Apartés uchroniques

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Billets éparpillés

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dimanche 11 juillet 2010

Mon dernier mariage ou Narcisse me possède...

Mariage 03 07 2010mariage03072010.jpgFranchement, n’ai-je pas l’air couillon avec les bras de mon cousin agrippés à mon costume jusqu’à le déformer, sur le cliché de gauche ? Qui a dit que même sans ses bras j’aurais l’air couillon ? Y’a des coups de pieds au c… avec des chaussettes rouges qui se perdent… c’est mieux sur la photo de droite, non ? Peut être que les mains le long du corps auraient changé quelque chose…

Oui, parce que, là, sur les photos, avec mon rictus crispé, je cache la joie ineffable, que dis-je le plaisir indicible qui m’habitait alors que ma cravate rouge et mes mi-bas de même ravissaient mon anti-conformisme. Car entre l’église et le cocktail, j’avais troqué le violet épiscopal contre la pourpre cardinalice. Nul doute que l’onction de l’Esprit Saint durant la bénédiction nuptiale m’avait fait gagner un rang dans la hiérarchie. La promotion banc d’église a encore joué… Ici Point de Vue, l’hebdomadaire des gens heureux, à vous Cognacq-Jay !

moi_03072010.jpgmoi_visage_03072010.jpgPapa a pris une autre photo, à droite, qui, pour une fois, me plaît… Ce cliché illustrera mes profils sur le net.

Voilà qui je suis, voilà comment je me sens bien… Tout le reste n’est qu’illusion et tromperie.

Notez bien la cravate violette et les chaussettes violettes.

God save the Queen ! - « La Reine des lectrices », Alan BENNET

La Reine des Lectrices - Alan BennettIl fait beau, les cigales chantent (au moins à Lyon, la première ville du Sud), vous avez une heure à tuer (oui, vaut mieux tuer une heure qu’un ami parce que dans ce cas, je vais être occupé pendant plusieurs heures - Hannibal, sort de mon corps !), un verre de je ne sais quoi de frais à la main (et des glaçons à portée de verre) ?

Si comme mi vous oubliez tout dans les pages d’un livre, si vous revivez entre les lignes, offrez-vous un plaisir solitaire et terriblement réjouissant avec cet opus délicieux. Là, vous êtes bien installé, loin de tout bruit, de la marmaille braillarde de vos amis (car c’est bien connu que vos pilons sont les mieux élevés du monde), non pas sur la plage, dans la promiscuité des culs-blancs et des gras-doubles, non, sur l’herbe, au bord de je ne sais quoi d’aqueux, avec cette petite brise qui vous évitera de vous éventer à tour de main…

Voilà un petit livre qui vous procurera une heure de plaisir… De page en page, vous sourirez en imaginant la Reine Elisabeth transformée en rat de bibliothèque, dévorant les livres jusqu’à comprendre que la vie est plus importante que le protocole et sa fonction. La pirouette finale est inattendue et pleine d’entrain. Elle conclut dans un clin d’œil un livre joyeux pour les amoureux de la lecture et de la vie. Dieu protège Alan Bennet !!!

Je connais mes amis à table et un livre à la main… Soyez en, faites moi confiance, lancez-vous !

vendredi 2 juillet 2010

Lion, 3e décan... un bel horoscope, enfin !

RTL, ce matin, 6 h 50 et des broutilles, l’horoscope commence. Je tends l’oreille, comme d’habitude, my way, taureau, gémeaux, cancer et lion…

horoscope02072010.jpg
Et hop, je reste à l’affût, le sourire aux lèvres… Vénus, je t’aime !

Mise à jour de 23 h 30 : pour les sympathiques rentrées d’argent, gagner deux fois 2 € au jeu de grattage Black Jack, ça compte ?

dimanche 21 mars 2010

Lettre à P... P comme Paris

P comme Paris… Retour dans la capitale pour trois jours, du 16 au 18 avril 2010. Pour changer d’air pollué, pour changer de pierres et de béton. Pour visiter des expos et sortir du désert culturel lyonnais (sic) : Turner au Grand Palais, la Sainte Russie au Louvre, Paris au Moyen-Âge aux Thermes de Cluny et toute autre exposition qui me sera suggérée. Ne pas habiter Paris est l’un des grands regrets de ma vie malgré mon amour pour Lyon. Les billets pour un AR en 1ère sont réservés; il ne reste plus qu’à aller les chercher. Le chien sera confié à mes parents et voilà un voyage bien organisé. Sauf pour l’hôtel que je n’ai pas encore réservé.

Mon frère et son amie partent pour les États-Unis mercredi matin : 12 jours de voyage dont 7 jours à New-York puis voyage en car jusqu’à Philadelphie et Washington. Et contrairement à ce qu’il m’a affirmé à midi, il ne m’a pas proposé de me joindre à eux puisque je n’ai appris leur périple que par mes parents. À croire qu’ils n’avaient pas envie que je les accompagne… Pourtant, leur progarmme est intéressant puisqu’ils ont fait eux-même leur itinéraire et qu’ils se sont occupés de toutes les réservations. Je ne serai pas du voyage cette fois-ci mais ils insistent pour que j’aille à Disneyland Paris avec eux en juin. Heu, comment dire ? Pas envie d’y aller.

Pour revenir à Paris, l’escapade me sera salutaire. J’éprouve, actuellement, une démobilisation certaine à l’égard de tout. La lassitude me gagne, y compris dans les relations humaines que je trouve parfois pesantes. Je me faisais la remarque en cherchant le guide du routard 2009 de Paris que mes bibliothèques étaient bien en désordre mais surtout qu’elles contenaient beaucoup de livres achetés mas jamais lus. J’ai l’impression que mon esprit est à l’image de mes bibliothèques : mal rangé, rempli de projets non aboutis, débordant d’une accumulation d’idées qui finalement, me mettent mal à l’aise. Je vais ranger ces livres comme je vais ranger ma vie : du tri, du tri, du tri. Reste à déterminer le classement : livres lus d’un côté, non lus de l’autre, amis à voir d’un côté, amis à délaisser de l’autre… Si je conçois sans difficulté particulière le dichotomie pour les livres, comment faire pour les amis ? Amis est, finalement, un abus de langage, je devrais dire connaissances et amis. Voilà, deux catégories : amis d’un côté, connaissances de l’autre, sans aucune cloison étanche entre les deux pour pouvoir passer de l’une à l’autre.

Je sais que j’ai acheté des livres qui, à la lecture, m’ont déçu : un auteur célèbre, une couverture aguichante, une quatrième de couverture alléchante et hop dans ma bibliothèque. Mais le moment venu, la déception prend rapidement le pas sur l’enthousiasme et au fil des pages, je navigue entre creux et vide. Puis-je confesser qu’il en va ainsi avec certaines personnes ? Une belle allure, une prestance épatante et derrière le beau vernis, rien, un néant insondable qui sert de personnalité, d’excuse pour vivre à tel point que si j’échange quelques mots de trop avec ces personnes, j’ai l’impression soit de devenir un légume (une attirance indicible pour le vide titille mon vertige) soit des les instruire (mais à l’impossible nul n’est tenu). Dois-je garder ces livres ou m’en débarrasser ? Dois-conserver un commerce avec ces personnes ou briser là ?

Hier soir, après une conversation sur msn depuis Bruxelles, j’ai relu des poèmes de Senghor. Je ne connais pas le Sénégal, je ne connais pas l’âme sénégalaise mais mon cœur a battu pour ce peuple; au rythme de mots, encore une fois…

Hier soir, j’ai refusé de regarder la soirée électorale au delà de l’annonce des résultats. L’exégèse de la défaite de mon camp m’a donné envie de vomir (sans avoir besoin de prendre de goutte pour cela…). Je reparlerai bientôt de mes rapports avec le président et l’UMP.

Mon blogue est bien calme à l’approche de ses 7 ans. J’envisage peut être de modifier son habillage… Je crois qu’une partie de mon lectorat n’a pas encore compris que je pouvais écrire certaines choses dans mes billets parce que je ne pouvais pas les dire.

Voilà un billet bien décousu, non ?

dimanche 3 janvier 2010

Les Rois de l'Epiphanie

L__adoration-des-Mages_-Sand.jpg

L’adoration des mages, par BOTTICELLI, conservé à l’Église Santa Maria Novella de Florence


adorationdesmages.jpg

L’Adoration des Mages par Guido DA SIENA vers 1270-1280




vendredi 1 janvier 2010

2010 !


lundi 28 décembre 2009

700e billet ! Noël ! Noël ! Noël !




Six ans et demi après le début de ce carnet de route, me voilà rendu au sept centième billet. Et hop, un peu d’éclat avec ce petit sapin qui trône sur la console en osier du salon et fait le pendant avec le géant du salon et avec un Père Noël ventru. Je dédie ce billet à mon amie Natachenka en espérant que Noël garde tout de même une petite place au fond de son cœur…


P.S. : l’acclamation Noël ! Noël ! Noël ! accompagnait souvent celles de Montjoye ! Saint Denis ! lors des croisades…

jeudi 17 décembre 2009

37 jours, des pissenlits et des bougies plus tard...

L’hiver est là, il a neigé ce soir…


Un jour, je ne me réveillerai pas… Quelques mots qui, à l’exergue de mon msn ont fait bondir. Pourtant, les jours s’écoulent si vite que je crains de ne pas me réveiller bientôt. Finalement, nous sommes tous des morts en sursis, non ? Trente-sept ont filé dans le silence sur ce blogue alors que ma vie s’épuise chaque jour un peu plus et que mes nuits mangent mes jours. Tout va très vite, trop vite, c’est un lieu commun, j’enfonce des portes ouvertes mais j’en prends parfois aussi en pleine figure.

Quelques bribes, en vrac, d’une vie.

Novembre est passé, sans rien dire, un mois comme un autre avec quelques beaux moments, quand même, d’amitié à deux, au restaurant, au cinéma, des moments de complicité et de rires vivifiants, rassurants, revigorants. Je les ai dégustés avec gourmandise parce qu’alors le temps assassin a suspendu son vol implacable entre deux sourires.

Les illuminations du 8 décembre ont été l’heureux prétexte pour revoir mon ami d’enfance Philippe, connu à l’école maternelle à l’âge de trois ans et retrouvé il y maintenant trois ans sur le net. Avec lui, la complicité enfantine a très vite été retrouvée, malgré plus de 25 ans de séparation. Trop de choses nous réunissent pour que nous soyons devenus des étrangers après nous être quitté à l’âge de douze ans. Il est resté trois jours à la maison, bousculant ma vie de célibataire mais en montrant une telle générosité dans l’aide apportée que sa présence fut une bouffée d’air frais. Entre deux agapes (petite litote) et avec des amis dont Robert le docte, nous avons arpenté les nuits lumineuses de la presqu’île, envahie par des hordes bigarrées et polyglottes qui déambulaient dans les rues à la recherche des installations de la fête des Lumières… Depuis deux lustres, la fête païenne a pris vraiment le pas sur la célébration de la Vierge Marie à Lyon. C’était mieux avant, peut être, lorsque la fête des lumignons ne durait qu’une journée, lorsque les magasins faisaient des efforts pour décorer leur vitrine - je me souviens, dans mon enfance, du boucher et du charcutier-traiteur qui baissaient le rideau à 17 heures pour le relever à 19 heures et exposer, à la foule admirative, des montages en viandes et saindoux représentant des scènes de Noël ou d’architecture -, lorsque Marie était reine des Cieux et des cœurs, lorsque le 8 décembre annonçait les fêtes de Noël… Philippe est reparti avant que les lyonnais aient placé sur leurs fenêtres les lumignons de la tradition. Le mardi soir, après avoir expédié la promenade de nos chiens respectifs, mon amie Bénédicte et moi avons déambulé dans les rues et sur les quais brillants de mille lumignons, détaillant les façades, comptant les bougies et faisant quelques haltes pour admirer les spectacles : seules les projections sur la cathédrale Sain-Jean nous ont convaincus. Nous avons dû boire deux verres de vin chaud et grignoter des orangettes au chocolat noir pour nous consoler… Ce soir là, après avoir raccompagné mon amie chez elle, je me suis arrêté, comme chaque année, dans l’église Saint-Nizier, pour la veillée du 8 décembre : en ce lieu, comme dans toutes les églises lyonnaises, la foi survit loin des faisceaux des projecteurs et des vendeurs de sandwichs. A l’entrée, des sourires, des salutations chaleureuses, on s’empresse autour du visiteur parce qu’il est chez lui, dans la maison du Seigneur, des boissons sont offertes, des plaquettes et surtout beaucoup d’amour et de joie.

Noël approche, et mon sapin, déjà dressé le 30 novembre, se sent seul sans la crèche que je n’ai pas encore installée. Le temps passe si vite et mes endormissements sur le canapé le soir étant presque quotidien, je ne sais quand elle sera dressée. Il me faut penser au menu du déjeuner de Noël qui se déroulera chez moi, comme l’habitude en a été prise depuis quelques années. Le foie gras en terrine sera précédé de coquilles Saint-Jacques sur lit d’endives et de fenouil et l’ensemble sera suivi d’un plat pour lequel j’hésite encore : une pièce de bœuf farcie au foie gras ou une pièce de veau farcie aux marrons et aux champignons. Mon prochain passage aux Halles de Lyon-Paul Bocuse détermineront mon choix…

J’ai mangé des pissenlits. Pas (encore) par la racine. Des pissenlits un peu amers, aux feuilles dentelées qui grattent la gorge quand on les avale. Tenez, essayez un jour le groin d’âne, un cousin du pissenlit que l’on trouve à Lyon dans la véritable salade lyonnaise avec lardons et œufs mollets : des feuilles un peu plus coriaces, de l’amertume encore plus présente et n’hésitez pas à verser les lardons brûlants sur la salade. La chaleur va attendrir les feuilles… Quand vous saurez que le pissenlit est aussi appelé dents-de-lion, vous comprendrez pourquoi il est tant apprécié entre Rhône et Saône. En passant, évitez la salade lyonnaise faite avec de la frisée, c’est autant une hérésie que le gratin dauphinois avec du lait et du fromage rapé…

vendredi 2 octobre 2009

Pour rien, pour tout, pour reprendre contact avec mon blogue...

Une mise en scène curieuse, sympathique qui apporte un je-ne-sais-quoi d’inhabituel. Rien de transcendant mais voilà, regardez et écoutez…



Je reviens…

vendredi 17 juillet 2009

666e billet

Billet vide, je n’aime pas ce nombre.

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