Apartés uchroniques

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vendredi 29 juillet 2011

Les légendes de Prague...

Voilà comment a été fondée la ville de Prague, la Mère de toutes les villes, la Ville aux cent clochers.

La Fondation de Prague

La Princesse Libuse - PragueDans la nuit des temps, un château-fort en rondins, entouré d’une palissade fortifiée, se dressait sur la rive droite de la Vltava, sur un rocher élevé, baigné par les vagues agitées de la rivière. Cette demeure, tenace comme la volonté des princes qui y régnaient, reçut plus tard le nom de Vyserhad (la château élevé). C’est là que le prince Premysl, siégeant sur son trône de pierre et assisté de la princesse Libuse, recevait les nouvelles de son pays, c’est là qu’il rendait la justice et tenait conseil.

Sous son égide, le pays se transformait rapidement. Les forêts denses faisaient place à des champs et au milieu de ceux-ci, d’industrieux manouvriers préparaient l’habitat, construisant des enceintes fortifiées. Premysl conseillait bien son peuple. Plus il y avait de fortins et de petits châteaux-forts dans le pays, moins la population avait à craindre les invasions ennemies. En temps de guerre, réfugiés derrière leurs fossés et leurs remparts, où ils avaient stocké les vivres et rassemblé le bétail, les gens pouvaient défendre leur vie et celle de leur famille..

La tribu des Tchèques s’agrandissait, il lui fallait trouver de nouveaux lieux d’implantation. Quand la question se posa de choisir un site nouveau, la princesse - et prophétesse - Libuse déclara :.

“Fixer-vous là où vous trouverez ces quatre éléments en harmonie : une terre fertile, une eau pure, un air vivifiant, et des arbres qui vous offriront leur bois pour vos foyers et la douceur de leur ombre. Si l’harmonie règne entre ces quatre éléments, vous serez à l’abri de la misère.” .

Beaucoup de familles suivirent le conseil de la sage Libuse ; leurs champs portaient des récoltes abondantes, leurs troupeaux se multipliaient et une fumée joyeuse s’échappait des cheminées de leurs nouvelles demeures..

Un jour, Premysl et Libuse visitèrent Libusin - le domaine de la princesse. Entourés de leur suite, ils montèrent à l’endroit le plus élevé du château. L’heure était avancée. Dans la lumière du couchant ils contemplèrent le paysage alentour, marqué par l’empreinte de l’homme. Les champs alternaient avec les habitations et les pâturages, la forêt avait reculé vers l’horizon et s’y dressait comme une garde vigilante. Le soleil incandescent allait s’y coucher, projetant l’ombre du château vers l’Est. La princesse se tourna vers les ombres bleuâtres et tièdes annonçant l’approche de la nuit, et soudain un grand calme règna sur la terre et dans les airs. Les hommes de la suite restèrent muets, le vent retint son souffle, et dans les feuillages, les oiseaux cessèrent leurs chants. La princesse tendit le bras vers l’Est et, comme si elle touchait quelque chose dans les lointaines nues vespérales, elle remua légèrement les doigts et parla:.

“Je vois un grand Château dont la gloire monte jusqu’aux étoiles. Dissimulé dans de profondes forêts, l’endroit est borné au nord par la vallée du ruisseau Brusnice, et au sud par une puissante colline rocheuse. La rivière Vltava se fraie un chemin à ses pieds. C’est là qu’il vous faut aller. Au profond de la forêt, vous trouverez un homme en train de tailler le seuil de sa maison. Voilà où vous édifirez un château que vous nommerez Praha d’après le mot désignant le seuil. Et comme tout seigneur baisse la tête pour franchir le seuil d’une demeure, ainsi les plus grands de ce monde la baisseront-ils devant ce château.” .

Le prince Ptemysl et ses hommes tournèrent leurs regards dans la direction indiquée, mais ils n’y virent que la nuit tombante : l’avenir y était celé comme une pierre précieuse dans la roche. Un moment encore la blanche main de la princesse resta pointée vers les lointains. Puis l’esprit prophétique l’ayant abandonnée, l’éclat de ses yeux s’éteignit. Et ainsi qu’il en va pour les prophètes et les poêtes, lorsque l’exaltation de la princesse faiblit, l’enthousiasme gagna ceux qui l’avaient écoutée. Sans plus tarder, ils s’apprêtèrent à prendre la route. .

Le lendemain dès l’aube, les envoyés s’en allèrent vers l’Est à la recherche de l’endroit que la princesse avait désigné. Ils traversèrent la vallée du ruisseau, se heurtèrent au puissant rocher, puis entrèrent dans la forêt profonde d’où venait le son des coups de hache répétés. C’est ainsi qu’ils trouvèrent l’homme qui taillait le seuil pour sa maison. Sans hésiter, ils se mirent à l’oeuvre : ils abattirent des arbres, construisirent des cabanes en rondins, élevèrent des remblais. Ainsi fut érigé sur la rive gauche de la Vltava le château de Praha, en bois comme celui de Vyserhad, mais plus vaste et plus majestueux. Le nom de Praha courut de bouche en bouche à travers le pays. Et les marchands étrangers le répandirent dans des contrées lointaines.
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Le Berceau d’Or

La princesse Libuse avait la faculté de prédire l’avenir mais aussi de voir ce qui se passait au sein de la terre. Dans ses prophéties elle indiquait les collines qui renfermaient de l’or et d’autres où l’argent se trouvait à foison. A cette époque-là on découvrit, selon la légende, de l’or aux environs de la bourgade de Jilové et de l’argent à proximité de la ville de Kutna Hora. En ces bons vieux temps d’abondance le sol était si riche en ces métaux précieux que de temps en temps, que ces derniers poussaient comme des tiges de plantes : on n’avait qu’à les couper.

Un homme piochant les champs près de Jilové où il cherchait de l’or en trouva une pépite si grande que son poids dépassait celui du couple princier. L’homme envoya sa trouvaille à Vysehrad pour en faire cadeau au prince Premysl. Celui-ci, après avoir consulté ma princesse, convoqua un sculpteur et lui ordonna d’en faire une statue représentant un homme sur le trône. Ensuite, il fit élever un abri pour permettre au peuple d’y venir adorer l’idole en or nommée Zelu, de lui offrir des sacrifices et de lui témoigner ainsi leur grattitude pour toutes les richesses dont abondait le pays. Les métaux précieux étaient stockés dans les salles souterraines de Vysehrad servant depuis les temps les plus reculés de trésorerie des princes tchèques. Il s’y trouvait aussi le berceau d’or de Nezamysl, fils de Premysl et de Libuse.

Les années s’écoulaient, et comme elles étaient heureuses non seulement pour le pays mais aussi pour le prince et la princesse, elles s’écoulèrent très vite. Le fils du prince s’éssayait déjà à bander la corde de son arc et à brandir l’épée de son père. Libuse éprouvait une fierté maternelle pour Nezamysl, mais aussi du regret à la pensée des ravages du temps auxquels personne ne pouvait échapper. Un jour, elle ordonna à ses compagnes de prendre le berceau d’or et de la suivre. Au pied de Vysehrad, elle s’arrêta à l’endroit où la rivière était la plus profonde.

“Précipitez-y le berceau”, ordonna-t-elle.

Les eaux jaillirent, puis un dernier éclair, et la masse d’or disparut dans les flots. La princesse ne cessait de la suivre de ses yeux, témoin de sa longue chute à travers les eaux et les siècles à parcourir. Elle vit ainsi des lumières dans les profondeurs des âges : tantôt c’était une clarté solaire, tantôt un incendie ; elle entendit également un vacarme et des cris : tantôt des jubilations et des chants, tantôt des pleurs et des lamentations. Le berceau d’or cheminait à travers les flots de larmes, s’enfonçant de plus en plus dans les abysses.

“Cache-toi, cache-toi, s’écria la princesse, le jour viendra où les larmes de ceux qui habitent ce pays te feront remonter à la surface pour que tu puisses accueillir des mains de bonnes gens un enfant qui sauvera la nation et le pays.”

Silencieuse, la princesse prit le chemin de retour vers Vysehrad. Et le berceau, à l’image du trésor mystérieux de Vysehrad, ressemblait à un grain d’or que l’on avait semé pour qu’il germât un jour et donnât à manger à tous les affamés aux moments de la plus grande misère. Mais le grain le plus précieux que l’on sema pour l’avenir, c’étaient les enfants, dont Nezamysl.

Bien des siècles s’écoulèrent avant que la reine Eliska, épouse de Jean l’Aveugle de la dynastie de Luxembourg, mît au monde un fils nommé Vaclav qui adopta plus tard le nom de Charles, pour devenir Charles IV. On dit qu’un miracle se produisit au moment de sa naissance : les eaux de la Vltava s’ouvrirent comme une fleur de rose et livrèrent le trésor ancien enfoui jusque là dans leurs profondeurs. Sous le rocher de Vysehrad apparut le berceau d’or que la princesse Libuse avait confié à la rivière et qui, selon sa prophétie, accueillerait celui qui apporterait au pays la paix et le bonheur. Ayant quitté les abysses de la Vltava, il offrit ses bras d’or au nouveau né.

La légende veut que le jour où Charles IVrendit l’âme, le lit d’or qui avait été au château impérial de Karlstejn disparut. Il se serait transformé de nouveau en berceau d’or qui regagna, sous le rocher de Vysehrad, les profondeurs de la Vltava. De temps en temps, un rayon doré se dégage du berceau, monte vers la surface et effleure les eaux ondoyantes, comme pour s’enquérir si le moment est déjà venu.

On dit qu’un jour, le berceau d’or quittera une fois de plus la Vltava pour qu’une mère puisse y mettre son enfant qui apportera au pays la pays et le bonheur. Mais qui sait ? Il se peut que quelque part en Bohême le berceau remplisse déjà sa mission et qu’il ne soit pas le seul.


J’ai trouvé les légendes ICI, sur une page mise à jour pour la dernière fois en septembre 1998…

samedi 29 janvier 2011

Marque-page

Les dimanches sont comme une mauvaise médecine que l’on avale en grimaçant… Le weekend prend fin, pour moi, dès la dernière bouchée du déjeuner dominical avalée. Le reste n’est une potion amère qui a du mal à glisser dans la gorge, sans doute parce que je suis seul. Pourtant, dimanche dernier, c’est un peu de miel qui m’a réchauffé, le miel d’une amitié aujourd’hui sans tâche et partagée d’affection et de respect.

J’avais oublié mon mobile sur le siège avant de ma voiture, garée dans le parking des Célestins et avais décidé d’aller prestement rechercher cet obscur objet du désir sans lequel un homme civilisé ne peut plus survivre décemment. Débouchant sur la place du théâtre, la poche gonflée de mon précieux que ma main caressait comme pour me rassurer sur sa présence, sous un beau soleil d’hiver, de celui qui éblouit parce qu’il est bas et réchauffe à peine nos carcasses frigorifiées et affamées d’un été encore bien lointain, j’optais pour une promenade sur les quais de la Saône enfin indolente. Depuis les premiers frimas de décembre, la rivière était gonflée des ces eaux de pluie et de fonte des neige venues des terres bourguignonnes et des contreforts vosgiens et son cours envahissait les parcs de stationnement des bas-ports, la crue ombrant son onde verte de reflets terreux. J’avais appris quelques inondations de caves dans les immeubles riverains mais finalement, ce dimanche, elle semblait revenue à un débit plus calme tandis que je la longeais sous le soleil.

Face à moi, le coteau figé dans la prière (selon l’antique image lyonnaise) de Fourvière laissait défiler sous mes yeux ses monuments de pierres claires écrasées par un astre du jour presque chauffé à blanc : Saint Georges, ce péché de jeunesse de Sainte-Marie-Perrin avec ses éléphants en gargouilles puis l’ancien palais épiscopal à la façade encrassée sur le quai mais au bâtiment si coloré sur l’avenue Adolphe Max qu’à chaque fois que je le regarde, je pense à Saint-Pétersbourg dont je rêve si souvent, ensuite la primatiale Saint-Jean-Baptiste, dominée par ses deux tours inachevées et son chevet roman bâti avec les pierres monumentales descendues du vieux forum romain, puis, juste séparé par la rue de la Bombarde, le palais des vingt-quatre colonnes, œuvre de Baltard père, qui renferme, entre les boiseries de la Première Chambre, une réplique du trône de Louis-Philippe pour asseoir le séant du Premier Président de la Cour puis ce fut l’enfilade de façades colorées du XIXe siècle, qui doublèrent les immeubles Renaissance dont les fondations baignaient dans l’eau avant l’empierrement du quai, qui conduisaient mon regard jusqu’à la courbe de Pierre-Scize de la Saône. Qui se souvient du fantôme du Palais de Roanne, l’ancien tribunal, la première prison de Lyon, qui accueillit en leur temps les rois qui séjournaient entre les murs de la deuxième ville du royaume ?

Enfin les boîtes en métal gris des bouquinistes s’offraient à moi alors que j’admirais, jamais las, la façade extraordinaire et familière de mon église lyonnaise préférée, la très gothique Saint-Nizier. Un coup d’œil sur la vieille horloge dorée de 1684 pour vérifier l’heure et je commençais à chiner. Enfoui dans ma poche, mon précieux vibra vivement et s’égosilla vainement pour signaler un appel. Ma main gantée de cuir extirpa maladroitement l’objet trépidant au moment même où il se tût. Mon ami Marc avait tenté de me joindre et je le rappelais aussitôt : nous convînmes de nous rejoindre prestement sur le parvis de Saint-Nizier pour arpenter ensemble les bouquinistes. Quelques minutes plus tard, nous entamâmes de concert l’exploration des vieux livres. Notre passion pour la cuisine et pour les arts conduisit tant nos découvertes que nos échanges amicaux. Marc fait partie de ces personnes dont je peux deviner les pensées sans échanger de mots, par un simple regard, par un simple sourire. Je fus surpris de constater que je possédais déjà un certain nombre des livres de cuisine proposés mais je me rendis aussi compte que je ne connaissais pas l’étendue de ma bibliothèque culinaire. Le temps était venu d’établir cette bibliographie qui me permettrait de voir clair dans mes rayonnages… Aimable Audin et son ouvrage fameux « Lyon, miroir de Rome » et Fernand Point, le grand, l’immense Point avec « Ma gastronomie » alourdirent de leur poids ma marche.

chateau1.jpgÀ l’ombre, l’hiver se rappelait à notre bon souvenir et, délaissant le chocolat fumant et réputé du Café des Négociants parce que Marc n’aime pas la boisson des dieux aztèques, nous franchîmes la Saône par le pont La Feuillée pour une balade dans le Vieux Lyon… Une gageure éprouvante, un dimanche, puisque les touristes l’envahissent jusqu’à l’étouffer. Ce jour là comme les autres, trop de monde marchait sur les pavés disjoints entre les boutiques de fripes et de produits pseudo-naturels que l’on retrouve dans toutes les grandes villes. Mais sur une table, devant la vitrine du bouquiniste Diogène, Marc me désignât la couverture sombre d’un livre sur laquelle se détachait ces quelques lettres si familières pour moi depuis le mois d’août : PRAGUE.

Fébrilement, j’ouvris l’ouvrage et en feuilletais les pages avec émotion. Je ne sais pas pourquoi Prague m’a tant marqué. Je ne parviens pas encore à en parler sur ce blogue et je n’ai fini de classer toutes les photos que depuis Noël seulement. Deux séjours dans cette ville extraordinaire ont suffi pour que je sois touché à jamais : est-ce parce que je n’avais pas vraiment voyagé auparavant ? Peut-être… mais je crois que l’architecture de Prague éveille en moi des résonances assez particulières : le baroque et l’art nouveau enchantent les façades dans un maelström onirique propre à pousser mon esprit dans une délicieuse et fascinante folie. Des résonances, oui, vraiment, je me suis senti chez moi à Prague, dès la première fois. Les rencontres de Ronald et de ses parents, de Roman ont été un très beau moment : je me suis rendu compte que seule l’ouverture du cœur et de l’esprit permettait d’enrichir sa vie… Pourquoi des liens d’amitié se sont-ils créés entre nous ? Ils m’ont reçu à bras ouverts au début du mois de décembre, comme si j’étais un ami de longue date. Je ne les avais pourtant vu qu’une fois au mois d’août.  Les mots qu’ils ont dit au moment de mon départ m’ont profondément ému. Il serait déraisonnable de réduire ma passion pour Prague à cette seule amitié, bien sûr. Mais je ne peux pas mettre de côté Ronald et sa famille car ils ont donné à cette ville qui m’offrait ses pierres une chair qui la rend humaine. Les quelques clichés que j’ai pris à Prague me replongent dans cette belle histoire… 

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Je ne pouvais pas ne pas acheter ce livre. Marc et moi détaillâmes ensuite les rayons sur Lyon et sur la gastronomie. Un petit opuscule signé Lustucru de 1957 et la somme des Troisgros, cuisiniers à Roanne, que je convoitais depuis longtemps, furent vite rejoints par un livre de souvenirs intéressants du poète vivarais Charles Forot intitulé « Odeurs de forêt et fumets de table ». Pourquoi les avoir achetés alors que les deux bibliothèques consacrés à la cuisine et à la gastronomie débordent d’ouvrages ? L’une des raisons est que j’aime les livres, j’aime le contact du papier avec mes doigts, j’aime sentir les parfums qui se dégagent : une légère odeur de rance pour les vieux volumes, une odeur piquante d’encre pour les plus récents… Un livre m’émeut souvent parce qu’il possède un détail particulier : un envoi manuscrit au précédent propriétaire, une dédicace personnelle de l’auteur rencontré, quelques feuilles volantes insérées entre les pages, des annotations, une renommée particulière, etc. J’avoue que j’aime les collectionner, les accumuler sans pouvoir dire quand je m’arrêterai. Mon ami Philippe me conseille parfois de changer d’appartement pour plus grand : pourtant, le cocon créé par ces centaines de livres entassés est si soyeux qu’il faut vivre dedans pour ressentir son côté rassurant et apaisant.

Ce dimanche ne fut pas un vrai dimanche, jour morne et mélancolique qui précède un lundi rarement au soleil. Non, il fut amical, doux, affectueux, humain, enrichissant, chaleureux. Grâce à Marc, grâce aux livres, grâce aux petits bonheurs que la vie offre à qui sait les cueillir humblement. J’ai aimé ce dimanche. Aimerais-je le prochain, aimerais-je demain ?

En attendant de continuer à vivre, voilà la liste complète des livres de ma bibliothèque culinaire et gastronomique

mercredi 11 août 2010

Viszlát Budapest, Dobrý den, Praha, Na shledanou Praha et bonjour Lyon !

Viszlát Budapest, Dobrý den, Praha, Na shledanou Praha et bonjour Lyon ! Départ en train de Budapest pour Prague à 19 h 38, arrivée à Prague à 6 h 15, départ pour Lyon à 12 h 45… Plus de 10 heures de train, comme pour un dernier long adieu à ces deux villes. Demain matin, en arrivant à la gare, je laisserai la valise à la consigne pour un dernier saut dans le centre ville, pour dire au revoir à cette Prague sous le charme de laquelle je suis tombée sans conteste…

vendredi 6 août 2010

Prague - Premier jour...


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Aéroport de Lyon Saint-Exupéry (sigle international LYS), 6 h 45. Mon frère m’a déposé, j’étais largement en avance puisque si l’ouverture des enregistrement était annoncée sur le billet électronique pour 7 h, elle ne se fît véritablement qu’à partir de 7 h 30. Les formalités effectuées, la carte d’embarquement en poche, je me baladais dans le terminal 2, les épaules sciées par les deux besaces (l’une avec l’appareil photo et les papiers et l’autre avec le portable)  qui devaient bien peser ensemble une douzaine de kilos. Ma valise en soute avait passé le contrôle avec ses 19 kilos sur les 23 autorisés et je pus prendre un petite déjeuner dégueulasse en toute tranquillité. La lenteur du service et la saleté des tables ne purent entamer ma joie de quitter Lyon pendant une douzaine de jours. L’heure d’embarquement approchant, j’enfilais la file d’attente du contrôle avec ma carte d’embarquement en main. Soudain, alors que j’avais déposé mes deux besaces dans des bacs, mon portable sur un autre et mon blouson et le contenu de mes poches dans un quatrième, le contrôleur me demanda le sésame pour embarquer : la panique me couvrit de sueurs froides, je sentis les gouttes d’eau dévaler ma colonne vertébrale et en quelques secondes j’eus la chemise mouillée de peur, j’avais perdu ma carte d’embarquement. Je ne le trouvais nulle part, ni dans aucune poche, ni par terre, ni dans aucune besace. Sous les yeux goguenards quoique qu’agacés des voyageurs derrière moi, je me saisis de tout mon barda pour foncer chercher une autre carte, à moins de 10 minutes de l’heure officielle de fin de l’opération. Bien évidemment, sans ceinture, enlevée en prévision du portique de détection et rapidement rangée dans la besace de l’appareil photo, mon pantalon décida de se carapater sur mes chevilles dans ma course effrénée au passe-partout aéroportuaire. Lesté de mes 12 kilos sur les épaules, une main pour retenir le pantalon, je courus en nage jusqu’au comptoir, réussissant à attraper à la dernière minute le papier manquant. Je me voyais mal refaire toute la queue qui s’était allongée et je criais mon retard pour griller de précieuses secondes. J’ai eu parfaitement raison de courir puisque l’avion fut annoncé avec un demi-heure de retard à cause d’un problème de rechargement d’oxygène dans le cockpit. Pendant l’attente, ma chemise eut le temps de sécher…

Sur la piste, le petit CRJ 700 de 79 places de la compagnie Britair stationnait pointé vers nous. Je gagnais le siège 15, sur l’aile gauche, juste derrière la sortie de secours. Le commandant Thollot annonça un retard de 20 minutes : Prague avait été prévenu pour faciliter les correspondances… Mince, comment informer mon hôtel que le chauffeur demandé devrait attendre ? A Dieu vat ! La température de 18 °C à l’extérieur et les conditions de vol étaient excellentes. Le commandant annonça qu’il allait tout faire pour rattraper le retard : je craignis de voir surgir non pas des masques à oxygène mais des pédaliers pour mettre nos mollets à contribution). L’avion décolla enfin, vira sur la gauche et la litanie des champs et des maisons commença à s’égrener sous nos pieds. Des claquements secs nous prévînmes de la rétractation du train d’atterrissage et nous amorçâmes notre montée à notre altitude de croisière. Le charmant personnel de bord, qui se résumait à une chef de cabine avec quelques heures de vol et à un steward au sourire aussi appuyé que son ennui nous offrit des viennoiseries et des boissons chaudes. Puis je me concentrais sur le paysage. J’ai toujours été nul en géographie et mes efforts pour essayer de mettre un nom sur les lacs qui défilaient furent vain puisqu’au moment où je crus que nous étions en Suisse, le commandant précisa que nous allions survoler Munich. A ma décharge, je n’ai pas vu de meules d’emmanteler ou de vaches violettes non plus au sol, faut donc pas pousser le bouchon trop loin, Maurice. D’ailleurs, avec une telle erreur, Colomb a découvert l’Amérique (et moi, même pas des couverts en plastique comme dirait Patrick Chirac - ok, j’ai des références de citations lamentables…). J’avais toutefois reconnu pendant plusieurs minutes les Alpes par les hublots de l’autre travée de sièges, à ma droite. Des remugles de café montaient du gobelet de mon voisin de travée et des odeurs pestilentielles de café au lait depuis le siège devant m’inondaient : je vérifiais que le sac à vomi était bien en place. Trente cinq mille pieds nous séparaient du sol sur lequel je localisais seulement les cheminées de refroidissement des centrales nucléaires. Munich, Salzbourg, nous survolions l’Allemagne avec un paysage de grandes plaines cultivées au milieu desquelles serpentait une rivière vert glauque (il faudra que je l’identifie). La descente sur Prague commença après une heure vingt de vol et je découvrais sous mes yeux cette ville que j’avais rêvé : je reconnus sans peine le Château de Prague, la Vlatva, l’aéroport… Quelques minutes plus tard, je posais le pied sur le sol tchèque, sur le sol de mon premier pays de la Mittel-Europa.

Je dois ici préciser que jamais je n’aurais fait ce voyage 21 ans auparavant, du temps de l’URSS de sinistre mémoire. J’ai toujours refusé de visiter un pays communiste, par crainte de cautionner ce système que je honnis et conchie et exècre. Cuba ne me verra pas tant que le joyeux dictateur en survêtement et son suppôt de frère seront à la tête de cette insulte à la démocratie.

Les avions à l’empennage rouge et blanc de la compagnie tchèque s’alignaient sur le tartan. Une navette nous emmena au terminal 2 de l’aéroport Praha-Ruzyně : j’avais devant moi les premiers mots en langue tchèque. Une annonce au micro me confirma que j’aurais une peine certaine à prononcer les syllabes puisque si toutes les lettres se lisent dans les mots, des sons n’existent pas en français, notamment le H aspiré et le R roulé (et je ne suis pas issu de Bourgogne ou de Gascogne pour rouler les R). Si vous combinez le H aspiré et le R roulé comme dans hrad (château), vous imaginez mon désarroi. Essayez un peu. Je vous conseille de visiter ce site Écouter pour comprendre le tchèque qui donne quelques exemples de prononciation. Dans la semaine qui a précédé mon départ, j’ai souvent écouté les exemples. C’était presque impatient que j’accueillis la première phrase incompréhensible. Le manège du tapis roulant pour la livraison des bagages dura bien 20 minutes au cours desquelles je me maudis de ne pas avoir accroché un signe distinctif coloré à ma valise pour la reconnaître. Heureusement, je ne descendais pas d’un Airbus 780. Après avoir échangé quelques mots avec un couple de français avec un adolescent qui prédisait déjà qu’il allait s’emmerder (selon ses propres mots) et aurait préféré rester chez ses grands-parents (ce petit con ne se rendait pas compte de sa chance à son âge de voyager - au même âge, j’avais le droit à des vacances en camping à Lacanau-Océan), je saisis ma valise et harnaché des mes deux besaces (soit au total 31 kilos), je cherchais l’inscription “Bankomat” qui annoncerait un distributeur de billets. En effet, renseignements pris, il est plus avantageux de retirer de l’argent au distributeur que de changer des euros. Vivement 2012 et l’arrivée de l’euro en Tchéquie et en Hongrie. Un bankomat flanqué d’un logo rouge et noir me confirma la présence de ma banque française sur le sol tchèque. Je pensais trouver mon chauffeur avec une petite pancarte dans le hall… et bien non, puisqu’au bout de 20 minutes, je dus dérouiller, pour la première fois, mon anglais du lycée vieux de 25 ans pour appeler l’hôtel (et voilà mon doigt pris dans l’engrenage des appels téléphoniques à 0,43 € la première minute et 0,43 € les 30 secondes suivantes selon le tarif de mon opérateur mobile au casque de chantier orange). Finalement, après une heure d’attente et deux appels vers mon père et mon frère pour passer le temps, un jeune homme se présenta à moi, souriant pour prendre ma valise. Une demie-heure plus tard, j’arrivais à à l’Hôtel Union, dans le quartier de Vysherhad, au pied de l’ancienne forteresse construite au Xe siècle par Boleslas II et Vratislas II au siècle suivant. Pour compenser mon attente (et semble-t-il une erreur de réservation de la voiture), j’obtins une chambre surclassée de 50 m² environ, suffisant pour me sentir au large, tout seul. La valise prestement débarrassée, vers 14 heures, je descendis à la réception pour savoir comment aller dans le centre ville, place Wenceslas.

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Je poursuivais le projet de commencer ma visite de Prague par cette place (enfin, une grande avenue piétonne) sur laquelle les manifestants de la Révolution de velours se rassemblèrent sous la conduite de Vaclav Havel à partir du 16 novembre 1989 et surtout de m’incliner devant un petit monument à la mémoire de Jan Palach, qui s’est immolé par le feu le 19 janvier 1969 pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie de Dubcek par les Soviétiques en août 1968). Le tram 24, deux voitures rouges, vieilles et brinquebalantes me déposèrent à proximité de Wenceslas Namesti (place en tchèque), non loin d’un McDo et d’un KFC. La faim me tiraillait l’estomac (n’étais-ce pas plutôt l’excitation ?) et je l’apaisais d’un traditionnel menu chez le clown jaune, par habitude, remettant au soir même mon premier contact avec la cuisine locale.

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Lesté d’un big mac, je gagnais le haut de la place en découvrant le Musée National, aux façades sombres mais soulignées d’or et de statues : je devais bientôt me rendre compte que ces modénatures dorées et sculpturales sont la caractéristiques merveilleuse des bâtiments praguois). Je trouvais le premier hommage à Jan au pied de l’escalier menant au musée : une croix de bronze incrustée dans les pavés avec son nom. Je descendis un peu, j’étais au sud de la place qui m’apparut alors noire de monde, de touristes européens plus exactement dont les doigts dégoulinaient souvent de la graisse des saucisses que des échoppes aux néons criards proposaient pour moins de 30 couronnes (25 couronnes tchèques égalent 1 €). La statue de Saint Wenceslas commandait à toute la place et c’est au pied de celle-ci que je m’inclinais une nouvelle à la mémoire du jeune Jan Palach, devant une plaque où son visage et celui d’un compagnon étudiant se détachaient. Ma promesse tenue (je devais la renouveler plus tard devant un troisième monument), je déambulais l’appareil photo à la main en admirant les façades art nouveau et art déco qui se succédaient de part et d’autres.

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Beaucoup sont ornées d’une statuaire extraordinaire, rompant avec la “simplicité” des immeubles lyonnais et parisiens, ou peintes de fresques ou couvertes de mosaïques chatoyantes voire les trois en même temps. En fait, cette exubérance assumée était l’une des raisons de mon choix de voyage : je voulais me retrouver dans une ville habitée par l’esprit de l’héroïc-fantaisy steampunk (voir aussi ICI et aussi ICI) pour prolonger l’univers surgit au fil de mes lectures.

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Petite digression : cette forme de science-fiction met en scène des sociétés évoluant dans un monde industriel semblable à l’ère victorienne mais avec des technologies futuristes et des artefacts avec moult cuivres, or et laiton. C’est aussi l’esprit qui habite les Cités Obscures (voir aussi ICI rêvées par le belge Schuiten dans ses bandes dessinées aux traits extraordinaires (les dessins lui sont inspirés par l’Art Nouveau, l’Art Déco et le Bauhaus). Mes espoirs étaient comblés et les jours qui suivirent m’apportèrent leurs lots de beautés architecturales.

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Je poursuivis ma première promenade en bifurquant, en direction de la Tour Poudrière et de la Maison Municipale, situées sur Republika namesti (la place de la République). Il faut marcher dans Prague les yeux levés pour ne rien manquer de l’ornementation fantastique qui habille les immeubles. Ainsi, il est possible de s’abstraire de la foule braillarde et de saisir des clichés débarrassés des touristes intrus. Parce que les touristes sont une plaie, comme les pigeons. Je m’aperçus que dans le quartier de …. mestra, la Vieille Ville, beaucoup des statues baroques sont enfermées dans des filets ou hérissées de pics anti-pigeons. Si vous ajoutez à cela des touristes qui passent leur temps à stationnent trois heures devant l’endroit que vous voulez photographier, à grimper bêtement sur les fontaines ou le mobilier, à bavasser devant la perspective pour le seul plaisir (inconscient, je l’accorde) de gâcher LA photo indispensable à votre album (que des milliers de personnes auront faite avant vous et feront après vous et ont déjà mis en ligne ou mettront en ligne sur flickr et consorts mais bon, c’est quand même VOTRE voyage et vous n’allez pas vous faire emmerder par le premier couillon teutonique avec des chaussettes dans les sandales ou par un parapluie du soleil levant ou pas en guise d’ombrelle solaire puisque certains peuples ne semblent pas connaître l’écran total alors qu’ils apprivoisent des robots chiens ou non aux noms imprononçables avec des trémas), vous comprendrez qu’un voyage, avec moi, c’est du sérieux, du pratique, du faut-rien-rater-faut-tout-voir… Ma bile épuisée, je reprends le cours du récit.

La Tour Poudrière n’est pas noire de poudre mais plutôt de pollution et ça lui va bien. Complètement reconstruite au XIXe siècle, elle trône sur la place sérieuse comme Artaban (tenez, lecteurs, en passant, avec un jeu de mot que je vous laisse deviner, les marchands de cigarettes s’appellent en Tchéquie des “trafika”) et est flanquée à sa droite du bijou de l’Art nouveau tchèque, la maison municipale, bâtie entre XXXX et XXXX à l’emplacement d’un ancien palais royal. C’est une merveille artistique tant à l’extérieur qu’à l’intérieur pour les amateurs de ce style un peu (euphémisme) chargé (mais je suis un gourmand). En ce lieu fut proclamée la première république en XXXX et, pour cela, les tchèques y sont très attachés. Comme tous les bâtiments, elle a été laissée à l’abandon pendant l’ère communiste : le visage chatoyant de Prague est ainsi la conséquence heureuse d’une révolution qui, au contraire de la nôtre et de bien d’autres, n’a pas détruit mais au contraire restauré.

Au revoir Prague, bonjour Budapest...

La valise est bouclée depuis hier soir. Je quitte Prague à 11 h 30 par le train. Arrivée prévue à Budapest à 18 h 30. Prague est une ville extraordinaire, découverte sous un soleil presque permanent… Quelques photos…

La place Wenceslas et l’une de ses façades

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La place de la Vieille Ville

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L’église Sainte-Marie-Des_Neiges

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Diverses vues : la Slavtva (l’ancienne Moldau germanique), Prague, les jardins sous le Château

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Le Pont Charles

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samedi 31 juillet 2010

Il est 5 heures, Paris s'éveille...

Et je me réveille pour partir. Nuit courte, j’ai dû m’endormir vers 2 h du matin. Tout est prêt, vérifié et re-vérifié. Prague et Budapest m’attendent. Je vous laisse un peu moins de 15 jours. Pendant ces vacances, les commentaires seront modérés avant publication. Des photos bientôt depuis mon hôtel…

vendredi 30 juillet 2010

Qui dort, dîne... à Prague et Budapest

Cette expression est souvent mal utilisée de nos jours pour signifier, à tort, qu’une nuit de sommeil vaut un repas. A l’origine, elle était souvent afficher dans mes auberges pour avertir le voyageur que les repas étaient réservés à ceux qui prenaient aussi une chambre. En effet, avant le XVIIIe siècle, les restaurants n’existaient pas…

Bon, cette petite digression faite, pour satisfaire votre curiosité, voilà les deux hôtels où je descends…

L’hôtel UNION, à Prague, dans le quartier de Vysehrad, au sud de Prague (quartier de Prague 2)

hotel_union_prague002.jpg

L’hôtel MAMAISON ANDRASSY à Budapest, avenue Andrassy, non loin loin du parc de Varosliget

mamaison_andrassy.jpg.

memorial_to_the_victims_of_communism___closer_view.jpg 434px-Placa_Jan_Palach.JPGDès mon arrivée à Prague, après avoir posé les valises, j’irai au Mémorial des victimes du communisme pour rendre hommage à cette lutte pour la liberté (voir ICI).

J’irai aussi m’incliner devant le Mémorial dédié à Jan Palach, qui s’est immolé par le feu le 16 janvier 1969 pour protester contre l’invasion de son pays par l’Union soviétique l’été précédent pour écraser Dubcek et ses réformes du Printemps de Prague.







jeudi 29 juillet 2010

Emballé, c'est pesé...

Ou presque. Je passe la journée à repasser et plier les chemises et polos que je vais emmener pour ce voyage de 12 nuits/13 jours. Joie et félicité de la préparation solitaire d’une valise ! Ajoutez en plus le problème du poids maximal à ne pas dépasser et me voilà lancé dans des calculs savants : 23 kg en soute, 10 kg en cabine.

Pour 13 jours, j’emporte 3 pantalons, 5 polos, 4 chemises à manches longues, 8 chemises à manches courtes, 1 ceinture, 18 boxers, 14 paires de chaussettes, 4 mouchoirs, 2 paires de chaussures (chaussures à boucle et chaussures en toile), 8 livres de poche et une trousse de toilette. Ajoutez à cela les habits que je porterai pendant le voyage et je suis paré pour entendre vos cris d’orfraie devant l’importance de la garde-robe. Oui, après une journée de marche et de visites, avant de dîner, j’apprécie de me changer… L’ensemble pèse déjà (hors la trousse de toilette non encore complétée) 13,5 kg auxquels s’ajoutent les 6 kg de la valise. J’ai donc encore une marge de 3,5 kg pour les souvenirs… Bon, je fais quoi ? Je vide un peu la valise ? Peut être un peu trop de livres…

jeudi 22 juillet 2010

Pro můj život je konečně vezme trochu výšky... I

Pour que ma vie prenne enfin un peu de hauteur, quoi de mieux que de m’envoler pour un ailleurs inconnu ? Faute d’avoir trouvé quelqu’un pour m’accompagner dans un périple, j’ai décidé de partir, de laisser une vie bien agitée pour enfin découvrir un ailleurs qui m’attire et m’intrigue. L’attrait de la découverte est légèrement tempéré par la crainte de l’inconnu : seul dans deux pays dont je ne maîtrise ni les langues ni les codes avec seulement un anglais incertain et hésitant qu’il me faudra dérouiller… Mais il fallait que je franchisse le pas. Voilà, c’est bientôt fait.

Voyage, voyage...

Non, je n’ai pas les cheveux en brosse et une tenue improbable mais je pars…

31/07 Envol pour Prague, 6 jours sur place. 06/08 Voyage en train pour Budapest, 5 jours sur place. 11/08 Retour en train à Prague. 12/08 Retour à Lyon. Faut que j’achète une valise maintenant…

Voilà la valise que je vise (j’ai déjà le sac et la petite valise dans cette gamme) de la marque JUMP…

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Finalement, le magasin ne possédait pas le modèle, je me suis donc rabattu sur une Delsey, plus chère (bon, je vais la regarder comme un investissement)…

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