Apartés uchroniques

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Billets éparpillés

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dimanche 3 janvier 2010

Les Rois de l'Epiphanie

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L’adoration des mages, par BOTTICELLI, conservé à l’Église Santa Maria Novella de Florence


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L’Adoration des Mages par Guido DA SIENA vers 1270-1280




vendredi 1 janvier 2010

2010 !


lundi 28 décembre 2009

700e billet ! Noël ! Noël ! Noël !




Six ans et demi après le début de ce carnet de route, me voilà rendu au sept centième billet. Et hop, un peu d’éclat avec ce petit sapin qui trône sur la console en osier du salon et fait le pendant avec le géant du salon et avec un Père Noël ventru. Je dédie ce billet à mon amie Natachenka en espérant que Noël garde tout de même une petite place au fond de son cœur…


P.S. : l’acclamation Noël ! Noël ! Noël ! accompagnait souvent celles de Montjoye ! Saint Denis ! lors des croisades…

jeudi 17 décembre 2009

37 jours, des pissenlits et des bougies plus tard...

L’hiver est là, il a neigé ce soir…


Un jour, je ne me réveillerai pas… Quelques mots qui, à l’exergue de mon msn ont fait bondir. Pourtant, les jours s’écoulent si vite que je crains de ne pas me réveiller bientôt. Finalement, nous sommes tous des morts en sursis, non ? Trente-sept ont filé dans le silence sur ce blogue alors que ma vie s’épuise chaque jour un peu plus et que mes nuits mangent mes jours. Tout va très vite, trop vite, c’est un lieu commun, j’enfonce des portes ouvertes mais j’en prends parfois aussi en pleine figure.

Quelques bribes, en vrac, d’une vie.

Novembre est passé, sans rien dire, un mois comme un autre avec quelques beaux moments, quand même, d’amitié à deux, au restaurant, au cinéma, des moments de complicité et de rires vivifiants, rassurants, revigorants. Je les ai dégustés avec gourmandise parce qu’alors le temps assassin a suspendu son vol implacable entre deux sourires.

Les illuminations du 8 décembre ont été l’heureux prétexte pour revoir mon ami d’enfance Philippe, connu à l’école maternelle à l’âge de trois ans et retrouvé il y maintenant trois ans sur le net. Avec lui, la complicité enfantine a très vite été retrouvée, malgré plus de 25 ans de séparation. Trop de choses nous réunissent pour que nous soyons devenus des étrangers après nous être quitté à l’âge de douze ans. Il est resté trois jours à la maison, bousculant ma vie de célibataire mais en montrant une telle générosité dans l’aide apportée que sa présence fut une bouffée d’air frais. Entre deux agapes (petite litote) et avec des amis dont Robert le docte, nous avons arpenté les nuits lumineuses de la presqu’île, envahie par des hordes bigarrées et polyglottes qui déambulaient dans les rues à la recherche des installations de la fête des Lumières… Depuis deux lustres, la fête païenne a pris vraiment le pas sur la célébration de la Vierge Marie à Lyon. C’était mieux avant, peut être, lorsque la fête des lumignons ne durait qu’une journée, lorsque les magasins faisaient des efforts pour décorer leur vitrine - je me souviens, dans mon enfance, du boucher et du charcutier-traiteur qui baissaient le rideau à 17 heures pour le relever à 19 heures et exposer, à la foule admirative, des montages en viandes et saindoux représentant des scènes de Noël ou d’architecture -, lorsque Marie était reine des Cieux et des cœurs, lorsque le 8 décembre annonçait les fêtes de Noël… Philippe est reparti avant que les lyonnais aient placé sur leurs fenêtres les lumignons de la tradition. Le mardi soir, après avoir expédié la promenade de nos chiens respectifs, mon amie Bénédicte et moi avons déambulé dans les rues et sur les quais brillants de mille lumignons, détaillant les façades, comptant les bougies et faisant quelques haltes pour admirer les spectacles : seules les projections sur la cathédrale Sain-Jean nous ont convaincus. Nous avons dû boire deux verres de vin chaud et grignoter des orangettes au chocolat noir pour nous consoler… Ce soir là, après avoir raccompagné mon amie chez elle, je me suis arrêté, comme chaque année, dans l’église Saint-Nizier, pour la veillée du 8 décembre : en ce lieu, comme dans toutes les églises lyonnaises, la foi survit loin des faisceaux des projecteurs et des vendeurs de sandwichs. A l’entrée, des sourires, des salutations chaleureuses, on s’empresse autour du visiteur parce qu’il est chez lui, dans la maison du Seigneur, des boissons sont offertes, des plaquettes et surtout beaucoup d’amour et de joie.

Noël approche, et mon sapin, déjà dressé le 30 novembre, se sent seul sans la crèche que je n’ai pas encore installée. Le temps passe si vite et mes endormissements sur le canapé le soir étant presque quotidien, je ne sais quand elle sera dressée. Il me faut penser au menu du déjeuner de Noël qui se déroulera chez moi, comme l’habitude en a été prise depuis quelques années. Le foie gras en terrine sera précédé de coquilles Saint-Jacques sur lit d’endives et de fenouil et l’ensemble sera suivi d’un plat pour lequel j’hésite encore : une pièce de bœuf farcie au foie gras ou une pièce de veau farcie aux marrons et aux champignons. Mon prochain passage aux Halles de Lyon-Paul Bocuse détermineront mon choix…

J’ai mangé des pissenlits. Pas (encore) par la racine. Des pissenlits un peu amers, aux feuilles dentelées qui grattent la gorge quand on les avale. Tenez, essayez un jour le groin d’âne, un cousin du pissenlit que l’on trouve à Lyon dans la véritable salade lyonnaise avec lardons et œufs mollets : des feuilles un peu plus coriaces, de l’amertume encore plus présente et n’hésitez pas à verser les lardons brûlants sur la salade. La chaleur va attendrir les feuilles… Quand vous saurez que le pissenlit est aussi appelé dents-de-lion, vous comprendrez pourquoi il est tant apprécié entre Rhône et Saône. En passant, évitez la salade lyonnaise faite avec de la frisée, c’est autant une hérésie que le gratin dauphinois avec du lait et du fromage rapé…

vendredi 2 octobre 2009

Pour rien, pour tout, pour reprendre contact avec mon blogue...

Une mise en scène curieuse, sympathique qui apporte un je-ne-sais-quoi d’inhabituel. Rien de transcendant mais voilà, regardez et écoutez…



Je reviens…

vendredi 17 juillet 2009

666e billet

Billet vide, je n’aime pas ce nombre.

mardi 14 juillet 2009

10 Mots d'été

Je n’écoute pas France Culture. En fait, je n’écoute jamais le service public radiophonique, lui préférant de loin RTL. Par habitude et parce que, malheureusement, très souvent, le ton général de ce groupe de radios ne me convient pas…

Il y a quelques jours, j’ai découvert sur le blog de Shakti, Polemos,  phénix estival de la blogosphère et de mon ami Olivier, le relai d’un jeu proposé par France Culture : 10 mots d’été. La règle est simple : 10 mots, fleurant bon l’été et/ou les vacances (…), à (…)  faire vivre dans un récit à imaginer : lettre de vacances, nouvelle, d’amour, conte pour enfants, discours, scène de la vie quotidienne, chanson, etc… En prose, ou en vers.
10 ou 15 lignes, pas davantage.

- Terrasse
- Crème
- Parasol
- Maillot
- Glace
- Désert (adjectif ou substantif)
- Prévert
- Bulle
- spectacle
- glamour


Voilà la première contribution de Shakti puis une autre chez Olivier. En attendant la sienne, je vous livre la mienne…

X…

Je n’ai de cesse de chercher une place où le soleil ne me brûlerait plus, sur cette terrasse de pierre derrière les balustres de laquelle je n’entrevois qu’une herbe presque jaune et un ciel blanc de chaleur. J’ai goûté, au dernier dîner, une merveilleuse crème de la ferme d’à côté, juste piquée de fraises juteuses et rouges. Un délice si rare de nos jours qu’il faut que vous le partagiez au plus tôt avec moi pour m’en faire, ensuite, compliment, assurément.

Le vieux pin parasol au bout du tapis vert penche chaque année davantage et bientôt je le regretterai tout comme je vous regrette, vous qui fûtes si drôle dans ce maillot bleu à la dernière Saint-Jean tandis que nous nous régalions de cette douce glace que nous confectionnâmes avec les premiers abricots dorés du verger. Vous m’assurâtes alors que la douceur du jus qui s’écoulait dans votre gorge vous procurait le même délicieux plaisir que les gorgées d’eau fraîche que boit le voyageur du désert de Namib.

Il me souvient que, soudain, entre deux cuillères, vous lançâtes, dans un grand éclat de rire, ces quelques mots de Prévert « Fesse, queue, doigt, advienne que pourra » et j’eus la plus grande peine à ne pas m’étrangler avec une bulle du champagne que nous buvions alors en rendant grâces aux Mânes de ce bon Dom Pérignon. Le spectacle de votre joie extraordinaire vous parait d’un tel glamour que je compris, à votre seule présence, que je vous aimais. Vous me manquez toujours, ne m’oubliez point !

Votre ami, Fabrice

J’ai pris note du doute qui a saisi mon bon Olivier à la lecture du texte que je lui ai envoyé et dans lequel j’ai employé « bulles » au pluriel, en contradiction apparente avec la liste du jeu. J’ai donc modifié mon essai en conséquence…

Mise à jour du mercredi 15 juillet 2009 : ce petit texte ne fait référence à personne, il n’est que pure création de mon imagination…

mercredi 1 avril 2009

Je radote...

Les petits pois…


…sont d’avril !



P.S. : la superbe photo ci-dessus provient du blogue Boire et manger, quelle histoire ! et se trouve ICI. Si vous êtes gourmand, gourmet et curieux, découvrez-le sans tarder !

vendredi 27 mars 2009

Pompe funèbre




Les tambours sont voilés de noir, les miroirs sont tendus de crêpe sombre, je m’agenouille devant la dépouille immobile de ma compagne de vie. Ses yeux sont clos. Elle semble dormir, la tête posée sagement. Mes gestes sont hésitants, je ne sais comment maîtriser l’émotion qui m’étreint lorsque je jette sur elle le sombre linceul qui l’accompagnera dans l’au-delà. Je m’étais attachée à elle, la fréquentant depuis quelques temps. J’avais appris à reconnaître ses passages discrets à côté de moi, ses petits pas menus faisaient un bruit imperceptible. Elle était humble, dans sa chasuble grise, n’osant se montrer pour ne pas me déranger. Mon frère avait fait, une nuit, sa connaissance, pendant mon séjour à Paris : alangui dans les bras de Morphée, il avait senti son regard plein d’amour posé sur lui. En ouvrant les yeux, il découvrit cet être de chair qui le dévisageait. Quelle surprise ressentit-elle en comprenant que je n’étais pas là ? Crût-elle que je l’avais abandonnée ? A-t-elle pensé être la cause de mon départ ? Dans quelles affres de culpabilité, de remords, de jalousie a-t-elle plongé pendant mon voyage parisien ? A mon retour, elle ne s’est pas montrée pendant plusieurs jours. Sans doute voulait-elle me faire payer mon infidélité. Me pardonnera-t-elle ? Et puis, cette semaine, j’ai compris qu’elle était revenue, comme avant, très vivante et joueuse, toujours à l’affût d’un tour. Je me suis dit qu’il était temps que je lui montre mon attachement en lui proposant un jeu de patience : une jolie plaque de bois clair avec un ressort et des tiges en cuivre au travers desquels elle devait se faufiler sans les effleurer. J’avais confiance en son habileté et lui avais même proposé, certain qu’elle mènerait à terme ce casse-tête, sa future récompense, une petite gourmandise devant laquelle elle ne savait pas résister : un beau morceau de vieux comté.

Hélas, l’irréparable s’est produit dans la nuit. Que s’est-il passé ? Je la croyais habile, souple, futée bref doté des meilleures capacités pour vaincre la difficulté et triompher à la face de son admirateur secret. Hélas, trois fois hélas, un sort funeste s’est acharné sur elle. La mort n’a pas voulu lui permettre de goûter les délices de l’ambroisie fromagère que lui promettait sa victoire et le vif couperet luisant s’est abattu sur sa nuque tendre. Elle est morte seule.

Pourtant, je n’arrive pas à m’en vouloir… Je pense que bientôt viendra le temps du deuil, du chagrin puis de la reconstruction. J’ai décidé d’honorer sa mémoire en autorisant l’installation de cénotaphes vides aux endroits qu’elle fréquentait afin que sa famille puisse venir se recueillir dans un dernier souffle collectif. Le 8 avril, ces lieux de mémoires (on m’a dit que cela s’appelait des « pièges », un nom bien curieux pour l’évocation des Mânes d’une chère disparue) seront en place. Je sais que plusieurs membres de sa parentèle se sont manifestés récemment dans mon immeuble : le jour dit, j’organiserai donc une cérémonie pour transformer tous les appartements de l’immeuble en un grand parc d’attraction pour les souris. Elles vont s’amuser joyeusement à éviter les pièges. Enfin, pas trop, je l’espère.

Elle s’appelait Grisette.

Requiescat in pace.

La mort d'une souris...
Post scriptum : vous n’imaginez même pas le malaise que j’ai ressenti ce matin en découvrant cette saloperie dans la tapette et le dégoût qui m’a saisi ce soir lorsqu’il a fallu jeter la tapette et la mus musculus. Vivement qu’ils viennent poser des pièges… Si vous voulez en savoir plus sur les muridés…

vendredi 20 mars 2009

C'est (enfin) le printemps !

Edith Piaf chante le printemps…


Hugues Aufray trouve que les filles sont jolies au printemps… dédicace spéciale pour Nat


Pour Gilbert Bécaud, tout est neuf au printemps…


Allons prier Notre Dame du Bon Temps avec Jacques Brel au printemps


Allez, pour la séquence nostalgie et pattes d’éléphants, avec Michel Fugain et le Big Bazar, poussez les meubles…

Et parce que je ne pouvais oublier Pierre Perret et son “C’est l’printemps” si vert et vigoureux, voilà la chanson réinterprétée par Laurent Gerra…

Voilà les paroles à chanter dans la rue ou au bureau, pour se faire beaucoup de nouveaux amis…
C’est l’printemps
Tout le monde baise à perdre haleine
Les reins des chattes et des hyènes
Vont endurer du mauvais temps
C’est l’printemps
Deux clébards marchent sur six pattes
Les macchabées soulèvent les boîtes
Les taureaux montent sur leur maman
C’est l’printemps
Le lièvre dit à la tortue
Je t’en supplie dégage la rue
Pour moi c’est fini d’puis longtemps
C’est l’printemps
La chèvre de M’sieur Seguin demande
Au loup qui a la lippe friande
S’il veut pas la sauter avant

C’est l’printemps
L’chap’ron rouge en moins d’un quart d’heure
Découvre les vertus du beurre
Dont elle usait tout autrement
C’est l’printemps
L’renard dit au corbeau t’es bête
Si seulement t’enlève ta jaquette
J’te laisse ton calendo coulant
C’est l’printemps
Pinocchio qui voit que sa bébête
S’allonge autant que son pifomètre
Renverse les chaises en pleurant
C’est l’printemps
L’ogre qui a passé l’hiver sage
Qui a un faible pour les pucelages
Réveille le prince charmant

C’est l’printemps
Y a la tour Eiffel qui s’emballe
Qui se penche sur le trou des halles
Pour lui faire un jardin d’enfants
C’est l’printemps
Deux escargots sur l’herbe tendre
Qui copulaient depuis septembre
Viennent de prendre le pied brutal’ment
C’est l’printemps
La jeune veuve avant qu’elle se fane
Se fait l’meunier son fils et l’âne
Et le laboureur et ses enfants
C’est l’printemps
Blanche-Neige est fatiguée pauvrette
De recoudre les boutons d’braguette
Des nains qui bandent comme des pur-sang

C’est l’printemps
Le p’tit poucet sème la pilule
Inutilement car ça pullule
De gros bûch’rons tout frémissants
C’est l’printemps
Cendrillon rêve d’avoir un jules
Qui puisse comme cette foutue pendule
Tirer ses douze coups en suivant
C’est l’printemps
Je vous quitte là mes bien chers frères
Ma femme m’a dit j’vais m’faire la paire
J’sais pas laquelle exactement
C’est l’printemps

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