Depuis plusieurs jours, la page d’accueil de mon navigateur, le site du quotidien Le Figaro, ouvre une seconde fenêtre pour proposer sa boutique en ligne. Depuis plusieurs jours, il me propose d’acheter ces livres :
Je n’ai jamais lu Musso ou Lévy et je ne suis absolument pas tenté. Quant au 3e ouvrage, le titre et la couverture m’avaient attiré l’œil chez mon libraire préféré. L’œil seulement puisque je ne l’ai jamais acheté.
Voilà ce que j’avais à vous dire. C’est un peu court, me direz-vous ? Vous ne voulez pas, en plus, que je vous fasse un dessin ?
Hier, vers 23 h 30, j’ouvre la porte de l’appartement et aperçois mon chien allongé devant la porte du salon, juste en face de l’entrée, cherchant la fraîcheur du carrelage dans la nuit lourde et guettant mon retour. Dans la salle de bains, la radio est branchée sur RTL, pour lui tenir compagnie. Soudain, j’entends Georges Lang annoncer que Michael Jackson serait décédé selon un site internet américain, TZN. Je finis de me laver les mains et m’empresse d’allumer la télévision sur LCI. Et les images commencent à tourner en boucle : Michael Jackson serait mort… Pendant une heure, j’entends le même bulletin, les mêmes interviews, je vois les mêmes photos. Et vers minuit trente, la nouvelle est confirmée : il est mort d’une crise cardiaque. Je suis plongé depuis une heure dans la confection de madeleines promises au bureau. Je suis épuisé, le parfum des gâteaux cuits me donne la nausée, il fait chaud dans la cuisine. Las, je m’affale sur le canapé vers une heure et je commence à me demander ce que représentait Michael Jackson pour moi… J’ai évidemment grandi avec sa musique, ses clips, sans jamais vraiment partagé son univers. Toutefois, je me souviens très bien du clip Thriller, présenté un samedi soir, au cours d’une émission de Drucker sur la 2. J’avais été fasciné par ce film et sa musique. J’avais 15 ans. Je n’écoutais pas Jackson à cette époque, je l’entendais sur les radios. Je me demande ce que j’écoutais vraiment. Nous n’avions pas de chaîne stéréo, pour éviter les querelles entre mes parents au sujet du son forcément trop fort qui n’aurait pas manqué de faire entrer mon père, comme à son habitude, dans une colère noire contre la terre entière. J’écoutais la radio sur un gros poste à cassettes. Je crois que le tourne-disque fonctionnait encore. Mon frère aîné avait des disques de lui mais il versait plus dans Trust et ACDC pour me permettre d’écouter souvent Michael. Je n’avais pas la curiosité de chercher à mieux le connaître. Comme souvent pour les chanteurs de ma jeunesse et de mon adolescence, je ne l’ai découvert que plus tard, une fois adulte et indépendant. Re-découvert.
Je ne vais pas égrener les chansons que j’apprécie, parce que ma connaissance imparfait de sa carrière m’obligerait à écouter des extraits pour dire si j’aime celle-ci ou celle-là. Il y avait toutefois un je ne sais quoi de vie, de de profondeur dans ses chansons qui accrochaient mon attention. Qui accrochent mon attention, sans que je puisse affirmer haut et fort que j’aime Michael Jackson. Je comprends, qu’à l’instar de beaucoup d’autres, ce chanteur fait finalement partie de ma vie dans laquelle il occupe une petite case. Sa disparition, pour tragique et éprouvante qu’elle soit, ne me cause pas un chagrin si grand que je ressente le besoin de me précipiter demain pour acheter un cd. Pas encore, je pense que cela viendra dans quelques temps, par nostalgie (sic).
J’ai été étonné aujourd’hui, en revanche, de constater l’impact que cette triste mort a sur mes assistantes, pas encore trentenaires. En évoquant cette disparition, j’ai compris qu’elles voyaient une étape importante de leur vie au cours de laquelle elle n’ont jamais vraiment été confrontées à la disparition d’une idole. Sans hystérie, elles m’ont avoué être très touchées parce qu’elles considèrent franchir une étape de leur existence avec ce pan de leur jeunesse qui disparaît. Elles ont grandi avec lui, avec sa musique et le pensait immortel. Elles le croyaient sans doute immortel. Il n’en était rien.
J’ai voulu écrire ce billet pour me souvenir de lui comme un moment de ma vie. Simplement. Au delà des brumes sulfureuses qui l’entouraient, sa musique me touchait sans doute plus que je ne voulais m’en rendre vraiment compte. Son universalité me fascine. Il a existé et c’est le plus important.
« J’ai un cancer, en phase terminale. Je sais que je n’en réchapperai pas. La cancérologue a été clair. Aucune rémission, aucune guérison, aucun espoir. Je n’ai rien dit. Non, rien du tout, à personne. Il faut que je parte, que je quitte tout, que je quitte le monde, mon monde, construit pendant 42 années, que je quitte toutes ces vies agglomérées autour de moi, famille, amis. Ils ne se doutent de rien. Ils m’aiment. Ils vont souffrir. Je ne peux pas les laisser comme cela. Je plaque tout. Je pars. Je disparais pour tenter de finir seul. Qu’ils aillent se faire foutre. Ils doivent me détester, pour mieux supporter ma mort prochaine, inéluctable. Je vais mourir, je le sais, auprès de celui que j’ai peut être aimé mais qui m’a abandonné. Tu leur diras ? Tu iras les voir et tu leur diras. Que je suis mort… ».
Mise à jour du jeudi 21 avril 2009…
Hier soir, grave dilemme après avoir feuilleté le programme de télé : que regarder ? Certains diraient qu’un bon livre remplace assurément le petit écran… Une petit tour sur Canal+ à la demande et me voilà en train de sélectionner ce film de Jean Becker avec Albert Dupontel. Je n’avais pas pu voir ce film au printemps dernier, lors de sa sortie. J’éprouve une admiration certaine pour cet acteur dont le jeu est d’une très belle humanité. Il me touche souvent à cœur et là, encore une fois, j’ai été épaté. Une histoire simple, des images superbes de l’Irlande, un Jean Becker extraordinaire, comme à son habitude suis-je tenté de dire. Il a en effet tourné « les Enfants du Marais » une petite merveille, « Dialogue avec mon jardinier », « Effroyables jardins », « Un crime au Paradis » etc., des films avec une histoire simple mais qui, parfois, m’ont profondément secoué (« Effroyables jardins » et le film d’hier). Et hier soir, je n’ai pu retenir une larme. Je vous le conseille, vraiment…
Pardon pour mon mauvais goût, pardon à vous, mes amis, que j’ai affolés par ce billet volontairement dramatique dans sa première rédaction. Vous m’avez appelé aussitôt pour prendre de mes nouvelles, j’en suis très touché. Je vais bien, le soleil brille, le printemps est éclatant…
Je n’avais pas d’idée de billet pour le blogue, comme cela m’arrive depuis plusieurs semaines. Alors j’ai ressorti mon goût de l’humour noir ! Vous pouvez m’agonir d’injures !
Bon, ceux qui ne connaissent pas la console WII ne vont pas comprendre. Et ceux qui la connaissent mais n’ont jamais joué avec les lapins crétins non plus. Et puis ceux qui ont déjà joué mais n’ont pas accroché vont détester. Moi, ça m’a juste fait éclater de rire au bureau. Et ce soir encore. Oui, je suis encore un enfant…
Mon dernier billet pour vous présenter un groupe que j’aime n’a pas mobilisé la foule habituelle des mes laudateurs et thuriféraires… Je suis déçu,déçu, à la veille ou presque du sixième anniversaire de ce magnifique blogue… Enfin, ce n’est pas grave. Tiens, une autre trouvaille récente, Stacey Kent…
En me promenant dans les rayons de la Fnac des Halles, à Paris, j’ai enfin acheté le CD « Caravane » de Caravan Palace, découvert inopinément sur une radio nationale un dimanche après-midi. Et je suis tombé à la renverse ! Un mélange de jazz manouche inspiré de Django Reinhard, de swing et de sonorités électroniques qui ne laisse pas longtemps les pieds ou les mains tranquilles : on bat le rythme de manière irrépréssible en essayant de se maîtriser pour danser.
Je ne suis pas spécialiste de musique alors je vous encourage vivement à lire consacré à ce groupe génial ICI avant de vous précipiter pour acheter le disque aux faux airs de vinyl…
Pas encore décidé ? Vous ne me faites pas confiance ? Quelques morceaux devraient emporter votre conviction…
Youtube et DailyMotion sont vos amis… Et j’espère que Caravan Palace aussi !
A noter pour les lyonnais : Caravan Palace sera aux Nuits de Fourvière le 28 juillet 2009 selon le site de Colotis Zoé, la chanteuse… Où serai-je ce soir là ? Devinez… Qui veut m’accompagner ?
Les trois promenades quotidiennes du chien m'obligent à trouver des sujets d'observation autres que mon animal en train de faire ses besoins pour ne pas sombrer dans l'ennui. Lorsqu'il était jeune et sorti 7 fois par jour pour l'habituer à la propreté, j'emmenais régulièrement mon baladeur et j'arpentais le sol de Bellecour dans une bulle de musique. Cet isolement sonore a fini par me lasser et j'ai préféré profiter des sorties pour laisser courir mon regard sur le monde. Je confesse, bon maître d'un chien espiègle, que je joue aussi avec Angus mais que ces jeux, comment dirais-je, sont facilement répétitifs et partant, lassant pour moi (lui, lutin plein de poils, est un joueur sans limite difficilement photographiable, surtout avec un téléphone mobile).
Si les promenades du matin et de midi me cantonnent sur le place, le soir, je me balade dans les rues et sur les quais, lorsque le froid ou la pluie nous chassent de la place Antonin Poncet et interdisent à Angus de jouer avec ses copains chiens. Je lèche alors les vitrines soigneusement, guettant la moindre nouveauté qui fera paraître moins longue la distance parcourue er rendra attrayante, autant que possible, la corvée hygiénique. Je croise des regards et m'imagine mille conversations, mille histoires, mille vagabondages avec de parfait(e)s inconnu(e)s. Je prends note mentalement de tel magasin, tel restaurant, je remarque parfois un détail architectural jamais vu encore, je me souviens, de tant en tant, de détails de ma vie, bref, je m'occupe l'esprit.
C'est ainsi qu'un jour, à midi, j'ai eu la révélation de la question essentielle de l'humanité : pourquoi les hommes et les femmes sont-ils si différents ? En face de moi, sur le flanc d'un autobus, j'avais LA réponse ultime : leurs cerveaux sont complètement opposés en tout point.
C'était donc cela ! Moi qui m'était imaginé une histoire d'hormones, d'éducation familiale avec répétitions de schémas castrateurs multi-séculaires (poupées pour les filles, jeux de guerre pour les garçons, rose pour les filles, bleu pour les garçons, babillages incessants pour les filles, éructations violentes pour les garçons, etc.). Nenni ! Je dois faire fi bde mes préjugés, tout s'explique par les zones du cerveau, totalement différentes chez l'homme et la femme. Voilà l'affiche en grand :
Je tiens à préciser que je vise toujours correctement dans la cuvette des toilettes... Quant au reste, il faudrait que je me fasse tout expliquer en allant voir le spectacle au Boui Boui, un café-théâtre lyonnais. Qui est partant pour m'accompagner ?
P.S. : le cerveau féminin représenté est-il celui d'une blonde ou celui de toutes les femmes ?
Un dimanche après-midi comme un autre, un dernier jour d'été comme un autre, une journée européenne du patrimoine comme une autre... Je n'ai aucune envie de m'enfermer dans monument (j'en ai visité tant depuis des années à Lyon que j'ai en vain cherché un but de promenade), je n'ai pas envie de m'affaler sur le canapé devant l'écran, ma wii-mote à la main ou non, je n'ai pas envie de m'endormir devant l'écran de mon PC en jouant à Spore, je n'ai pas envie de cuisiner, bref, l'après-midi s'annonçe terne. Soudain, à travers la radio de la voiture, en rentrant du déjeuner dominical familial, Abba déchire le silence de ma vie morose avec son « Mamma mia » et la lueur jaillit dans mon esprit d'enfant du disco : je décide de voir le film...
J'ai déjà dit ici que je n'aimais pas les années 70 qui m'ont vu grandir mais depuis une dizaine d'années, je suis bousculé par la musique disco qui, morceau après morceau, réveille en moi la nostalgie de mon enfance perdue. Abba a chanté si souvent pendant cette période que j'ai l'impression de connaître leurs chansons par cœur (même si je ne me hasarderais jamais à les chanter avec mon anglais calamiteux) et ce film a renforcé ce sentiment. Les premières images ont failli me faire mauvaise impression, trop colorées et trop sucrées, bref, une mauvaise entrée. Si Meryl Streep sait jouer de sa voix un peu rauque, Pierce Brosnan semble totalement perdu en train de chanter (?) un mauvais karaoké. Et puis le charme opère, les doigts battent la mesure, les pieds trépignent, je sens des frissons dans la salle, le rythme est marqué par ma voisine de droite, par mon voisin de gauche, bientôt je sens les spectateurs s'agiter. Tout le monde connaît les chansons d'Abba ! Mamma mia
Je ne suis pas le seul fan quadragénaire ! J'ai aimé ce film, parfois simple prétexte à chanter Abba, même si l'histoire est peut être un peu mièvre (avec cependant un rebondissement qui m'a personnellement touché - comprenne qui voudra ou pourra). Il est rempli de joie de vivre, de bonheur, de plaisir ! À ne pas manquer : le générique final avec « Waterloo » sur scène en costume scintillants de paillettes !!!
Le Bourgeois Gentilhomme, Marche pour la cérémonie turque - Jean-Baptiste Lully
Le Bourgeois Gentilhomme, 1er air des Espagnols - Jean-Baptiste Lully
Le Ballet Royal de Flore, Marche des Nations - Jean-Baptiste Lully
Ai-je déja révélé ici ma passion pour le XVIIe siècle ? Peut-être... Trois morceaux pour trois instants de bonheur.
Non, non, rien n'a changé - Les Poppys - 1971
J'ai quatre ans, la télé sera en noir et blanc pendant encore au moins trois ou quatre ans chez mes parents. Je me souviens que pour trouver la troisième chaîne, il fallait tourner un gros bouton rond et doré, en haut à droite de la télé après avoir appuyé sur une grosse touche grise. Le poste est en bois. Il rend l'a^me : la télé est morte, vive la télé couleur ! Au revoir la grisaille, au revoir le bois, le plastique sombre et la couleur nous plongent dans la folie consommatrice des Trente Glorieuses. Je grandis avec le petit écran : souvent, je m'assois à ses pieds, entouré de livres et le temps passe. Maman repasse devant "Aujourd'hui Madame"
, mon grand frère joue aux voitures et le petit achève les jouets que nos parents nous obligent à lui prêter. Les Poppys : vous, les quadras, vous souvenez-vous des émissions de variétés des Carpentier, de Guy Lux ? Ce groupe passe régulièrement à l'écran et je les envie : ils chantent bien, ils sont beaux et ils voyagent...
Pop Corn - Hot Butter - 1972 Le premier morceau de musique électronique... Il me renvoie à ces soirées de Noël organisées par la société dans laquelle Papa travaillait : un petit spectacle pour les enfants dans l'après-midi, avec un sac en plastique transparent rempli de mandarines, d'un pain au chocoloat et de papillotes (combien de fois ai-je fouillé dans les sacs abandonnés par les autres enfants sur les chaises pour dévorer les papillotes délaissées ?). Puis le père Noël (une fois mon grand-père, qui avait travaillé aussi dans cette société, fut ce père Noël, le jour de son départ en retraite : je ne l'avais pas reconnu, c'est ma mère qui me révéla ce secret...) distribue deux cadeaux choisis sur un catalogue (je me souviens avoir reçu un jour, par erreur, deux grues de chantier jaunes...). Et la soirée dansante commençe : mes parents sortent peu, faute de moyens et faute de faire garder facilement trois garnements mais il profitent de cette soirée pour danser comme deux adolescents. Je vois encore les pantalons à carreaux et pattes d'eph de mon père et les jupes longues de ma mère, emportés dans le rock endiablé de leur jeunesse presque perdue. C'est ma jeunesse qui pulse dans ce son électronique.
Goldorak - 1978 J'ai onze ans : je viens de rentrer en 6e et il faut choisir une occupation pour les mercredis après-midi : j'écarte tous les sports collectifs pour m'intéresser au tir à l'arc. Pourquoi pas, malgré mes quatre z'yeux. Et me voilà décidé à m'inscrire. Soudain, à la télé, un dessin animé apparaît, avec un grand robot coloré : le Japon envahit mon petit univers étriqué et déchire les frontières d'un monde condamné aux extraits de films de Walt DIsney ou aux productions de l'Est (vous souvenez-vous, les quadras, des films soviétiques, tchèques, hongrois qui abreuvaient les jeunes téléspectateurs français ?). Le tir à quoi ? Non mais ça va pas, j'vais quand même pas louper le grand robot des temps nouveaux. Et puis, je porte des lunettes, j'peux pas tirer à l'arc... Voilà comment un manga m'a détourné des traces glorieuses de Robin des Bois... (oui, bon, j'aime pas le sport, lâchez moi les baskets)
La séquence du spectateur : On the Desert Road - Charles Telmage, interprétée par Juan Montego & The Kingston Orchestra Avez-vous déjà été frustré ? Oui ? Non ? Moi, oui, devant cette émission présentée par Catherine Langeais qui nous alléchait avec des extraits de films de quelques minutes sans nous permettre de voir le film entier. A cette époque, pour des raisons de moyens, nous n'allons au cinéma qu'une ou deux fois par an avec mes parents. Je n'ai pas le droit de veiller le soir pour regarder un film : je suis frustré, je me console en m'enfuyant dans les livres. Aujourd'hui, j'ai une carte d'abonnement illimité au Pathé, le cinéma est à cinq minutes de chez moi et il m'est arrivé de voir quatre fois le même film, par pur plaisir.
Don't leave me this way - Les Communards Les années 80 : 18 ans en 1985, les premières boîtes (rentrée au bercail impérative à minuit), sur les pentes de la Croix-Rousse, notamment l'une d'entre elles - souviens- toi, Robert, de la petite...;-) - et cette musique anglaise qui essore les chemises et les corps fait tomber bien des barrières. Jimmy Sommerville électrise les tympans... 2006, dans ma voiture, je reprends à tue-tête cette chanson. Je ne suis pas seul, à côté de moi, des bras s'agitent et nous voilà hurlant ensemble, les bras en l'air, pris dans une fièvre extraordinaire...
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