
Source : Meteo123.Com - The Weather Channel
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dimanche 22 juin 2008
Par Fabrice le dimanche 22 juin 2008, 16 h 11

vendredi 13 juillet 2007
Par Fabrice le vendredi 13 juillet 2007, 10 h 27

Le soleil brille, il fait chaud. Que demander de plus ? Beaucoup de choses mais si je commence, je vais couvrir les cieux de nuages bien sombres...
jeudi 12 juillet 2007
Par Fabrice le jeudi 12 juillet 2007, 09 h 05
Si je repasse sans difficulté, j'avoue ne pas savoir plier correctement les tee-shirt et les chemises. Ce n'est pas très grave pour les premiers puisque je ne dois posséder, pour l'heure, qu'un ou deux tee-shirt. En revanche, je peste devant les faux plis de mes chemises lorsque je les tire de la valise. De deux choses l'une : ou j'apprends à plier, ou j'accepte de paraîtr chiffoné (et pas seulement avec les premieres rides de la quarantaine).
En surfant ce matin, je suis tombé sur cette petite vidéo qui propose une machine à plier avec quatre morceaux de carton. Tout paraît simple, sauf trouver le carton. Je me tâte pour essayer dans les jours qui viennent dans la perspective de ma prochaine quinzaine à Lacanau-Océan à compter du 23 juillet...
samedi 9 septembre 2006
Par Fabrice le samedi 9 septembre 2006, 09 h 22
Je ne sais pas si le sujet donnera lieu à une trilogie comme Indiana Jones mais voilà le second billet pour la quête du Vélo'v N°1 !
Le précédent billet du 31 juillet 2006 annonçait la grande aventure, la quête du vélo mythique pour les amateurs de Vélo'v, moyen de transport plaisant mis en place par JCDecaux et la Ville de Lyon dans le cadre du renouvellement du contrat du mobilier urbain.
Je rappelle que le vélo'v N°1 a été :
.emprunté par votre serviteur en début d'année à la station Bellecour
.emprunté par Fêtard à la station Ampère au début du mois de juin 2006
.emprunté par Nicolas à la station Ampère le 30 juillet 2006
.vu par Guilhem pour la première fois le lundi 4 septembre à la borne n° 3004 ou 3031 (quartier de la Part-Dieu)
.emprunté par GMT le samedi 16 septembre après-midi et reposé à la station place saint-Paul
.emprunté par Dfikon place stalingrad le 18 septembre puis posé à cote de la fac de medecine lyon nord
Qui l'a vu ? Qui l'a emprunté ? Qui l'a photographié ? A nous de jouer !
mardi 1 août 2006
Par Fabrice le mardi 1 août 2006, 08 h 57
Finalement, l'exotisme est à notre porte. Depuis maintenant trois semaines, j'écoute sur RTL, après huit heures trente, la chronique d'Anne-Claire Danel "Eté réalité" où la jeune journaliste, à travers des entretiens avec des personnages rencontrés au hasard de ses pérégrinations, nous montre la richesse qui est cachée dans l'autre et la nécessité impérieuse de la découvrir pour mieux nous comprendre. Son blogue en ligne nous présente les chroniques mises en scène avec des photos simples mais évocatrices. Anne-Claire Danel a du talent et beaucoup de savoir-faire pour obtenir les confessions de René, paysan belle-îlois bourru et aquaphobe qui travaille sa terre avec son cheval ou les sentences drolatiques d'une jeune étudiante, saisonnière à la Capitainerie du port du Palais, sur le joli temps breton. "En Bretagne, de toute façon, il ne pleut que sur les cons !" dixit Marie... A savourer sans tarder !!!
lundi 31 juillet 2006
Par Fabrice le lundi 31 juillet 2006, 07 h 14
Petit défi pour les lyonnais : qui a emprunté le Vélo'v N°1 ? Je vous propose de partir à la chasse au vélo'v mythique !
.je l'ai emprunté en début d'année à la station Bellecour
.Fêtard l'a emprunté à la station Ampère au début du mois de juin 2006
.Nicolas l'a emprunté à la station Ampère le 30 juillet 2006
Qui l'a utilisé ? A vous de le dire...
La suite dans un billet du 9 septembre 2006...
dimanche 9 juillet 2006
Par Fabrice le dimanche 9 juillet 2006, 23 h 58
.Je devrais être tonton en mars prochain (et si les parents avaient la bonne idée de me faire parrain, je serais au comble du bonheur)
.Semaine de négociation salariale : il faut que j'affûte mes arguments. Mon avenir doit en dépendre
.Mon séjour à Lacanau pour la derière semaine de juillet étant tombé à l'eau et après décalage de mes congés, je me retrouve sans but particulier pendant trois semaines. C'est pourquoi je lance une invitation : qui veut découvrir la belle ville de Lyon et sa région entre le 31 juillet et le 22 août 2006 ? Ou alors qui veut partir en vacances avec moi ? Je suis sympathique, souriant (si, si, il ne faut pas faire attention à ce que j'écris), je fais la cuisine et le repassage. Envoyer vos propositions (avec ou sans photo) à moi[AT]apartes-uchroniques.org...
Par Fabrice le dimanche 9 juillet 2006, 19 h 39
J'applique la devise de Winston Churchill "no sport" à la lettre : je ne pratique ni ne regarde aucun sport.
Il est 19 heures 30 et la place Bellecour commence à se remplir. L'écran géant a été dressé à l'autre bout de la place. Les drapeaux s'agitent. Les spectateurs sont venus en famille. La joie est palpable. Les cars de CRS stationnent au pied de la façade monumentale est (celle où se trouve mon immeuble). Les postes de secours ont plantés leur tente blanche en plusieurs endroits. Un camion de pompiers fait le tour de la place : un drapeau tricolore est agité à la fenêtre.
Je n'aime pas le foot, je ne regarderai pas la rencontre à la télé. Je vais cependant me glisser dans la foule pour vivre le résultat de l'intérieur. Je regrette que certains se permettent de mépriser les amateurs de foot, mettant dans le même panier les abrutis avinés et casseurs et les amoureux du foot qui prennent plaisir à se réunir. J'ai lu beaucoup de billets extrêment durs de blogueurs (très bobos) pour qui, sans nul doute, tout ce qui est populaire est forcément détestable et raillable à l'envi.
Est-il quelque chose de plus beau qu'une nation qui vibre à l'unisson en dehors de tout conflit armé ?
ALLEZ LES BLEUS !!!
Voilà ce que je vois depuis la fenêtre de toit : la place Bellecour derrière les balustres de pierre de l'attique de la façade monumentale...




Billet modifié à 22 h 47 : Pendant les tirs au but, la foule s'est fendue soudainement en deux et des gens ont commencé à courir. Sans s'avoir pourquoi, tout le monde autour de moi a couru. Mouvement de foule impressionnant, extrêmement perturbant parce qu'incompréhensible. Calmés, les spectateurs ont pu voir l'équipe de France défaite par l'Italie. Maintenant, ne restent plus devant l'écran qui diffuse la remise du trophée que les supporters hébétés, ahuris, sonnés. Des pétards claquent dans la nuit, des feux d'artifice éclairenr péniblement la défaite. La deuxième place, dans une compétition, me paraît malheureuse, voire humiliante. C'est la règle du jeu.
Il est temps de passer à autre chose.
mercredi 14 juin 2006
Par Fabrice le mercredi 14 juin 2006, 20 h 41
A l'instar de Catherine Deneuve, j'aime aligner des P pour me détendre...

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Je vous épargne les autres lettres de l'alphabet, par pure charité (et manque d'inspiration même si avec le H, le billet aurait été Hachement bien).
mardi 13 juin 2006
Par Fabrice le mardi 13 juin 2006, 21 h 50
Un ami réclame de l'O, en voilà, j'espère qu'elle est pour un thé que nous boirons un jour
et non pour noyer un bourbon ,-)))

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Je laisse le mot de la fin à Mac-Mahon qui s'écria, devant la désolation d'une ville inondée : "Que d'eau, que d'eau !".
lundi 12 juin 2006
Par Fabrice le lundi 12 juin 2006, 23 h 39
Je tiens mes promesses et pour faire plaisir à l'une des mes lectrices, voilà du Q sur mon blogue !
Profitez-en, le Q est exceptionnel dans mes billets... 

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dimanche 4 juin 2006
Par Fabrice le dimanche 4 juin 2006, 08 h 33
A la demande générale de 2 lecteurs du blogue sur 3, j'ai décidé de proposer des photos X dans ce blogue. Il n'y a aucune raison que je ne donne pas satisfaction aux passionnés de X. Aucun ostracisme, aucun tabou, tout est dit et montré !
Voici les photos demandées... (merci Google !)

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J'étudierai, si vous le souhaitez, les demandes de photos de Q.
Mon humour m'étonnera toujours, un humour frais, nouveau et plein d'à-propos 
samedi 1 avril 2006
Par Fabrice le samedi 1 avril 2006, 09 h 02

C'est le jour du poisson, du petit poisson, de la friture en un mot ! A déguster avec des petits pois !

Pourquoi ? Parce que les petits poissons d'avril... Et les petits pois sont d'avril !
Quelques mots de folie entre deux manifestations 
Je suis pour le recyclage, surtout des billets de ce blogue et de leurs photos...
mercredi 28 décembre 2005
Par Fabrice le mercredi 28 décembre 2005, 11 h 44
En 1895, le cinéma pousse ses premiers cris muets à Lyon. 1927 verra la Warner Bros, en janvier, présenter le film Le chanteur de jazz (le son était gravé sur un disque séparé de la pellicule) et la Fox, en mai, le film Le septième ciel (le son était imprimé sur une bande sonore optique à côté de la pellicule).
En 1995, internet commence à prendre son élan et les premiers sons ressemblent alors à des musiquettes dignes des attentes téléphoniques d'autrefois (vous savez, ce petit appareil coloré sur lequel on posait le combiné et qui égrenait une délicate suite de notes métalliques). 2005 voit la généralisation des podcasts et certains blogueurs cèdent à la tentation en enregistrant leur billets ou en interrogeant les autres blogueurs lors de soirées d'admiration du nombril forcément parisiennes.
Mais voilà, ces podcasts font s'écrouler des mythes : la découverte des voix des blogueurs à cent lieues de l'image que je m'étais faite d'eux, à travers leurs billets ou leurs photos, me perturbe. Là où je n'imaginais que volupté et diction parfaite, je n'entend qu'un timbre sympathique. Réaction stupide de ma part, car je connaitrais le son des voix de ces blogueurs si je les avais rencontrés dans la réalité. Je ne peux pas lutter contre cette déception, heureusement balancée par la suavité d'autres voix.
J'ai résolu de ne pas exposer de photo de moi ou de son pour ne pas détourner les lecteurs (mes billets suffisent pour cela)
.
En attendant, je suis encore sous le charme de voix lointaines et voluptueuses qui emplissent mes longues soirées d'hiver...
mardi 11 mai 2004
Par Fabrice le mardi 11 mai 2004, 23 h 31
Désolé, je ne peux pas meuh faire ce soir.
J'ai trouvé une distraction : le calcul d'itinéraires pour des destinations dont je rêve. De Lyon à Saint-Petersbourg (2770 km en 32h24), Moscou (2954 km en 32h28), Istanbul (2433 km en 24h51), Athènes (1621 km en 25h03)... Hop, avec Viamichelin, je prends un billet pour ailleurs et j'égrène la litanie des villes traversées. Toutes résonnent à mes oreilles comme la notes d'une partition que je ne sais pas écouter. Je reste devant mon clavier, à taper mes rêves sans même comencer à les caresser. Douces tortures que je m'inflige. Pour combien de temps encore ?
Décisions
37 ans : l'échéance approche avec le tournant des quarante ans. Une nouvelle fois, je dois me remettre en cause pour la suite de ma carrière professionnelle. Un ami m'a dit qu'il valait mieux être chassé à trente sept ans (comprendre "se voir proposé un bon poste) plutôt que d'envoyer des cv à quarante ans.
Je pense qu'il s'agit d'un cap primordial : mes diplômes s'éloignent et mon expérience grandit. Bientôt, cette expérience bloquera mon évolution parce qu'elle sera devenue trop pesante. Je travaille depuis onze ans. Il me reste, à priori, trois années avant d'arriver à un sommet de mon parcours. Le poste que j'aurais à quarante ans déterminera la suite de ma vie. Bien que je ne puisse préjuger des évolutions économiques qui viendraient contrecarrer mes ambitions, je dispose des atous nécessaires pour bouger. Il faut que je trouve la volonté de prendre mon avenir en main. J'avais commencé à évoquer cette évolution à l'automne dernier puis la maladie m'a interrompu (bonne excuse...). Aujourd'hui, il en va différemment. Je sais que j'ai les capacités et les raisons de me vendre pour obtenir ce que j'envisage. Je dois agir. Mais avant tout, un bilan objectif s'impose.
Hypocrisie
Benjamin Castaldi sort un livre racontant sa vie et celle de sa famille. Ses yeux plissés, une larme au coin de l'oeil, il va s'épancher avec sa mère dans l'émission de Mireille Dumas, demain soir. Après un extrait du livre publié par L'EXPRESS, après un article sulfeureux dans PARIS-MATCH, laissant croire à l'existence de relations particulières entre Montand et sa fille. Il suit un "plan-média" soigneusement orchestré par ses attachés de presse et son éditeur. Il rejoint la sombre cohorte des pathologiques professionnels qui vident dans les pages d'un livre qu'un nègre aura écrit, les loghorrées insipides muries par une enfance faussement dorée. Après Guillaume Depardieu et ses envies de tuer le père, après Justine Lévy et ses pleurs de midinette délaissée par son amoureux, bientôt Sarah Marshall et Alexandre Anthony qui racontent leurs parties fines... Rien que des demi-stars, des sans-grades, sans fierté, qui salivent les sommes mirifques que leur font miroiter des égrefins décomplexés. A vomir.
Quelques lignes pour dévoiler mon côté concierge.
samedi 13 mars 2004
Par Fabrice le samedi 13 mars 2004, 16 h 30
Pourquoi, lorsque j'ai les brais chargés, les clés de l'appartement ou de la voiture sont-elles toujours dans la mauvaise poche ? J'ai remarqué que, lorsque je libère ma main droite, les clés sont dans la poche gauche et inversement.
Pourquoi, lorsque l'on cherche quelque chose rangé dans une pile, ne trouve-t-on cette chose qu'au fond de la pile ? D'ailleurs, si, subtilement, après mûre réflexion, on décide de commencer les recherches par le bas de la pile, l'objet convoité se trouve en haut de la pile.
Pourquoi certains conducteurs se déportent-ils largement à gauche pour tourner à droite et à droite pour tourner à gauche, vous obligeant ainsi à faire un écart brusque pour éviter la collision ? Je n'ai pas remarqué qu'ils conduisaient un char d'assaut... Ni une limousine américaine ou un camion-remorque !
Pourquoi ai-je parfois la prémonition qu'une catastrophe va arriver, que j'ai les moyens de l'empêcher et que je ne fais rien ? L'autre jour, je range les tasses à café dans le placard en me disant que leur empilement est trop haut, bancale et qu'il risque de s'écrouler à la prochaine ouverture de la porte du placard. Je referme la porte sans rien corriger. Quelques heures plus tard, j'ouvre la porte et les tasses explosent sur le carrelage de la cuisine : 2 rescapées sur 8... Idiot, non ?
samedi 6 mars 2004
Par Fabrice le samedi 6 mars 2004, 11 h 37
Regarder les chaînes câblées est une activité stimulante pour les neurones : les questions m'assaillent (du Kenya, bien sûr) !
Pourquoi les mannequins des défilés de mode ne sourient-ils jamais ? A croire que porter des robes (ou des costumes) à plusieurs milliers ou dizaine de milliers d'euros est un vrai martyre. Ayons pitié d'eux...
Pourquoi dans les séries (notamment «Friends»), les personnages passent-ils leur temps à ouvrir le réfrigérateur, prendre une bouteille et boire une mini-gorgée avant de la poser ? Je pense que les producteurs des séries remplacent les jus de fruits par de l'huile de foie de morue sinon je ne vois pas d'autre explication... Dans le même ordre d'idées, pourquoi les voitures sont-elles toujours ouvertes et jamais fermées (sauf dans les films d''horreur et dans ce cas la clé est à l'intérieur) ? Je me demande si les producteurs connaissent les ouvertures à télécommande...
Pourquoi les ceintures à stimulation électrique et les produits amincissants sont-ils seulement proposés par des êtres à la plastique parfaite et non par la ménagère (et le ménager) lambda ? Moi, je veux les mêmes poupées pour faire le ménage puisque ces ceintures peuvent être portées pendant les activités quotidiennes....
Comment fait Nigella Bate (sur la chaîne «Cuisine.TV») pour ne pas tomber dans un coma diabétique en engloutissant autant de préparations (comment appeler cela des desserts) débordantes de crème et de sucre ? Ses formes sont parfaites alors qu'on la voit s'asseoir sur le bord d'une fenêtre et s'empiffrer d'un saladier gargantuesque de biscuits imbibés de coulis de framboise à la vodka, surmontés d'une couche de crème anglaise et couronnés de crème fouettée. Cela doit être une question de métabolisme (ou de doublure)...
Pourquoi... Il faut que je finisse le lavage du dallage... A plus tard 
jeudi 5 juin 2003
Par Fabrice le jeudi 5 juin 2003, 21 h 35
L'une des participantes à l'assemblée que j'ai tenue ce soir était une gloire très récente des médias français. Je l'ai observée sans curiosité particulière, considérant rapidement en moi même qu'au naturel, son visage semblait moins parfait. Spectateur moyen et très désintéressé des émissions auxquelles elle a participé, je ne l'avais pas jugée plus ou moins belle qu'une autre. Aujourd'hui, sans apprêt voyant, ses traits réguliers la fondaient dans le cadre bouregois de l'appartement qui nous accueillait. Elle était assise sur une chaise, simple, souriante, timide. Elle était à mille lieux du personnage créé pour l'admiration des foules ébahies et montré aux mâles excités et aux adolescentes post-pubères geignardes. Elle était madame tout-le-monde, une jeune femme parmi d'autres, avec toutefois ce je ne sais quoi de différent. Quel gouffre la sépare de l'idole pailletée, endiamentée qui a été offerte à la concupiscence et à l'envie du pays en qualité de plus belle femme de France ! A son avantage, je porterai son humilité, sa candeur. Mais pourquoi a-t-elle voulu connaître cette année de gloire fugace, de fausse notoriété ? Ce soir, elle n'était qu'un épiphénomène, qu'une parmi d'autres, elle n'était rien, comme moi. Elle était là, et c'était déjà beaucoup.
vendredi 23 mai 2003
Par Fabrice le vendredi 23 mai 2003, 23 h 15
Je tiens enfin l'enveloppe attendue dans mes mains : les épreuves sont à l'intérieur. J'ouvre fébrilement et découvre 6 photos sur les 8 (2 sont ratées...). Le résultat me semble assez bon, si l'on excepte le tremblement de l'appareil au moment du déclenchement. Une photo est très floue, les cinq autres globalement correctes... Toutefois, je les ai légèrement retouchées en accentuant les contours.

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Le noir et blanc plonge dans un autre temps : les photos sont aussi vieilles que l'appareil, elles n'ont plus d'âge, elles ont été prises avant guerre. L'absence de personnages rend une impression mystérieuse voire macabre. Aucun signe de vie, seuls les pierres et les arbres animent l'absence. Je vais continuer à prendre des photos avec ce Box-Tengor...
jeudi 22 mai 2003
Par Fabrice le jeudi 22 mai 2003, 23 h 37
Quand je peux m'échapper, je rejoins la salle des ventes aux enchères, souvent pour les ventes les plus courantes, celles annoncés par une simple affiche blanche : « Succession G. L, Succession E.B, mobilier XIXe, bibelots divers... ». A 9 heures, la porte de la salle d'exposition s'ouvre sur un nouveau capharnaüm. Les gros meubles sont repoussés au fond tandis que les bibelots et le tout venant sont éparpillés sur les tables. Le mort a mis à nu ses entrailles : ses objets familiers gisent en désordre comme des dépouilles aux os blanchis. Valises au cuir machouillé par le temps, assiettes fêlées d'un service de Saint-Cloud, télévision, médailles militaires, légion d'honneur, une photo du Maréchal Pétain, un salon de jardin 1950 (furieusement à la mode), cartons de livres, tables, chaises dépareillées, superbe desserte dite Saint-Hubert...tout est offert pour une seconde vie.
Nous sommes au-delà des croque-morts car nous nous partageons les restes du défunt. Les habitués examinent d'un oeil distrait, discret, évaluant in petto le prix de revente dans leur boutique ou leur stand aux puces. Ils lorgnent sur les confrères, vrais vautours alléchés par la même proie. Ils sont là dans leur rôle de charognards pour débarrasser les réserves du commissaire-priseur. Ces sont les marchands, les brocanteurs, à la gouaille teintée de cet accent lyonnais (proche de l'accent stéphanois et savoyard, un peu trainard avec une finale relevée) si rare aujourd'hui, ce sont aussi les exilés du bled, au timbre sonore, rocailleuse, vivante, qui viennent ici remplir les coffres et les galeries de leurs voitures avant l'embarquement à Marseille pour une viste au pays... Discussion, chamailleries, rires, messes basses, je sens presque le parfum du thé à la menthe et des cornes de gazelle.
Il y a aussi la vieille Madame M., avec sa robe en tissu syntéhtique, le cheveu en bataille, qui apostrophe les commis, interpelle le chaland en mastiquant son dentier. De son oeil vif, elle lorgne sur les rebuts, parce qu'elle sait que personne ne les achètera, c'est pour son fils, dit-elle, quand elle emporte l'enchère, marmonnant aussi qu'elle devrait arrêter de dépenser sa maigre retraite pour son fils. Qui est-il, l'enfant de la mère prodigue, existe-t-il seulement ? Il y a le passionné de la chine, qui vient ici repérer la nouvelle pièce de sa collection, l'élu qui le flattera dans son choix d'amateur. Il note sur un petit carnet, soigneusement, le nom de l'objet, en laissant une place pour le prix d'ajudication, c'est son petit argus. Il y a le passant, qui est entré parce qu'il a vu de la lumière ou du monde, l'indifférent, ici ou ailleurs, il ne participe pas à la cérémonie, il est présent... Il y a aussi la femme des beaux quartiers, Mme de., que les commis saluent respectueusement, parce qu'elle est une habituée, qui s'encanaille parmi les brocanteurs, acceptant les regards appuyés, les remarques égrillardes, les effleurements de vieux adolescents qu'elle repousse en rossisant, vraie maîtresse et fausse ingénue éffarouchée, entrant avec un délice contenu dans un jeu de la séduction dont les protagonistes n'ont plus l'âge de leur personnage. Elle achètera au cours de la vente, sans aucun doute : peut être trouvera-t-elle ce maaaaaaagniiiiifiiiiiique compotier en verre bleu à monture d'argent, légué par l'arrière grand-mère de bonne-maman, familière de la cour du dernier empereur, ces innnnnnnnnnnnnnnnnncroyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyaaaaaaaaaaaaables draps à jours brodés des initiales de sa tante, ces nappes damassée, ces vieilles gravues jaunies par l'oubli qu'elle dira avoir toujours vues dans la maison de famille, celle du bisaïeul du côté du cousin à la mode de Bretagne. Ruinée ou mythomane, elle s'inventera une vie, une famille, des visages. Elle vivra dans son rêve. Il y a enfin moi, sans histoire de famille, sans souvenirs, sans meubles transmis de génération en génération, et qui cherche l'objet inanimé qui lui ouvrira l'âme, l'objet qui a vécu, qui alimentera son imagination, rien que pour lui...
A 2 heures de l'après-midi, la vente commence, les chaises sont toutes occupées, le commissaire-priseur trône devant son pupitre, l'ivoire à la main, , ses deux assistantes acolytes à sa droite, lançant les enchères, l'oeil brillant, rebondissant d'une main à l'autre, archéolgue du mouvement d'approbation, il butine les visages pour trouver l'enchère, grimace lorsque tout le monde se tait, tonitruant pour réclamer le recueillement avant l'absolution, sa voix s'aiguise avec les belles enchères, celles qui dépassent l'estimation, il volette de plus en plus vite, hochant la tête, droite, gauche, le marteau suspendu, guettant le paroxysme, la lutte, la salle murmure, les voix ne se taisent plus alors s'abat la masse d'ivoire et retentit le bruit sourd et sanctificateur de la clôture de l'enchère. Ite missa est.
mercredi 21 mai 2003
Par Fabrice le mercredi 21 mai 2003, 23 h 31
Hier, j'ai assisté à une vente aux enchères d'objets provenant de diverses successions. Ces ventes proposent souvent des objets intéressants, dans leur jus, sans grand prestige mais avec le charme de l'ancien. Qui plus est, les prix sont bas. J'ai donc acheté une ménagère composée de douze fourchette à dessert et une pelle à tarte pour 20 €. Le lot comprenait aussi un mortier en olivier, trois boîtes à épices émaillées et une petite étagère en bois (je me suis débrrassé des ces deux derniers) mais, finalement, surtout un vieil appareil photo.
Son étui en cuir marron est abîmé, le fermoir ne ferme plus. Il s'agit d'un Box-Tengor 54/15 (pellicule 6x9 cm, film 120, ouverture 11-22, vitesse B,T, I 1/25e, objectif Goertz Frontar) de la marque Zeiss-Ikon (Allemagne).
Dès que possible, je remplacerai cette photo empruntée par une vraie photo de l'appareil. J'ai ouvert l'appareil, il semble en bon état et fonctionne : je pense toutefois qu'il manque l'un des deux axes pour enrouler la pellicule. Le boîtier comporte deux viseurs : l'un sur le dessus pour les photos verticales et l'autre sur le côté droit pour les photos horizontales. Le diaphragme a trois réglages : 11, 16 et 22, la focale peut être ajustée pour des photos prises à une distance de 1 à 2m, de 2 à 8 m et de 8 m à l'infini. Le déclencheur se trouve sur le dessus du boîtier à droite (petit levier avec la lettre E gravée). Il y a un autre levier à gauche (avec la lettre T gravée) enfoncé : le déclenchement est automatique, relevé, le temps de pose dure autant que l'appui sur le déclencheur. A l'arrière de l'appareil, une petite ouverture ronde avec une plaque de verre rouge, permet de voir le numéro de la pose.
Nouvelle étape : prendre des photos ! Je vais passer cet après-midi chez un antiquaire spécialisé en appareils photos anciens pour lui demander l'axe de pellicule manquant et ensuite je partirai à la recherche de la pellicule... C'est là l'un des intérêts de l'achat d'objets anciens : ils ont une histoire et permettent, éventuellement, à leur nouveau propriétaire de la continuer. Fascinant !
Le magasin était rempli de vieux appareils photographiques, noirs et chromés. J'ai cherché en vain un Box-Tengor : il est trop commun sans doute. En revanche, j'ai vu de nombreux appareils avec des chambres pliantes : l'objet d'un futur achat, pour le plaisir ?
J'ai trouvé une pellicule 120 Ilford FP4 125 noir et blanc 24°. La vendeuse m'a confirmé qu'il ne manquait pas d'axe dans l'appareil : le deuxième est celui autour duquel s'enroule la pellicule.
En début de soirée, j'ai ouvert le Box-Tengor et inséré le film vierge. Je ne pense pas m'être trompé : j'ai mis la pellicule en bas puisque la molette d'avancement est en haut. En faisant tourner la molette, je dévide le film non exposé qui s'enroule autour de l'ancien axe vide. La prochaine pellicule me fournira le nouvel axe, celui de la pellicule précédente deviendra l'ancien et passera en haut. Ai-je bien fait ? Je doute en revanche un peu plus du calage du film. Nous verrons bien... Pour l'heure, j'ai hâte de prendre les premiers clichés puis de les faire développer. Demain dimanche, s'il fait beau, devrait être une bonne occasion : j'ai quelques sujets à l'esprit. C'est curieux comme un simple objet peut réveiller des émotions en nous : je n'ai jamais utilisé ce typr d'appareil, je suis excité comme un gosse avec son nouveau jouet, émotion simple et jouissive d'un adulte parfois blasé.
La pellicule achetée hier pours 4 € a permis de prendre 8 clichés. J'ai photographié des montées lyonnaises, ces rues extrêmement pentues qui dégringolent par leur escalier de la colline de la Croix-Rousse. J'ai hâte de voir le résultat, sans trop d'illusion : demain, j'apporterai la pellicule chez un photographe...
jeudi 8 mai 2003
Par Fabrice le jeudi 8 mai 2003, 15 h 16
Comment qualifier autrement un déménagement ? Je ne connais pas encore la date exacte, je sais que ce sera un dimanche de juin. Ayant choisi d'habiter en plein coeur de la ville, je dois tenir compte des difficultés de stationnement pour emménager tranquillement. Les plus fastidieux sera de déplacer les livres : les cartons ne peuvent être que petits et très lourds... Je pense que je ferais plusieurs voyages dans la semaine avec de petites quantités. Vivement que tout cela soit terminé. Puis je devrais acheter une nouvelle cuisine à monter soi-même, courir les ventes aux enchères pour acheter une table et quelques petits meubles d'appoint. Mai et juin risquent d'être très occupés. Ah oui, je dois aussi choisir de nouveaux rideaux, deux canapés, de la vaisselle, cordonner le tout... Prendre des avis mais ne surtout pas les suivre !
mardi 29 avril 2003
Par Fabrice le mardi 29 avril 2003, 22 h 15
Les hirondelles sont revenues, j'ai entendu leurs cris s'envoler au dessus de ma tête à deux heures, j'ai vu leurs ventres blancs s'élancer dans le ciel orageux. Elles doivent être là depuis plusieurs semaines, pourquoi ne les ai-je pas remarquer auparavant ? Je suis heureux.
jeudi 24 avril 2003
Par Fabrice le jeudi 24 avril 2003, 15 h 45
Je passe devant lui souvent mais je ne baisse pas les yeux. Je ne le remarque pas alors que, lu,i s'agite dans la brise, hochant une tête dont le coeur est une croix noire. Sa robe est d'un ponceau terrible, il est une plaie sanglante ouverte au-dessus de la terre. Seul, il porte en lui le souvenir des tragédies humaines, en groupe serré, son rouge éclate de vie et d'enthousiasme. Il est l'un des simples du jardin de curé, ses vertus apaisantes plongent dans une torpeur réparatrice. J'aime le coquelicot, j'aime son rouge, j'aime sa fragilité (combien de bouquets de coquelicots et de bleuets ai-je fait dans mon enfance qui se fanaient à peine placé par ma mère dans un vase). Sa beauté plonge dans le combat figé du rouge et du noir, ses pétales naissants se défroissent à la lumière, gonflés de splendeur pourpre. Il est un seigneur issu du petit peuple de la prairie. Déchu de ses voiles écarlates, son fruit recèle encore une merveille : sec, le vent fait cliqueter ses graines, comme dans le bâton de pluie d'un chamane. En le secouant près de l'oreille, j'imagine l'appel qu'il lance pour nous apprendre qu'il est là.

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samedi 19 avril 2003
Par Fabrice le samedi 19 avril 2003, 21 h 47
Une scène aperçue il y a quelques semaines m'est revenue à l'esprit aujourd"hui. Ce jour-là, je regagnais mon bureau en début d'après-midi lorsque je vis, sur le trottoir d'en face un homme jeune en train de promener son fils dans une poussette. Pour distraire le petit bonhomme, le grand bonhomme jouait à l'acrobate avec la poussette ce qui faisait rire aux éclats l'enfant. Quelle belle complicité père-enfant... Soudain, en franchissant un bateau un peu haut, ce mâle paternel donna un violent coup d'accélération à la poussette mais c'est le petit garçon qui vit sa course accélérée avant de s'écraser au sol en tombant de son siège... Le gosse hurla alors que j'éclatais de rire. Le père se précipita pour ramasser sa vicitime, il y avait plus de peur que de mal. J'ai vraiment ri en voyant le visage du père horrifié par son geste et commençant à chercher des excuses pour expliquer à la mère la raison de la bosse au front du garçon. Cruel, non ? Pas drôle ? Heu, si, quand même un peu, je vous assure... mais je ne devrais pas.
mardi 15 avril 2003
Par Fabrice le mardi 15 avril 2003, 13 h 11
Hier soir, je suis allé faire quelques courses dans un supermarché. En regagnant ma voiture, poussant mon chariot, j'ai aperçu, un peu à l'écart, un grand homme chauve vêtu d'un pardessus sombre. Sans raison apparente, je l'ai observé : il a plongé sa main dans un sac en plastique et a sorti une boîte d'œufs. Il en a pris un dans une main, il a rangé la boîte puis sorti un couteau de poche. Son crâne glabre luisait un peu. Après avoir troué un bout de l'œuf, il l'a gobé. Cette scène m'a fasciné, sans que je puisse dire pourquoi : mon regard allait de son crâne lisse à l'œuf puis à son crâne... Aussitôt, les images du film « Dark City » ont déferlé dans mon esprit : je voyais devant moi Monsieur Mains ou Monsieur Livre en train de se nourrir !
Je reste ébahi devant le fonctionnement de notre cerveau et les associations d'idées auxquelles il se livre à notre insu. J'ai beaucoup aimé ce film et l'univers qu'il a créé m'a fasciné pour son côté sombre et déshumanisé et pour cette quête vaine des émotions par les extraterrestres. Et j'avais, là, en face de moi, un extraterrestre en train de se nourrir. Cette vision m'obsède depuis hier, je me demande quel besoin irrépréssible devait assouvir cet homme pour ainsi gober un œuf sur le parking d'un supermarché ? J'ai attendu en vain la syntonisation du quartier mais il n'était pas encore l'heure...