Apartés uchroniques

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dimanche 8 janvier 2006

Le PC nouveau est arrivé !

Leo II est arrivé. Son boîtier en alumnium gris ondule joyeusement pour mieux cacher, sous sa porte brillante, les baies du graveur et du lecteur. Tel Cyclope, l'oeil unique du vumètre fixe mes pieds sans ciller. Seule la musique réveille la fine aiguille. L'écran TFT 19" trône, hiératique, sur le bureau, toisant de sa dalle brillante bordé d'un liseré sombre le fin clavier et son pavé numérique. Indépendant, ce dernier vit sa vie dans un détachement total, seulement confiné par la sphère d'influence du récepteur. La souris se love sensuellement dans ma main droite pour offrir sa douce roulette à mon index fébrile et à ma paume active. Sa petite led rouge ne clignote qu'à boute de souffle, après mille et mille frottements de son ventre sur le tapis, l'épuisement l'ayant vaincue. Les entrailles de Leo ronronnent doucement.

Il me fallait offrir un cadre digne à Leo, délié des entraves d'une morne rallonge téléphonique. Le freebox devait, elle aussi, conquérir son indépendance. Et c'est un routeur qui les a affranchis : point d'accès au net, il déploie son réseau wifi WPA dans tout le quartier, sous la bonne garde d'une phrasse de passe, heureusement , indéchiffrable.

Je suis parvenu à paramétrer le routeur sans aucune difficulté, grâce, évidemment, à mes connaissances particulièrement pointues en la science des réseaux (entendez par là que je sais cliquer sur la bonne icône en suivant pas à pas la procédure détaillée). La vie est belle avec le wifi.

Bientôt, une imprimante (et, peut être, une webcam) rejoindra le joyeuse bande...

jeudi 29 décembre 2005

C'était son dernier souffle...

Hier soir, après avoir transféré tous les fichiers sauf la musique, j'ai recommencé à naviguer sur le net et puis, soudain, l'écran s'est figé et j'ai fait redémarrer le PC.

Las, il n'a rien voulu entendre, malgré mes coups répétés sur sa vieille carcasse.

Requiescat in pace.

mercredi 28 décembre 2005

Encore un instant...

Ce soir, j'ai essayé de ranimer le disque dur de mon PC : des lancements successifs n'ont rien donné et j'ai, soudain, eu l'idée de faire démarrer le PC non pas sur le disque dur mais sur le lecteur de DVD chargé du CD de Windows XP. Après plusieurs tâtonnements, j'ai atterri sur le DOS (petite pensée nostalgique...) avant de décider de lancer un CHKDSK de la partition C... J'ai retrouvé les réflexes que j'avais avec mon premier PC, il y a plus de 20 ans - souvenez-vous, ces dinosaures qui plantaient régulièrement, ne fonctionnaient que sous DOS et étaient nourris de disquettes souples de 5" 1/4.

Les têtes de lecture ont gratté mais, après vingt minutes, j'ai éteint puis rallumé le PC qui a enfin ouvert mon bureau. J'ai réussi ! Je me suis alors précipité sur ma clé USB de 512 Ko pour m'empresser de transférer les giga octets de fichiers (mon blogue, mes téléchargements et surtout mes photos) de Leo. Son disque dur est presque vide, seuls les fichiers de musique sont demeurés sur leur partition parce que je les transférerai plus tard. Le portable, lui, est à moitié plein, maintenant, après de nombreuses manipulations. Je vais le décharger en gravant des DVD. En attendant, je suis soulagé, bien que je ne sache pas si je peux éteindre le PC sans crainte. Je n'entends plus aucun bruit, je redoute, toutefois, la mort définitive du disque dur. J'ai donc décidé de laisser le PC allumé. J'ai pris la précautions de copier les marque-pages du Firefox du PC sur le Firefox du portable. Paré pour poursuivre avec Leo. Encore un moment.

J'ai décidé d'acquérir un nouveau PC. Une belle négociation à mener vendredi avec le magasin.

lundi 26 décembre 2005

Leo le pc a rendu l'âme...

Ou plutôt, le disque dur de Leo a rendu l'âme. Depuis plusieurs jours, le disque dur grattait, les rotations étaient bruyantes, notamment au moment de l'allumage. Le bruit s'est amplifié au fil des jours, me donnant l'impression d'entendre le grincement d'un parquet et puis, hier matin, jour de Noël, Windows Xp a refusé de se charger, signalant sans cesse une erreur. Diagnostic immédiat et sans appel : le disque dur est mort. Après Tessie, Leo, mon ordinateur de bureau à moi que j'avais depuis cinq ans, est devenu silencieux.

J'ai commencé à employer le surnom de Leo en 1999, avec mes premières connexions au net et puis j'ai baptisé ainsi mon pc, mon clone électronique, dont le disque dur renferme mes rêves et mes cauchemars les plus intimes. En fait, j'ai adopté Leo en novembre 2002 : délaissé (par mes soins, à la suite de mes préconisations techniques forcément orientées) par mon bureau au profit d'une nouvelle génération plus puissante, j'ai obtenu de l'emmener chez moi où il trône depuis, fringant avec son écran cathodique dix-neuf pouces de vingt-six kilos. Grandement amélioré (processeur 2,4 GHz, carte-mère neuve, mémoire Corsair 1 Go), il m'a accompagné pendant trente-six mois sans défaillir. Les quarante giga-octets du disque se sont peu à peu remplis de fichiers de musique, de vidéos, de photos, de programmes utiles, de mon premier blogue, de ma vie en fait. C'est pourquoi je suis un peu marri devant cette panne.

Comment vivre sans connexion au net ? Je ne suis pas en vacances et le net m'a rapidement manqué. Pas de sevrage en vue. Heureusement que le repas de Noël a accaparé mon attention (repas splendide, en toute modestie, j'y reviendrai plus tard) : en fin d'après-midi, l'esprit encore embrumé par la vapeurs délicieuses d'un Muscat de Rivesaltes Cazes de 1999, j'ai filé au bureau récupérer mon portable et je l'ai ramené à la maison. Pis-aller temporaire, son clavier est inconfortable, sans clavier numérique, mais les performances de l'écran de mon Vaïo balancent cet inconvénient. Je me résouds à être confronté à l'alternative suprême : remplacer le disque dur ou acheter un nouvel ordinateur. Vaste réflexion : un nouveau disque dur coûte cinquante-sept euros tandis qu'un ordinateur neuf dépasse les mille neuf cents euros. Evidemment, le prix est celui d'une très bonne configuration, avec un bel écran plat, un processeur AMD Athlon 4000 (voire un dual core, peut être), une carte graphique dernier cri (de quoi faire tourner sans difficulté les jeux récents) ,et surtout (sic) une belle tour en aluminium avec, enfin, huit ports USB2. La nuit porte conseil, bien que je ne sois pas persuadé que la décision soit très difficile à prendre...

La question annexe est la possibilité de récupérer les données du défunt disque en installant un autre disque dur de quatre-vingt giga-octets en maître et en soutirant à l'esclave restant les données enfouies au fond des partitions de ses entrailles. J'ai fait une croix sur la partition principale C (malgré quelques vidéos laborieusement acquises), je me consolerai d'un abandon de la partition D (et ses chansons merveilleuses...), je serai, en revanche, profondément affecté par la perte de la partition E (toutes mes photos), de la partition F (mon ancien blogue) et de la partition G (au moins un fichier téléchargé diablement utile). Ajoutons les messages reçus par Thunderbird, que je n'ai pas sauvegardés, à l'instar du reste, comme tout mauvais possesseur d'ordinateur qui se respecte. Qui sauvegarde son disque dur régulièrement ? Pas moi. Et vous ?