Apartés uchroniques

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Category Voyages › Bordeaux et alentours

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Mon Bordeaux

mercredi 11 mai 2005, par Fabrice

Bordeaux se découvre par son quai des Chartrons, interminable, long alignement de façades épousant la courbe de la Garonne. Voulu par le marquis de Tourny au XVIIIe siècle, ce quai plonge le promeneur vers 1750. Bordeaux est belle dans cet écrin de pierre blonde. La perfection de la place de la Bourse me laisse admiratif. Je détaille les mascarons des façades, emblêmes de la ville, passant d'un visage grimaçant à un oeil coquin pour relever ces deux visages de femmes noires, souvenirs d'un esclavage qui marqua la ville et contribua, indirectement, à sa fortune d'hier. Elles esquissent presque un sourire. Ou alors sont-elles résignées. La silouhette désséchée d'un arbre mort a été habillée de métal et haubannée, peut être pour rappeler les cordages des vieux gréments. Les docks des quais, datant du XIXe, ont été aménagés après le ravalement de leurs façades, sous l'impulsion de la mairie actuelle. Bordeaux est sorti de la noirceur de sa torpeur pour assumer son histoire et s'offrir un bel avenir.

Le tramway vient chatouiller les façades : mécanique insolite, exotique, dans un décor de Comedia dell'arte. Ses rames rejouent constamment l'opéra d'une ville qui ne voulait pas mourir. La résille argentée des nouveaux lampadaires de la Garonne varie avec la lumière. Les bittes d'amarrage sont orphelines de leurs rêves passés. Le fantôme du croiseur Colbert, vestige d'un autre temps aux larmes de rouille, n'en finit pas d'attendre les visiteurs. On dit que Bordeaux est devenue une étape pour les grands paquebots de croisière depuis le réaménagement des quais. Ils n'ont pas encore regagné l'animation qu'ils connurent du temps de la splendeur marchande de la ville : les flâneurs ne remplacent pas les négociants, les tonneaux de vin claret partant pour l'Angleterre manquent toujours à la rivière. Alors je tourne mon regard vers les façades. Juste pour fermer les yeux et penser à ce siècle lumineux désespérement disparu dans le sang.

Le quai des Chartrons - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxLa place de la Bourse - BordeauxUn mascaron sur la place de la Bourse - BordeauxUn mascaron sur la place de la Bourse - BordeauxUn mascaron sur la place de la Bourse - BordeauxUn mascaron sur la place de la Bourse - BordeauxUn mascaron sur la place de la Bourse - BordeauxLe quai des Chartrons - BordeauxLe quai des Chartrons - BordeauxLe quai des Chartrons - BordeauxLe quai des Chartrons - Bordeaux

Je rentre dans la vieille ville par la porte Cailhau, élevée à la fin du XVe siècle : comme dans toute la ville, les immeubles sont bas, trois étages au plus sur un entresol. Les rues étroites gardent encore la fraicheur. Les façades sont souvent décorées de mascarons ou de pilastres et c'est un jeu de chercher à découvrir les visages les plus droles. J'aime la place du Parlement, avec sa fontaine joyeuse. La monotonie apparente des bâtiments est adoucie par ces mascarons omniprésents. S'arrêter et prendre un verre à l'une des terrasses tandis que le soleil décline... Les cafés sont, à mon avis, les meilleurs endroits pour comprendre une ville : écouter les conversations des autres tables, regarder les passants, la ville se dévoile petit à petit. Ici, je suis dane le sud qui chante mai sans les exagérations provençales : accent plus doux et soleil moins lourd. Je connais la Provence, je préfère le Bordelais. La Cathédrale Saint-André et la tour Pey-Berland m'arrêtent quelques instants. Puis je poursuis en passant devant le palais de Rohan et la port Dijeaux. La place Gambetta est occupée par un charmant petit square, très fleuri, et dont un peintre essaye de figer les nuances sur une toile. Enfin le grand thétre et^la place des Quinconces. Une foire à la brocante l'anime aujourd'hui. Mickey sur son trône. A quoi pense-t-il ? Suis-je à ma place ?

La porte Cailhau - BordeauxLa porte Cailhau - BordeauxUne rue du vieux Bordeaux - BordeauxUne rue du vieux Bordeaux - BordeauxUne rue du vieux Bordeaux - BordeauxUne rue du vieux Bordeaux - BordeauxLa place du Parlement - BordeauxLa tour Pey-Berland - BordeauxLa tour Pey-Berland - BordeauxLa cathédrale Saint-André - BordeauxLes arcs-boutants de la cathédrale Saint-André - BordeauxLes arcs-boutants de la cathédrale Saint-André - BordeauxLa cathédrale Saint-André - BordeauxLes arcs-boutants de la cathédrale Saint-André - BordeauxLes arcs-boutants de la cathédrale Saint-André - Bordeaux /><img src=Le tympan du portail de la cathédrale Saint-André - BordeauxLa nef de la cathédrale Saint-André - BordeauxLe choeur de la cathédrale Saint-André - BordeauxLe lutrin dans le choeur de la cathédrale Saint-André - BordeauxLa chaire de la cathédrale Saint-André - BordeauxLa chaire de la cathédrale Saint-André - BordeauxLes orgues de la cathédrale Saint-André - BordeauxLes orgues de la cathédrale Saint-André - BordeauxLes orgues de la cathédrale Saint-André - BordeauxLes orgues de la cathédrale Saint-André - BordeauxLa porte Dijeaux - BordeauxLe square de la place Gambetta - BordeauxUn peintre - BordeauxLes armes de France sur la façade du grand Théâtre - BordeauxLa foire d'antiquités - Bordeaux

Mon océan...

mardi 10 mai 2005, par Fabrice

L'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceL'océan atlantique sur la côte aquitaine - FranceLe n
banc du poissonnier - Lacanau-OcéanBaignade dangereuse - Lacanau-OcéanAgonie d'une méduse sur la plage - Lacanau-OcéanLe chardon des dunes - Lacanau-OcéanTouffes d'oyat dans les dunes - Lacanau-Océan

L'Atlantique, face à moi, crache ses vagues sur le sable blond. Il rugit, écume, roule et s'écrase, laissant derrière lui débris et coquillages. L'eau est encore froide mais si tentante. Les rouleaux s'enchaînent, frangés d'une écume blanche. Je contemple l'horizon. Au-delà de l'horizon, c'est le Canada. Le vent souffle toujours et soulève le sable sec des dunes. Un bourrasque le rabat sur moi. J'emplis mes poumons des parfums d'iode et d'algues. Des pas dans le sable. J'imagine le pied puis la jambe, puis... Il ne fait pas encore chaud. Pourtant, une image insensée assaille mon esprit : courir nu sur la plage puis plonger dans les rouleaux, me laisser emporter par les vagues, chahuté par le sac et le ressac pour mieux ressentir la puissance de l'océan. Ou ne plus rien ressentir.

Des hirondelles virevoltent au dessus du sable. Au loin, un enfant joue, sous le regard de ses jeunes parents. Je marche tranquillement, les pieds dans l'eau, les mollets régulièrement léchés par l'eau froide. Douce morsure. Je regarde les vagues se retirer, les trous de sable se vider lentement en attendant la prochaine haute mer. L'eau ravine les grains, ondule et brille sous le soleil. Des flaques laisse l'astre se refléter, éblouissant de blancheur. L'océan a donné à une algue les vagues contours de l'Afrique : je rêve de voyages, d'ailleurs, comme mes ancêtres marins et pêcheurs. Mon âme vagabonde de contrées inconnues en pays étranges : le chant des vagues m'hypnotise peu à peu. Bientôt, je frissonne. Plus loin, une méduse se déssèche petit à petit : masse gélatineuse translucide, juste veinée de dentelles parmes. Vit-elle encore ?

Le drapeau jaune, annonçant une baignade dangereuse, accroché au mat du poste de secours, claque au vent. Pourtant, des pêcheurs sont sortis avec leur zodiac : leur pêche, libérée des filets bleus, s'entasse sur l'étal de leur boutique : soles, maquereaux, bars frétillent à peine. L'océan a donné son tribut aux marins. Dans le caniveau, un petit crabe crapahute tant bien que mal vers la mer qu'il ne parvient plus à retrouver : encore quelques pas de côté et il tombera dans le gouffre de l'égoût. Une raie a été jetée sur le bitume du trottoir : elle est immobile. Elle ne sert à rien, elle ne sera pas vendue. Juste un déchet de la pêche. Sa peau n'est déjà plus luisante.

Je repars dans les dunes. Les touffes d'oyat résistent au vent, je m'asseoie et regarde l'océan. Seul mais si bien. Face à l'immensité. Voilà mon océan.

Images éparses

lundi 9 mai 2005, par Fabrice

La route déroule sa monotonie sous la pluie.Le ciel est gris. Nous roulons sous les nuages. Je vole quelques visages dans les voitures que nous croisons ou que nous dépassons. J'essaye d'attacher un souvenir à ces inconnus. Le pare-brise mouillé trouble ma vision au rythme des balais d'essuie-glace. Il ne fait pas très chaud. Rochefort-en-Montagne, en contrebas de l'autoroute, aligne ses toits d'ardoises sombres et des rues encaissées et vides... Bientôt se profilent les arches du viaduc, deux pointes blanches qui hissent vers le ciel sans soleil le tablier gris de la route. Un passage pour animaux, un animauxduc en somme. Halte reposante à l'aire la loutre. La portière ouverte, le froid vif de la brise me saisit. Là, des images se déversent dans ma tête, brusquement, d'un passé presque oublié. L'herbe est verte et humide. Des enfants jouent. Cigarettes, urine, gâteaux : quoi d'autre pour tous ces voyageurs ? Des motards se dégourdissent les jambes, sanglés dans leur combinaison de cuir : ils rient. Monter sur une moto me fait peur. Et eux ?

L'asphalte reprend sa course, un autre animauxduc puis nous entrons dans le Périgord : des panneaux vantent, de manière didactique, les spécialités du pays. Il fait faim : le clown grotesque de l'Amérique conquérante nous ouvre les portes de son restaurant. Choc culinaire : fast-food et Périgord. Je mange les beignets de poulet, le hamburger à la mode mexicaine. Les frites sont chaudes, fait rare. Mes doigts sentent la graisse.

Enfin Terrasson. Je traverse la France depuis longtemps, pour rejoindre l'Atlantique : mes parents ont toujours préféré l'Océan à la mer pour les vacances. Je ne m'étais jamais arrêté à Terrasson, me contentant de saisir au vol, à travers les vitres de la voiture, la vieille ville perchée sur sa butte. Elle s'offre à l'admiration, blottie au pied de son église. La sévérité des ardoises est adoucie par le vert des frondaisons. La cité est simple, calme, au bord d'une rivière qu'elle enjambe d'un vieux pont de pierre aux arches voûtées. Son monument à la gloire des disparus de la Grande Guerre montre une famille éplorée : l'homme a la jambe gauche coupée, il tient son enfant qu'il a retrouvé. La mère, attendrie, les couvre du regard, un regard plein de tristesse et d'amour. Ils sont maintenant réunis. L'esplanade est vide. Je contemple les quais face à moi. La ville est belle, plus belle encore en été lorsque les fleurs habillent ses rues et que les drapeaux colorés claquent fièrement dans le vent. J'aime cette étape entre deux autoroutes. Il faudra, un jour, que je prenne le temps de me promener. Nous repartons bientôt.

Nouveau péage : les panneaux signalant une vitesse limitée à l'approche de la gare s'illuminent. La voiture va trop vite. Je jette un coup d'oeil dans la cabine, la caissière sourit et nous souhaite de bonnes vacances. Bordeaux, le pont d'Aquitaine, la Garonne franchie, nous roulons sur la rocade vers l'océan. Au loin, les tours des églises et de la cathédrale, dressées au dessus des petits immeubles du XVIIIe siècle voulus par le marquis de Tourny. Je reviendrai. La direction de Lacanau s'inscrit sur les panneaux. Nous arrivons, après avoir roulé dans des forêts interminables de pins, d'ajoncs et de genêts. L'océan est là. Bruyant et vivant.

Depart pour LacanauAutoroute à LyonAutoroute Lyon - Clermont-FerrandAutoroute Lyon - Clermont-FerrandAutoroute Lyon - Clermont-FerrandLa colonne brisée sur l'autoroute Lyon - Clermont-FerrandClermont-FerrandRochefort-en-MontagneAutoroute Clermont-Ferrand - BordeauxAutoroute Clermont-Ferrand - BordeauxUn passage pour les animaux sur l'autoroute Clermont-Ferrand - BordeauxL'aire de repos de la Loutre sur l'autoroute Clermont-Ferrand - BordeauxL'aire de repos de la Loutre sur l'autoroute Clermont-Ferrand - BordeauxUn passage pour les animaux sur l'autoroute Clermont-Ferrand - BordeauxUne sculpture sur l'autoroute Clermont-Ferrand - BordeauxUn passage pour les animaux sur l'autoroute Clermont-Ferrand - BordeauxAutoroute Clermont-Ferrand - BordeauxUne ville en PérigordLe restaurant Mac Donald's à TerrassonTerrasson, dans le PérigordTerrasson, dans le PérigordTerrasson, dans le PérigordTerrasson, dans le PérigordAutoroute Clermont-Ferrand - BordeauxL'arrivée à BordeauxLe pont d'Aquitaine à BordeauxLa direction de LacanauL'entrée de Lacanau-Océan

Mon océan

lundi 19 avril 2004, par Fabrice

Forêts

samedi 13 mars 2004, par Fabrice

En mai 2002, je suis allé dans le Bordelais, dans le Médoc plus précisément... J'ai pris des photos de forêts, de troncs, d'arbres. Je viens de les retrouver en mettant de l'ordre dans mes dossiers.

Forêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeUn iris des marais en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en GirondeForêt en Gironde

J'oubliais une autre photo de forêt, la forêt de Saint-Germain-en-Laye...

Forêt de Saint-Germain-en-Laye