Apartés uchroniques

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Gastronomie, vins et recettes


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jeudi 22 octobre 2009

Le pâté Hénaff et moi... une belle histoire gourmande nichée au cœur d'un cake au pâté Hénaff


Depuis quelques temps, dans la colonne de droite, un petit sondage vous demande si vous connaissez le pâté Hénaff. L’avalanche, le raz-de-marée de réponses (dont au moins cinq de moi) me laisse à penser que certains de mes lecteurs ne connaissent pas encore cette petite merveille gustative…

Le temps est venu de réparer cet oubli !

À vos couteaux !

Ne me dites pas que cette petite boîte bleue ne vous dit rien ? Allez, le pâté du mataf, des marins, le pâté des bretons tellement apprécié entre les clochers des neuf évêchés,le pâté des jours de disette et des jours de fête, le pâté des pique-niques… Je me souviens qu’il était parfois sur la table de mon enfance, toujours présenté sur une soucoupe. J’avais alors droit à 1/8e du pâté parce que j’étais petit. La dégustation en boîte était réservée aux pique-nique sur l’herbe ou aux départs en vacances, lorsqu’en plein cambrousse creusoise, sur le chemin de Bordeaux, mon père arrêtait la voiture dans un petit chemin de traverse, ouvrait le coffre et sortait la glacière. Tous les cinq, nous goûtions les premières joies du soleil d’août en attendant de monter la tente dans le camping qui allait nous accueillir pendant quatre semaines. Et puis j’ai pris ma liberté et croisé quelques vaches maigres. Le bleu métallique annonçait alors un repas à peu de frais, entre patates et pâtes. La chair rosée était aussi réconfortante que le petit ours bleu qui accompagnait mes nuits d’enfant. Et j’ai continué à en avoir à ma table, plus ou moins régulièrement, lui trouvant notamment la vertu de se transformer en déjeuner rapide entre deux rendez-vous pressants pour le bureau : une boîte, une baguette de campagne, du fromage, un fruit et hop, en un quart d’heure, le creux est calé. Et le soir, avec une salade verte, il constitue un dîner honorable et léger… Un conseil : il est bien meilleur frais ;-)

L’histoire qui a commencé en 1907, à Pouldreuzic, dans le Finistère, une belle saga pour une marque française, indépendante. Hénaff, c’est en Bretagne, c’est ici….

J’ai, dans ma bibliothèque gastronomique, trois livres mettant en scène, dans la cuisine, des produits courants : Recettes inavouables et Nouvelles recettes inavouables, Cuisinez les produits mythiques du XX(I)e siècle.

Banania, Vache qui rit, Carambar, Coca-cola, etc., tout le placard y passe y compris le pâté Hénaff… J’ai la flemme d’ajouter le petit signe “marque déposée” ! Feuilleter ces livres est un vrai défi au bon goût et à la gastronomie mais quelques idées ne doivent pas être désagréables. Il faut simplement le courage de surmonter ses craintes et sauter le pas.

Pour le pâté Hénaff, vous avez, entre autres, des friands gourmands, une petite potée Hénaff, un paillasson de patates au pâté Hénaff. L’embarras du choix s’offre à vous…

Cependant, le meilleur est sans doute le livre ci-contre et ses près de cinquante recettes mettant en scène le contenu de la petite boîte bleue…

L’une d’elle a attiré mon attention par sa simplicité : le cake breton à la sauge. Je l’ai essayée et adoptée ! Mais sans la sauge (faute d’en avoir trouvé).

Et voilà la recette…





Cake breton au pâté Hénaff

Préparation : 15 min (pâte) + 45min de cuisson

Ingrédients : 1 boite de pâté Hénaff ( 156 g ), 220 g de farine , 4 œufs , 180 g de beurre , 10 cl de cidre brut, 1 paquet de levure chimique, (8 feuilles de sauge fraîche ciselées très finement), 80 g de gruyère râpé, 1 pomme coupée en petit dés ou râpée , sel et poivre du moulin ou piment d’Espelette


Préchauffer le four à 180°C.

Dans une jatte mêler la farine et la levure puis ajouter le sel et le piment d’Espelette, les quatre œufs un à un tout en mélangeant au fouet à main. Incorporez petit à petit le cidre brut et le beurre fondu

Ajouter le gruyère râpé , la pomme coupée en dés ou râpée , le pâté Hénaff émietté (et enfin la sauge fraîche ciselée très finement).

Verser la pâte obtenue dans un moule à cake beurré. Enfournez pour une cuisson de 45 min.

mardi 4 août 2009

Oui, j'aime Chantal Goya...

Voilà, c’est dit, j’aime Chantal Goya. L’aveu est difficile mais je crois qu’il faut savoir assumer ses perversions les plus intimes… Et hop, une petite chanson…



Une bassine pour vomir ? Des bouchons d’oreilles ? Un fusil pour abattre le lapin ? Gardez-le moi, j’en ai besoin pour ma prochaine recette à paraître bientôt…

Si ça, ce n’est pas de l’annonce, je me fais moine (bon, par certains côtés de ma vie, je suis bien engagé sur cette voie…). M’enfin…

P.S. : je n’aime pas Chantal Goya, rassurez-vous !!!

lundi 20 juillet 2009

Tarte aux fraises et à la menthe fraîche (ou sans menthe fraîche)

Qui n’aime pas la tarte aux fraises ? Bon, il y a deux écoles, du moins le croyais-je jusqu’à jeudi dernier. Ou presque. La tarte avec crème pâtissière et la tarte avec crème amandine. Bon, je passe sous silence le succédané de tarte aux fraises où le fruit rubicond est posé lamentablement sur un fond sablé desséché. J’ai trouvé LA recette de la concorde : une tarte aux fraises sur crèmes amandine et pâtissière… Mais non, ce n’est pas riche, simplement agréable, doux, fruité et délicieux. Si vous ajoutez que la pâte sablée est enrichie de pralin pour lui donner un petit goût de noisette délicat, vous comprendrez que vous tenez là LA tarte aux fraises devant laquelle toutes les autres peuvent aller se rhabiller. Mais c’est compliqué me direz-vous ? Ben non car la pâte et la crème pâtissière se préparent la veille pour que les saveurs des ingrédients puissent se mélanger intimement. Et vous comprendrez qu’encourager l’intimité permet d’offrir les parfums les plus subtils plaisirs à qui veut  bien se laisser emporter… Si en plus vous prenez soin de choisir des fraises gariguettes ou mara des bois, c’est au paradis que vous entonnerez, avec les neuf chœurs d’anges (qui sont, je vous le rappelle, les Séraphins, les Chérubins et les Trônes, les Dominations, les Vertus et les Puissances, les Principautés, les Archanges et les Anges ), un Gloria in excelsis Deo à vous décrocher la mâchoire ! .


Et si en plus vous la dégustez avec des amis, c’est la félicité éternelle que vous entreverrez…

Tarte aux fraises et à la menthe fraîche

Préparation : 15 min (pâte) + 10 min (crème amandine) + 20 min (crème pâtissière) + 15 minutes (montage) - Cuisson : 20 min (pâte) + 15 min (crème pâtissière)

Ingrédients : 300 g de pâte sablée au pralin, 400 g de crème d’amande, 250 g de crème pâtissière, 800 g de fraises gariguettes, quelques feuilles de menthe fraîche, 25 g de sucre glace.

Pour la pâte : 250 g de farine, 90 g de sucre glace, 150 g de beurre en pommade, 1 œuf, 25 g d’amandes en poudre, 15 de pralin, 2 g de sel, 5 g de sucre vanillé

Pour la crème d’amande : 150 g de beurre en pommade, 120 g de sucre glace, 150 g d’amandes émondées en poudre, 60 g de farine, 3 œufs

Pour la crème pâtissière : 50 cl de lait entier, 125 g de sucre semoule, 5 jaunes d’oeufs, 5 cl de crème fraîche liquide, 40 g de fécule de pomme de terre ou de maïs, 1 gousse de vanille


La veille, préparer la pâte sablée et la crème pâtissière…

La pâte sablée : tamiser la farine sur le plan de travail, creuser un puits et répartir le sel et la poudre d’amande sur le pourtour. Au milieu, déposer le sucre glace, le beurre, le sucre vanillé et le pralin. Travailler l’ensemble du bout des doigts pour obtenir une crème onctueuse. Ramener petit à petit la farine, le sel et la poudre d’amande vers le centre et frotter délicatement l’appareil entre vos mains jusqu’à obtenir une texture rappelant le sable… Devinez pourquoi on appelle cette pâte une pâte sablée ?
Former un nouveau puits, battre l’oeuf et le verser au centre. Ramener le mélange sablé de l’extérieur vers le centre en pétrissant légèrement la pâte. Prendre garde à ne pas trop la travailler. La rouler en boule, l’envelopper dans un film étirable et l’entreposer au minimum trois heures au frais ou mieux, toute une nuit au réfrigérateur.

La crème pâtissière : Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et déposer l’ensemble dans le lait préalablement versé dans une casserole à fond épais avec la moitié du sucre. Porter à frémissement puis laisser infuser à découvert. Mélanger dans un bol les jaunes, le reste du sucre, la fécule et la crème avec un fouet pour éviter les grumeaux. Retirer la gousse de vanille du lait et le verser petit à petit dans l’appareil jaunes, sucre, crème, fécule. Verser dans une casserole et porter à ébullition en fouettant continuellement pour que le fond n’attache pas. Laisser frémir deux ou trois minutes à feu doux sans cesser de fouetter. Verser la crème dans une terrine et la couvrir d’un film étirable pour éviter la formation d’une peau. Laisser tiédir puis la placer au réfrigérateur une heure au moins ou mieux, toute la nuit.

Le jour même…

Étaler la pâte sur le plan de travail fariné de manière à pouvoir garnir un moule à bords hauts lisses de 3 cm sur 26 cm de diamètre (à fond amovible, c’est mieux). Beurrer le moule et déposer la pâte en pressant légèrement du bout des doigts les bords et les côtés. Découper l’excédent en passant le rouleau à pâtisserie sur le bord supérieur. Piquer le fond avec une fourchette, couvrir d’un film étirable et placer au frais au moins 30 minutes.

Préchauffer le four à 180° C (thermostat 6). Cuire le fond de tarte à blanc (sans rien dedans) pendant 10 minutes.

Pendant ce temps, préparer la crème d’amande : dans une terrine, mélanger le beurre ramolli et le sucre en fouettant le mélange pour qu’il devienne plus claire et onctueux. Ajouter les œufs et continuer de fouetter pendant plusieurs minutes. Mélanger intimement la farine et la poudre d’amande et verser l’ensemble en pluie dans le mélange tout en remuant délicatement à l’aide d’une spatule en bois.

Garnir le fond de tarte à mi-hauteur d’une couche régulière de crème d’amande (avec une poche à douille unie par exemple) et faire cuir pendant 10 minutes. Les bords doivent être dorés et la crème légèrement colorée et bombée. Démouler la tarte sur une grille et laisser refroidir.

Garnir la tarte de crème pâtissière (avec une poche à douille unie par exemple) puis déposer les fraises lavées, séchées et équeutées debout sur la crème, en cercle concentrique, en commençant par l’extérieur (si les fraises sont grosses, les couper en deux et les ranger la face coupée vers le haut). Parsemer de feuilles de menthe et saupoudrer les bords de sucre glace.

Qu’ajouter de plus ? Que la menthe est facultative ? Que la recette est tirée du livre « Mes tartes sucrées et salées » de Christine Ferber ? A vos cuillères, prêts ? Partez !

dimanche 19 juillet 2009

Quand cuisine rime avec littérature... Prélude à une nouvelle recette



La suite est pour bientôt…

jeudi 30 avril 2009

Un vrai huilier de la Drôme dans la Presqu'île...

Huilerie RICHARD
La Drôme descend de ses collines pour le plus grand plaisir des gourmets de la Presqu’île : l’Huilerie RICHARD, déjà présente sur le boulevard de la Croix-Rousse, a ouvert un nouveau magasin place Bellecour, au numéro 37 (plus exactement rue Colonel Chambonnet), depuis la mi-avril. Patrick Richard, est la cinquième génération de moulinier drômois. Parler avec lui de son métier permet de découvrir un homme passionné par ses olives, par ses huiles, par son histoire. Avec une faconde joyeuse et entrainante, un dimanche matin, il m’a fait découvrir quatre huiles goûteuses : j’ai apprécié la numéro 2, l’huile d’olive AOC de Nyons, avec une note finale et profonde d’artichaut donnée par l’olive tanche


et la numéro 3, composée d’olives du bassin méditerranéen, dont le subtil mélange donne une huile puissante, au goût affirmé d’olives noirs, riche et profond (cette huile est utilisée par Anne-Sophie Pic…).


La numéro 1 est une huile labellisée bio, au parfum d’herbes et de feuilles discret.

Huilerie RICHARD
Je ne peux passer sous silence la dernière petite cuillère, la gourmandise en robe dorée : l’huile de noisette, qui donne l’impression de croquer une poignée de noisettes parfumées. J’imagine une salade de mâche avec quelques tranches de betteraves et un filet de cette huile…


Patrick Richard a tenu à me faire découvrir la confiture d’olives noires au gingembre : un confit d’olives doux, finalement pas très sucré, qui conserve l’amertume du fruit mais est réveillé par le piquant et la fraîcheur du gingembre. Une très  belle découverte qui fait des merveilles avec un fromage de chèvre frais…


La boutique regorge de produits divers et savoureux. Poussez la porte du magasin, vous ne le regretterez pas…

jeudi 23 avril 2009

Mets de l'huile...

Mets de l’huile petit homme dans la vie, il faut que ça glisse
De l’huile petit homme, écoute, écoute
Mets de l’huile petit homme dans la vie, il faut que ça glisse
De l’huile petit homme, écoute, écoute plutôt Regg’lyss



Je sais aussi faire d’jeuns !

Tout ça pour annoncer le prochain billet (si, si - impératrice — oui, je sais, je l’ai déjà faite mais tant pis, pas d’autre idée en ce moment —, ce prochain billet va bien arriver, vous ne rêvez pas même si personne, par pudeur sans doute, n’a osé me demander pourquoi j’étais silencieux depuis Pâques) qui présentera une huilerie et son nouveau magasin à Lyon. Amateur d’huile d’olive, préparez-vous !

dimanche 8 février 2009

Ma cuisine ? C'est de la daube... de la daube de joues de porc !

Si je vous dis « tripes » à quoi pensez-vous ? Beurk ? Oui, mais encore… Burp ? une pincée de bicarbonate de soude pour digérer ? Mais encore… non merci ? Et oui, voilà souvent la réponse que l’on obtient en parlant de tripes. Et le mot « abats » ? Même réaction ? A désespérer… Pourtant, voilà des morceaux de choix pour combattre les effets malheureux de la crise économique et respecter le pouvoir d’achat des consommateurs. Si vous vous promenez le samedi ou le dimanche matin sur le marché du quai Saint-Antoine, entre le pont Bonaparte et la passerelle du Palais de Justice, vous trouverez un tripier, le seul  sur ce marché (j’en connais un autre seulement, TROUILLET FABREJON - Triperie lyonnaise “Tous les abats de la tête aux pieds” ! Marché de la Croix Rousse - 136 boulevard de la Croix-Rousse - 69004 Lyon - Tél : 06 65 17 24 66) : il propose de la tête de veau roulée, du tablier de sapeur, de la charcuterie, de la tétine, des rognons et des bas-morceaux de bœuf dont la joue et la queue. Je reparlerai un jour de la queue, un morceau goûteux, qui procure un grand plaisir en bouche. Au milieu de cet étal d’abats et de tripes brillantes, des joues de porc affichent un prix insolemment raisonnable de 9,60 € le kilo ! Voilà de la viande pour notre bon empereur si prompt à défendre notre pouvoir d’achat, n’est-ce pas Olivier ? Des joues bien roses donnent bonne mine ? jetez-vous sur les joues de porc, à ce prix-là, le plaisir est à portée de toutes les bourses. C’est ce que j’ai fait il y a quelques temps en achetant un kilo de joues. Mon premier réflexe a été de rechercher une recette pour accommoder ces morceaux de viande de la taille d’une clémentine corse pour finalement me dire que la daube, ça ne daube pas, bien au contraire et ce n’est pas de la daube. Enfin si. Mais non. Mais si (de Hayden, Halleluja !). Non. Quand même un peu, voire beaucoup. Ok, j’abandonne, c’est de la daube et c’est délicieux !

Et surtout d’une grande simplicité à cuisiner. Notamment avec du vin congelé. Oui, oui, du vin congelé : lors de mes agapes à la maison, il arrive que les bouteilles de vin rouge ne soient pas terminées par les convives. Or, il n’est pas dans mes habitudes de boire du vin en dehors de grands repas : sauf à donner la bouteille entamée à l’un des présents pour qu’il la termine chez lui, je me retrouve parfois avec un tiers ou un quart de vin vite délaissé sur le plan de travail et qui, faute d’attention, peut tourner au vinaigre rapidement. Sauf si je congèle ce vin pour l’utiliser plus tard en cuisine : oui, je congèle le vin. Je vous rappelle qu’il n’est point utile d’utiliser de grands crus pour cuisiner au vin, la chaleur dégradant rapidement leurs arômes et leur puissance. Réservez-les à la dégustation à table et préférez-leur des vins jeunes dans les mêmes cépages. Honnêtement, sauf lorsque le vin est utilisé pour la marinade d’un coq ou d’un bœuf bourguignon, le vin congelé fait très bien l’affaire, d’autant plus que les quantités nécessaires sont limitées… C’est dans cet esprit que j’achète, dorénavant, mon vin pour cuisiner chez Nicolas, dans sa gamme des petites récoltes : le surplus passe au congélateur (un conseil : congeler dans une boîte en plastique puis conserver dans un sachet de congélation).

Résumons-nous : des joues de porc, du vin congelé, des carottes, un oignon, du bouillon de volaille, bref, trois fois rien pour trois francs six sous (je vous laisse calculer combien ça fait en euro, croyez-moi, c’est proche des cacahuètes). Et si vous cuisinez le tout dans un autocuiseur, vous décrochez la timbale (ou le gros lot, c’est comme vous voulez mais que mon lectorat enveloppé ne voit rien de désobligeant dans l’adjectif gros accolé à lot surtout s’il a l’habitude d’être qualifié de joli lot) !

Cette recette m’a permis d’inaugurer officiellement mon autocuiseur Sitram acheté en novembre et qui sommeillait au fond du placard. Je devrais ajouter que j’étais vierge du côté de la vapeur jusqu’à ce jour : j’avais jeté un voile sur les possibilités de la cuisine à vapeur haute pression alors que j’utilise régulièrement mon cuit-vapeur à basse pression. Je réalise soudain que certains vont croire que je suis à voile et à vapeur… Y’a des claques qui se perdent sur ce blogue.

Comme à mon habitude, depuis que mes centaines de livres de cuisine sont enfin rangés presque soigneusement dans leurs deux bibliothèques, j’ai feuilleté quelques ouvrages dont le Larousse gastronomique de 1938 (et ses éditions successives de 1967 et 1984 - me manquent les éditions de 1960, 1996 et 2007) qui donne une photo de la daubière…

Daubière ancienne

et la décrit comme un ustensile de cuisine en terre, grès ou cuivre étamé dont les anciens modèles avaient un couvercle à rebords très élevés afin que l’on y posât des braises et de la cendre. La daube est un mode de cuisson des viandes de boucherie, volailles et gibiers semblant provenir de l’espagnol « dobar » cuire à l’étouffée. Sans autre qualificatif, une daube est une pièce de bœuf braisée dans un fonds, généralement u au vin rouge, chargé en principes nutritifs et bien aromatisé. Dans la cuisine ancienne, le terme s’appliquait presque exclusivement aux viandes braisées destinées à être servies froides. Et Le Larousse gastronomique de livrer la recette de la daube de bœuf à la provençale…

Foin des digressions, je vous livre ma recette de daube de joues de bœuf à ma façon.

Daube de joues de porc

Pour 4 personnes

Préparation : 20 min - Cuisson : 45 min à l’autocuiseur

Ingrédients : 1 kg de joues de porc, 50 cl de vin rouge, 25 cl de bouillon de bœuf, des carottes, 1 oignon, 1 bouquet garni (blanc de poireau, une branche de céleri, des tiges de persil plat, laurier, thym), 1 cuillère à soupe de farine, beurre, huile, sel et poivre

Éplucher les carottes et les couper en rondelles un peu épaisses. Faire revenir les joues de porc dans du beurre et de l’huile pour qu’elles dorent uniformément. Singer (saupoudrer) de farine. Ajouter l’oignon coupé en quartier puis le vin (sur la 3e photo, le vin est encore partiellement congelé) et le bouillon de bœuf. Ajouter le bouquet garni (prendre deux feuilles d’un blanc de poireau avec un peu de vert, tasser dans l’une un morceau de branche de céleri, une feuille de laurier, des tiges de persil plat, quelques branches de thym puis refermer la feuille avec la seconde feuille et ficeler) et les carottes. Fermer l’autocuiseur et augmenter le feu. Au déclenchement du sifflement de vapeur, baisser le feu et laisser cuire 45 minutes.

daubejouesdeporc1.jpgdaubejouesdeporc2.jpgdaubejouesdeporc3.jpgdaubejouesdeporc4.jpgdaubejouesdeporc5.jpg

Évacuer la vapeur et donner un bon bouillon pendant 10 minutes pour lier la sauce. Servir très chaud avec des pâtes ou pommes-vapeur…

dimanche 18 janvier 2009

« Qu'ils mangent de la brioche ».

«Enfin je me rappelai le pis-aller d’une grande princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : Qu’ils mangent de la brioche ». - Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Livre VI - 1736… ICI.
C’est gonflé, non ?

A suivre ;-)

dimanche 11 janvier 2009

Je ne suis plus seul dans la vie...

Oui, tout vient à point qui sait attendre !  Et Dieu sait que je l’attendais depuis longtemps… J’ai fait réellement sa connaissance à travers des émissions de télé et j’avais pu apprécier sa disponibilité et son éclectisme. Ajoutez que son aspect général est fort avenant, avec son petit côté rétro très tendance ( trendy ? SIn, quel terme dois-je employer ? ) et que toute les personnes qui ont côtoyé cette star semblaient unanimes. J’ai longtemps résisté puis, un jour, j’ai osé, j’ai franchi le pas et j’ai osé aborder la question cruciale : combien ?

Oui, je suis parvenu à un âge où engager une conversation en demandant le tarif est finalement possible. Et faisable. J’avais toujours refusé d’envisager cette simple possibilité, jugeant qu’elle était bien au dessus des mes moyens et que ma vigoureuse jeunesse me permettait d’affronter toutes les situations. Las, au fil du temps, j’ai constaté que cette virilité mâle était mise à mal et que le résultat de ma dextérité manuelle comblait de moins en moins mes espérances. Je n’osais afficher mes échecs et je préférais garder secret ces petites défaites. J’ai essayé de lire des ouvrages consacrés à mon problème, avec des photos explicites, détaillant la bonne méthode pour parvenir au succès, en vain. Je me suis longtemps donné du mal pour, souvent, un résultat peu satisfaisant.

Et puis, un jour, j’ai compris que j’étais ridicule de refuser encore de payer pour avoir du plaisir. Oui, le mot est lâché, le plaisir peut avoir un prix. Et quel prix… Mes préjugés se sont évanouis un jour de novembre. Je ne remercierai jamais assez internet pour m’avoir permis de rencontrer mon rêve et comprendre que la vie sans lui frisait le néant. Mon rêve a pris corps hier. Et quel corps… Si c’était une voiture, je louerais sa carrosserie. Si ce n’était qu’un sourire, je louerais la blancheur de son émail. Si c’était un président de la Répulique, je chanterais son omnipotence (bises à Olivier…). Si c’était… Le temps du passé n’a plus court, il faut vivre le présente, totalement, absolument, sans tabou, sans entrave, librement !

Réjouissez-vous avec moi !

Et voilà...

vendredi 26 décembre 2008

Dans l'octave de Noël...

Voilà, la Fête est passée. Hier matin, en sortant sur la place Bellecour vers huit heures et demi, j’étais seul sur ce grand espace nu, sous le ciel gris, battu par le vent glacial. Tout était silencieux. De la veille, seule une sensation de satiété demeurait et n’augurait qu’un faible appétit pour le déjeuner de Noël. Je recevais mes parents, mon frère et son amie. Le menu était simple : verrine de tartare de saumon (commandé chez le traiteur Chorliet-Bellet), terrine de foie gras maison (j’en donnerai la recette prochainement), pièce de bœuf (un cœur de rumsteck épatant acheté, évidemment, chez Maurice Trolliet, meilleur ouvrier de France, installé dans les Halles de Lyon-Paul Bocuse avec gratin dauphinois et cèpes rissolés à la graisse de canard (j’avais, dans un premier temps, envisagé, en plus, aussi un gratin de cardons à la lyonnaise avec moelle et sauce blanche mais j’ai omis de commander les os à moelle), plateau de fromage de la Mère Richard, toujours des Halles de Lyon-Paul Bocuse (tiens, hier matin, sur RTL, un reportage fait aux Halles était diffusé : l’un des clients de ce paradis du gourmand précisait venir de Paris chaque année pour faire ses courses aux Halles ! - et voilà quelque chose que Paris n’a pas…) et vacherin glacé vanille et framboise, commandé au « Petit Castel », avenue Adolphe Max dans le 5e arrondissement (c’est la seconde boutique de la Maison Perroudon, rue de la Barre, réputée pour ses tuiles géantes et ses brioches aux pralines collante mais succulentes). Avec l’apéritif, j’ai servi un champagne Lacroix, un délice aux bulles fines à un prix excellent puis, avec le tartare, un Pouilly-Fuissé 2002, avec le foie gras, un Bonnezeaux Domaine de la Croix, cuvée vieilles vignes 2005, installé à Thouarcé, avec le bœuf, un bordeaux Château Rioublanc 2000. Personne ne prisant les vins doux naturels autour de la table, j’ai renoncé à proposer un muscat de Rivesaltes du Domaine Cazes. Aujourd’hui, il reste quelques photos et une belle sérénité après un repas joyeux au cours duquel l’amie de mon frère est vraiment entrée dans la famille. En passant, joyeux anniversaire à mon frère né le soir de Noël…

Ma table de Noël 2008

Noël 2008

Anniversaire Stéphane

Eau minérale de Chateldon En relisant mon billet, je m’aperçois que j’ai oublié de parler de l’eau minérale servie : l’eau de Chateldon, distribuée essentiellement chez le caviste Nicolas - environ 2 € la bouteille d’un litre - et proposée sur les plus grandes tables… Comment, c’est du snobisme ? C’est SIn est le spécialiste du snobisme, lui, moi je ne suis qu’un humble petit gourmet ( ma modestie naturelle m’épatera toujours…) ! Un petit clin d’œil en passant à mes fidèles amis d’Auvergne, Éric et Françoise et à leurs enfants. Ils me lisent régulièrement à ce qu’ils m’ont avoué cet après-midi en passant un moment chez moi -  je les embrasse affectueusement ;-)

Eau minérale de Chateldon

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