Apartés uchroniques

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 10 mai 2008

16 h 17 - Sardines à l'huile, fromage de chèvre et ciboulette


Apéritif : du latin aperto,ouvrir... ouvrir l'appétit. Ouvrir mais ne pas le couper. Que proposer en remplacement des cacahuètes, des pistaches, des chips ? Heu, de la tapenade, du caviar d'aubergine ? Et pourquoi pas des sardines à l'huile ?

J'avoue une certaine passion pour ces poissons baignant dans une huile dorée et attendant d'être réveillés par quelques giclées de vinaigre (de vin rouge ou mieux, de cidre) et d'être couchés sur une tartine de pain de campagne légèrement grillée et garnie de beurre demi-sel (aux cristaux de sel, croquants sous les dents). Souvent, c'est un repas de roi que je me réserve avec des sardines millésimées, régulièrement retournées dans le placard pour que la chair s'imprègne bien d'huile d'olive. Avec une salade verte bien assaisonnée, que demander de plus ? Quelqu'un pour partager le plaisir, sans doute. J'oubliais, j'aime aussi les maquereaux aux aromates et muscadet...

Bon, revenons à nos sardines et à  nos chèvres. j'ai eu l'idée, réminiscence de lectures passées sans doute, d'associer des sardines et du fromage de chèvre frais en ce début de printemps enfin ensoleillé.

Sardines à l'huile, fromage de chèvre et ciboulette

Préparation : 10 min - Pas de cuisson

Ingrédients : une boîte de sardines à l'huile d'olive vierge première pression à froid de bonne qualité, un fromage de chèvre frais, de l'huile d'olive, une demi-botte de ciboulette, du vinaigre de vin rouge, du vinaigre balsamique, sel et poivre

Egoutter les sardines avant de les placer dans un bol et de les écraser avec une fourchette. Ajouter la moitié ou les trois-quarts d'un fromage de chèvre frais et bien mêler en détendant avec un peu d'huile d'olive. Ciseler une demi-botte de ciboulette avant de la joindre à l'appareil.

Jeter à peine une cuillère de vinaigre de vin. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre. Finir avec quelques gouttes de vinaigre  balsamique.

Placer la préparation au moins trois heures au frais. La servir avec des tranches de baguette grillées.

Les variantes sont infinies : j'imagine sardines, formage de chèvre, tomates confites, piment d'Espelette - sardines, formage de chèvre, citron  et aneth. A vous de jouer !

jeudi 8 mai 2008

03 h 52 - Suppression de la modération a priori des commentaires - modération a posteriori


Pour faciliter les commentaires, j'ai décidé de supprimer leur modération avant publication. Dorénavant, les commentaires apparaîtront tout de suite sur le blogue. Toutefois, je continue d'être averti de tout nouveau dépôt pour éventuellement appliquer une censure impitoyable...


mardi 6 mai 2008

13 h 25 - Déjà un an...


Dès 2005, j'ai eu la prescience que Nicolas Sarkozy pouvait gagner l'élection. Je me souviens de mon premier engagement en politique, au Parti Républicain, en 1986 : j'avais 19 ans, j'étudiais le droit et mes parents étaient de droite. Pouvais-je faire un autre choix ? Peut-être pas. J'ai rencontré  Léotard en 1987 lors de la création du mouvement des jeunes républicains à Eveux, dans le cadre extraordinaire du Couvent de la Tourette dessiné par Le Corbusier, près de Lyon. Je me souviens de l'arrivée en hélicoptère du ministre de la Culture de l'époque, tout était alors possible, surtout la victoire en 1988. Le PR était une composante de l'UDF et bien que les réunions du bureau politique départemental se transformaient régulièrement en festival anti-Barre, j'ai soutenu la campagne du futur maire de Lyon au pointe de rater ma licence (je me souviens de la terrible phrase de mon père lorsqu'il apprit mon échec : « nous te payons des études pour que tu les réussisses »). Je me souviens de la rencontre de ma meilleure amie. Je me souviens de la défaite de Chirac et de mon éloignement de la politique : je devais réussir mes prochains examens. La question réglée, mon entrée dans la vie professionnelle m'a longtemps tenu éloigné des partis. Toutefois, je gardais un oeil sur la droite mais refusais obstinément de m'encarter au RPR, faute d'être gaulliste. L'UDF m'ennuyait par son côté mollasson. Quant au PR, il s'éloignait de moi. 1995 : le meeting de Chirac à Lyon, j'étais debout sur ma chaise, dans un grand hall du Centre Eurexpo, mes parents, une ancienne collègue de travail et son mari, embarqués dans la joyeuse galère, tout le monde était debout et scandait le nom de Chirac, et criait le nom de Chirac et hurlait son désir de victoire ! Les urnes portèrent au pouvoir mon candidat. Je défilais avec ses partisans le soir même entre Bellecour et Terreaux. Très vite, je déchantais mais continuais à soutenir le président contre vents et marées. 2002 : le choc d'une nouvelle victoire sans aucune gloire. Le délitement de la chiraquie me consternait chaque jour davantage quand je commençais à m'intéresser à Sarkozy. J'ai parlé l'année dernière de mon intérêt pour cet homme et ses idées, son projet, sa force et sa volonté de réformer le pays.

2007 : victoire de mon champion, pressentie plusieurs mois avant et défendue ardemment devant tous mes amis défaitistes...

2008 : un an plus tard, quel est mon état d'esprit ? Assez confiant, un peu déçu, mais plein d'espoir. La vie personnelle de Sarkozy ne m'a pas convaincu, loin s'en faut mais qui suis-je donc pour le juger ? Il n'est qu'un homme.

Je salue en revanche l'engagement des réformes que j'avais accepté par avance en votant pour lui : je dois aussi reconnaître que tout n'est pas réussi, notamment à cause de la conjoncture économique mondiale déplorable. Je n'ai jamais cru qu'il lui suffirait de claquer des doigts pour doubler mon salaire ou diminuer de moitié les prix (le président thaumaturge toucheur d'écrouelles - le président te touche, Dieu te guérit ! -  très peu pour moi). je ne fais pas partie des déçu du sarkozysme. Je suis en revanche agacé par les déclarations discordantes des membres du gouvernement et de la majorité : avec eux, aucun besoin d'une opposition pour se ridiculiser, la droite le fait très bien toute seule. La droite la plus bête du monde est de retour dans son nouveau spectacle d'auto-destruction. L'ouverture à  gauche m'a surpris dans le bon sens mais je ne suis pas loin de penser que cette ouverture aurait pu se faire aussi à droite, chez les sarkozystes. En résumé, j'ai la désagréable sensation que des coups de pieds au cul se perdent en grande quantité à droite. Bordel de merde !

Je suis encore un partisan de Sarkozy mais beaucoup moins de son équipe. Il est peut être temps de changer certaines choses. Rapidement, je ne veux pas finir comme le dernier des Mohicans.

lundi 5 mai 2008

22 h 16 - Petits pots de crème au chocolat...


Ai-je déjà confessé ici ma gourmandise ? Oui mais bon...

J'ai découvert il y a quelques semaines que, selon un article du Figaro, j'étais un « foody » : un gourmet capable de traverser une ville pour goûter une spécialité particulière et qui transforme ses périples en conquêts gastronomique. Mes nombreuses lectures de revues culinaires enrichissent régulièrement ma carte des spécialités et si je peux en déguster « la meilleure » production, je suis un homme heureux. Je suis parfois snob du palais.

D'aucuns verront dans cette quête de l'orgasme gustatif, un palliatif à ma solitude : je ne rejette pas cette idée mais elle me semble un peu courte. Car j'aime partager le plaisir pris en mangeant et je suis triste lorsque je ne rencontre pas chez l'autre des émotions semblables. Bien que la Faculté m'ait recommandé de réduire le sucre, hélas, quel que sucré que soit mon bec, un dessert est toujours le bienvenu, à tout moment. Rien ne résiste à mes papilles affolées devant la vitrine d'un pâtissier (Pierre Hermé à Paris, Sève, Bernachon ou le Petit Castel-Perroudon à Lyon, etc.) sauf une certaine raison qui peut confiner presque à l'ascèse voire au sacrifice certains jours...

Présentement, je n'ai pas l'esprit de sacrifice et puisque des nausées de femme enceinte m'envahissent de temps en temps depuis le début des mes aventures avec Dalila, autant assumer mes envies de douceur sans m'arracher les cheveux outre mesure (geste inutile puisqu'ils commencent à tomber seuls, les lâches). Petits pots de crème au chocolat... Tout le titre de la recette respire le bonheur : des petits pots  (pour un garçon sage), de la crème (douce, blanche, rassurante, maternelle), du chocolat (un carré, deux carrés, trois carrés, une barre, la tablette, même pas honte, même pas mal au foie - un sacré allié de ma gourmandise celui- là au moins).  Que demander de plus ? Heu, un plus grand pot, parce que le côté dînette des petits pots ne m'émeut pas plus que cela lorsque j'imagine ma cuillère s'enfoncer dans la crème moëlleuse pour cueillir la première bouchée onctueuse : il faut de la matière sous le galbe de la cuillère, j'aime m'amuser un petit moment.

Voilà la recette des pots de crème au chocolat (le petit a sauté avec mes scrupules)...

Pots de crème au chocolat

Préparation : 30 min - Cuisson : 10 min - Pour 6 pots

Ingrédients : 80 cl de lait entier, 20 cl de crème fraîche entière, 200 g de chocolat VALRHONA à 67 %, 60 g de sucre, 40 g de fécule de maïs (4 cuillères à soupe rases), 3 jaunes d'œufs

Prélever 10 cl de lait pour diluer la fécule de maïs.

Dans une casserole anti-adhésive, porter à petite ébullition le lait et la crème fraîche. Fouetter les jaunes et le sucre pour que le mélange blanchisse. Lorsque le lait est chaud, le verser sur le chocolat coupé en morceaux dans un saladier. Bien mélanger pour le faire fondre. Ajouter la maïzéna diluée aux jaunes sucrés puis verser sur l'ensemble l'appareil chocolaté.

Remettre le tout dans la casserole et chauffer doucement en remuant sans cesse avec une cuillère en bois (faire des 8 pour éviter que le fond n'attache). Au bout de quelques minutes, le mélange épaissit, des bulles commencent à crever la surface. Retirer la casserole et continuer de remuer pendant quelques minutes pour refroidir la crème et éviter la formation d'une peau.

La crème refroidie, la verser dans les pots et placer au réfrigérateur pendant plusieurs heures (le matin pour le soir par exemple).

Cette crème est extraordinairement simple à préparer : c'est le principe de la crème pâtissière. On peut imaginer ajouter des raisins macérés dans le rhum, quelques dés d'écorces d'orange confites, la servir avec un quatre-quart... bref, faites-en ce que vous voulez, c'est votre bon plaisir ;-)

Bien sûr, vous adapterez la richesse en matière grasse de la crème et du lait en fonction de vos besoins et ajusterez le sucre itou.  C'est tout.  À vos cuillères !

Addendum du jeudi 8 mai 2008 : les proportions de la recette ont été trouvées sur le site de Pascal Weeks, dans ce billet...

samedi 19 avril 2008

09 h 57 - La blogosphère gagne un nouveau blogueur...


Philippe, Philou, Phil, bref, mon ami depuis plus de trente sept ans (relire ici nos retrouvailles virtuelles) si loin, perdu dans Toulouse et pourtant si proche, s'est enfin laissé persuadé d'ouvrir son blogue ! Le nom de domaine retenu, j'ai mis en place la structure de son webcarnet pour lui offrir l'espace de liberté dont il avait besoin.

Le coq du Causse est ouvert depuis peu. Je vous laisse le soin de découvrir son monde à travers ses premiers billets. Je veux seulement vous dire que pendant notre enfance, jusqu'au CM2, nous avons été les plus proches amis et que son départ pour Sète a été, pour nous deux, une vraie déchirure. Sans nouvelle pendant presque trente ans, nous avons rapidement retrouvé notre complicité d'antan, nos chamailleries, nos fous rires. Un seul bémol pourtant : il est un thuriféraire de Napoléon l'usurpateur... Nul n'est parfait ;-)

vendredi 18 avril 2008

19 h 10 - Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 2




J'ai reçu samedi dernier le dossier de parrainage de Tu, garçonnet vietnamien habitant à Son Giang, province de Binh Phuoc, au nord d'Ho Chi Minh-Ville (l'ex-Saïgon), près de la frontière cambodgienne.


J'avais « choisi » (curieux mot dans ce contexte) sa fiche lors de la soirée du cinquantenaire évoqué ici, parce que sa famille a de faibles revenus journaliers (20 000 đng soit 1,05 € selon le site Vivre, travailler ou investir au Vietnam environ).

Tu a 10 ans, il est l'aîné d'une fratrie de trois frères, ses parents sont des serviteurs (???). La famille vit dans une maison de 20 m². Actuellement, il est 2e (CE1).

Selon la fiche sur le Vietnam jointe, le coût de base de la scolarité est de 400 000 VND par an soit 20,90 € auxquels il faut ajouter l'uniforme annuel obligatoire - 30 000 à 60 000 VND soit 1,57 à 3,14 €, les cours supplémentaires mensuels - 20 000 VND soit  1,05 €,  la demi-pension journalière  - 6 000 VND soit  0,31 € et le matériel annuel (tenue de sport pour 70 000 VND soit 3,66 €, le cahier 2 000 VND soit 0,10 €, les livres 15 000 à 100 000 VND soit 0,78 à 5,23 €). Un vélo coûte de 300 000 à 600 000 VND soit 15,68 à 31,35 €. Le total annuel de la scolarité pour un enfant au primaire est estimé à 1 milllion de VND soit 52,25 €.

Ses parents travaillent 50 jours par an pour envoyer Tu à l'école... Avec trois enfants, ils travailleront près de 6 mois pour les instruire. Comment vont-ils faire ? Je comprends que mon parrainage est essentiel.

Enfants du Mékong a commencé à intervenir en  1981 auprès des boat people dans les camps d'Asie du Sud-Est et agit au Vietnam depuis 1990. Sur place,  12 000 enfants sont parrainés par l'intermédiaire de responsables locaux, souvent des religieux. L'association n'est pas déclarée dans le pays, «dans le seul but d'éviter la corruption pour que les enfants touchent la totalité de leur parrainage. Le gouvernement connaît ses (nos) actions et, dans la mesure où elle (nous) ne lui fait (faisons) pas d'ombre, il la (nous) laisse agir. »

Dans la lettre de confirmation de mon dossier, il est demandé « instamment de ne pas faire allusion à la situation politique » dans les courriers que j'enverrais... Par chance, sur place un vieil homme de 72 ans, passionné par le français, traduira mes lettres et celles de mon filleul.

Selon la fiche de présentation du programme de Son Giang, « l'argent du parrainage est distribué chaque mois aux filleuls par le responsable local (...). Le parrainage sert à couvrir tous les frais liés à la scolarisation : frais d'inscription, uniformes, fournitures, cours supplémentaires obligatoires d'informatique ou d'anglais, frais d'entretien de l'école... une partie sert aussi à améliorer la quotidien de toute la famille. »

Je voudrais encore citer une phrase d'Enfants du Mékong : « Pour tous ces enfants qui pourront prendre le chemin de l'école et éviter de travailler dès leur plus jeune âge, nous vous disons un grand merci !. »

Pour  parrainer : le parrainage est expliqué ICI et le formulaire est LÀ...

Ensemble, donnons leur un avenir !

jeudi 17 avril 2008

23 h 46 - Dans l'air du temps, un « speed dating » avec Dalila... 1/6


Le célibat est amusant cinq minutes mais après vingt années, il commence à lasser un peu enfin beaucoup. Les circonstances de la vie m'ont accablé d'un funeste sort en me jetant dans les jambes un ami bien encombrant... Il est tombé sur moi, sans crier gare et même s'il s'attaque habituellement aux personnes jeunes, son intérêt pour ma prétendue jeunesse me pèse.

Constatant qu'il ne veut pas me lâcher les basques, la Faculté m'a proposé six rendez-vous pour tenter de lui faire abandonner sa prise. En fait, deux fois trois entrevues sont programmées. L'un des inconvénients possibles (toute médaille a son revers, comme le lys des SUF est blanc et noir - voir ici chez le gorgeous Rod comme on dit du côté de Bordeaux) est qu'au fil du temps, je  risque de fredonner « une nuit sur le Mot Chauve » et me faire appeler Brunner, Yul Brunner (oui, parce que Monsieur Propre ne collerait pas trop avec mon côté fée du logis raté) plutôt que « les élucubrations » d'Antoine (le type aux cheveux longs et aux idées courtes selon l'idole des jeunes,  le Johnny qui se déhanche sur le mashed poataoes). Ou alors  Samson, vous savez, le type aux sept nattes qui perd ses forces en même temps que tombent ses faveurs chevelues sournoisement sacrifiées par le sécateur fourbe  d'une Dalila castratrice. Vais-je me transformer en Samson, sans force (mais avec quelle musculature bien huilée si mes souvenirs de peplums des années cinquante sont bons) ?

Samson et Dalila - 1949 - Cecil B. De Mille
Samson et Dalila - 1949 - Cecil B. De Mille

En attendant, après le premier rendez-vous de ce matin, Dalila me laisse nauséeux, très nauséeux. Et fatigué. Je crains que mes prochains « speed dating » m'épuisent encore davantage. Voilà, j'ai décidé de baptiser ma chimiothérapie du nom de Dalila : je suis son Samson. Peut-être parviendrais-je à garder mes cheveux et à devenir Hercule (le premier qui me répète l'astuce coutumière du héros très rieur quand il succombe aux plaisirs ultramontains, je le scalpe - autant économiser l'achat d'une perruque) mais alors je devrais prendre garde à la jalousie de Déjanire... Dalila, Déjanire, les D sont jetés : ma vie tient dans trois seringues et une poche en plastique. Quelques décilitres pour me  sauver. Et Dieu. Priez pour moi.


jeudi 10 avril 2008

17 h 00 - Parce qu'il a besoin de mon aide... Enfants du Mékong - 1




En 2008, l'association Enfants du Mékong  fête ses cinquante ans : après un demi-siècle, l'association défend 570 programmes de parrainage d'enfants, 90 projets de développement durable, envoie 30 volontaires bénévoles sur place, parraine 22 000 enfants et soutient 60 000 enfants dans 6 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge et Birmanie.

L'Asie a toujours exercé une certaine fascination sur moi, peut être à cause de l'ancienneté de ses civilisations et de la diversité de ses cultures. Je me souviens de mon dernier séjour à Paris au cours duquel j'ai parcouru avec délice et admiration toutes les salles du musée Guimet consacré aux arts asiatiques :  j'ai été émerveillé par les statues, les porcelaines, les pierres taillées, par tous ces témoignage de la grandeur des peuples qui les ont créés. A défaut de visiter les terres d'origine de ces trésors, en 2007, après la naissance de ma nièce et filleule Emmie, j'ai commencé à réfléchir à la chance qu'elle aura de suivre des études pour construire sa vie et j'ai acquis l'idée qu'offrir mon aide financière à un enfant du Sud-est asiatique serait tout à la fois un hommage à ces mondes si riches d'histoire et une manière de me rendre utile.

Je ne sais plus comment j'ai découvert l'assocation Enfants du Mékong mais après avoir longuement lu tout le site, j'ai apprécié sa démarche et son dévouement. Elle n'est pas la seule association de parrainage d'enfants évidemment, elle dégage toutefois une telle force de conviction à travers ses projets, à travers ses volontaires sur le terrain, à travers ses réalisations qu'elle a emporté mon choix de parrainer un enfant par son intermédiaire.


J'avoue que la fiscalité avantageuse du don (déductible à hauteur de 66 % de sa valeur de mes impôts) n'est pas étrangère à ma décision non plus que le montant raisonnable (24 € mensuels) du don. 

Jeudi dernier, j'ai aussi compris que mon soutien était un message d'espoir adressé à un enfant surtout préoccupé à survivre dans la misère : la tournée du cinquantenaire de l'association faisait escale à Ecully, près de Lyon pour une soirée d'échanges entre parrains et membres des équipes. 



Au cours de la soirée, deux volontaires bambous présentèrent leur mission, la responsabilité d'un foyer d'étudiants et l'animation auprès d'enfants avant que Jocelyn, jeune philippine parrainée en France, témoigna de l'importance de l'aide qu'elle reçoit pour quitter sa condition d'extrême pauvreté et surtout poursuivre ses études. Son récit d'une vie de lutte était émouvant et sa reconnaissance à l'égard de son parrain et d'Enfants du Mékong sincère et admirable. Yves Meaudre, directeur général, rappela ensuite l'histoire et le fonctionnement de l'association et insista sur l'espoir qui permet à tous ces enfants de vivre et sur l'amour dont ils peuvent ainsi remplir leur existence. Un film fut projeté pour présenter les conditions très dures de vie dans les six pays où  l'association agit : j'ai vu des images poignantes, douloureuses (cette petite fille philippine qui, revenant de l'école en uniforme, sur le pas de le porte de son habitation, troquait ses socquettes et ses chaussures pour des tongs avant de s'engouffrer dans un taudis installé sous une maison : le sol en terre battue était détrempé par la pluie, un puits commun à plusieurs familles le seul moyen pour tenter de faire un semblant de toilette sans aucune intimité - ou cette fillette birmane obligée de vendre de la drogue pour rapporter un peu d'argent à sa mère, et peut être éviter la prostitution, etc.) mais pleines d'espoir. Tous les enfants jouaient, riaient, comme n'importe quel enfant de chez nous... Leurs yeux brillaient du désir de vivre mieux. Je reconnais que j'ai été secoué par ce film.



A la fin de la projection, j'ai pris la décision de parrainer un second enfant, un jeune vietnamien d'une dizaine d'années. J'attends son dossier pour le premier versement. Je pense sans doute, dès que cela sera possible, parrainer un troisième enfant, au Cambodge.

Pour le moment, j'ai écrit à mon filleul philippin, Edmundo, un premier courrier, répondant avec beaucoup de retard à sa lettre du mois de juillet 2007. J'ai prévu de lui envoyer des nouvelles chaque mois (notamment parce que j'ai pu voir combien les lettres des parrains étaient importantes pour les enfants).

Je vous encourage, si vous en avez les moyens (6 € par mois après défiscalisation), à parrainer un enfant : le parrainage est expliqué, et vous pouvez vous engager avec ce formulaire...

Ensemble, donnons leur un avenir !

Toutes les photos sont issues du site Enfants du Mékong


vendredi 4 avril 2008

16 h 46 - Lettre ouverte à mes lecteurs...


Chères lectrices, chers lecteurs,

Vendredi 4 avril 2003 - Vendredi 4 avril 2008 : cinq années de blogue depuis le billet Alpha. J'ai mis en ligne 540 billets en cinq années, soit un peu plus d'une centaine par an en moyenne (j'en ai en fait écrit plus de 560 mais j'ai suspendu la publication d'une vingtaine de billets à la suite de certains événements).

Je ne suis pas aussi assidu que je l'imaginais en avril 2003, des sorts contraires m'ont distrait de l'écriture bien des fois. J'ai beaucoup promis, parfois oublié, ne m'en tenez pas rigueur.

Je ne ferais pas un bilan de ma vie, il fait trop beau pour être triste.

J'embrasse du fond du coeur  mon vieil ami méridional, lecteur fidèle : parce que c'est lui, parce que c'est moi (ne perds pas courage !).

Ce blogue m'a permis de connaître un garçon formidable, venu des froides terres de la Nouvelle France en compagnie d'une lyonnaise souriante : vivement notre prochain dîner !

Ce carnet a été aussi à l'origine d'une belle histoire, que je n'ai peut être pas su correctement gérer mais qui tiendra toujours une certaine place pour moi.

Il m'a permis de faire la connaissance mon presque frère, si différent et si proche, né le même jour que moi, deux ans, pardon, trois ans avant : je l'embrasse.

Je pense à celles et ceux que j'ai connus grâce à mes billets et qui sont virtuellement devenus des amis. En écrivant ces mots, je veux distinguer cinq ou six personnes qui, aujourd'hui, comptent particulièrement pour moi et que j'ai l'espoir de rencontrer enfin un jour pour les serrer dans mes bras...

Je ne sais combien de temps se poursuivra l'écriture : le blogue existe et c'est déjà très bien. Je continue.

Merci de me lire !

Avec toute mon amitié,

Fabrice


vendredi 28 mars 2008

15 h 09 - Au revoir Abel...


Ce n'est qu'un au revoir...


dimanche 23 mars 2008

00 h 00 - Joyeuses Pâques


Joyeuse et très Sainte Fête de Pâques dans la Gloire du Christ Ressuscité !




vendredi 21 mars 2008

22 h 42 - Voici la chaîne des "six tocs ou manies" - II et fin


Bon, je sais, vendredi soir ce n'est pas mardi mais d'abord je fais ce que je veux sur mon blogue !

.lorsque je reçois à déjeuner ou dîner, je change systématiquement les couverts et les assiettes à chaque service : je ne reçois que 6 personnes au maximum, ne possédant qu'une ménagère de douze couverts et douze assiettes plates et six creuses... Mes invités protestent souvent, craignant sans doute d'être obligé de participer à la plonge puisque je n'ai pas encore de lave-vaisselle.

.je ne passe jamais, jamais, jamais sous une échelle (ou même toute nacelle dont le bras fait un angle inférieur à 90 °) pour ne pas briser le triangle magique formée par l'échelle le mur et le sol (c'est la seule superstition que j'observe).

.je prends toujours soin de ne jamais ouvrir complètement un livre afin de ne pas abîmer la tranche (notamment pour les livres brochés), je ne corne pas les pages et je n'écrit  jamais dans un livre : j'aime garder un livre en bon état.

.lorsque certains prénoms ou certains mots sont prononcés, je ne peux m'empêcher de faire des jeux de mots (soivent in petto, heureusement) : Monique, Thérèse,  Hercule, adéquat, etc.  Je vous laisser deviner lesquels...

.je ne peux pas boire d'eau provenant du robinet d'une salle de bains, je jette ou ne bois pas le contenu d'un verre dans lequel je remarque une miette de pain ou tout autre intrus...

.je suis souvent submergé par mon penchant coupable pour la procrastination, remettant au surlendemain ce que je pouvais faire l'avant-veille (ce billet en est une belle illustration).

Voilà, six manies avouables... Quant aux non avouables, peut-être les plus révélatrices de ma vraie personnalité,  je les tais encore ;-)

jeudi 20 mars 2008

21 h 59 - J'ai un nouveau copain...


Il s'appelle Hodgkin et il n'est pas venu seul, il a apporté de jolis ganglions bien gros. Bon, pendant ces trois mois, on a bien ri tous les deux, il est temps qu'il s'en aille. Mais je crains toutefois qu'il me faille un peu d'aide pour le chasser, cet indésirable qui s'incruste. Je vais me tourner du côté des médecins, ils en connaissent un rayon (et même plusieurs), non ?


Au fait, c'est aujourd'hui le printemps. Un printemps de plus, youpi !




mercredi 19 mars 2008

23 h 59 - L'objet-mystère - La solution a été trouvée par Océane !!! C'est la douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 place Bellecour




Dans mon dernier billet, j'ai présenté un objet mystérieux posé sur l'étagère d'une bibliothèque depuis quelques mois. Le voilà sous plusieurs angles...











Quel est cet objet ?

Ce n'est pas : un brûleur pour le papier d'Arménie (dixit Pouet), le saint graal ou un porte-crayons (dixit Lyon-Urbain alias Rooxy), un morceau tout bête de tuyau, avec du côté posé sur l'étagère, une sorte de grille (re-dixit Pouet), un taille-crayon (dixit Océane), des coupelles de crèmes brûlées posées les unes sur les autres (dixit Patricia), un souvenir ému du dernier passage d'un plombier (dixit Rod) !

Le concours se poursuit : la réponse est dans mon blogue !

Un(e) gagnant(e) non lyonnais(e) recevra un joli cadeau lyonnais. Un(e) concitoyen(ne) gagnant(e) sera invité(e) au restaurant !

Mise à jour du 19 mars 2008 : ce n'est pas un lumignon, un porte-cierge ou un porte-bougie (dixit Océane)

Indice : cela a un certain rapport avec le feu...

La grande gagnante est Océane : il s'agit bien d'une douille d'une grenade lacrymogène tirée par les forces de l'ordre le soir du 6 mai 2007 (voir le billet ICI) place Bellecour à Lyon.

Océane, tu gagnes le cadeau annoncé... Il ne te reste plus qu'à me communiquer ton adresse outre-atlantique.


dimanche 16 mars 2008

21 h 04 - Une bonne nouvelle pour ce soir d'élections bien gris...


Il est malheureusement notoire que les triangulaires organisées par le Modem, placé en troisième position au premier tour et maintenu au second, conformément à la loi, sont la cause de la défaite de la majorité dans beaucoup de villes : où est passé le socle de droite qui constituait la colonne vertébrale de l'UDF ? Le reflux de la droite n'est cependant pas aussi cruel que l'opposition et le Modem l'espéraient, Dieu merci.

Une bonne nouvelle éclaire quand même ma soirée, avant mon retour à l'hôpital demain : la défaite de F. Bayrou à Pau... Délicieux résultat que je savoure tranquillement : le grand stratège a été défait, son espoir a succombé sous les coups portés par l'arme suprême de la triangulaire. L'arroseur arrosé me fait rire.

En attendant, je crains que le deuxième arrondissement de Lyon soit le seul resté à droite. Tant pis, l'honneur est sauf !

Allez, je nettoie la colonne de droite de la bannière de soutien au pitoyable candidat UMP défait, Perben, le mauvais parachuté...



11 h 29 - Voici la chaîne des "six tocs ou manies" - I


A peine de retour dans mon doux foyer duquel un funeste et tragique sort me tenait éloigné depuis lundi, j'apprends que Rodolphe
m'emprisonne dans l'une de ces chaînes dont le net raffole, après en avoir été la victime ICI : étaler à la face du monde six tocs ou manies. Fichtre ! Je ne défaillirai pas devant ce défi, rejoignant la cohorte sombre des aveux honteux... Pour ce soir ou mardi, juré, craché !


lundi 25 février 2008

23 h 54 - Je montre tout...


Après plus d'un mois de silence et alors que deux ou trois lecteurs se sont enquis des causes de mon absence (sic transit...), je reviens pour assumer enfin, pour montrer cette part cachée de ma personnalité que seuls de rares privilégiés ont pu pénétrer et accepter de dévoiler l'indicible intimité d'un quadra toujours célibataire. Lui a excité mon esprit ici, elle m'a convaincu ... L'idée semble avoir germé dans ce blogue et plus particulièrement avec ce billet-ci et celui-là.

Voilà mes bibliothèques, du solide venu droit de Suède, rationnel à défaut d'être esthétique... Cinq éléments disséminés dans l'appartement, solidement campés contre les murs en espérant qu'ils ne chuteront pas sous le poids.



La première accueille les livres de science-fiction et d'horreur (1) dont Les Evangiles du Diable de Claude Seignolle. Devant, posés comme un rempart au malin, un vieux prie-dieu  Napoléon III et ses deux chapelets (2), dans l'attente d'une dévotion et de repentirs que je ne leur accorde que de loin en loin, je le confesse, présentement. Trois gravures du XIXe sur un ensemble de huit consacrées à Louis XIV ( 3 ) complètent sur la gauche ce pan de mur.

Les deuxièmes et troisièmes bibliothèques veillent face à la fenêtre, accordant Dieu, le Roi et les hommes...

Dieu domine (1), dans l'espoir que son pardon me sera accordé : entre le Jubilate Deo de l'Eglise traditionnaliste Saint Georges de Lyon et le Jésus de Jacques Duquesne, mon missel quotidien complet garde ma foi entre deux messes. Au  dessus, les branches de buis bénit des années passées, figées dans leur déssèchement poussiéreux parce que je ne sais pas comment m'en séparer dignement ( si quelqu'un a une idée pour éviter le sacrilège... ), perdent peu à peu leur pourtant sempiternelle verdeur (vive la taxonomie latine, n'est-ce pas Rod ? ).



Louis XIV et son siècle trônent sur une grande partie des étagères hautes : la gloire leur est acquise avec les deux sommes extraordinaires que sont le  Louis XIV de François  Bluche et  le Dictionnaire du Grand Siècle sous la direction du même auteur et brillant universitaire. Vient ensuite la cour, Mme  de Montespan, Madame de Maintenon, Vauban, Colbert, Mazarin, le cardinal de Retz, la Grande Mademoiselle et autres illustres. La Sainte Capitale de la France éternelle n'est pas oubliée dans les pages glacées de grands livres (2). Quelques détails ci-dessous...




Revenons à la grande photo juste avant... Sur la deuxième tablette, à gauche, mon attachement historique, utopique, sincère à la monarchie, à une certaine idée de la monarchie, à un doux rêve brisé un vingt-et-un janvier... Au-delà, le français, le latin et l'anglais se chamaillent sans doute (3). Deux fois trois tablettes accueillent les romans lus ou à lire, Chateaubriant et ses Mémoires d'outre-tombe discute-t-il avec Marguerite Yourcenar ? Molière, Racine, Jean Raspail, Les Mille et Une Nuits, orient et occident s'emmêlent aussi sûrement que mes souvenirs des livres déjà lus (4).

Tout en bas, les traités sur les plantes, les orchidées ou les fleurs à bulbes disputent l'oubli à un ouvrage intitulé Histoire et bizarreries sociales des excréments de Martin Monestier offert autrefois par un ami facétieux et perdu de vue mais exposé, à portée de main et de consultation par les curieux.(5).

Derrière tous ces volumes, l'Enfer garde dans son antre sombre les livres opportunément ravis à des regards qui ne manqueraient pas d'être interloqués devant certains titres...



A gagner : un cadeau très lyonnais... Répondez dans les commentaires ! A vos méninges...




Voici les montages les plus instables, les plus périlleux que j'ai jamais élaborés : à gauche (1) et au dessus, en équilibre précaire, tous les livres de cuisine, indispensables pour un célibataire, depuis le Larousse Gastronomique des années 20 au Grand livre de cuisine d'Alain Ducasse en passant par un Cuisine pour le temps des restrictions paru en 1943 ou la Cuisine de Madame Saint-Ange, indémodable, dans sa première édition de 1927. PH10 de Pierre Hermé, dédicacé par le pâtissier (ainsi que son Larousse du Chocolat) tient compagnie aux livres de cuisine lyonnaise, à une encyclopédie de la cuisine mondiale, au superbe ouvrage Histoire naturelle et sociale de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat, à plusieurs volumes de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France qu'il me faut compléter...

Quelques livres anciens semblent parfois perdus dans le fatras gastronomique, dont un exemplaire du Mercure Galant de novembre 1686 (dos manquant), une édition incomplète (tomes I à XI, IX manquant) de 1752 des oeuvres de Scarron, une histoire de Louis XIV, sa cour et le Régent par Anquetil de 1791 et d'autres encore ayant pour sujet le XVIIe siècle ou Lyon. Et un dictionnaire de droit d'Ancien Régime ainsi qu'un volume des écrits de Lord Byron en anglais. Et...(2).

Ne parle-t-on pas de cuisine politique ? Le hasard m'a fait regrouper à côté des livres de cuisine les ouvrages politiques, dont Le Libéralisme de Pascal Salin, l'ouvrage collectif le Livre Noir du Communisme, Jean-François Revel tenant la main à quelques survivants de mes études de droit (3).

Enfin, dans un alignement presque parfait, les bandes-dessinées, de Lanfeust de Troy et ses déclinaisons, le monde fascinant des Cités obscures de Shuiten et Peeters (voir ici aussi) sans oublier Astérix et Obélix, indispensables ou encore les mondes d'Aldébaran, Bételgeuse et Antarès de Léo (4).

Un peu partout, sur tous les livres, sur un guéridon, j'entasse les nouveaux volumes achetés,  dans un capharnaüm sans autre logique que celle de la conquête du moindre espace libre. En attendant d'installer d'autres bibliothèques.

J'ai oublié de mentionner les collections presque complètes du Club des Cinq d'Enid Blyton et des Six Compagnons de la Croix-Rousse de Paul-Jacques Bonzon (dans leurs anciennes éditions, avant l'apparition des images - je ferai peut être un jour un billet).

A votre tour de présenter votre bibliothèque !



dimanche 24 février 2008

18 h 43 - Bientôt de retour...


Ce soir, sans doute...

Ce lundi soir, peut être...


 


lundi 21 janvier 2008

22 h 48 - Grandissons à Lyon !


Le blogue reprend une couleur politique et affiche mon soutien à Dominique Perben et à son équipe pour gagner les prochaines élections municipales...



Denis Broliquier, tête de liste du 2e arrondissement




22 h 34 - Senghor, Bruel, amitié, espoir, bintje, tutti quanti


J'ai posé il y a quelques semaines le recueil des poèmes de Senghor : après avoir lu les vers puissants et humains du poète, j'ai compris que j'étais arrivé au terme de mon vagabondage dans cette terre d'Afrique qui me semblait autrefois terriblement étrangère. Au fil des nuits de lecture, j'ai humé les odeurs épicées qui s'échappaient des mots sombres couchés sur le papier éclatant et je me suis laissé ennivré par la découverte de cet ailleurs inconnu et attirant. J'ai cru déceler dans le parfum doux que mes narines trouvaient entre les pages les fragrances de ce sentiment si rarement  familier pour moi que les doigts d'une seule  main se souviennent de chaque instant où mon coeur fut étreint. J'ai pensé que j'avais enfin dans ma bouche le goût de ce fruit extraordinaire à la recherche duquel tout mon être était tendu davantage depuis cette nuit fameuse de novembre où je croisai dans mes errances interlopes la sensation inconnue d'exister dans un regard sombre. L'indicible trouvait un nom et je laissai mon esprit s'ouvrir aux plus beaux rêves.  De ces rêves délicieusement improbables, je n'ai pu garder que l'éternité précieuse arrachée aux quelques instants, quelques heures, quelques nuits partagés avec l'incroyable.  Mais quelle éternité !  Les jours ont passé, la solitude a emporté la victoire et regagné sa place. Pourtant, quelques phrases prononcées, quelques mots lus agitent depuis peu en moi des souvenirs troublants et calment ma compagne triomphante. L'espoir vit en moi, profondément...

Il y a dix jours, des noms ont surgi d'un passé vieux de près de trente ans que mon si cher ami Philippe avait commencé à déchirer avec son sourire et son accent dans cette belle journée de juillet dernier. Bruel et sa chanson Place des Grands Hommes, comme dans un film, envahit mon silence. On ne s'était pas dit rendez-vous dans dix ans mais trente ans après, je vois se dessiner des sourires et peut être...

La semaine dernière, j'ai appelé deux amis : l'un pour lui dire que je le soutenais et que je pensais à lui, et l'autre pour lui dire que je pensais à lui et que je le soutenais. Je leur ai dit la même chose, avec des mots différents. Parce que c'étaient eux...

Espoir, cinq lettres, vivre, cinq lettres, aimer, cinq lettres. Je veux toujours compter cinq par cinq...

Dimanche, au marché du quai Saint-Antoine, j'ai enfin trouvé des pommes de terre bintje, rescapées terreuses de l'envahissante monalisa sucrée : en Afrique, on mange des patates douces, non ?

Tutti quanti ? et caetera...


07 h 11 - Requiescat in pace


LOUIS XVI aux députations de toutes les gardes nationales du royaume, 13 juillet 1790 :

    «Redites à vos concitoyens que j'aurais voulu leur parler à tous comme je vous parle ici. Redites-leur que leur Roi est leur père, leur frère, leur ami, qu'il ne peut être heureux que de leur bonheur, grand que de leur gloire, puissant que de leur liberté, riche que de leur prospérité, souffrant que de leurs maux. Faites surtout entendre les paroles, ou plutôt les sentiments de mon coeur dans les humbles chaumières et dans les réduits des infortunés. Dites-leur que, si je ne puis me transporter avec vous dans leurs asiles, je veux y être par mon affection et par les lois protectrices du faible, veiller pour eux, vivre pour eux, mourir, s'il le faut, pour eux.»  Trouvé sur ce site

Louis XVI - Etude par DuplessyLouis XVI - Etude par Duplessy


jeudi 17 janvier 2008

17 h 47 - Un nouveau billet bientôt...


Dès que je ne m'endormirai plus sur le canapé après le film de 20 h 50 sur les chaînes Ciné... (en passant, je viens de voir à la télé deux films qui m'ont beaucoup plu : Neverland et Miss Henderson présente...)


mardi 1 janvier 2008

00 h 00 - 2008 est là !




A tout le monde, mille voeux de bonheur pour 2008 ! Joie, santé et prospérité du fond du coeur...


lundi 31 décembre 2007

15 h 50 - Petit bilan annuel entre amis...


Aucune résolution ne me vient à l'esprit pour 2008... Alors, même si j'ai les yeux constamment tournés vers l'avenir, le temps est venu de faire le bilan de 2007.

Trois mots me viennent à l'esprit : bonheur, merci et espoir.

Bonheur ?

Le 9 mars, ma nièce et filleule Emmie est née ! Le jour le plus important de l'année, assurément et l'un des plus beaux de ma vie. Tenir dans ses bras un bébé qui sourit est un moment d'éternité magnifique à vivre. Mon impatience de partager sa vie grandit à chaque fois que je la vois car elle s'ouvre chaque jour davantage au monde. Je rêve déjà des moments que nous partagerons tous les deux, dans quelques temps. Être son parrain m'emplit de fierté et de responsabilités à l'égard de ce petit être mais aussi envers mon frère aîné et ma belle-soeur. Vivement que mon second frère m'offre un(e) autre filleul(e) !

Merci ?

Comment ne pas dire merci à ces amis qui ont, cette année, enrichi ma vie de manière extraordinaire ? Merci à Philippe, un ami d'enfance retrouvé après 29 ans de séparation (et quelles retrouvailles ! si le destin ne nous avait pas éloigné...), merci à Olivier, un ami internaute qui m'appelle frère malgré les mondes qui nous séparent  (mais le monde est là pour être exploré non ?), merci à Frédéric et Axel,  deux relations professionnelles qui ont su, par des gestes, des paroles, des visites dans les mois précédents, me montrer que l'amitié nait de la présence et de l'écoute, merci à Marianne et Catherine, deux femmes battantes, entreprenantes, qui m'ont ouvert leur librairie, leur univers de goûts et d'expériences gustatives pour finalement me reconnaître comme leur ami, merci à R. qui a pénétré mon monde avec son grand sourire, merci à Océane, fidèle lectrice aux commentaires agréablement perturbants parce que souvent justes, merci à François et Marie-Annick, Eric et Françoise, Franck et Marie-Pierre, Muriel, Frédéric et Marie-Caroline, Christophe, etc.

Il faut associer à mes amis mes parents et mes frères, mes oncles et tantes parce que je crois que sans eux certaines choses n'auraient pas été possibles !

Je veux aussi penser à trois amis qui se sont éloignés à cause de moi : je veux leur demander pardon si je les ai blessés.

Espoir ?

Oui, un grand espoir a flotté sur 2007 : l'espoir d'une victoire électorale, heureusement réalisé par le vote des Français le 6 mai 2007 qui ont choisi Nicolas Sarkozy. Le temps de l'action est venu !


2007 a été une très belle année, pleine de joie, de rire et d'amitié, d'amour et d'affection, d'espoir et de vie ! Merci pour ce magnifique cadeau...

Finalement, je souhaite une chose pour 2008 : vivre !

mardi 25 décembre 2007

00 h 00 - Joyeux Noël !


Joyeuse et Sainte Fête de Noël !






jeudi 20 décembre 2007

03 h 13 - Sainte Lucie, une lumière pour annoncer Noël...


Je ne veux pas me replonger  dans les entrailles de ce blogue pour chercher les billets dans lesquels je parle de Noël et de mon regret de ne pas avoir d'enfant. Je ne veux pas relire sous le clavier des commentaires me disant que rien n'est impossible. C'est un fait, inéluctable, irréfragable, terrible en cette période de fêtes et de naissance divine. C'est ainsi et je ne suis pas malheureux, pas en colère, pas désespéré. J'ai simplement une certaine nostalgie teintée de regrets...

Cette année, le mois de décembre aura été marqué par les rêves de l'enfant que j'ai été, par les rêves des enfants que je n'ai pas. Une uchronie douce m'emporte dans une contemplation admirative de quelques moments d'éternité.

Le 8 décembre, les lumignons placés sur les fenêtres ont illuminés mon âme, me faisant souvenir des sensations qui m'étreignaient lorsque j'étais  un gone : chaque bougie allumée avec Maman sur le rebord du balcon était une main tendue vers Noël. Ce jour voyait le sapin prendre place dans la salle à manger, un épicéa fringuant d'odeur et de guirlandes clinquantes. En 2007, j'ai allumé les 110 bougies décorant mon bureau avant les 12 lumignons de mes fenêtres. Je me suis assis dans le canapé, j'ai contemplé la lumière tremblotante à travers les verres colorés, me promettant de sortir pour goûter encore et toujours les visions féériques de ma ville en fête sur le chemin de l'église Saint-Nizier à la recherche d'un moment de prière et de remerciement à Notre-Dame-de-Fourvière. Ave Maria gratia plena... Merci Marie. Las, je me suis endormi, je ne me suis pas réveillé. J'ai simplement rêvé un 8 décembre, comme un enfant solitaire mais heureux.

Le 9 décembre, j'ai gagné le théâtre des Célestins pour écouter "Pierre et le Loup", de Sergueï Prokofiev. J'avais un disque (ou appartenait-il à mon frère ?) de cette histoire étant enfant et je ne me lassais pas de le passer lorsque je m'ennuyais. Si les notes domincales firent résonner des souvenirs dans mon âme enfoncée dans un fauteuil rouge, je fus surpris de constater que j'avais oublié une grande partie de l'histoire. J'étais un enfant sans mémoire, émerveillé par l'orgue de Barbarie (j'aimerais en posséder un), par le basson et par le petit garçon à côté de moi, qui, debout sur les genoux de sa maman, applaudissait à tout rompre la fin du spectacle en criant bravo ! bravo ! bravo ! Il avait 4 ans sans doute, guère plus, j'ai 40 ans, sans aucun doute, guère plus.

Le 13 décembre, à la librairie Badiane, Sainte Lucie m'a charmé. Je connaissais vaguement cette fête avant que de la vivre en compagnie de cuisinières suédoises et d'une chorale illuminée. J'ai découvert les  nrioches au safran, à la cannelle, le  glögg (vin chaud aux épices) aux amandes et aux raisins secs, les gâteaux aux épices, les parfums, les rires, la chaleur d'une fête passée en compagnie de suédois dans une librairie devenue un univers extraordinaire de plaisirs gustatifs et de joie au fil des mois : quelle plus belle annonce de la merveilleuse naissance divine que cette fête du partage et de l'amitié ? Merci à Marianne, Catherine, Åsa et Birgitta d'avoir émerveillé mes yeux de vieil enfant.


Le 14 décembre, Guignol m'a rattrapé dans la salle Célestine du théâtre des Célestins. Si le bicentennaire de sa naissance sous les mains habiles de Laurent Mourguet sera fêté en 2008, le spectacle donné à une majorité d'adultes, de grands enfants qui se sont esclaffés avec moi aux embiernes (les emmerdes lyonnais) d'un Guignol à l'accent lyonnais de bon aloi m'a fait mémoire du petit castelet vert du parc de la Têt d'Or devant lequel j'entrainais ma mère et mon frère lors de nos promenades du mercredi dans le zoo. J'ai ri et j'ai applaudi la grivoiserie de deux saynètes du début du XXe siècle et j'ai compatis à la soif du soulard Gnafron supplicié par un cousin, généreux Tantale, qui lui laissait en héritage une belle somme à la condition qu'il ne touchât pas à la bouteille de beaujolais placée sur la table pendant douze heures. J'ai, enfin, chanté joyeusement avec toute la salle à la gloire des glouglous de notre troisième fleuve...

En sortant, je me suis engouffré au cinéma Pathé pour voir (sans m'endormir, malgré l'heure tardive)  le film "A la croisée des mondes, la boussole d'or" tiré du livre éponyme de Philip Pullman : si Olivier a été déçu, j'ai regardé les images avec mes yeux intacts d'enfant pour mieux jouir des paysages enneigés et des vues d'un Londre onirique dont les silouhettes des façades m'ont fait penser aux cités obscures de Schuiten et Peters, ce monde extraordinaire d'Urbicande couché sur le papier des albums de bande dessinée (à découvrir sans tarder si vous ne connaissez pas). J'ai aimé les aventures de Lyra et je rêve depuis d'un daemon :  je choisis un oiseau coloré, un ara bleu par exemple...

Voilà des moments épars d'une vie, des plaisirs arrachés à la fatigue d'un emploi du temps professionnel harassant et aux bras vigoureux d'un Morphée omniprésent, omnipotent qui me visite si précocement le soir que j'en oublie, dans une léthargie profonde, un engagement annoncé dans un billet précédent. Pardon.

Encore quelques jours avant Noël, la crèche est en place, le sapin aussi, éclairé de guirlandes électriques mais sans aucune boule faute de courage. Un déjeuner de fête à préparer pour le 25 décembre, des cadeaux à acheter, une dernière journée de travail à assumer, une décision prise et un courriel envoyé que je regrette déjà (je suis un peu trop orgueilleux parfois, comment vais-je contrecarrer ma bêtise électronique de la nuit ?), tous ces petits riens à travers lesquels je me sens vivre, voire revivre.

P.S. Je crains d'avoir oublié d'écrire au Père Noël...

samedi 8 décembre 2007

10 h 38 - Je viendrai


Je viendrai mon Seigneur élancé,
Je  viendrai,
Toute fervente et frémissante de ma longue attente
Et bientôt toute engourdie de bonheur.

Je viendrai, mon ami,
Je  viendrai,
Je vois tes gestes, je vois tes yeux.
Je me laisserai submerger sous tes caresses
Profondes.

Je viendrai, mon Aîmé,
Je viendrai.
Je toucherai tes mains fortes et fines,
Tes paupières lourdes,
Et je serai la proie de ta bouche violente.

Je viendrai, mon Sadio,
Je viendrai.
Ton amour l'est chose si initme,  si dense,
Que  je le sens en moi net  comme un couteau de jet,
Mais mêlé à mon moi,
Mais  confondu désormais avec le sang de mes veines.

Léopold Sedar SENGHOR - Poèmes perdus

Une  nuit de plus pour découvrir la beauté de la langue sénégalaise sous la plume du grand  poète...



mardi 4 décembre 2007

07 h 00 - Badiane, la librairie de toutes les cuisines - 8e lettre d'information...


Voilà la nouvelle lettre d'information de la librairie Badiane, la librairie de toutes les cuisines créée par deux amies, Catherine Guérin et Marianne VELLIEUX-MOTUS...

Bonjour à tous !
Il fait enfin vraiment froid... mais quelle bonne excuse pour absorber des calories gourmandes.
Et quel meilleur lieu que Badiane pour succomber à la tentation des chocolats, poulardes, foie gras et autres douceurs, au travers d’animations dans notre cuisine ou dans les pages de tous les livres qui nous entourent. N’oubliez pas qu’un ouvrage culinaire fait rêver avant tout et qu’il a toute sa place sous le sapin !
En attendant le plaisir de vous souhaiter un Joyeux Noël de vive voix, nous espérons que vous savourerez ce temps des préparatifs ; comme en cuisine, le plaisir réside tout autant dans l’exécution de la recette que dans sa dégustation.
Pour le programme : cliquez ici


CONTES, AMOURS ET SAVEURS

Jeudi 6 décembre à 19h00, venez assister au spectacle du conteur Sam Cannarozzi « Deux bouches en Une ».
Au travers d’une trame inspirée d’un conte italien du XVIIème siècle, Sam vous entraîne dans 5 petites histoires teintées d’amour. A chacune il associe une saveur simple préparée en cuisine par Adrien.

Un spectacle familial à écouter et à déguster.20 € pour les adultes : 10€ pour les enfants (à partir de 7 ans).












PRIX EUGENIE BRAZIER

A l’initiative de l’association créée par Jacotte Brazier, le 1er Prix Eugénie Brazier vient d’être remis. Il vise à récompenser auteures et illustratrices pour leur contribution à « la transmission du patrimoine culinaire par les femmes ». Vous trouverez chez Badiane, les œuvres de Nathalie BARAVIAN : La cuisine Arménienne (éd. Acte Sud), Michèle BARRIERE : « Nature morte au Vatican » (éd. Agnès Vienot), Adrienne BARMAN : « A vos fourneaux » (éd. La joie de lire).




EVENEMENT : JULIE ANDRIEU CHEZ BADIANE


La célèbre chroniqueuse culinaire et cuisinière Julie Andrieu, connue pour sa défense de la cuisine du placard ses recettes du monde, faciles et rapides, vient de publier « Confidences sucrées » avec Pierre Hermé (éd. Agnès Viénot). Elle nous fait l’honneur d’une séance de dédicace exclusive à Lyon. Venez la rencontrer samedi 15 décembre de 13h00 à 16h00 à la librairie (merci de bien noter le petit changement sur l’horaire préalablement annoncé)


Gagnez des livres dédicacés et des cours de cuisine en écoutant Chérie FM du 10 au 15 décembre.










SAINTE LUCIE CHEZ BADIANE

A ne pas manquer…

Le 13 décembre, Badiane vit au rythme de la Ste Lucie suédoise. Cette fête traditionnelle est l’occasion d’organiser des cortèges de jeunes filles et d’enfants qui chantent en chorale et surtout de faire déguster le célèbre glögg (vin chaud aux épices) et les lusekatter (pâtisseries aux parfums de safran et de cannelle).
Nos amies Åsa et Birgitta vous propose un cours sur ces gâteaux et la visite d’un cortège de Ste Lucie qui chantera pour vous à la lumière des bougies.


Jeudi 13 décembre à 19h00. Inscriptions chez Badiane +33 (0)4 72 41 18 00




VENTE DE SAUMON, CAVIAR, FOIE GRAS…

La librairie vous permet d’acheter sans stress des produits essentiels à la réussite de vos fêtes.

En partenariat avec les maisons Kaspia et Rougié, vous pouvez commander chez Badiane, saumon, caviar, œufs de saumon et foie gras.


Tarifs sur simple demande à badiane@badiane.fr ou au +33 0(4) 72 41 18 00.








OUVERTURE DE BADIANE EN DECEMBRE

Votre librairie favorite ouvrira les dimanches 9, 16 et 23 décembre 2007, de 10h30 à 18h00, sans oublier le lundi 24 décembre de 10h00 à 19h00.


Alors, après votre marché matinal ou votre déjeuner dominical, venez nous voir.








06 h 33 - 2e édition de la République des blogs



Selon Romain Blachier, "il s'agit de faire se rencontrer sur un mode convivial (ce n'est pas un café politique) des bloggeurs et des lecteurs de blogs intéressés par la chose publique.L'évènement est ouvert aux personnes de toutes tendances (eh oui on est engagés en politique on est mais pas sectaires) de gauche,de droite,du centre, d'ailleurs, de nulle part...

Ca permet de se "voir en vrai " de se mélanger entre personnes qui habituellement passent par le trompeur truchement du web pour communiquer.

Pas de règles particulière si ce n'est qu'on se présente (ça fait un peu alcoolique anonyme) les uns aux autres au départ avant de se balader entre les convives un verre à la main et qu'on y vient dans un esprit de convivialité.

Pour faire vivre ce moment de citoyenneté numérique, vous êtes bien évidemment conviés à venir".

dimanche 25 novembre 2007

23 h 33 - Offrande...


Je viens t'offrir l'offrande de mon amour
Printanier

Il est rouge comme l'autel
Du sacrifice ancestral,
Droit comme un fût de rônier,
Pur comme l'or de Galam.

Je viens t'offrir l'offrande de mon amour
A genoux.

Léopold Sédar SENGHOR - Poèmes perdus

Un nouveau poème découvert la nuit dernière. Et demain ?

- page 1 de 18