'a impressionné, il montre la vision d'un homme qui a la volonté de mener les réformes dont nous avons besoin. Bonne chance à nous !

La démocratie passe mal chez certains... A Lyon, la place Bellecour est secouée par une émeute

22 heures 15 passées... Si je n'ai pas voulu rejoindre à 19 heures la péniche louée par l'UMP pour fêter la victoire, je me dis qu'il est peut être temps de faire un tour en ville.

Alors que j'ouvre la porte cochère massive sur la place, je vois des centaines de personnes scandant « Sarko ! Facho ! Le peuple aura ta peau ! » s'engouffrer sur la place en provenance de la rue du Colonel Chambonnet (côté Saône). Des drapeaux noirs, des drapeaux rouges frappés d'étoiles jaunes sont agités par des manifestants jeunes (moins de trente ans pour la plupart). Je m'éloigne vers le Rectangle pour observer de loin cette masse hurlante et entendre abasourdi les appels de haine. Je pense qu'il y a deux à trois mille personnes.

Au bout de quelques minutes, je vois des policiers se déployer vers la rue de la République et barrer la rue de la Barre. Je me dirige vers l'enclos de France Télévision, en face de la librairie Privat-Flammarion. Deux femmes, l'une de France 2 et l'autre de France 3 attendent un feu vert pour commenter. La foule continue de crier, les policiers s'agitent. Soudain, du côté de la rue de la Barre, des fusées rouges déchirent la nuit. Bientôt, je vois feux d'artifice dorés se déployer et atterrir sur le sol : les premiers gaz lacrymogènes viennent d'être lancés par les forces de l'ordre. La foule se déchire, reflue, braille, applaudit les téméraires qui piétinent les projectiles irritants.

Des feux sont allumés dans les poubelles qui s'embrasent. Je vois, au loin, des objets voler : sans doute des morceaux de mobilier urbain. Je suis plongé dans une émeute. J'observe, hagard, les courbes des projectiles gazeux se diriger vesr la foule, j'entends les insultes proférées contre les forces de l'orde : Sarkozy est responsable de tout ! Je reste dans mon coin.

Deux jeunes sont assis sur un bac à fleurs. A peine 20 ans. L'un roule soigneusement un joint. Je leur demande s'ils croient vraiement que Nicolas Sarkozy est un facho. Ils annonent que non, que c'est une façon de parler. Je leur demande si le prétendu fascisme qu'il lui reproche n'est pas plutôt dans ces émeutiers qui nient le vote démocratique qui a rendu Nicolas Sarkozy victorieux. Ils avouent que la manifestation ne devait pas se dérouler comme cela. Que les slogans sont exagérés. Mais que c'est la faute de Sarkozy, évidemment. Nous parlons ensuite des 35 heures et de la difficulté d'application dans les entreprises de moins de 20 salariés comme la mienne. Nous parlons de la proposition « travailler plus pour gagner plus ». La discussion est hésitante de leur part et je me rends compte que leur jeunesse et leur méconnaissance de la vie professionnelle est l'une des causes de leurs erreurs de jugement à mon avis. Ils s'éloignent, sans doute lassés de parler à un vieux de quarante ans... Le mot « Résistantce » est clamé par ces manifestants d'extrême gauche.

Le long des façades est des immeubles de la place Bellecour, j'aperçois Azouz Begag, l'ancien ministre rallié à François Bayrou, accompagné d'une jeune femme blonde (fausse). Je l'abord en lui demandant si Sarkozy est vraiment un fasciste comme il l'a dit dans son livre. J'aurais mis un euro dans la machine qu'il n'aurait pas été plus rapide à déverser son fiel sur l'élu. J'entends tout son livre (enfin, les extraits que j'ai lus dans la presse). Vraiment, il hait Sarkozy. Selon lui, le candidat a monté une moitié de la France contre l'autre avec un discours raciste et haineux. Il a chassé sur les terres du Front National pour être élu. Je lui demande s'il est plus glorieux de prendre les voix de l'extrême-gauche que celle des électeurs ayant voté pour l'extrême-droite. Il répond que l'extrême-gauche n'existe plus (mince, à près de 10 % au premier tour...), que le PC n'existe plus, que les Verts vont disparaître... Je lui dit que le vote des français est un vote d'adhésion au programme de Sarkozy. Il me dit que c'est faux, que c'est un vote de rejet de Ségolène Royal. Je lui demande s'il pense vraiment que Bayrou serait le plus apte à gouverner. Il me répond que oui. Je retorque que le centre est souvent le centre mou, le vivier de l'immobilisme... Il marmonné quelques mots de désaccord en guise de réponse avant de me saluer et de trouner les talons... Je n'éprouve plus de sympathie pour lui depuis longtemps.

Des jeunes hommes ont inscrit sur leur torse « Sarkosy fasciste ». La même haine s'étale dans leur dos nu aussi. Une femme s'approche des journalistes et annonce que les ponts Wilson et de la Guillotière sont fermés. Près du pont Wilson, la péniche louée par l'UMP est amarrée : des échauffourrées ont opposé partisans du vainqueur et des jeunes socialistes décus.

Les cris continuent, des groupes courrent dans tous les sens pour fuir les assauts. Les gaz se rapprochent. Les flash balls tonnent. Je n'avais jamais goûté la saveur piquante de la formule chimique : un arrière-goût âcre envahit ma bouche. Mes yeux piquent. Pendant près de deux heures, je vais assister à une émeute. Le sol est jonché de morceaux de verre, de poubelles brûlées, des gens crient. Je me replie vers mon immeuble. La foule se divise. Des cris « dans le Vieux Lyon !» sont lâchés. Ils me suivent. Soudain, des véhicules de police barrent le pont Bonaparte. La foule court dans ma direction. Ma voisine japonaise, descendue pour saleur deux amies qui la quittent, est interloquée. Je lui explique les raisons de la manifestation. Devant les manifestants qui s'approchent de plus en plus de nous, je lui propose de rentrer dans l'immeuble. J'ouvre la lourde porte, nous entrons et alors que je la referme, j'entends que l'on me demande de la rouvrir. Je la claque : des coups de rage retentissent alors.

Je publie les photos prises avec mon photophone. Désolé pour le flou. Azouz Bégag est sur la 8e photo, le visage protégé par une écharpe... Je publie aussi deux petites séquences, à lire avec Quick Time ou Real Player.

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Lyon, place Bellecour, émeute du 6 mai 2007

Première vidéo

Seconde vidéo

De quel côté est la peur ? Pourquoi cette violence ? Qui a décrété que Nicolas Sarkozy devait être écharpé ? Qui conduit la démocratie ? le vote de 53 % des français ou les perdants extrémistes ?

dimanche 6 mai 2007

Nicolas Sarkozy est élu !

Les sondages à la sortie des urnes, disponibles dès 18 heures 30 sur les sites de La Libre Belgique, de la Tribune de Genève et de Skynews, l'avaient annoncée : la victoire de Nicolas Sarkozy est confirmée... Entre 7 et 8 points de différence !

Nicolas Sarkozy style=

Tout reste à faire et notamment rassurer les électeurs qui ont peur. Le vrai défi commence !!!

Vive la République ! Vive la France !

Mise à jour selon les résultats définitifs du Ministère de l'Intérieur : M. Nicolas SARKOZY 18 983 408 voix soit 53,06 %

jeudi 3 mai 2007

Nous y sommes presque...

Votez Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007 !

Mes chers amis, il reste huit jours.
Huit jours pour faire de nos rêves une réalité ;
Huit jours pour se lever ;
Huit jours pour bâtir l’espérance dont la France a besoin ;
Huit jours pour dire ce que nous voulons pour nos enfants ;
Huit jours pour dire que la France est un vieux pays qui a encore tant de choses à dire au monde et à l’Europe ;
Huit jours pour faire du travail, du mérite, de l’effort, de la récompense, de l’humanisme les valeurs de la République française ;
Huit jours, mes chers amis, pour que l’avenir soit une espérance ;
Huit jours, mes chers amis, pour convaincre, pour rassembler, pour que tous ceux qui aiment passionnément la France nous aident à bâtir la France du renouveau ;
Huit jours, mes chers amis, huit petits jours, pour créer les conditions d’un rassemblement immense, pour porter une majorité, pour construire pour les cinq années qui viennent le pays le pays le plus prospère au monde ;
Huit jours pour le pouvoir d’achat ;
Huit jours pour le plein emploi ;
Huit jours pour le rétablissement de l’autorité ;
Huit jours, mes chers amis.
J’ai besoin de vous comme jamais un candidat n’a eu besoin du peuple à ses côtés.
J’ai besoin de vous pour être le candidat du peuple de France.
J’ai besoin de vous.
La victoire est en vous, la victoire sera belle parce que ce sera la vôtre.
Vive la République !
Et par-dessus tout,
Vive la France !

Paris - Bercy, dimanche 29 avril 2007

Il nous reste trois jours et deux heures pour voter ! Pour assurer la victoire de notre candidat. Je frémis...

lundi 30 avril 2007

11 448 663 imbéciles...

La blogoshpère s'agite, vocifère, vomit, voue au Gémonies les 11 448 663 électeurs qui ont voté Nicolas Sarkozy au 1er tout. La blogosphère, forcément détentrice de la Vérité unique, de l'Idéal primordial, n'a pas voté Nicolas Sarkozy et le fait savoir. Libre à elle, bien entendu, en bon soldat de la pensée unique, en bon stakhanoviste du gauchisme le plus primaire, de préférer Ségolène Royal mais pourquoi tant d'insultes prononcées contre nous, pourquoi tant de haine à l'encontre des français qui ont voté Sarkozy et qui confirmeront leur vote le dimanche 6 mai 2007 ? Je lis des propos dignes du terrorisme intelectuel des régimes totalitaires, je lis des accusations de fascime, de manipulation : nous ne sommes souvent qu'un ramassis d'incultes, d'abrutis, de gros riches, le populisme nous aveugle, nous sommes des « nains aux idées courtes, défendant leur confort et leur petite vie de collabo » (lu sur le blog d'Embruns), avec nous, « la médiocrité l'emporte toujours » (toujours sur le blog d'Embruns, une mine)... Je peux continuer à l'envi.

Voilà la réalité de la blogosphère actuellement. Voilà ce qu'inflige la blogosphère forcément influente (j'ai un blog donc je pense donc je pense juste - à gauche). J'ai lu des rumeurs de rumeurs, j'ai lu des horreurs sur Sarkozy, j'ai lu cette phrase étonnante « Si la rumeur sur Sarkozy est vraie et si elle sort, et si la preuve ne disparait pas et/ou si la personne qui peut confirmer les faits ne dément pas, alors ça peut effectivement lui faire perdre l’élection présidentielle » dans le blog de XIII. Je blogue donc je sais, je suis informé, forcément puisque je suis journaliste.

C'est le visage actuel de la blogogeoisie de la blogosphère. J'ai la nausée.

En attendant, quelques blogueurs résistent et affichent, en toute courtoisie, leur soutien à Sarkozy : Koztoujours, jeune avocat, est de ceux-là.

Jamais je n'aurais honte de mon vote. J'assume mes choix comme je l'ai toujours fait. Je respecte ceux des autres quand bien même ils soient opposés aux miens. Je suis de droite, sans aucun complexe, sans aucun regret. je souhaite la victoire de Nicolas Sarkozy. Et j'ai, chaque jour davantage, bon espoir...

dimanche 22 avril 2007

La page est presque tournée...

La participation exceptionnelle des électeurs montre incontestablement que les français ont le sentiment que quelque chose est en train de changer et que leur vote leur donne le droit de contribuer à ce changement. Quel que soit leur vote.

Pour le moment, je poursuis mon soutien à Nicolas Sarkozy en mettant mon blogue en bleu, à la couleur du candidat.

SARKOZY.FR

30 % au premier tour : un très bon score ! Continuons...

dimanche 15 avril 2007

Le programme de Nicolas Sarkozy - Pour répondre à Citoyen, commentateur d'un billet précédent...

Je suis interrogé par un commentateur (voir le billet Je suis issu de l'immigration sur mon soutien au projet de Nicolas Sarkozy : mon admiration (sic) pour l'homme me ferait perdre tout sens critique et me rejetterait dans le troupeau des moutons de Panurge du parti UMP qui voterait sans réfléchir pour le chef.

Je rappelle ci-dessous les points principaux du projet du candidat soutenu par l'UMP.

Mon projet : ensemble tout devient possible : pour prendre connaissance du projet (s'il ne vous a pas été distribué sur un marché), cliquez sur le lien.

(les 15 points de mon projet en 16 pages)



1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat
6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l'urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation 13. Maîtriser l'immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d'être français

Comment être opposé à ces idées générales ?

Si j'examine le détail des idées, voilà quelques points de divergence (a contrario, ceux que je n'évoque pas recueillent mon assentiment).

1. Mettre fin à l'impuissance publique...
Dans cette proposition, le candidat dit : « je vous associerai au choix des réformes. (...) 10% du corps électoral pourront demander au Parlement de se prononcer sur un texte de loi ». Je ne suis pas convaincu par ce droit de pétition : ne risque-t-on pas de voir se développer le communautarisme et les revendications catégorielles ? Le Parlement serait juge de l'opportunité : j'imagine les demandes d'examen se heurter au refus du vote d'une loi qui déplairait à la majorité en place. La France croule sous le nombre de textes législatifs : la pléthore de nouvelles est telle que parfois, les décrets d'application ne sont jamais pris et, partant, la loi non appliquée.

3. Vaincre le chômage...
Dans cette proposition, le candidat dit : « je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance, d’emploi et de puissance économique. Si nous avons fait l’euro, c’est pour nous en servir ». Cette phrase fait écho aux critiques de Sarkozy sur l'euro fort qui contrarierait la croissance française. Je ne ne comprends pas pourquoi en Allemagne l'euro n'est pas un obstacle à la croissance. La bonne santé économique de nos voisins ne serait pas, par miracle, affectée par une monnaie commune surévaluée ? Je pense que nos problèmes proviennent de défauts structurels de notre économie et de notre société.

5. Augmenter le pouvoir d'achat...
Dans cette proposition, le candidat dit : « les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt «. Quand je regarde ma feuille de paye, je me rends compte qur pour 100 € versés par mon entreprise, mon salaire net ne représente que 54,55 %, les charges sociales salariales 14,45 %, les charges patronales 31 %. Mon statut ne m'assujettit pas au paiement des heures supplémentaires. Ne pourrait-on pas explorer la voie d'une baisse des charges socuales de manière globale pour rendre du pouvoir d'achat ?

8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement...
Dans cette proposition, le candidat dit : « Je faciliterai la location en supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie. En contrepartie, les propriétaires seront protégés contre les risques d’impayés de loyers «.. Par expérience, je crains une déresponsabilisation des locataires et la lourdeur d'une organisme étatique qui garantirait contre les risques d'impayés.

9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite...
Dans cette proposition, le candidat dit : « Je veux, en revanche, reconnaître la sincérité de l’amour homosexuel, en créant une union civile donnant les mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux couples mariés, à l’exception de la filiation et de l’adoption, ainsi qu’un statut de beaux-parents, valable pour les familles recomposées et homoparentales«.. Si l'union civile est reconnue, il faut aller au bout de la réflexion et accepter la filiation et l'adoption pleine et entière. Il s'agit d'une évolution inexorable de nos sociétés.

Voilà, Citoyen (d'Orléans à ce que je vois), ce que je peux vous répondre lorsque vous me questionnez dans vos commentairs sur mes divergences avec le programme de Nicolas Sarkozy.

mercredi 11 avril 2007

Quelques phrases de Nicolas Sarkozy...

À Tours, hier soir, Nicolas Sarkozy a prononcé quelques phrases qui m'ont particulièrement plues. J'ai conscience que les discours des candidats sont soigneusement écrits pour déclencher l'empathie des auditoires et que leur qualité est étroitement liées au style des plumes qui les rédigent. Mais il y a parfois des mots qui touchent...

« Oui je suis un enfant d'immigré. Oui je suis le fils d'un Hongrois et le petit-fils d'un Grec né à Salonique qui s'est battu pour la France. M. Le Pen, je suis ravi de vous rappeler des valeurs françaises qui vous avez si souvent oubliées. »

« Être président de la République, c'est l'oubli de soi et, sans doute, la mise entre parenthèses de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts. C'est ne plus avoir en tête que le bonheur des Français. »

lundi 9 avril 2007

Je suis issu de l'immigration...

Ma grand-mère était italienne, j'ai donc 1/4 de sang italien. J'ai 1/4 de sang inconnu (avec une ptite idée mais bon) et la moitié de sang normand (aussi loin que j'ai pu remonter). Je suis issu de l'immigration et du terroir. Mais je suis français et européen avant tout. Je n'ai jamais pris en considération l'origine des candidats. Et j'ai toujours eu une certaine admiration pour les personnes issues de l'immigration à compétence égale. Toutefois, je ne suis pas partisan de la discrimination positive. Mais je vote Nicolas Sarkozy...

jeudi 5 avril 2007

Puisque j'ai choisi... Nicolas Sarkozy à Lyon le jeudi 5 avril 2007

Son discours à Eurexpo

Les meetings servent rarement décider les indécis, ils sont plutôt la récompense du militant, le cadeau fait à l'électeur. Le meeting de ce soir était de cet ordre pour moi : j'ai suivi Barre en 1988, Chirac en 1995, Chirac en 2002. A chaque fois, j'ai vibré aux mots des discours, j'ai applaudi avec frénésie mon champion, j'ai partagé la liesse d'une foule toujours acquise à son candidat. Cependant, ce soir, j'ai ressenti une autre chose : à plusieurs reprises, j'ai frissonné, j'ai eu le coeur serré lorsque j'ai entendu certaines phrases, j'ai été transporté par la fougue et la passion de l'orateur. Son humanité m'a saisi aux tripes. Il a quelque chose de différent des autres, un je ne sais quoi qui le rend plus proche, plus accessible, plus simple. Je n'approuve pas toutes ses positions : ses attaques contre l'euro qui diminuerait les performances françaises à cause d'un taux de change élévé (alors que les économies espagnoles et allemandes fonctionnent bien mieux avec la même monnaie que nous), son refus de l'adoption homosexuelle... Fondamentalement, il m'apparaît comme le seul candidat capable de faire changer la France, de l'adapter au XXIe siècle, de la conduire sur le chemin de la réussite. Je lui fais confiance.

Des photos sur le blogue de Nicolas...

mercredi 24 janvier 2007

« Témoignage » de Nicolas Sarkozy

Témoignage de Nicolas Sarkozy

« D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu agir. Transformer le quotidien, rendre l'impossible envisageable, trouver des marges de manoeuvre, m'a toujours passionné.
La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se fondre dans l'anonymat.
Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les Français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus prometteur. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants.
Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français.
J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire. »

La quatrième de couverture donne le ton et pourrait presque dispenser de lire le livre. Vademecum du militant de base, c'est l'évangile annoncé au peuple de droite, le salut offert au peuple de gauche. Nicolas Sarkozy veut, il veut beaucoup, il le dit et le répète à longueur de phrase et chaque ligne lue raisonne au fond de moi avec les accents de l'imitateur Laurent Gerra. Le ton est vif, l'expression simple, comme la conversation de l'ami qu'il voudrait être. Ses raisonnements sont simples : action, réaction. Il établi un constat des lieux et donne sa solution dans l'intérêt et pour la grandeur de la France. Il place l'individu au coeur du système mais pondère son libéralisme (honteux aux yeux des bien pensants) par l'intervention rassurante de l'Etat.

Tout est passé en revue et j'avoue que l'adhérent UMP que je suis n'apprend que peu de choses que je ne sache (ou pense) vraiment. L'UMP n'a pas fait Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy a modelé le parti à son projet. Dès lors, la lecture du livre n'apportera rien à l'électeur convaincu. En revanche, l'hésitant trouvera quelques raisons de méditer sur le choix du bulletin. Quant à l'adversaire, il sera peut être touché par l'illumination à la lecture de cette sainte écriture ou transporté par un éclat de rage en imaginant le sort probable que réserve la France au candidat.

J'avais résolu de voter Sarkozy avant de lire le livre. J'ai lu le livre. Voilà, passons à autre chose en attendant le 22 avril 2007.

samedi 18 novembre 2006

Le libéralisme...

En fouillant dans mon ordinateur, je viens de retrouver un texte que j'avais écrit sur le libéralisme en avril 2001, pour un forum auquel je participais activement...




Définir ce courant de pensée politique n’est pas chose aisée… « Le libéralisme est une philosophie qui pose la primauté de l'homme sur la société et qui garantit les libertés individuelles contre tous les pouvoirs. » (définition du site Internet « la jeune gauche », sic)

Le libéralisme contient en lui le mot liberté, « valeur morale qui prend sa source et sa finalité dans la dignité de la personne humaine ».

Cette liberté suppose un respect mutuel de la personne et de ses droits et place donc l’individu au cœur même de sa réflexion. L’homme est un bien précieux qui doit être respecté. L’individu, dans sa vie, agissant en fonction de ce qui semble bon pour lui, en fonction de son intérêt personnel, la société ne doit donc pas lui imposer des goûts et des valeurs qu’il ne partage pas. Parce qu’il vit en société, l’homme est, par nature, à la recherche d’échanges avec les autres : le libéralisme va définir les conditions de l’harmonie des relations, en rappelant que si l’homme a des droits, il a aussi les devoirs qui en découlent, notamment, celui de respecter la liberté des autres.

Le libéralisme n’est pas l’anarchie mais l’autonomie, « la possibilité de s'administrer librement dans un cadre déterminé, d’agir sans intervention extérieure » selon le dictionnaire de l’Académie française. Ce n’est pas non plus l’indépendance car l’individu évolue dans le cadre de la société en vertu d’un contrat librement consenti.

Peut-on dire que libéralisme égale égoïsme ? Non, même si cette notion est profondément humaine et naturelle, l’égoïsme n’est pas reconnu comme composante du libéralisme parce que l’individu est placé au centre de ses responsabilités. Il répond de tous ses actes, de tous ses mérites et de tous ses travers. Le libéralisme reconnaît la responsabilité individuelle et fait appel à la raison personnelle alors que le collectivisme, en rendant anonyme l’individu, transfère la responsabilité individuelle au groupe, plonge ce dernier dans une solitude trouble et l’immobilisme, bloquant ainsi toute évolution mais pérennisant son totalitarisme.

Le libéralisme n’est pas la jungle, la loi du plus fort ne s’applique pas : tous les théoriciens du libéralisme ont rappelé l’importance du droit, c’est à dire de « bonnes lois respectueuses et protectrices des droits individuels ».

Les droits fondamentaux reconnus universellement sont le droit de vie, le droit d’autonomie (opposé au droit de servitude) et le droit de propriété. Réciproquement, ces droits personnels sont des devoirs envers les autres : les respecter est la preuve que l’on se respecte soi-même et que l’on reconnaît l’autre dans sa différence. Ces droits peuvent être regardés comme naturels, et préexistent à toute convention sociale.

Toutefois, dans le cadre d’un contrat de société, « l'intervention d'un pouvoir de coercition est parfois nécessaire pour donner une efficacité réelle à ces droits ». Mais le détenteur de ce pouvoir, l’Etat par exemple, n’intervient alors que pour protéger les droits menacés de l’individu. Il découle de ce principe qu’un individu qui respect scrupuleusement les droits fondamentaux de l’autre, ne doit rien craindre de l’appareil d’état ou du pouvoir politique, en qui il placera toute sa confiance parce qu’il saura que ses propres droits ne seront pas atteints, réduits ou supprimés.

Seul l’état de droit, dans lequel tout citoyen est soumis à la règle commune, dans lequel l’égalité devant la loi est parfaite est le garant d’une société libre. Les libéraux ne peuvent admettre que l’application variable de la loi par les gouvernants, deviennent un instrument de pouvoir, de privilèges, d’absolutisme et d’arbitraire au profit d’hommes irresponsables.

Le capitalisme sauvage tant décrié substitue la violence et la terreur au mérite et à la transaction. Il nie, en réalité, l’état de droit sur lequel doit nécessairement reposer une société libérale.

Nous touchons là un aspect particulier du libéralisme et qui lui est injustement reproché : les mérites de chacun doivent être reconnus et encouragés, permettant ainsi à l’individu de se hisser dans l’échelle sociale.

Le libéralisme refuse l’égalitarisme, doctrine du nivellement par le bas et lui préfère l’émulation des initiatives individuelles par le soutien permanent de la société. Pour autant, le libéralisme n’est pas l’élitisme d’une minorité qui aurait seule le sens de l’initiative et de la responsabilité. La liberté est le seul moyen d’offrir à chacun la chance de sa promotion personnelle. Parce qu’il respecte les différences et promeut la richesse de la personnalité individuelle, le libéralisme est un facteur d’évolution d’une société, contrairement au collectivisme, annihilation de la pensée individuelle au profit d’une pensée suprême déshumanisée.

C’est donc un facteur fondamental de progrès : l’individu est riche de sa personnalité, et la société doit tout mettre en œuvre pour qu’elle s’épanouisse. Elle doit bannir les obstacles qui pourraient briser les aspirations naturelles de l’individu ou les processus qui tendraient à soumettre le progrès individuel à la seule volonté de la société au nom de l’égalitarisme. C’est un acte de confiance dans l’homme. Ses éventuelles faiblesses parce qu’elles peuvent être source d’erreurs, lui sont utiles pour la découverte de la vérité.

D’aucuns pourraient alors objecter que le libéralisme, par le mouvement d’ascension qu’il induit tend à fragiliser la société, à porter atteinte au sentiment de sécurité. Cet argument doit être réfuté parce que le contrat de société comporte des repères intangibles et que les liens communautaires qu’il a définis sont des garde-fous sans être des freins, source de stagnation.

Les libéraux sont partagés sur le rôle de l’Etat mais tous s’accordent sur le besoin impératif de remettre l’Etat à sa vraie place. Pour définir cette place, il faut faire appel au principe de subsidiarité : l’Etat fait ce qu’il est le seul à pouvoir faire. Dès lors que d’autres moyens existent pour parvenir au même résultat, l’Etat ne doit pas intervenir. A lui reviennent alors la sécurité publique, la justice, la défense, l’éducation (nonobstant les initiatives privées), les grandes infrastructures (voies de circulation…) etc.… L’Etat ne justifie aucunement sa fonction lorsqu’il est à la tête d’entreprises du secteur concurrentiel.

Le libéralisme est un « combat permanent pour l’égalité des chances afin de donner à chacun sa chance, de lui permettre de développer toutes ses aptitudes, tous ses talents, sans considération de ses origines familiales ou sociales. Le pouvoir ne doit pas faire ce dont les citoyens sont capables. Ce que les citoyens, les entreprises, les associations sont capables de faire, il faut leur laisser faire.

Le libéralisme ne veut pas créer un homme nouveau, contrairement aux socialistes et aux utopistes révolutionnaires. Il accepte l’homme dans son intégrité et met seulement tout en œuvre pour « que soient libérées les voies naturelles de son progrès personnel ».

« Vous ne pouvez instaurer la prospérité en décourageant l’épargne (...), aider le pauvre en ruinant le riche (...), forger le caractère et le courage en dissuadant initiative et indépendance(...), aider les hommes en faisant pour eux ce qu’ils pourraient faire eux mêmes. » Abraham Lincoln

lundi 11 septembre 2006

5 ans à peine, 5 ans déjà, le 11 septembre 2001

Les images défilent sur l'écran de la télé. Les corps de désespérés chutent dans le terrible silence des vidéos déversées sur les chaînes. Il y a 5 ans, lorsque le premier avion s'est écrasé dans la tour nord, j'étais au bureau. En passant sur le site du Figaro, j'ai vu la première image. Puis j'ai appelé ma mère qui m'a dit que les programmes étaient interrompus. Au fil des heures, la gravité a fait place à l'horreur. Je suis rentré chez mes parents parce que j'éprouvais le besoin de ne pas être seul.

Je me souviens qu'à cette époque, je fréquentais régulièrement un forum appelé "parlons de tout" et j'avais alors mis en ligne un texte, deux jours après la tragédie. Voici ce texte :

« Hier a été un jour sombre dans l’histoire de l’humanité, un terrible affront a été porté à la dignité de l’homme ». Jean Paul II, audience du mercredi 12 septembre 2001.

Aucun mot ne sera jamais suffisant pour essayer de réduire l’incommensurable douleur qui a brisé des femmes et des hommes ce funeste 11 septembre 2001. L’histoire dira si, en ce jour sombre, le XXIème siècle a vraiment commencé.

Oui, j’ai pleuré devant les images de la tragédie, devant les images de cette cruauté aveugle et sans pitié. Oui, j’ai senti la colère prendre le pas sur la souffrance. Comment accepter l’inacceptable, comment admettre la barbarie, le massacre, la soif de la mort ?

Qui a perpétré ce crime ? Peu importe, aussi horrible que cela soit à dire, le nom de l’homme qui a donné l’ordre, peu importe de connaître sa religion, qu’il soit musulman, juif, chrétien, athée… il s’est exclu de la race humaine. Ses traits nous sont présentement inconnus mais a-t-on besoin de mettre un nom sur un danger pour comprendre que nous devons nous le fuir ou le terrasser ? Aucune justification de cet acte de guerre ne saura être acceptée ni aucune tentative d’excuse, comme celle qui commence à sourdre des reproches portés à la politique américaine. Vaine polémique qui trahit, lentement, la mémoire des disparus innocents. Ce n’est pas encore l’heure…

Un fou a voulu tuer la Liberté, il a voulu effacer du monde des vivants des femmes, des hommes, dont l’idéal lui déplaisait. Le fanatisme et ses sbires infernaux n’ont qu’un but : modeler le monde à leur image, créer un monde de terreur et sans espoir, un monde vide d’humanité, un monde sans Liberté. C’est là le vrai visage de l’ennemi, le masque de la mort qui danse cyniquement sur la scène de la tragédie.

Des zélateurs du néant ont frappé la Liberté car, ne nous leurrons pas : au-delà du symbole américain, c’est vous , c’est moi, qui étions visés parce que nous sommes libres. Nous avons conquis la Liberté et avons décidé de la défendre et cette idée leur est insupportable. Aujourd’hui, « nous sommes tous des américains ».

Ensemble, nous sommes forts parce que nous sommes unis. Ensemble, nous devons rester dignes et présenter à ces êtres aux dogmes malfaisants un visage lisse et déterminé, où ne perce que la volonté du châtiment.

Oui, nous devons punir ceux qui ont porté la mort dans notre cœur et dans notre âme ! Notre vie, notre défense de la Liberté doivent être notre bouclier contre l’ignominie. Puis, ensemble, nous devons montrer que la peur n’a pas de prise et que la Liberté que nous chérissons, c’est notre vie. Parce que la Liberté est essentielle pour nous, parce que sans elle, nous ne pouvons être heureux, parce que sans elle, nous n’avons plus d’espoir, plus d’amour !

Nous n’extirperons sans doute pas le fanatisme en châtiant seulement les coupables de cette barbarie. Défenseurs de la Liberté contre l’oppression aveugle, nous devons aller plus loin et faire comprendre à ces esprits malveillants que la beauté sur la Terre, ce sont des femmes, des hommes, des enfants libres. Nous devons toucher leur âme. Pour nous aider, nous avons la raison , la justice et l’amour de l’autre. Et nous avons nos écrits, nos idées : portons, dans le monde entier, la Liberté qui rend chacun de nous plus humain.

Ensemble, nous pouvons reconstruire la Liberté.

« Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant? » Voltaire, article « fanatisme », Dictionnaire philosophique portatif (1764)

Cinq années ont passé et je ne suis pas certain que la Liberté ait gagné.

vendredi 18 août 2006

In memoriam - le 9 novembre, bientôt journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes ?

Dans le numéro daté du 11 au 17 août 2006 de Valeurs Actuelles, l'une des revues auxquelles je suis abonné avec Le Point et Challenges, un article de Anne-Lorraine Schmitt présente la proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône, Bruno Gilles, pour l'institution d'une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes. Pour cette initiative, le député a reçu plusieurs centaines de lettres de citoyens des anciens pays de l'Est...

Puisque nous sommes dans un temps de repentance et de mémoire, le moment est venu de se souvenir des près de cent millions de morts de tous les régimes communistes, comme le précisait Stéphane Courtois dans son livre édifiant Le livre noir du communisme. La proposition a recueilli les signatures de 81 députés (ce qui me semble assez peu, soit dit en passant) et prévoit de retenir la date de la chute du Mur de Berlin comme journée du souvenir permettant l'organisation de cérémonies nationales et locales.

L'article rappelle que que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) dans sa session plénière à Strasbourg du 25 janvier 2006 a adoptée une résolution intitulée « Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ».

La journaliste relève que selon le député, « l'absence de condamnation » des crimes des régimes communistes résulte de « l'existence de pays dont les gouvernements adhère toujours à l'idéologie communiste » et elle note que ces « gouvernements sont rarement désavoués par la gauche ».

Dans un article paru dans le Figaro du 20 juin 2006, le député est satisfait d'avoir « brisé un tabou » en réclamant « la même condamnation morale pour les crimes des régimes communistes que pour ceux du régime nazi ». « Rien ne justifie une différence de traitement entre les deux totalitarismes qui ont ensanglanté le XXe siècle ». Il « n'entend pas écrire le contenu des manuels scolaires à la place des historiens ou instituer des sanctions pénales en cas de négation des crimes des régimes communistes ». « le Parlement est dans son rôle en condamnant moralement ces régimes totalitaires et en instituant une journée nationale d'hommage à leurs victimes ». L'article rappelle que, à l'automne 1997, tandis que Lionel Jospin, interpellé à l'Assemblée Nationale par un député UDF à la suite de la parution du Le livre noir du communisme avait répondu, reprenant à son compte les arguments du PCF, que «la révolution de 1917 a été l'un des grands événements de ce siècle », Massimo d'Alema, l'un des dirigeants du parti Démocrates de gauche, l'ancien parti communiste italien rebaptisé, avait tout au contraire qualifié le communisme de «totalitarisme coupable de crimes gigantesques ».

Comment oublier le programme commun de 1981 ? Comment imaginer que les socialistes refuseront les voix des communistes en 2007 au nom d'une union de la gauche électorale ? Comment oublier que le PCF est l'un des rares partis communistes à ne pas avoir changé de nom après ma chute du communisme ? Comment oublier qu'il a été très longtemps "le parti de l'ennemi" en soutenant, contre vents et marées, le régime soviétique ? Comment oublier que des villes comptent encore un boulevard Lenine, une avenue Maurice Thorez, une rue Hô Chi Minh (Vénissieux,à côté de Lyon), une avenue de l'Union Soviétique (Clermont-Ferrand), etc. ?

Que l'on ne vienne pas me dire qu'à la base le communisme est une idée généreuse mais que seule son application doit être mise en cause.

Pendant ce temps, Castro n'en finit pas d'agoniser, soutenu par Raoul et Chaves.

Tiens, un Cuba Libre à la mémoire des morts de tous ces démocrates communistes...

Et Besancenot continue de déblatérer sa révolution, Laguiller de défendre des travailleurs qui ne lui ont rien demandé, et Buffet de rêver du grand soir où elle sera élue...


Le soir du 9 novembre - Jean-Pax Méfret

dimanche 16 juillet 2006

Témoignage...

Témoignage de Nicolas Sarkozy

Vous l'aurez deviné, enfin ceux qui me connaissent bien, Témoignage de Nicolas Sarkozy est le prochain livre que je lirai... Histoire de comprendre un peu mieux le candidat que je soutiendrai à la présidentielle de 2007.

Un petit extrait de la préface : "D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu agir. Transformer le quotidien, rendre l'impossible envisageable, trouver des marges de manoeuvre, m'a toujours passionné. La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se fondre dans l¹anonymat. Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus prometteur. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants. Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français. J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire."

En passant, voilà le site du livre. Du Sarkozy jusqu'à plus soif ! C'est dur, non ? ;-)

Au fait, j'ai acheté hier mon premier Malraux, La condition humaine... Pour ne pas avoir l'air totalement stupide (sic) devant quelqu'un qui m'est cher.

Modification du lundi 17 juillet 2006 : ce billet n'a aucun lien avec le précédent - enfin, à peine ;-)

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