
Je soutiens Nicolas Sarkozy
vendredi 4 mai 2012 à 00 h 00 - Quelques idées - Lien permanent
Je vote Nicolas Sarkozy
vendredi 20 avril 2012 à 05 h 17 - Quelques idées - Lien permanent
Christus resurrexit ! Alleluia !
dimanche 8 avril 2012 à 00 h 00 - Billets éparpillés - Lien permanent

Fra-Angelico, Resurrection, Florence, 1440.
Le Christ a vaincu la mort et a rebâti en trois jours le Temple que l’homme avait détruit, accomplissant ainsi l’antique prophétie. Le tombeau est vide car Jésus nous montre le chemin du Ciel et la voie vers le Père Éternel. La Résurrection du Christ est le fondement de notre foi. Alleluia ! Gloria in exclesis deo !
Veselé Velikonoce ! Kristus vstal z mrtvých !
Vendredi Saint - La Passion et la Mort de Jésus-Christ, Notre Seigneur
vendredi 6 avril 2012 à 00 h 00 - Billets éparpillés - Lien permanent
Jésus s’écrie en vainqueur: Tétèlestai ! Tout est accompli !

La Crucifixion - Simon VOUËT - 1590-1649 -Circa 1635-1637 - Musée des Beaux-Arts de Lyon
La Déposition de Croix - Sébastien BOURDON - 1616-1671 - Musée du Louvre, Paris
Stabat Mater dolorosa
Luxta crucem lacrimosa
Dum pendebat Filius.
Debout, la Mère, pleine de douleur,
Se tenait en larmes, près de la croix ,
Tandis que son Fils subissait son calvaire.
Jeudi Saint - La Cène
jeudi 5 avril 2012 à 01 h 38 - Billets éparpillés - Lien permanent

La Cène - Philippe de CHAMPAIGNE - 1602-1674 - Musée des Beaux-Arts de Lyon
« La nuit même où il était livré, le Seigneur prit du pain ». 1 Corinthiens, 11-23
« Si je vous ai lavé les pieds, Moi le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres » Évangile selon Saint Jean, chapitre 13, versets 14 et 15
Voilà, le Carême est terminé : par la commémoration de la Cène, au cours de laquelle le Christ partagea son corps (sous la forme du pain) et son sang (sous la forme du vin) avec ses disciples, nous sommes invités au repas du Seigneur au moment de chaque Eucharistie. La transsubstantiation nous offre la présence réelle du Christ.
La tradition de Pâques en République Tchèque - I - Histoire et vocabulaire de Velikonoce
jeudi 5 avril 2012 à 00 h 00 - Billets éparpillés - Lien permanent
Dans toutes les nations chrétiennes, Pâques est la plus important fête
religieuse avec Noël. Associée au printemps et à la renaissance de la
nature, la résurrection du Christ est fêtée dans la joie après les
rigueurs du Carême. Dans la langue tchèque, Velikonoce est issu de «
velká noc », « grande nuit » en référence à la nuit du samedi au
dimanche au cours de laquelle Jésus ressuscite.
La tradition tchèque a baptisé les six dimanches de Carême et les jours de la semaine sainte de noms imagés : la Quadragésime est le dimanche des sacs (en référence au sobre habit de Carême en toile écrue et au pois germé et grillé), le suivant s’appelle dimanche de la suie (en souvenir tout à la fois de la farine grillée appelée pralmo, un plat maigre traditionnel et de la tradition du grand nettoyage de printemps de la maison au cours duquel on ramonait les fours et les cheminée pour enlever la suie), lui succède le dimanche d’éternuement (une croyance populaire veut que celui qui éternue trois fois de suite ce dimanche là jouira d’une belle santé pendant l’année), puis le dimanche du renard (les enfants recevaient des bretzels) et enfin celui d’amitié (les garçons et filles se rendaient visites). Le dimanche de la Passion porte le nom de dimanche de mort : ce nom vient de l’antique coutume de la reconduite de la mort, représentée par une figurine faite de paille, vêtue d’une robe, coiffée d’un fichu et fixée sur un long bâton puis promenée à travers les rues.
En 1366, le synode pragois d’évêques catholiques prit violemment parti contre cette cérémonie populaire (à laquelle prenaient part même les gens d’église) en la qualifiant de coutume irréligieuse, superstitieuse et coupable. A la même occasion, la coutume « d’introduction de l’été », le sixième et dernier dimanche, le dimanche des Rameaux, qui ouvre la Semaine Sainte appelé aussi dimanche fleuri, fut condamnée comme une survivance de l’époque païenne. Les sources écrites de 1579 parlent de la conduite de la mort dans les pays « francolands», ce qui indique que la coutume était pratiquée aussi dans les pays occidentaux. Ce que l’on sait avec certitude, c’est que l’on reconduisait les figurines de la mort dans les pays slaves. Les annales polonaises en parlent en 865. En Bohême on nota dès 975: «…et les enfants portant au bout d’un bâton l’épouvantail fait de paille ou de chiffons disent qu’ils chassent la mort…»
En chassant la mort – l’hiver – en la portant en dehors du village et en la jetant dans un ruisseau, les groupes de jeunes filles apportaient un rameau vert décoré en chantant: «On porte la morts hors du village et l’été nouveau dans le village. Sois le bienvenu, l’été gracieux, soyez les bienvenus, les petits blés verts.» L’expulsion de la mort devait marquer la fin de la disette, des maladies, du froid. Le renouveau de la nature devait être garanti par l’été, introduit symboliquement dès le dimanche de mort ou le dimanche fleuri. Dans les Hauteurs tchéco-moraves, il avait la forme d’une boule faite de chardons secs, surmontée d’une petite poupée de chiffon, ou il était figuré par un rameau vert orné d’œufs colorés – les kraslice. Dans les régions de l’est, en Russie subcarpathique par exemple, Pâques est désigné aussi comme fêtes rouges. Les jours et les semaines de la période ont en outre les couleurs noire, verte et blanche alternativement.
Le mercredi de la Semaine sainte (dit ‘vilain’), on allumait dans les églises tchèques le grand cierge pascal – qui servait comme épreuve de vérité – et on préparait l’étoupe pour la barbe de Judas et, même, on la hissait au bout d’un bâton sur la chaire. A partir du 16e siècle, en effet, s’installe le jeu «de la chasse à Judas» représenté par un garçon rouquin. Entre le jeudi saint et le samedi saint, les cloches se taisent: on dit qu’elles se sont envolées pour Rome. Au cours de ces jours, la jeunesse masculine circule à travers les villages et les villes faisant du bruit avec différents types de crécelles, avec des planches à laver ou avec des brouettes spécialement aménagées. Les ménagères régalent les groupes de visiteurs de pâtisseries figuratives nommées ‘judas’, de gâteaux, d’œufs, de pois grillé, de noix, d’argent. Dans certains endroits, on promenait encore la figurine de Judas à travers le village pour la brûler ensuite. Le bruit des crécelles et autres instruments rappelait à tout le monde qu’il y avait le carême et qu’il ne fallait pas consommer la viande et servait aussi à marquer le temps et, notamment, le midi. Les planches à laver munies de manivelles et de marteaux permettaient de sortir des séquences rythmiques extraordinaires. Le bruit servait, par ailleurs, de purificateur magique qui chasse les pouvoirs mauvais.
Au milieu du 20e siècle encore, dans le pays de StráÏnice, on promenait la figure du torse de Judas à la barbe rousse. Les crécelles se taisent à midi du Samedi Saint et le retour du son des cloches annonce la résurrection du Christ. Dans la région de Haná, en Moravie, de Petites mères de Jésus faisaient le tour du village en ce moment. C’étaient des jeunes filles qui, telles des demoiselles d’honneur, accompagnaient en chantant la mère de Dieu portant, sous un dais et avec bannières, l’Enfant Jésus enveloppé dans une toile de cérémonie.
La plus importante des coutumes de Pâques, c’est la fustigation. Elle est toujours généralement observée en Bohême et en Moravie. Longtemps avant Pâques, les garçons tressent leurs verges d’osier (pomlázka), tandis que les femmes teignent et décorent les coquilles d’œuf en les couvrant d’ornements, par la technique du batik le plus souvent. Cependant, les méthodes de décoration des œufs de Pâques diffèrent selon les régions de Bohême et de Moravie: grattage, application de la cire, gravure à l’acide, application de la cire de couleur sur la coquille blanche, collage de la moelle de sureau, etc. Il s’agit le plus souvent du dessin en négatif sur le fond foncé. La fustigation est une coutume pratiquée le lundi de Pâques dès le 14e siècle à la campagne aussi bien que dans les villes. Elle consiste à fouetter les jambes les bras et le dos de jeunes filles avec des verges d’osier et à les arroser ou asperger d’eau. Dans la région de Valaquie morave, on fustige avec du génévrier ou avec des orties. Dans la Slovaquie morave, la pomlázka peut avoir jusqu’à trois ou quatre mètres de longueur. Chaque jeune fille lie au fouet un ruban de couleur. Le lendemain, les jeunes filles peuvent fouetter les garçons. Il paraît que la fustigation et l’aspersion purifient le corps et assurent l’agilité, la fraîcheur et la santé. Aussi les garçons reçoivent-ils en récompense les oeufs de Pâques préparés avec soin – les kraslice. Jadis, on se contentait de les teindre en rouge, tout simplement. Quant à l’eau de l’aspersion du lundi de Pâques, elle avait servi jadis aux fins de lustration rituelle dès le Jeudi saint, où l’on allait se laver dans l’eau courante de ruisseaux. Pâques est entouré de nombreuses superstitions, actes et opérations devant assurer la prospérité, ainsi que le respect de maints ordres et interdictions. Le Vendredi saint est le jour où les trésors s’ouvrent, les sorcières se trahissent, le bétail et les arbres du verger exigent des soins spéciaux. En mangeant en commun un œuf le jour de Samedi saint, les familles et les amitiés se consolident. Le lavage augmente la beauté, le jeûne accroît la pureté de l’âme. Le dimanche de Pâques on prend en commun un repas de cérémonie et, s’il n’y a pas de mouton dans le plat principal, on place au milieu de la table l’agneau pascal en pâte à brioche, décoré d’une brindille verte et d’un ruban de couleur.
Ce texte est extrait de la revue Le Cœur de l’Europe, numéro 2 de l’année 2004 et est signé Ludvík Beran et Jitka StaÀková.
Radio Praha a publié un article très complet en français sur le vocabulaire de Pâques… Cliquer sur Radio Praha pour l’article complet…
Les verges en osier tressées évoquées ci-dessus sont appelées pomlázka en tchèque. La coutume pour les garçons de fouetter les jeunes filles avec les pomlázka et de les asperger d’eau peut sembler barbare mais elle garantit que la jeune fille sera fraîche et saine pendant toute l’année. Toutes les traditions de Pâques, et celle-ci en particulier, donnent lieu à des chansons,évoquées dans cet autre article de Radio Praha. Cliquer sur Radio Praha pour l’article complet…

Aujourd’hui, à Prague et dans beaucoup de villes tchèques, les marchés de Pâques, à l’instar des marchés de Noël, proposent des pomlázka toutes prêtes, ce qui enlèvent sans doute une grande partie de la poésie du tressage traditionnel des branches d’osier mais garantit un côté folklorique pour les touristes. Voilà un nouvel article de Radio Praha qui évoque ces marchés de Pâques en quête d’authenticité. Cliquer sur Radio Praha pour l’article complet…

La tradition tchèque a baptisé les six dimanches de Carême et les jours de la semaine sainte de noms imagés : la Quadragésime est le dimanche des sacs (en référence au sobre habit de Carême en toile écrue et au pois germé et grillé), le suivant s’appelle dimanche de la suie (en souvenir tout à la fois de la farine grillée appelée pralmo, un plat maigre traditionnel et de la tradition du grand nettoyage de printemps de la maison au cours duquel on ramonait les fours et les cheminée pour enlever la suie), lui succède le dimanche d’éternuement (une croyance populaire veut que celui qui éternue trois fois de suite ce dimanche là jouira d’une belle santé pendant l’année), puis le dimanche du renard (les enfants recevaient des bretzels) et enfin celui d’amitié (les garçons et filles se rendaient visites). Le dimanche de la Passion porte le nom de dimanche de mort : ce nom vient de l’antique coutume de la reconduite de la mort, représentée par une figurine faite de paille, vêtue d’une robe, coiffée d’un fichu et fixée sur un long bâton puis promenée à travers les rues.
En 1366, le synode pragois d’évêques catholiques prit violemment parti contre cette cérémonie populaire (à laquelle prenaient part même les gens d’église) en la qualifiant de coutume irréligieuse, superstitieuse et coupable. A la même occasion, la coutume « d’introduction de l’été », le sixième et dernier dimanche, le dimanche des Rameaux, qui ouvre la Semaine Sainte appelé aussi dimanche fleuri, fut condamnée comme une survivance de l’époque païenne. Les sources écrites de 1579 parlent de la conduite de la mort dans les pays « francolands», ce qui indique que la coutume était pratiquée aussi dans les pays occidentaux. Ce que l’on sait avec certitude, c’est que l’on reconduisait les figurines de la mort dans les pays slaves. Les annales polonaises en parlent en 865. En Bohême on nota dès 975: «…et les enfants portant au bout d’un bâton l’épouvantail fait de paille ou de chiffons disent qu’ils chassent la mort…»
En chassant la mort – l’hiver – en la portant en dehors du village et en la jetant dans un ruisseau, les groupes de jeunes filles apportaient un rameau vert décoré en chantant: «On porte la morts hors du village et l’été nouveau dans le village. Sois le bienvenu, l’été gracieux, soyez les bienvenus, les petits blés verts.» L’expulsion de la mort devait marquer la fin de la disette, des maladies, du froid. Le renouveau de la nature devait être garanti par l’été, introduit symboliquement dès le dimanche de mort ou le dimanche fleuri. Dans les Hauteurs tchéco-moraves, il avait la forme d’une boule faite de chardons secs, surmontée d’une petite poupée de chiffon, ou il était figuré par un rameau vert orné d’œufs colorés – les kraslice. Dans les régions de l’est, en Russie subcarpathique par exemple, Pâques est désigné aussi comme fêtes rouges. Les jours et les semaines de la période ont en outre les couleurs noire, verte et blanche alternativement.
Le mercredi de la Semaine sainte (dit ‘vilain’), on allumait dans les églises tchèques le grand cierge pascal – qui servait comme épreuve de vérité – et on préparait l’étoupe pour la barbe de Judas et, même, on la hissait au bout d’un bâton sur la chaire. A partir du 16e siècle, en effet, s’installe le jeu «de la chasse à Judas» représenté par un garçon rouquin. Entre le jeudi saint et le samedi saint, les cloches se taisent: on dit qu’elles se sont envolées pour Rome. Au cours de ces jours, la jeunesse masculine circule à travers les villages et les villes faisant du bruit avec différents types de crécelles, avec des planches à laver ou avec des brouettes spécialement aménagées. Les ménagères régalent les groupes de visiteurs de pâtisseries figuratives nommées ‘judas’, de gâteaux, d’œufs, de pois grillé, de noix, d’argent. Dans certains endroits, on promenait encore la figurine de Judas à travers le village pour la brûler ensuite. Le bruit des crécelles et autres instruments rappelait à tout le monde qu’il y avait le carême et qu’il ne fallait pas consommer la viande et servait aussi à marquer le temps et, notamment, le midi. Les planches à laver munies de manivelles et de marteaux permettaient de sortir des séquences rythmiques extraordinaires. Le bruit servait, par ailleurs, de purificateur magique qui chasse les pouvoirs mauvais.
Au milieu du 20e siècle encore, dans le pays de StráÏnice, on promenait la figure du torse de Judas à la barbe rousse. Les crécelles se taisent à midi du Samedi Saint et le retour du son des cloches annonce la résurrection du Christ. Dans la région de Haná, en Moravie, de Petites mères de Jésus faisaient le tour du village en ce moment. C’étaient des jeunes filles qui, telles des demoiselles d’honneur, accompagnaient en chantant la mère de Dieu portant, sous un dais et avec bannières, l’Enfant Jésus enveloppé dans une toile de cérémonie.
La plus importante des coutumes de Pâques, c’est la fustigation. Elle est toujours généralement observée en Bohême et en Moravie. Longtemps avant Pâques, les garçons tressent leurs verges d’osier (pomlázka), tandis que les femmes teignent et décorent les coquilles d’œuf en les couvrant d’ornements, par la technique du batik le plus souvent. Cependant, les méthodes de décoration des œufs de Pâques diffèrent selon les régions de Bohême et de Moravie: grattage, application de la cire, gravure à l’acide, application de la cire de couleur sur la coquille blanche, collage de la moelle de sureau, etc. Il s’agit le plus souvent du dessin en négatif sur le fond foncé. La fustigation est une coutume pratiquée le lundi de Pâques dès le 14e siècle à la campagne aussi bien que dans les villes. Elle consiste à fouetter les jambes les bras et le dos de jeunes filles avec des verges d’osier et à les arroser ou asperger d’eau. Dans la région de Valaquie morave, on fustige avec du génévrier ou avec des orties. Dans la Slovaquie morave, la pomlázka peut avoir jusqu’à trois ou quatre mètres de longueur. Chaque jeune fille lie au fouet un ruban de couleur. Le lendemain, les jeunes filles peuvent fouetter les garçons. Il paraît que la fustigation et l’aspersion purifient le corps et assurent l’agilité, la fraîcheur et la santé. Aussi les garçons reçoivent-ils en récompense les oeufs de Pâques préparés avec soin – les kraslice. Jadis, on se contentait de les teindre en rouge, tout simplement. Quant à l’eau de l’aspersion du lundi de Pâques, elle avait servi jadis aux fins de lustration rituelle dès le Jeudi saint, où l’on allait se laver dans l’eau courante de ruisseaux. Pâques est entouré de nombreuses superstitions, actes et opérations devant assurer la prospérité, ainsi que le respect de maints ordres et interdictions. Le Vendredi saint est le jour où les trésors s’ouvrent, les sorcières se trahissent, le bétail et les arbres du verger exigent des soins spéciaux. En mangeant en commun un œuf le jour de Samedi saint, les familles et les amitiés se consolident. Le lavage augmente la beauté, le jeûne accroît la pureté de l’âme. Le dimanche de Pâques on prend en commun un repas de cérémonie et, s’il n’y a pas de mouton dans le plat principal, on place au milieu de la table l’agneau pascal en pâte à brioche, décoré d’une brindille verte et d’un ruban de couleur.
Ce texte est extrait de la revue Le Cœur de l’Europe, numéro 2 de l’année 2004 et est signé Ludvík Beran et Jitka StaÀková.
Radio Praha a publié un article très complet en français sur le vocabulaire de Pâques… Cliquer sur Radio Praha pour l’article complet…
Les verges en osier tressées évoquées ci-dessus sont appelées pomlázka en tchèque. La coutume pour les garçons de fouetter les jeunes filles avec les pomlázka et de les asperger d’eau peut sembler barbare mais elle garantit que la jeune fille sera fraîche et saine pendant toute l’année. Toutes les traditions de Pâques, et celle-ci en particulier, donnent lieu à des chansons,évoquées dans cet autre article de Radio Praha. Cliquer sur Radio Praha pour l’article complet…
Aujourd’hui, à Prague et dans beaucoup de villes tchèques, les marchés de Pâques, à l’instar des marchés de Noël, proposent des pomlázka toutes prêtes, ce qui enlèvent sans doute une grande partie de la poésie du tressage traditionnel des branches d’osier mais garantit un côté folklorique pour les touristes. Voilà un nouvel article de Radio Praha qui évoque ces marchés de Pâques en quête d’authenticité. Cliquer sur Radio Praha pour l’article complet…

Trois fois trois ans...
mercredi 4 avril 2012 à 00 h 00 - Billets éparpillés - Lien permanent
Trois fois trois ans, neuf années se sont écoulées depuis que j’ai lâché des apartés uchroniques dans la nature. Pourquoi des apartés ? Parce la vie est une pièce de théâtre et que souvent, les mots que je prononcent ne sont pas entendus par ceux qui m’accompagnent. Seuls, vous qui me lisez, les percevez pendant quelques instants lorsque vos yeux parcourent mes billets. Pourquoi uchroniques ? Parce que les choix que je n’ai pas faits dans ma vie m’obsèdent et m’attirent, me perdent et m’enivrent dans les vapeurs d’avenirs que je ne connaîtrai jamais… Si j’avais pris un autre chemin, suivi une autre voie, qui serais-je aujourd’hui ? Sans doute moi et quelqu’un d’autre tout à la fois, ici et ailleurs. Trois fois trois ans, neuf années ont brûlé dans la vie d’un quadra lyonnais, catho de droite, gai au tréfonds de son être, optimiste, gourmand, vivant presque toutes les heures qui lui sont offertes en espérant que les prochaines seront encore meilleures, persuadé que l’autre existe pour lui comme il existe pour l’autre…
Trois fois trois ans, neuf années sont passées et mon âme a pleuré et ma chair a souffert et j’ai lutté pour connaître des lendemains qui ne m’étaient plus promis. J’ai poursuivi mon chemin en me relevant après chaque chute, m’appuyant sur les bras qui se tendaient vers moi, ceux de ma famille, ceux de mes amis. Au fil des trois mille deux cent quatre-vingt-dix-huit jours qui se sont écoulés, j’ai rencontré de belles personnes et j’ai retrouvé mon ami d’enfance. J’ai compris que je comptais pour mes amis au-delà même de ce que je pouvais espérer. Châtel-Guyon, Cahors, Paris, Prague, Lyon, j’ai peuplé les rues que j’ai parcourues avec des sourires, des rires, des joies. Aucune tristesse n’a terni le bonheur éprouvé à chaque rencontre amicale.
Trois fois trois ans, neuf années ont tourné et l’une d’elles m’a offert une amitié dont j’éprouve, chaque jour davantage, le bonheur ineffable. Son anniversaire m’a permis de remercier la richesse du cœur que sa complicité affectueuse me consent. Une complicité affectueuse que nos regards entretiennent dans le silence, que nos goûts partagés nourrissent en abondance de souvenirs gourmands, que nos fous-rires peuplent de vitalité joyeuse, que nos rêves colorent les instants partagés, voilà ce que je ressens, tout cela et bien d’autres choses.
Trois fois trois ans, neuf années ont ouvert de nouveaux mondes : des villes, dont Prague la passionnante, des langues, perdues et retrouvées, et une langue découverte, le tchèque, des cuisines, des goûts, des parfums, des couleurs, des hommes, des femmes et plus encore.
A cet instant, la vie est dans cette jonquille éclatante qui illumine le printemps : une amie me disait hier soir au téléphone qu’elle était heureuse parce que j’avais évolué dans le bon sens. Voilà, j’ai évolué pendant ces neuf années. Je ne vais égrener mes remords, je ne vais pas aligner mes regrets, non, je veux simplement garder en moi l’éclat de cette fleur et imaginer que la vie m’en fera un bouquet.
Et je poursuis ma route… « Yalla ! En avant ! C’est passionnant de vivre en aimant ! » Sœur Emmanuelle. Oh oui !
Joyeux anniversaire à mon blog !
C'est déjà le printemps...
mardi 20 mars 2012 à 08 h 00 - Billets éparpillés - Lien permanent
Tous les printemps ne sont pas joyeux, celui-là moins qu’un autre… Au delà de la tristesse qui étreint l’âme et le cœur devant l’horreur de la mort d’enfants et d’hommes sans raison, les cycles de la nature nous arriment à la terre qui nous supporte et nous rappelle que nous sommes la part d’un tout qui nous dépasse.
Aujourd’hui, c’est le printemps, le renouveau, la fin d’un hiver froid et triste, l’annonce de grandes espérances. Place des Célestins, les magnolias explosent en rose et blanc, comme chaque année. Pendant quelques jours, à peine deux semaines, leur parfum léger réveillera nos sens, le matin, lorsque la rosée n’aura pas encore disparu. Puis ils quitteront leur costume de soie et leurs pétales bientôt joncheront le sol en bois exotique de la place, des coquilles de nacre peu à peu ternies par les pas épars des passants passés là sans presque un regard pour le spectacle des pastels de la nature. La Comédie rit sur la façade méridionale du Théâtre. De l’autre côté, la Tragédie, son poignard en main, grimace et attend. Elle attend la floraison des magnolias du septentrion, encore quelques heures et eux aussi exhaleront leurs effluves douces.

Avril s’annonce et nous entendrons, sous les frondaisons d’un vert éclatant le chant lancinant, hypnotique, éternel, du coucou.
Encore un instant, pour me perdre dans la chevelure du Printemps de Mucha, pour sentir sur sa peau les parfums d’une Gaïa nimbée de cerisiers en fleur, j’ai tant envie d’entendre les notes de sa harpe de saule… pour mieux rejoindre la Prague que j’aime tant et qui me manque.

Retraite dans la ville : haute voltige
mercredi 22 février 2012 à 07 h 04 - Qui suis-je ? - Lien permanent
Voilà la première méditation de la Retraite dans la Ville… Ce soir, Mercredi des Cendres, j’irai à la messe de 18 h 30 à l’Église Saint-Georges pour entendre l’office en latin parce que j’aime le mystère qui entoure la liturgie latine traditionnelle utilisée depuis l’origine de l’Église en France. C’est à Lyon, vers 140, que la première église fut fondée par Saint Pothin, le premier évêque. Il fut martyrisé avec Saint Blandine sous le règne de l’empereur Marc-Aurèle en 177.
Haute voltige

Retraite dans la ville, pour réfléchir et s'engager...
mardi 21 février 2012 à 07 h 22 - Qui suis-je ? - Lien permanent
« billets précédents - page 1 de 78

Derniers commentaires